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LU, et plus qu'approuvé

Publié le par Jacques SAMELA.

LU, et plus qu'approuvé
LU, et plus qu'approuvé

Il est petit, carré, détenteur de 4 oreilles, de 52 dents, et de 24 points, vous voyez de qui je veux parler ? Non ?

Et pourtant, il est quasi certain que vous en avez eu au moins une fois dans votre vie en votre possession.

Le matin pour certains, pour le pique-nique, mais surtout pour le goûter, avec un grand verre de lait par exemple, avec du beurre dessus (du vécu), ou tout simplement. Toujours pas, allez, un petit effort.

Non, vous ne voyez vraiment pas. Vous donnez votre langue au chat alors ?

Il s’agit en fait du dénommé « Petit Beurre » de LU, créé en 1886 par l’entreprise Lefevre-Utile, créée elle en 1846 par Jean-Romain Lefèvre, et rejoint quelques années plus tard par celle qui deviendra sa femme, Pauline Isabelle Utile.

Photo J.S (2020)

Photo J.S (2020)

Pâtisserie artisanale à ses débuts, fabricant de biscuits dits « façons de Reims », elle sera rachetée en 1882 par leur fils, Louis Lefèvre-Utile, avec comme idée majeure, d’en industrialiser la production.

Production qui accompagnera en 1886 la création de ce qui deviendra le produit phare de la maison, vous le savez désormais, le célèbre « Petit Beurre », mais aussi la création de la société LU, avec son beau-frère, Ernest Lefièvre, et dont la mécanisation poussée, pour l’époque, appuyée par plus d’une centaine d’ouvriers, assurera rapidement une fabrication de 3 tonnes de biscuits par jour, dont plus d’un tiers dédié à celui-ci.

Qui, imaginé et inspiré des biscuits anglais, que Louis découvrit durant ses nombreux voyages de l’autre côté de la Manche, il sera élaboré avec l’aide d’une entreprise anglaise (T&T Vicars), avec dès le début, l’idée de marquer les esprits avec une forme et des traits devenus reconnaissables aujourd’hui, comme les dents entourant le biscuit, représentant les 52 semaine de l’année, les 4 gros coins, les 4 saisons, les 24 trous, la journée de 24 heures, et pour finir son épaisseur, 7 cm, rappelant les 7 jours de la semaine. Il fallait y penser.

Par la suite la nouvelle forme, ainsi que son nom, seront déposées au tribunal de commerce de la ville de Nantes en 1888.

Photos J.S (2020)
Photos J.S (2020)

Photos J.S (2020)

Mais manifestement jamais rassasiés, et afin également de se démarquer de la concurrence, les deux dirigeants, friands de publicité, feront appel aux plus grands artistes du moment pour illustrer leurs affiches (Firmin Bouisset pour le Petit Ecolier, ou encore Alfons Mucha*), mais aussi créeront de nouveaux biscuits pour des événements de prestige, comme pour la visite du star Alexandre III en 1892, avec le « Neva, biscuit russe », la 2ème expédition en Antarctique de Jean-Baptiste Charcot en 1908, représenté elle par gaufrette « Iceberg », ou encore la confection de vignettes pour rendre hommage à la traversée de la Manche par Louis Blériot en 1909.

Photos J.S (2020)
Photos J.S (2020)

Photos J.S (2020)

Et cette période, plutôt inspirante, sera aussi le moment où, abandonnant la vente en vrac, leurs produits seront présentés dans des boites en fer blanc, avec l’avantage d’assurer une plus longue conservation, et donc une saveur et un croustillant assuré dans le temps.

Qui plus est, ces nouvelles boites leur assureront aussi des supports plus qu’idéaux pour leurs nouvelles réclames, mais aussi et surtout pour accueillir les 200 variétés de biscuits fabriqués par l’entreprise, dont la fameuse « Paille d’Or », imaginé en 1905, fruit également d’une fabrication annuelle de 6 000 tonnes de biscuits, soit 20 tonnes par jour, assuré en cela par plus d’une centaine d’ouvriers en 1913.

Phoros J.S (2020)
Phoros J.S (2020)

Phoros J.S (2020)

Seulement voilà, la 1ere guerre mondiale viendra freiner leurs désirs d’expansion, avec une activité ralentie dès le début des hostilités, dû au manque de matières premières, de main d’œuvre, mais aussi au détournement de la production, dédié là à la conception de pain, au profit de l’approvisionnement des troupes sur le front.

Situation qui durera même plus longtemps, puisqu’en 1922, année du décès de la fondatrice, les activités peineront à retrouver celles d’avant-guerre, et ce même si l’entreprise entrepris un nouveau cap, laissant définitivement le côté artisanal du début, pour rejoindre celui de la modernité, avec notamment la génération suivante, en l’occurrence, Michel, aidé de son fils Patrick, considérés depuis comme les dirigeants ayant assurée la mutation la plus flagrante du groupe familial.

Et cette période durera jusqu’au début de la 2ème guerre mondiale.

Ensuite, cela sera donc au tour du fils (Patrick), de se retrouver en première ligne, avec notamment le lancement en 1951 de la 1ère ligne de fabrication en continue, complétée par la suite, et en près de 15 ans, par douze autres.

Et, suivant l’intérêt familial pour la publicité, il apposera en 1957 sur l’ensemble des boites de biscuits de sa production, le logo toujours d’actualité aujourd’hui, dessiné par Raymond Loewy, connu entre autres pour être l’auteur du logo de Coca Cola et de celui du groupe pétrolier Shell, avec pour celui-ci l’attribution de l’Eurostar for packaging (https://www.du-grand-art.fr/arts-decoratifs/moderne/streamline/artistes/raymond-loewy/).

Photos J.S (2020)
Photos J.S (2020)

Photos J.S (2020)

Mais avec lui se terminera également l’aventure familiale, après le rachat de l’entreprise par ce qui deviendra par la suite, et au gré de fusions diverses, Danone, suivi de l’américain Kraft Foods, devenu désormais Mondelez International.

