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Allez les PETITS

Publié le par Jacques SAMELA.

Allez les PETITS
Allez les PETITS
Vu et lu dans 20minutes du 08/09/23

Vu et lu dans 20minutes du 08/09/23

Cela faisait longtemps que je disais, ma femme en est témoin, que l’entraineur de l’équipe de France de rugby devait être Fabien Galthié.

Mais bon, ne représentant rien dans le landerneau du rugby français, juste un spectateur assidu du Tournoi des 6 Nations, et bien avant des 5 Nations, j’ai dû attendre, patiemment, difficilement aussi, que la Fédération décide, enfin, de lui donner sa chance.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/03/j-en-ai-marre.html

Et j’avais raison, car depuis, c’est un réel plaisir de suivre l’équipe de France, avec je l’espère, comme toutes et tous, une issue finale digne de celle de 1998.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/03/nouveau-grand-chelem.html

 

https://www.20minutes.fr/sport/rugby/4045106-20230711-xv-france-didier-deschamps-visite-partager-experience-avant-coupe-monde

 

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Donc, Allez les Bleus, et ne changez rien.

Vu et lu dans 20minutes du 08/09/23
Vu et lu dans 20minutes du 08/09/23
Vu et lu dans 20minutes du 08/09/23
Vu et lu dans 20minutes du 08/09/23

Vu et lu dans 20minutes du 08/09/23

Canal BD n° 150 de Août -Sept 2023

Canal BD n° 150 de Août -Sept 2023

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Juillet 2023

Publié le par Jacques SAMELA.

Juillet 2023
Juillet 2023

LAUREATE. Parmi 12 finalistes du Prix de l’inventeur européen de 2023 organisé par l’Office européen des brevets, l’équipe de chercheurs du CNRS Grenoble, pour leur solution de stockage de l’hydrogène sous forme solide.

Le Dauphiné du 05 juillet 2023

 

CREATION. De 1,1 millions d’emplois dans l’écosystème de la French Tech depuis 10 ans, dont 400 000 en startups, et 700 000 dans les TPE, PME et grands groupes. La projection pour cette année, est la création d’au moins 50 000 postes supplémentaires.

Linkedin du 05 juillet 2023

 

ACCORD. De distribution en Inde pour le groupe Berkem, acteur de référence de la chimie du végétal, avec Indchem International, fournisseur mondial majeur d’ingrédients cosmétiques pour le secteur de la beauté.

Industries Cosmétiques du 05 juillet 2023

 

PROGRESSION. De 1,2 % de la production industrielle au mois de mai 2023.

La Tribune du 05 juillet 2023

 

APOTHEOSE. Pour la fusé Ariane 5, après la réussite de son 117ème et ultime lancement à Kourou, dont l’objectif était de mettre sur orbite le télescope James Webb de la Nasa, d’une valeur de 10 milliards de dollars. La suite est attendue fin 2023, avec la fusée Ariane 6.

Ecoréseau du 07 juillet 2023

 

ACQUISITION. Par la Suède du radar longue portée SMART-L du groupe Thales, contribuant à renforcer et à étendre les capacités du pays dans la détection des missiles balistiques et de surveillance du domaine spatial.

CONFIRMATION. D’une commande ferme de la compagnie Icelandair pour 13 Airbus A321XLR, ainsi que la location de 4 A321LR.

SIGNATURE. D’un protocole d’accord de la compagnie mexicaine Viva Aerobus pour la commande de 90 Airbus A321

DEPASSEMENT. Des 300 livraisons d’avions sur un semestre pour le groupe Airbus, avec comme souhait, de réaliser l’objectif de 720 livraisons annoncées.

Air & Cosmos du 07 juillet 2023

 

CONTRAT. De 27 milliards de dollars en Irak pour le groupe TotalEnergies, afin d’augmenter la production énergétique du pays autour de 4 projets pétrolier, gazier, et d’énergies renouvelables.

La Tribune du 10 juillet 2023

 

CONSTRUCTION. D’une nouvelle usine en Alsace pour le groupe allemand Liebherr, fabricant de matériel de chantier. D’un investissement de 170 millions d’Euros, la création de plus de 300 emplois est annoncé.

Industrie Online du 11 juillet 2023

 

INAUGURATION. D’une nouvelle usine dédiée au packaging de luxe sur mesure dans l’Ain pour le groupe américain Aptar, dont l’investissement se monte à 42 millions d’Euros.