Et aujourd’hui, ce sont plus de cinq millions de biscuits LU qui sont vendus chaque année, avec comme têtes de gondoles, Granola, Prince, Belvita, le Petit Ecolier, et bien évidemment le Petit Beurre, représentant encore près de 3 % des ventes, et donc de la production, qui, malgré son appartenance à un groupe international, demeure encore en France.

Et pour rappel, LU était en 2012 la marque préférée des français.

*https://grandpalais-immersif.fr/agenda/evenement/eternel-mucha 

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/LU_(biscuiterie)

. https://www.bible-marques.fr/lu.html

. https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2808379-20200627-video-comment-lu-devenue-celebrissime-marque-biscuits

. https://www.pourleco.com/consommation/lorigine-des-petits-lu-lhistoire-economique-dun-couple

. https://www.bfmtv.com/economie/consommation/vous-ignoriez-certainement-le-sens-cache-de-la-forme-du-petit-beurre-de-lu_AN-201710230136.html

 

Photo J.S

Photo J.S

Publié dans Les dossiers

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Bpifrance, 10 ans d'actions

Publié le par Jacques SAMELA.

Bpifrance, 10 ans d'actions
Bpifrance, 10 ans d'actions

Quel bilan pour Bpifrance ?

 

Par Pierre Le Baud, journaliste chez LinkedIn Actualités

Le 20/07/23

La banque publique d’investissement souffle en juillet ses dix bougies. En dix ans, Bpifrance, récemment épinglée par la Cour des comptes sur sa gestion d’un produit financier permettant aux Français d’investir leurs économies dans les entreprises, a accompagné le développement de près de 2,5 millions d’entreprises et distribué près de 100 milliards d’euros de financement. Côté emploi, les activités du groupe ont permis la création ou la sauvegarde d'environ un million de postes, souligne l’expert marketing Nihal Mougamadou, dans un post publié sur LinkedIn.

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Bpifrance publie un rapport évaluant l’impact des 10 premières années de son action sur l’économie et le tissu productif français  

https://presse.bpifrance.fr/bpifrance-publie-un-rapport-evaluant-limpact-des-10-premieres-annees-de-son-action-sur-leconomie-et-le-tissu-productif-francais-10-ans-dimpact-2013-2023/

 

10 ans d’impact : 2013-2023

Paris, le 24 avril 2023 – Le rapport « 10 ans d’impact : 2013-2023 », fruit du travail de la Direction des études de Bpifrance, propose une rétrospective de l’action de Bpifrance depuis sa création et évalue ses effets mesurables sur l’économie française. Il revient sur les grandes lignes d’action et la façon dont elles se sont adaptées aux grands défis de transformation de l’économie française. Il discute enfin de leurs impacts sur le tissu des entreprises, de la TPE-PME à l’ETI et la grande entreprise.

Ce travail d’évaluation mobilise à cette fin les enseignements de près d’une trentaine d’études produites au cours de la décennie, complétées par de nouveaux indicateurs. Le rapport consacre également une place importante au retour d’expérience des acteurs de cette dernière décennie, collaborateurs de la Banque publique et dirigeants d’entreprises emblématiques des aventures entrepreneuriales accompagnées en 10 ans. (La suite sur le lien ci-dessus).

Et pour rappel

http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte

 

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Shadow (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Shadow (suite)
Shadow (suite)

"Notre objectif est de créer une alternative à Microsoft et Google", ambitionne Eric Sèle, le patron de Shadow

https://www.usine-digitale.fr/article/shadow.N2153347#xtor=EPR-169

Le 13 juillet 2023

 

Un peu plus de deux ans après son rachat par Octave Klaba, Shadow a entamé un virage vers le marché professionnel. Sa plateforme doit être au coeur de la suite collaborative que le fondateur d'OVHcloud souhaite lancer. Son directeur général Eric Sèle fait le point.

L'Usine Digitale : Vous avez pris la tête de Shadow il y a deux ans, juste après sa reprise devant le tribunal de commerce par Octave Klaba. Quels changements avez-vous menés depuis ?

Eric Sèle : Nous avons commencé par changer notre vision. Blade a été un précurseur du PC dans le cloud mais la société s’était surtout focalisée sur le domaine du gaming. Notre idée est toujours d’offrir un PC dans le cloud mais pour un grand nombre d’utilisations, notamment pour les PME, TPE, le secteur de l’éducation, la recherche… Cela nous permet aussi de mieux rentabiliser notre infrastructure, utilisée la journée par les professionnels et en soirée par les gamers.

Nous avons également accru la couverture géographique, en ouvrant six pays l’an dernier, pour porter le total à quatorze. Enfin, nous avons travaillé sur nos offres : nous souhaitons proposer en parallèle une suite collaborative, d’abord avec l’offre de stockage Shadow Drive. Notre objectif est de créer progressivement une alternative aux gros acteurs, Microsoft et Google.

La société reposait également sur un modèle économique qui avait du mal à tenir. Elle était très verticalisée : elle développait ses plateformes, gérait ses data centers et son réseau. Cela se traduisait par d’importants investissements en Capex (dépenses en capital, ndlr), qui ne correspondaient pas à une solution SaaS. Nous avons donc décidé de transférer en intégralité nos plateformes vers OVH, ce qui nous a permis d’optimiser nos dépenses en supprimant des surcoûts économiques qui étaient très lourds.

Pouvez-vous partager des chiffres pour illustrer l’impact de ces changements stratégiques ?

Nous ne communiquons plus sur le nombre de clients, car ce chiffre ne veut plus dire grand-chose car nous avons désormais des clients dans le stockage en ligne ou dans le spot computing (commercialisation des capacités excédentaires, ndlr). En termes de chiffre d'affaires, nous avons enregistré une croissance à deux chiffres depuis deux ans, en partie tirée par la hausse du revenu moyen par utilisateur grâce au lancement de notre option Power en novembre dernier.

Sur votre site, votre offre gaming est peu mise en avant. Reste-t-elle une priorité, notamment par rapport au service cloud de l'abonnement Game Pass de Microsoft ?

Je suis content que vous me posiez la question : nous avons identifier cette erreur de communication et nous allons changer notre site d’ici quelques jours. Les gamers restent le cœur de notre cible. Ce sont eux qui nous "bottent les fesses" pour nous améliorer en permanence car ils sont très exigeants en termes de performance et d’interface. Il est vrai que la situation est un peu plus compliquée en termes de compétitivité sur les prix. Mais nous leur proposons un véritable PC dans le cloud, avec toute la liberté que cela implique.

Vous avez récemment annoncé de nouvelles offres, s’accompagnant d’une hausse des prix (3 euros par mois). Comment la justifiez vous ?

Nos clients nous demandaient de remonter le niveau moyen de l’offre d’entrée de gamme. Nous proposons désormais davantage de stockage SSD. Et sur l’option Power, nous avons augmenté la RAM. Tout cela a un coût. Par ailleurs, les prix de l’énergie ont beaucoup augmenté, dans des proportions que la hausse de nos tarifs est très loin de répercuter. Nous avons essayé de trouver un bon compromis.

Octave Klaba souhaite également mettre la main sur le moteur de recherche Qwant, au sein d’une nouvelle structure baptisée Synfonium, avec l’objectif de lancer une véritable suite collaborative. Quelle est la feuille de route ?

Le premier bloc, c’est le stockage avec Shadow Drive, avec une vraie offre gratuite et une offre premium qui est deux fois moins chère que chez les concurrents américains. Et qui permet d’héberger les données dans des data centers européens, à l’abri du Cloud Act. Viendront ensuite le mail, la visio… pour avoir un bouquet complet dont la proposition de valeur correspond mieux aux besoins du marché. Aujourd’hui en Europe, plusieurs sociétés détiennent des briques du marché, mais celles-ci ne discutent pas entre elles. Cela représente autant d'abonnements, de factures, d’identifiants… Ce qui fait la force des géants américains, c’est de tout proposer sur un seul compte.

Comment comptez-vous ajouter toutes les autres briques nécessaires pour proposer une véritable suite collaborative ?

Il existe trois possibilités. La première : le rachat d’une entreprise, qui apporte une expertise. La deuxième : des partenariats en open source. La troisième : un développement en interne. Notre but n’est pas d’obtenir des clients simplement parce que nous sommes Français ou Européens, même si notre produit n’est pas bon. Synfonium va nous permettre de financer rapidement cette stratégie, pour nous lancer dans les 12 à 18 mois.


http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/01/blade-de-l-ombre-a-la-lumiere.html

 

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La Fête Nationale (rappels)

Publié le par Jacques SAMELA.

La Fête Nationale (rappels)
La Fête Nationale (rappels)

Pour celles et ceux qui souhaiteraient une nouvelle révolution française, sans pour autant rappeler (étonnant, calculé ?) que la suite de 1789 fût jalonnée de moments, plus ou moins longs, sanglants, appelés notamment « la Terreur », il faut savoir qu'à part peut-être la dite révolution des Œillets au Portugal (https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_des_%C5%92illets), les révolutions telles qu’on les imaginent, finissent justement souvent dans le sang. Rappelons nous également des dits printemps arabes (https://www.amnesty.org/fr/latest/campaigns/2016/01/arab-spring-five-years-on/).

Donc, attention à celles et ceux qui vous assurent de soit disant révolutions en velours.

 

La Terreur : tout pour préserver la Révolution française

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/entrevue/118959/terreur-revolution-francaise-1789-1793-louis-xvi-robespierre

Publié le 23 mai 2019

 

La Révolution française s'est déroulée en deux étapes : après la prise de la Bastille et la mise en place de l'assemblée révolutionnaire, on a considéré comme des ennemis du peuple les opposants à la révolution. Guillaume Mazeau, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut d'histoire de la Révolution française(Nouvelle fenêtre), raconte en détail les faits entourant ce qu'on appelle la légende noire de la Révolution française.

Un mythe ?

Dans l’imaginaire général, la Terreur, qui a eu lieu de 1793 à 1794, est une dictature sanguinaire dirigée par quelques hommes, dont Maximilien de Robespierre, qui ont envoyé à la mort une grande quantité de gens selon des critères subjectifs. Cette légende est mise en doute par les historiens depuis les années 1980 : la Terreur serait une fabrication politique de députés pour se débarrasser de Robespierre.

« Ils comprennent que les populations sont fatiguées par ces violences, ils comprennent qu’on peut passer à un régime républicain plus modéré, et que pour faire accepter cette transition, ils inventent cette histoire là. »

— Une citation de Guillaume Mazeau

Les événements

Opposés à la peine de mort, comme Robespierre en 1789, les révolutionnaires, vers la fin de 1792, transgressent cependant petit à petit les libertés démocratiques pour assurer la Révolution, qui fait face à deux menaces : le soulèvement d’une partie des paysans dans l’ouest de la France (la Vendée) et les armées étrangères (anglaise, autrichienne et prussienne) qui envahissent le pays pour mettre fin à la Révolution après l’exécution du roi Louis XVI le 21 janvier 1793, un événement qui déstabilise les monarchies européennes.

Marie-Antoinette d’Autriche compte parmi les célèbres victimes de la Terreur, mais la population paie surtout le prix des exactions commises par les révolutionnaires.