EXPLOITATION. Après la construction de la plus grande usine de compostage publique en Alsace pour le groupe Paprec, pouvant traiter les déchets de six communes. L’investissement atteint 24 millions d’Euros.

L’Usine Nouvelle du 12 juillet 2023

 

ACHATS. De 26 chasseurs Rafale et de 3 sous-marins Scorpène de la part de l’Inde.

Air & Cosmos du 13 juillet 2023

 

MAJEUR. L’appel d’offres remporté par TotalEnergies en Allemagne, pour la construction de deux parcs éoliens en mer d’une capacité totale de 3GW en mer du Nord et en mer Baltique

PLANIFICATION. Du maroquinier français Jean Rousseau, spécialiste du bracelet de luxe, pour la création de 200 emplois à Troyes, après la construction de ses nouveaux ateliers prévus en 2025.

L’Usine Nouvelle du 13 juillet 2023

 

TROISIEME. Titre d’affilée pour l’équipe de France de rugby des moins de 20 ans, après avoir remporté au dépend de l’Irlande (50 – 14) la finale de la coupe du monde de la catégorie. Prochain objectif, rejoindre la Nouvelle-Zélande, victorieuse de la compétition 4 fois d’affilée entre 2008 et 2011.

Le Point du 14 juillet 2023

 

COMMANDE. Record de 120 000 grands corps creux d’obus de 155 mm par an de la part de l’Ukraine à la société Europlasma, spécialisé dans la dépollution par torche à plasma, devenant en cela son plus gros client.

La Tribune du 18 juillet 2023

 

FINALISATION. D’un contrat pour le groupe Vinci Construction, concernant le bouclage du contournement de la 3ème ville slovaque, Presov.

Batiactu du 18 juillet 2023

 

CONTRAT. De 1,43 milliards d’Euros pour le groupe Nexans, spécialiste des câbles, dans le cadre du projet d’interconnexion entre la Grèce et Chypre, appelé EuroAsia Interconnector.

L’Usine Nouvelle du 19 juillet 2023

 

CONTRATS. Pour Thales auprès d’Euspa, l’Agence de l’Union européenne pour le programme spatial, portant sur la constellation de nouvelle génération Galileo. Le montant global se monte à 400 millions d’Euros.

La Tribune du 20 juillet 2023

 

MONDIAL. Le français Léon Marchand, remportant à 21 ans le 3ème titre de sa jeune carrière, battant également le record du monde de la légende américaine Michael Phelps.

France Télévisions du 23 juillet 2023

 

EXPORTATION. De 27 milliards d’Euros d’armements en 2022 pour la France, jamais égalé auparavant, le précédent record remontant à 2015, avec « seulement » 16,9 milliards d’Euros de ventes.

La tribune du 25 juillet 2023

 

REPRISE. De la concession des aéroports du Cap-Vert par le groupe Vinci Airport, comprenant la charge du financement, de l’exploitation, de la maintenance, de l’extension, et de la modernisation de l’ensemble des plateformes pour les 40 prochaines années.

Air & Cosmos du 25 juillet 2023

 

OBTENTION. D’un contrat de 900 millions d’Euros pour Alstom en Allemagne, concernant la livraison de 40 rames de type « Coradia Stream » de 4 voitures chacune, et d’en gérer la maintenance pour une durée de 30 ans.

L’Usine Nouvelle du 25 juillet 2023

 

RECOMPENSE. Pour le groupe Michelin et son pneu pour voiture intégrant 45 % de matériaux durables, recevant le prix Automotive Innovations Award 2023, dans la catégorie « Chassis, Car Body & Exterior ». Son objectif, une production de pneus avec 100 % de matériaux durables d’ici 2025.

La Tribune du 25 juillet 2023

 

INVESTISSEMENT. De 600 millions d’Euros par Nissan dans la filiale commune créée avec le groupe Renault, appelée « Ampere », et dont le but est de lancer des projets dans l’électrique.

 

CONSTRUCTION. D’un méga entrepôt logistique d’une valeur de 60 millions d’Euros entièrement robotisé dans le Loiret par Suntory France, filiale du groupe japonais propriétaire des marques Orangina et Schweppes.

La Tribune du 26 juillet 2023

 

ATTRIBUTION. D’une commande de 2,1 milliards d’Euros pour le Canada auprès du groupe Airbus, afin de moderniser sa flotte d’avions militaires avec 9 ravitailleurs A330 MRTT.