« Contrairement à ce qu’on imagine, les anciens nobles et les membres du clergé sont une petite minorité (10 %) des victimes de la Terreur judiciaire, c’est-à-dire qui sont condamnés par le tribunal révolutionnaire. […] En revanche, ça ne veut pas dire que les institutions fonctionnent n’importe comment et que la justice fonctionne n’importe comment. Jusqu’en mai 1794, pendant un an, la justice révolutionnaire acquitte presque la moitié des gens qui passent devant le tribunal révolutionnaire. »

— Une citation de Guillaume Mazeau

Les soulèvements et les violences ont surtout lieu dans l’ouest de la France, dans la vallée du Rhône, au sud du Massif central, et dans les régions montagneuses, où les populations sont attachées au catholicisme traditionnel et au roi.

Le paroxysme

En mai et en juin 1794, la justice accélère le pas et les exécutions se multiplient. Les amis de Robespierre sont exécutés (Georges Jacques Danton et Camille Desmoulins), car ils menacent trop la stabilité républicaine.

« À ce moment-là, il n’y a qu’une personne sur cinq qui est acquittée par le tribunal révolutionnaire. Certains commencent à se dire qu’il faut cibler Robespierre et passer à autre chose. »

— Une citation de Guillaume Mazeau

Les événements ne prennent pas fin avec l’exécution de Robespierre, en juillet 1794. Le soulèvement de l’ouest de la France dure jusqu’au début du 19e siècle, les guerres se poursuivent et le tribunal révolutionnaire continue à fonctionner.

Les conséquences de la Terreur sont dramatiques et s’élèvent à 200 000 victimes civiles et à 35 000 à 45 000 personnes exécutées par les tribunaux révolutionnaires.

Politiquement, les projets de république sociale et démocratique seront repris par les révolutionnaires de 1848 et par les communards de 1871.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Terreur_(R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise)#:~:text=La%20Terreur%20est%20le%20terme,le%20Comit%C3%A9%20de%20s%C3%BBret%C3%A9%20g%C3%A9n%C3%A9rale.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/la-fete-nationale-rappel.html

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Ariane 5 (ultime vol)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ariane 5 (ultime vol)
Ariane 5 (ultime vol)

La fusée Ariane 5 a décollé avec succès : voici ce qu’il faut retenir de son ultime vol

https://www.ouest-france.fr/sciences/espace/la-fusee-ariane-5-a-decolle-avec-succes-ce-qu-il-faut-retenir-de-son-dernier-vol-4ecd497a-fd9a-4849-9f6e-a288e7ad7a16#:~:text=L'ultime%20fus%C3%A9e%20Ariane%205,la%20m%C3%A9t%C3%A9o%20mardi%204%20juillet.

Publié le 06/07/2023 

 

Le lanceur européen Ariane 5 a décollé pour la dernière fois ce mercredi 5 juillet 2023 depuis la base de Kourou, en Guyane française. Un lancement réussi pour sa dernière mission, elle aussi accomplie, après deux reports en juin et juillet. Voici ce qu’il faut retenir du dernier voyage de la fusée européenne Ariane 5.

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Bas du formulaire

L’ultime fusée Ariane 5 a finalement décollé, ce mercredi 5 juillet 2023, pour son ultime mission. Son lancement avait été reporté à deux reprises : d’abord pour une raison technique le 16 juin, puis en raison de la météo mardi 4 juillet.

Ariane 5 a pris son dernier envol depuis la base de Kourou, en Guyane française, à 19 h, heure locale (minuit heure française). La mission visait à mettre en orbite un satellite de communications militaires français, et un satellite expérimental allemand. Les deux satellites se sont séparés du lanceur avec succès.

Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici

.Un décollage sans encombre

« La fusée européenne Ariane 5 a effectué son dernier vol, plaçant le satellite de communication expérimental Heinrich Hertz de l’agence aérospatiale allemande DLR et le satellite de communication français Syracuse 4b sur leurs orbites de transfert géostationnaire prévues », a annoncé l’agence spatiale européenne (ESA) dans un communiqué publié dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 juillet 2023.

À 22 heures, heures locales sur la base de lancement du Centre spatial guyanais de Kourou, Ariane 5 a décollé, avec succès. Le dernier tir de la fusée s’est déroulé sans encombre, sous les yeux de centaines de spectateurs réunis sur place, parmi lesquels l’ancienne ministre française de la Justice Christiane Taubira, rapporte l’AFP.

Les deux satellites mis en orbite

La dernière mission d’Ariane 5 consistait à placer en orbite deux nouveaux satellites. Un premier nommé Syracuse 4B, satellite de communications militaires français, et un second nommé Heinrich Hertz, satellite expérimental allemand.

Les deux satellites ont été libérés par le vol VA261 avec succès. « Cette mission a duré environ 33 minutes », du décollage à la libération des deux satellites, précise l’ESA.

Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, a salué la mise en orbite du satellite français, qui, selon lui, « marque un tournant majeur pour nos armées : meilleures performances et meilleure résistance aux brouillages ».

Un ultime vol repoussé deux fois

Le dernier vol d’Ariane 5 avait été repoussé, la veille, mardi 4 juillet, en raison « de vents défavorables en haute altitude au-dessus du centre spatial guyanais », expliquait la société ArianeSpace, chargée de l’exploitation des lanceurs européens.

Un deuxième report après celui du 16 juin, décidé en raison de trois lignes pyrotechniques défaillantes, dispositifs impliqués dans la séparation des boosters de la fusée.

117 lancements et des missions de prestige

Le lanceur européen Ariane 5 effectuait son 117e et ultime lancement. Il sera remplacé par Ariane 6, dont le vol inaugural est prévu à la fin 2023. Une fusée conçue pour résister à la concurrence de la société américaine SpaceX d’Elon Musk, précise l’AFP. La fin d’Ariane 5 va également engendrer 190 suppressions de postes, la nouvelle fusée ayant des besoins réduits en main d’œuvre et en maintenance.

Depuis son premier lancement en 1996, Ariane 5 aura connu cinq versions : Ariane 5, Ariane 5 G, Ariane 5 G +, Ariane 5 ES et Ariane 5 ECA. Des modèles différents qui ont permis de remplir diverses missions : lancer des satellites télécommunications sur orbite, des satellites d’observation de la Terre ou encore envoyer dans l’espace des sondes explorant l’univers.