POURSUITE. Du ralentissement de l’inflation en France, passant à 4,3 % en juillet, loin des 10 % sur un an à l’été 2022. Cela s’explique par une baisse des prix de l’énergie, mais aussi une hausse moins marquée des prix alimentaires et manufacturés.

Air & Cosmos du 26 juillet 2023

 

CROISSANCE. De 0,5 % en France au 2ème trimestre, tirée surtout par ses exportations.

La Tribune du 28 juillet 2023

 

Publié dans Revue de presse

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La poussée vélique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La poussée vélique (suite)
La poussée vélique (suite)
Vus et lus dans Les Echos du 23/01/23, et Télérama n° 3832 du 21/06/23

Vus et lus dans Les Echos du 23/01/23, et Télérama n° 3832 du 21/06/23

Des ailes pour le navire de transport d’Ariane 6

https://air-cosmos.com/article/des-ailes-pour-le-navire-de-transport-d-ariane-6-65963?utm_source=sfmc&utm_term=%%%3dRedirectTo(%40link)%3d%%&utm_content=7963&utm_id=113d7dae-1654-4c91-96b1-203be71e5c1e&sfmc_activityid=9128cfb0-e0a9-4be9-8e22-e0510edf3dff&utm_medium=email&utm_source=sfmc&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+quotidienne&utm_term=%%%3dRedirectTo(%40link)%3d%%&utm_id=62449&sfmc_id=6134777

Le 04/09/23

Le roulier Canopée, construit spécialement pour le transport du nouveau lanceur spatial européen, a franchi cet été l’ultime étape de son armement définitif : l’installation de ses quatre grandes ailes véliques.


Au service d’Ariane 6

Le cargo industriel hybride Canopée, conçu pour ArianeGroup pour le transport d'éléments du futur lanceur Ariane 6 depuis les ports européens jusqu’à la Guyane, combine une propulsion diesel et une assistance vélique.

Il a été construit sous la direction de l’armateur Jifmar Offshore Services, basé à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), et est opéré commercialement par la compagnie maritime Alizés, basée à Lorient (Morbihan).

Cette dernière est une co-entreprise entre Jifmar Offshore Services et la compagnie Zéphyr et Borée, à Nantes (Loire-Atlantique).

Le navire est sorti en décembre 2022 des chantiers de Neptune Marine à Hardinxveld-Giessendam aux Pays-Bas, et a effectué en janvier suivant sa première traversée transatlantique.

Il mesure 121 m de long pour 22 de large, et est capable de déplacer 5 000 tonnes à une vitesse de 16,5 nœuds.

Une dizaine de fois dans l'année, il devra assurer des rotations entre les ports de Brême en Allemagne, de Rotterdam aux Pays-Bas, du Havre et de Bordeaux en métropole, et celui de Pariacabo à Kourou, à proximité du Centre spatial guyanais.

Économies substantielles

Cet été à Caen-Ouistreham, Canopée a été équipé de ses quatre ailes véliques, ce qui constituait l’ultime étape de son armement définitif.

Fabriquées en composite, ces ailes offrent chacune une surface au vent de plus de 360 mètres carrés (33 mètres de haut et 11 de large), et affichent un tirant d’air de 49,90 mètres au-dessus de l’eau.

Les voiles peuvent être affalées, les structures restant en place.

Un tel système devrait permettre d’économiser entre 20 et 35 % de carburant, soit 5 à 10 % de plus que les meilleures performances mondiales de systèmes véliques installés à bord de navires marchands modernes.

Les ailes de Canopée ont été conçues par la startup Ayro, fondée par le cabinet d'architecture navale breton VPLP Design, pour un coût de 5 M€.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/10/ayro-toutes-voiles-dehors.html

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Le plan export de la France

Publié le par Jacques SAMELA.

Le plan export de la France
Le plan export de la France

Plan export : 13 mesures et des subventions pour booster les PME et ETI à l’international

https://www.lemoci.com/plan-export-13-mesures-et-des-subventions-pour-booster-les-pme-et-eti-a-linternational/

 

Par Christine Gilguy, le 31/08/23 

 

Baptisé « Osez l’export ! », le nouveau plan export présenté aujourd’hui 31 août par Olivier Becht, ministre délégué en charge du Commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger, repose sur trois priorités et 13 mesures visant à booster l’internationalisation des PME et ETI françaises. Avec de vraies nouveautés et des ajustements de dispositifs publics existants, grâce à une augmentation de certaines subventions.