Ariane 5 a lancé de nombreuses missions célèbres, comme celle de la sonde Rosetta en 2004, mais elle a aussi lancé le GPS européen Galileo en 2016, mais aussi le précieux télescope James-Webb de la Nasa, en 2021.

« Le développement de la série de lanceurs Ariane est l’expression de la position de l’Europe, qui remonte aux années 1960, selon laquelle la participation à la nouvelle ère spatiale exigeait une capacité de lancement indépendante », rappelle l’ESA dans son communiqué annonçant le dernier vol d’Ariane 5, qui a donc tiré sa révérence ce mercredi 5 juillet.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/02/arianespace-%C3%A0-la-crois%C3%A9e-des-chemins.html

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Les Sagas de l'été, le retour (enfin ?)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Sagas de l'été, le retour (enfin ?)
Les Sagas de l'été, le retour (enfin ?)

Bonjour,

Initiée l'an dernier, avec comme comme idée de vous présenter des marques françaises, d'antan ou pas, mais toujours vives, je vous annonce donc que je réitère cette année ma rubrique intitulée "Les Sagas de l'été", avec pour commencer, ou plutôt vous rappeler, ce qu'une petite pastille de 2,5 grammes peut apporter comme fraicheur.

Bonne lecture à vous, et à bientôt pour de nouvelles aventures.

Jacques Samela

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Pastilles Vichy, 2,5 grammes de fraîcheur

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/07/pastilles-vichy-2-5-grammes-de-fraicheur-episode-5.html

Alors que nous connaissons à nouveau des chaleurs estivales suffocantes, avec une recherche permanente de fraicheur, je ne saurai trop vous conseiller (si ce n’est déjà fait ?) de vous munir de pastilles dites de Vichy, qui après leurs dégustations, toutes boissons ingurgitées vous sembleront toutes droites sorties du frigo. Bon, pas longtemps, mais sur le coup, vraiment rafraichissant.

Pour ma part, je n’ai pas attendu pour les déguster, puisqu’à chaque période de vacances estivales, gamin, je me faisais acheter par mes parents un paquet, ou une boite, c’était selon, devenant pour moi au fil des ans une habitude, qui perdure encore aujourd’hui, même si de temps en temps, je me laisse tenter à d’autres moments.

Par-contre, il faut savoir que son utilisation d’origine n’avait rien à voir avec le bien-être de nos papilles, mais plutôt à venir à bout de troubles digestifs d’un certain Jean-Pierre-Joseph d’Arcet, chimiste de métier, célèbre pour ses découvertes sur les savons et membre de l’Académie des sciences, qui pour répondre à des ballonnements récurrents, eu l’idée de mélanger du carbonate de soude avec du sel, afin de fabriquer, après maintes tentatives, et sur le même principe de la magnésie, utilisé à l’époque pour traiter la constipation, des pastilles de carbonate de soude, des pastilles qui, même si le résultat était plus que probant, réduisant rapidement les aigreurs d’estomacs, avaient malgré tout un gros défaut, une saveur plus que particulière.

 

Saveur, qui ne l’empêchera cependant pas de les avaler régulièrement, mais saveur, qui changera quand même à partir de son 1er passage dans la ville de Vichy en 1824.

En effet, y découvrant les vertus digestives de l’eau de Vichy, que des milliers de curistes connaissaient et appréciaient depuis longtemps, venant là se soigner pour des problèmes de foie, de vésicule biliaire, d’estomac, voire d’intestins, il testera dans son laboratoire le bicarbonate de soude prélevé à la fontaine dite de la Grande-grille, où coule une eau de source de 39 °C, en y intégrant d’autres ingrédients, comme du sucre, de la gomme, et de l’huile essentielle de menthe, avec comme résultat de rendre cette fois-ci les nouvelles pastilles plaisantes au goût. Il avait enfin trouvé la recette lui permettant d’allier l’utile à l’agréable. En tout cas, c’était son avis.

Avis qu’il s’empressera de tester à son retour à Vichy un an plus tard, où il proposera à l’ensemble des pharmaciens de la ville, et notamment à celui de l’établissement thermal, Pierre Batilliat, sa nouvelle recette, afin pensais-t-il, de convertir et de répondre à l’ensemble des curistes, à l’affut de remèdes miracles à leurs bobos.

Et le succès ne se fit pas attendre, au contraire. Tant et si bien que confiseurs, épiciers, droguistes, parfumeurs, et même les religieuses de l’hôpital de la ville souhaitèrent en proposer également.

Ce qui fut loin de plaire aux concessionnaires de l’établissement thermal, les frères Brosson, qui, quelques peu irrités par cette concurrence nombreuse, décidèrent pour se démarquer, de donner une forme octogonale à leurs pastilles, avec au recto l’appellation Vichy, et au verso, établissement thermal.

Et comme l’impératrice Eugénie, curiste invétérée, et grande consommatrice de ces petites pastilles mentholées, défendit avec force auprès de son époux, l’empereur Napoléon III, le dossier demandant la reconnaissance officielle de cette nouvelle présentation, le décret impérial établi en 1862, reconnut de fait la nouvelle forme des pastilles, considérées donc comme « originale ».

Par la suite, après le succès exceptionnel du pavillon de la Compagnie fermière durant l’Exposition universelle de 1899, exploitant l’établissement thermal, il fut décidé de construire un site de production de 1 300 mètres carrés, entièrement mécanique, remplaçant de fait la petite usine artisanale du début, ayant fait plus que son temps, appuyant en cela le dépôt du brevet en 1860, qui lui acta la production industrielle de sels minéraux de Vichy.

Entre-temps, en 1837 ces pastilles, dites alcalines, entrèrent aussi dans la pharmacopée française, appelé le Codex.

Et aujourd’hui, à presque 200 ans de sa création, la pastille Vichy reste toujours aussi populaire, et pas seulement de la part de curistes en attente de bien-être, mais bien par un nombre grandissant de consommateurs, car, près de 1,4 millions de pastilles sont mangées chaque jour, déclinées non plus essentiellement à la menthe, mais également au citron, à l’anis, à l’orange, auprès de la confiserie Moinet (www.moinetfils.fr), l’un des seuls fabricants accrédités avec le groupe Mondelez, celui de Carambar ( https://www.carambarco.com/marques/vichy/), sans oublier celle plus récente, sans sucre.

Et pour ceux que cela intéresse, sachez également que ces « bonbons » sont depuis l’origine sans colorants (pas mal), qu’ils pèsent chacun 2,5 grammes, et que pour conserver leur goût, il est préférable d’acheter ceux présentés dans les boites d’origine, celles en métal. A vous de vous faire votre propre idée.

Mais attention quand même, point trop n’en faut comme on dit, car c’est quand même une confiserie à base de glucose. Bonne dégustation.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pastille_de_Vichy

. https://www.carambarco.com/marques/vichy/

. https://www.valgourmand.com/blog/pastille-vichy-n2

. https://chokomag.com/815/bien-etre/pastille-vichy-histoire-bonbon/

. https://www.bible-marques.fr/vichy.html

 

A découvrir :

.  https://www.ville-vichy.fr/actualites/dix-facons-de-preparer-la-pastille-vichy

 

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Les Assises du NewSpace (aujourd'hui et demain)

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Les Assises du NewSpace (aujourd'hui et demain)
Les Assises du NewSpace (aujourd'hui et demain)

Les assises du NewSpace

https://www.minalogic.com/evenements/les-assises-du-newspace/

Du 05/07/2023 au 06/07/2023

L'événement national dédié au NewSpace français

L’avènement du NewSpace a profondément bouleversé l’industrie spatiale et incité les acteurs traditionnels à revoir leurs stratégies face aux multiples initiatives de nouveaux acteurs privés depuis une vingtaine d’années. Ce secteur stratégique et à fort impact, désormais plus accessible, ouvre un nombre considérable d’opportunités et les acteurs du spatial français doivent faire face à des enjeux en pleine mutation pour rester dans la course internationale.

Autour d’échanges et de débats, cet évènement rassemblera les acteurs et clients finaux des écosystèmes spatial, numérique et de l’innovation autour de tables rondes, ateliers et interventions traitant des thématiques structurantes : financement, commande publique, partenariats, recherche et formation, etc. Une place à part entière sera donnée aux spacetech depuis un village dédié.

Ces deux jours de conférences s’inscrivent dans un projet d’envergure porté par un collectif d’acteurs majeurs de l’écosystème spatial français :

📍 Une consultation nationale depuis une plateforme participative pour que chacun puisse s’exprimer sur les mesures à prendre pour porter la nouvelle économie spatiale française dans le Top 3 mondial à 5 ans

📍 Les Assises du NewSpace pour s’informer, échanger autour d’un programme enrichi par les contributions à la consultation

📍 La publication du rapport Ambition NewSpace 2027

Une partie de l’avenir du NewSpace dépend des initiatives et des mesures qui seront construites et partagées lors de cet événement et plus largement de ce projet national.

La saison 2 des Assises du New Space se veut encore plus ambitieuse que la précédente

D’abord, la plénière avec la conférence d’ouverture consacrée aux nouveaux entrants, aux acteurs qui font irruption dans le spatial avec de nouvelles propositions novatrices pour en changer la donne

Puis, trois cycles de conférences en parallèle. Le premier sera consacré aux usages et aux marchés pour que vous puissiez mesurer le développement des secteurs les plus en pointe. Le cycle 2 fera une large revue des grands champs d’innovation sans lesquels il n’y a pas de NewSpace. Enfin, le cycle 3 traitera de l’économie, la politique et du financement. Une session vous permettra en 2h30 chrono de connaître toutes les opportunités de financement à venir pour votre entreprise et proposées par les agences et BPI. Et fera un point sur le rapport Ambition NewSpace 2027.

Le village de spacetech qui doublera de taille et accueillera 40 acteurs qui matérialisent la richesse de l’entrepreneuriat français et européen !

Enfin, le 5 au soir accueillera la soirée exclusive des partenaires co-organisée à l’invitation du Collectif des Assises du NewSpace et du groupe Espace de l’Assemblée nationale.

DÉCOUVREZ LE PROGRAMME

https://lesassisesdunewspace.org/programme/

👉 Inscrivez-vous

https://lesassisesdunewspace.org/inscriptions/

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EXOTRAIL LÈVE 54M€ POUR INDUSTRIALISER SES PRODUITS DE MOBILITÉ SPATIALE

https://vipress.net/exotrail-leve-54me-pour-industrialiser-ses-produits-de-mobilite-spatiale/

Publié par Frédéric Fassot | 8 Fév 2023 | 

 

Société française du « New Space » basée à Massy (91) et Toulouse (31), Exotrail annonce une levée de 54 millions d’euros pour accélérer sa croissance et industrialiser ses produits de mobilité spatiale, à l’international. Pour cette Série B, Exotrail s’appuie sur de nouveaux investisseurs majeurs, publics et privés.

Exotrail est un opérateur de mobilité spatiale de bout en bout, qui développe une offre de mobilité complète, appelée mobilityhub, permettant aux satellites d’optimiser leur déploiement, d’augmenter leur performance de service et de réduire la pollution spatiale. Pour ce faire, la société offre à ses clients la possibilité de définir leurs besoins en matière de mobilité spatiale à l’aide du logiciel d’analyse de mission spacestudio, de répondre à ces besoins avec les systèmes de propulsion embarqués spaceware et les services de mobilité spatiale spacedrop, ainsi que d’exploiter la solution avec le logiciel spacetower. Exotrail a été constituée en 2017 et a obtenu plus de 70 M€ de financement.