Après le programme de 247 millions d’euros constituant le volet « export » du plan de relance de l’automne 2020, qui visait à soutenir la relance de l’activité des PME et ETI dans la période post-Covid, grâce à des « chèques » de subvention, le plan « Osez l’export » présenté aujourd’hui par Olivier Becht s’inscrit dans le moyen terme, avec des objectifs à atteindre à l’horizon 2027, soit la fin du mandat d’Emmanuel Macron.

D’après le document de présentation que nous avons pu consulter, introduit par la Première ministre Elisabeth Borne, il sera co-porté par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des finances et de la souveraineté industrielle, Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des affaires étrangères – dont le ministère pilote la mise en oeuvre, et Olivier Becht, son ministre délégué en charge du Commerce extérieur, de l’attractivité et des français de l’étranger.

Pour la mise en œuvre, il repose principalement sur la mobilisation des opérateurs du dispositif public Team France Export (Régions, CCI, Business France, Bpifrance), principale point d’accès aux dispositifs du plan, et de ses partenaires publics et privés (CCEF, CCI France International, consultants privés de l’OSCI, Inpi). Des organismes qui ont contribué à nourrir le contenu de ce plan ces derniers mois, dans le cadre d’une concertation coordonnée par le ministre.

Concrètement, il fixe trois priorités qui seront servies par 13 mesures, comportant de vraies nouveautés et des ajustements de dispositifs existants, ainsi que des objectifs précis à atteindre en termes de nombre d’entreprises ciblées d’ici 2027 : « investir dans l’humain et les territoires » ; « faire gagner la France à l’export » ; et « préparer l’avenir ».

Création d’un Volontariat territorial export

Déclinaison du volontariat international en entreprise (VIE), la création d’un « Volontariat territorial export » (VTE) est une vraie nouveauté au chapitre « investir dans l’humain et les territoires », attendue par les entreprises : il s’agit de permettre d’aider les PME et ETI au recrutement de jeune cadre export, alternants ou jeunes diplômés (bac + 3 minimum), pour une durée de 6 à 24 mois renouvelable, sans obligation de les envoyer en mission à l’étranger. Le dispositif sera subventionné à hauteur de 12 000 euros, plafonné à 50 % des dépenses de la mission.

Autre nouveauté : la création d’une plateforme en ligne présentant le catalogue de l’ensemble des formations proposées par la TFE et ses partenaires, dénommée « Académie de l’export ». En simplifiant l’accès à ces formations, l’objectif est de former 50 000 entreprises d’ici 2027.

Deux autres mesures composant le package RH et territoires constituent plutôt des ajustements de dispositifs existants visant à en amplifier l’impact. Il s’agit du VIE « pour tous », qui vise à soutenir l’embauche de jeunes issues de formations courtes (Bac+3 maxi) et de quartiers prioritaires de la politique de la ville, une mesure déjà présente dans le plan de relance.

De même l’intensification du démarchage des entreprises par les opérateurs de la TFE pour les inciter à acquérir un « réflexe export » et les convaincre de ses bienfaits. Cette mesure comprend le lancement d’un programme « parlementaires pour l’export », qui vise à permettre aux élus de participer aux efforts de sensibilisation des PME. Dans les territoires ultra marin, Business France organisera des missions de prospection dans les pays voisins.

Des pavillons France « pour tous »

Pour « faire gagner la France à l’export », quatre mesures sont mises en place avec une augmentation de la subvention de l’État pour certaines d’entre elles, ce qui constitue une vraie nouveauté de ce chapitre.

La mesure phare est sans conteste le « pavillon France pour tous » qui vise à relancer les participations collectives de PME à des salons étrangers organisées par Business France grâce à une subvention de l’État :  jusqu’à 30 % du coût de participation. Un coup de pouce qui compense la fin des « chèques relance » et qui pourra se cumuler avec les aides régionales. Objectif : 5000 entreprises par an d’ici 2027.

Autre mesure, le développement de l’exposition des produits français en ligne grâce à la création de nouvelles e-vitrines sectorielles par Business France et au doublement du nombre de PME référencées. Dans la même logique, les efforts de référencement des produits tricolores sur les grandes places de marchés mondiales à travers des partenariat seront intensifiés par la même agence avec la création de « pavillon France digitaux » et une cible de 400 PME à référencer.