Exotrail construit ainsi un nouveau paradigme pour la logistique spatiale, en permettant notamment aux constellations de petits satellites de devenir économiquement et écologiquement durables. Les produits d’Exotrail sont au service de la mobilité des satellites, en optimisant leur déploiement après lancement, en augmentant leur performance en service et en réduisant la pollution spatiale. Exotrail se veut la première entreprise à offrir une approche holistique de la mobilité spatiale, avec une offre produits qui repose sur des systèmes de propulsion efficaces et intégrés, des logiciels de conception de missions et d’opération de satellites, ainsi que des services de logistique spatiale conçus pour les constellations.

Bpifrance, déjà au capital de la société via les fonds F3A et Digital Venture, prend la tête du tour de table avec le fonds Société de projets industriels (SPI) de l’Etat et le Fonds Innovation Défense (FID), ainsi qu’Eurazeo, l’un des principaux acteurs de la gestion d’actifs sur les marchés privés, et enfin la société internationale d’ingénierie logicielle CELAD. Tous les investisseurs historiques d’Exotrail – 360 Capital, Karista via le fonds Paris Region Venture Fund, Irdi Capital Investissement, Innovacom, iXO Private Equity, NCI-Waterstart, BNP Paribas & Banque Populaire Val de France groupe BPCE – ont également participé. Avec cette nouvelle levée de fonds, Exotrail démontre que l’écosystème spatial entrepreneurial français et européen devient mature, et se dote des moyens nécessaires pour se développer à l’international.

Malgré le contexte macro-économique défavorable, Exotrail a réussi à compléter cette Série B, et ce grâce à ses performances économiques en 2022. La société a enregistré une croissance régulière à trois chiffres de son chiffre d’affaires au cours des dernières années et a triplé son carnet de commandes l’année dernière. Exotrail emploie actuellement 90 personnes, et prévoit plus de 70 nouvelles embauches  dans le monde au cours des 12 prochains mois. L’entreprise compte plus de 20 clients en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Son portefeuille comprend un ensemble équilibré d’acteurs commerciaux et institutionnels, positionnés sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur spatial : fournisseurs de services de lancement, fabricants ainsi qu’opérateurs de satellites.

« Nous sommes reconnaissants de la confiance que tous nos investisseurs, nouveaux comme historiques, accordent à Exotrail. Ce tour de table de série B valide notre approche globale de la mobilité spatiale, inspirée des modèles logistiques terrestres. Nous sommes désormais prêts à accélérer notre développement pour positionner notre mobilityhub comme la référence mondiale pour se déplacer en orbite. Le message que nous envoyons à toutes les entreprises spatiales est clair : la logistique spatiale arrive, et Exotrail sera votre partenaire privilégié ! », affirme Jean-Luc Maria, cofondateur & CEO d’Exotrail.

« Ses technologies, son projet industriel d’envergure et ses ambitions internationales d’apporteur de services duaux en orbite à l’industrie spatiale, sont autant d’atouts qui nous ont séduits dans le projet Exotrail accompagné depuis sa création par Bpifrance via le fonds F3A et le fonds Digital Venture. La combinaison des fonds SPI, géré pour le compte de l’Etat dans le cadre de France 2030 et FID, géré pour le compte du ministère des Armées, apportant leur expertise en matière d’industrialisation et de gestion de projets souverains, symbolise l’ambition profonde de l’Etat, à travers Bpifrance, d’accompagner la réindustrialisation de la France en soutenant des projets innovants et créateurs d’emplois dans les territoires tels que celui porté par Exotrail », appuient Jean-Philippe Richard, directeur adjoint du fonds SPI et Nicolas Berdou, investisseur pour le Fonds Innovation Défense.

Le fonds SPI, géré par Bpifrance pour le compte de l’État dans le cadre de France 2030, a vocation à permettre aux projets industriels les plus porteurs de perspectives d’activité et d’emplois pour les filières industrielles de trouver un appui à leur développement. Il constitue ainsi l’un des leviers financiers de la Nouvelle France Industrielle. Créé en 2020 par le ministère des Armées à l’initiative de l’Agence de l’Innovation de Défense et géré par Bpifrance, le Fonds Innovation Défense soutient la croissance et le développement d’entreprises innovantes dont les technologies duales présentent un intérêt particulier pour le secteur de la défense, par des investissements en fonds propres et quasi-fonds propres. Doté de 200 millions d’euros, le fonds contribue à l’émergence de nouveaux acteurs de taille critique au niveau français et européen.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/06/le-nouvel-espace-a-la-francaise.html

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So Deep Tech (dès maintenant)

Publié le par Jacques SAMELA.

So Deep Tech (dès maintenant)
So Deep Tech (dès maintenant)

Bienvenue sur l'espace SO DEEP TECH, notre nouveau format de RV annuel : 3 jours de webinars (4, 5 et 6 juillet) dédiés à 30 sujets liés aux Deep Tech pour vous permettre de découvrir toutes les facettes de Systematic !

https://systematic-paris-region.org/so-deep-tech-webinars/

 

3 jours de folie dont vous retrouvez le programme sur cet espace dédié, avec une page par journée. Pour visualiser plus facilement le programme des 4, 5 et 6 juillet, changez de journée en un clic en bas de page !

Inscription & Gratuité : Vous pouvez vous inscrire à autant de webinars que vous le souhaitez. Les webinars sont tous gratuits pour nos adhérents à jour de cotisation. Sauf exception, les webinars sont payants (39 euros HT) pour les non adhérents ou pour les membres non à jour de cotisation.

Pour tout renseignement : SoDeepTech@systematic-paris-region.org

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html

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RoboCup2023 (dès demain)

Publié le par Jacques SAMELA.

RoboCup2023 (dès demain)
RoboCup2023 (dès demain)
Vu et lu dans Equip'Prod n° 144 de mai 2023

Vu et lu dans Equip'Prod n° 144 de mai 2023

RoboCup 2023 : 10 équipes françaises en lice à Bordeaux en juillet prochain

https://www.actuia.com/actualite/robocup-2023-10-equipes-francaises-en-lice-a-bordeaux-en-juillet-prochain/?mc_cid=2b89f5108f&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 27 avril 2023, par Thierry Maubant

Depuis 1996, la RoboCup rassemble chaque année, dans un pays différent, plusieurs milliers de compétiteurs, visiteurs et chercheurs internationaux en IA et en Robotique. L’édition 2023 se déroulera à Bordeaux du 04 au 10 juillet prochain au Parc des Expositions, les dix équipes françaises d’ores et déjà qualifiées rivaliseront avec 300 équipes internationales afin de valoriser l’étendue du savoir-faire français.

Cette 26ème édition sera co-organisée par l’Université de Bordeaux et ses partenaires la Région Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux Métropole et le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse. Si la RoboCup est une compétition, elle vise avant tout à réunir visiteurs et chercheurs en IA et robotique afin de partager des connaissances, mettre en avant les dernières innovations et faire avancer les progrès techniques et scientifiques.

Elle ne s’était pas déroulée en France depuis la seconde édition, organisée par Dominique Duhaut à la Cité des Sciences en 1998. Déjà prévue à Bordeaux en 2020 et 2021, elle avait dû être reportée à cause de la pandémie.

Président du Comité d’Organisation RoboCup 2023, Dominique Duhaut déclare :

« La RoboCup c’est l’opportunité de réunir durablement la recherche, l’éducation, les entreprises et le grand public, autour des grands enjeux économiques et sociaux que sont la robotique et l’intelligence artificielle ».

Chaque année, 2 500 participants (RoboCupers) et leurs 2 000 robots se challengent au travers de 5 ligues de compétition liées aux domaines de l’industrie, d’assistance à la personne ou encore d’autonomie et de motricité d’un robot :

  • RoboCupSoccer
  • RoboCupRescue
  • RoboCup@Home
  • RoboCupIndustrial
  • RoboCupJunior

Les équipes Major françaises sélectionnées

3 équipes régionales prometteuses pour la RoboCup Soccer

Parmi les équipes Major sélectionnées pour la compétition, on retient notamment le profil de Rhoban.

Soutenu par l’université de Bordeaux, la Région Nouvelle-Aquitaine, l’ANR, le CNRS ou encore l’ENSEIRB-MATMECA, Rhoban est un groupe de recherche en robotique spécialisé dans les robots humanoïdes autonomes et la robotique agricole. Depuis 2011, l’équipe bordelaise Rhoban menée par Olivier Ly représente la France aux championnats du monde de Soccer Humanoid et a remporté la ligue Humanoïd Kid-Size quatre années de suite en 2016, 2017, 2018 et 2019, obtenant le Best Humanoïd Price en 2017.

Battue l’an passé à Bangkok par une équipe japonaise, elle espère bien renouer avec la victoire cette année, but visé également par NAMeC (Nouvelle-Aquitaine Mécatronique Club), une équipe régionale lancée en 2017 dont l’objectif est d’allier pédagogie innovante et collaboration entre enseignants-chercheurs et étudiants autour de la robotique. But également visé par Robot Club Toulon qui cumule 4 titres nationaux dans les Coupes de Robots de France, en abordant les problématiques d’enjeux techniques et scientifiques du football robotique.

Les équipes de Lyon, Brest et Bordeaux se challengeront pour la RoboCup@Home

La catégorie RoboCup@Home réunit chaque année les meilleurs robots mobiles et autonomes capables d’interaction et de coopération avec les humains pour des tâches d’assistance domestique.

Cette année, la compétition accueillera notamment les projets de l’équipe du CATIE (Centre Aquitain des Technologies de l’Information et Électroniques) qui réunit des compétences diverses telles que l’électronique, les logiciels embarqués ou encore l’intelligence artificielle. Forte de son approche novatrice, l’équipe s’est classée 2ème lors des GermanOpen 2019 et 3ème à la RoboCup@Home 2019 de Sydney.

À Lyon, les espoirs seront tournés vers l’équipe vice-championne du monde 2021 de Robocup LyonTech, composée de chercheurs hautement qualifiés en informatique (IA, vision, navigation).

Quant aux bretons de RoboBreizh, ils remettront leur titre de champions du monde en jeu, après avoir remporté la 1ère place lors de la RoboCup@Home en Thaïlande l’année dernière. En parallèle, des entreprises françaises viendront également présenter leurs innovations comme Robo Plato, de United Robotics Group, qui peut se déplacer jusqu’à 2,6 km/h pour faire le service en restaurant ou encore Mirokai, créé par Enchanted Tools, un petit humanoïde dédié à déplacer des objets.

Lille à l’honneur pour la catégorie Logistic League

La RoboCup Industrial met en exergue le travail autour de robots mobiles et autonomes qui coopèrent avec les hommes sur des problématiques d’industrie 4.0 (usine du futur modulaire et mobile).

À Lille, une équipe s’est spécifiquement formée pour cette compétition. Composée d’un chercheur et de sept étudiants de Polytech Lille, PYRO Team concentre ses recherches sur des applications logistiques en usine. La compétition évaluera leur travail scientifique afin d’aboutir à une solution flexible de flux de matières et d’informations au sein de la production industrielle en utilisant des équipes coordonnées de robots mobiles autonomes.

L’objectif principal de la robotique aujourd’hui est de sortir des laboratoires et de développer pleinement son potentiel dans les différents domaines présentés par la RoboCup (assistance, domotique, sécurité, industrie, etc.). Pour l’atteindre, chercheurs et  ingénieurs coopèrent sur des projets émergents pour apporter une vision innovante, surprenante et ingénieuse de la robotique. La RoboCup 2023 sera l’occasion de présenter les avancées technologiques de demain tout en mettant en avant l’expertise française dans ce domaine.

 

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