Deux autres mesures sont inscrites dans ce chapitre, correspondant à des travaux déjà lancés et à mettre en œuvre dans les prochains mois : créer une « marque France », un projet serpent de mer qui avait été mis en standby durant la Covid ; et intensifier les efforts auprès des PME afin qu’elles utilisent davantage les avantages des accords commerciaux signés par l’Union européenne avec des pays tiers.

Sur ce dernier point, dans la perspective d’un séminaire en mars dernier, une enquête a déjà été lancée par la DG Trésor auprès des entreprises, dont les résultats seront utilisés pour proposer des modules de formation en ligne à leur intention et lancer des actions de sensibilisation auprès des filières.

Création d’un parcours « France 2030 export »

C’est dans le chapitre « préparer l’avenir » que l’on retrouve l’effort de cohérence avec la politique de réindustrialisation du gouvernement, et en particulier les filières prioritaires poussées par le plan France 2030.

Ainsi, la création d’un « parcours dédié France 2030 export » qui sera systématiquement proposé par la TFE et Business France aux lauréats des appels à projets de ce programme est une nouveauté, avec un accompagnement à un coût réduit de 50 % sur 2023-2026. Objectif : en faire bénéficier 1000 PME « à fort potentiel ».

Autre mesure, le dispositif d’accélération « Booster » déjà proposé par Business France, va être également amplifié : l’objectif est d’y embarquer 200 PME. Ce programme d’accompagnement collectif intensif sur 12 mois, dont le coût est pris en charge à 60 % par l’État, vise des secteurs (greentech, agritech, deeptech, healthtech…) et zones géographiques à fort potentiel (Indopacifique, Afrique, Amérique latine, pays du Golfe).

Par ailleurs, un programme spécifique va être mis en place pour aider les PME et ETI à se positionner sur les grands projets internationaux d’infrastructures :  il s’agit de faire venir des acheteurs étrangers sur les salons français, à raison de 700 par an, et d’organiser leur mise en relation avec les entreprises françaises (objectif : 1500 PME et ETI par an). Cet effort accru va s’accompagner -enfin- d’une simplification/modernisation des règles de part française, démarche très attendue par les entreprises. Dans cette même logique, les sociétés étrangères montant des projets à « participation française importante » pourront systématiquement bénéficier de l’assurance-crédit export publique.

La digitalisation du trade finance (financement du commerce international), qui fait l’objet d’une mission encours de Paris Europlace, a été intégrée au plan export car elle est perçue comme devant permettre une réduction des frais financiers pesant sur les transactions export.

Enfin, toute une série d’améliorations des produits export de Bpifrance et de sa filiale Bpifrance assurance export (BAE) sont annoncées et intégrées au plan export pour préparer « les financements export de demain », 13ème mesure de ce plan.

Citons une modernisation des financements pour les rendre plus accessibles aux PME, notamment pour les projets de « transition environnemental ». Est également annoncée la « territorialisation » – comprendre la décentralisation- de l’offre d’assurance de caution export, avec une distribution qui sera assurée par les réseaux bancaires pour les montants inférieurs à 800 000 euros.

Autre amélioration, la multiplication de l’offre de très petits crédits export, inférieur à 1 millions d’euros, pour combler « une faille de marché ». Enfin, est annoncée la prise en garantie, par BAE, des financements de « projets verts » de petits montants (inférieurs à 50 millions d’euros) portés par des sociétés de projet ad hoc, éligibles à la taxonomie européenne et contenant une part française « significative ».

Avec ce nouveau plan export, qui ménage tout autant les primo exportateurs que les PME et ETI à fort potentiel, le gouvernement espère ainsi, dans les trois prochaines années, continuer à augmenter tout autant le nombre d’exportateurs – qui dépasse aujourd’hui les 145 000, 20 000 de plus qu’en 2018- que le volume de leurs exportations. Une stratégie qui, comme l’a rappelé Emmanuel Macron devant les ambassadeurs le 28 août, doit aussi servir la politique industrielle et l’emploi, et réduire ainsi le déficit commercial structurel.

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La Douane & le déficit commercial de la France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La Douane & le déficit commercial de la France (suite)
La Douane & le déficit commercial de la France (suite)

Douane : entrée en vigueur de la loi sur les nouveaux moyens d’intervention

https://www.lemoci.com/douane-entree-en-vigueur-de-la-loi-sur-les-nouveaux-moyens-dintervention/

Par Christine Gilguy / Le 27/07/23

 

Très attendue par la Douane, la Loi « visant à donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces », renforçant ses moyens d’intervention dans le cadre de la lutte contre les trafics illicites, est parue au Journal Officiel (JORF) du 19 juillet après avoir été adoptée par le Parlement la veille. Revue de détail.

Dans un communiqué publié le 19 juillet, les deux ministres qui l’ont porté,  Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et Gabriel Attal, alors encore ministre délégué chargé des Comptes publics (passé à l’Education nationale lors du remaniement du 20 juillet), s’en félicitent : « adopté en première lecture par l’Assemblée nationale et par le Sénat, et à l’unanimité des parlementaires votants, ce premier texte de loi « douane » depuis plus de 50 ans vient clore une période d’incertitude juridique depuis la décision du Conseil constitutionnel du 22 septembre dernier, déclarant l’inconstitutionnalité de l’article 60 du code des douanes, déclarent-ils dans un communiqué commun. En conférant aux douaniers un « droit de visite », cet article est au cœur du dispositif de lutte contre les trafics illicites ».

Un nouveau cadre législatif complet

Cette Loi, dont le projet avait été mis en chantier en avril, constitue le « nouveau cadre législatif du contrôle des marchandises, des moyens de transport et des personnesElle consolide la capacité d’action de la douane pour la recherche des fraudes douanières, la vérification du respect du code des douanes de l’Union et des réglementations européenne et nationale sur la circulation des flux d’argent liquide » complète le communiqué.

Par ailleurs, la loi du 18 juillet 2023 permet aux douaniers de faire face aux nouvelles formes de fraudes liées au e-commerce : elle « adapte la capacité d’action des agents des douanes aux réalités numériques et aux évolutions des stratégies criminelles dans le champ des fraudes douanières conformément aux priorités opérationnelles qui leur sont fixées » précise le communiqué.

Ainsi, dans la loi, le dispositif de lutte contre le financement de la criminalité organisée et du terrorisme fait ainsi l’objet d’un « renforcement significatif » grâce à deux dispositions : un nouveau dispositif de retenue d’argent liquide permettant d’appréhender les circuits financiers issus d’activités criminelles à l’intérieur du territoire, et une extension du délit de blanchiment douanier aux infractions que la douane est chargée de constater et aux actifs numériques, y compris pour les activités illicites commises à l’étranger.

Un nouveau dispositif permettra également à la douane d’utiliser les pouvoirs et sanctions du code des douanes pour identifier et saisir les précurseurs chimiques « sur mesure », utilisés dans la fabrication de drogues de synthèse.

Modernisation des capacités de contrôle et d’investigation

Autre volet important de la Loi du 18 juillet : la modernisation des capacités de contrôle et d’investigation des agents pour tous les services douaniers.

Ainsi, les agents des douanes de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) pourront recourir à des dispositifs de captation d’images et de sonorisation pour la recherche et la constatation des délits douaniers les plus graves. A titre expérimental, pour une durée de trois ans, les données issues des lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation (LAPI) pourront faire l’objet de recherches multicritères sur une profondeur de temps majorée.

Par ailleurs, l’ancien Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) est transformé en Office national pour les fraudes aux finances publiques (ONAF). Désormais, dans ce nouveau cadre, les agents du SEJF seront compétents pour rechercher et constater les infractions d’escroqueries commises au préjudice d’une personne publique, d’un organisme de protection sociale ou d’un organisme chargé d’une mission de service public pour l’obtention d’une allocation, d’une prestation, d’un paiement ou d’un avantage indu.

Par ailleurs, la loi prévoit la création, aux côtés des officiers de douane judiciaire (ODJ) et des officiers fiscaux judiciaires (OFJ), des agents de police judiciaire des finances, issus de la douane et de la DGFiP (Direction générale des finances publiques), chargés d’assister et de seconder les ODJ et OFJ.

Augmentation des capacités d’intervention Cyber

Le texte prévoit également une série de mesures pour renforcer la capacité d’intervention Cyber de la douane dans la recherche et la prévention des fraudes commises sur internet : extension de la procédure spéciale d’enquête du coup d’achat, création d’une procédure adaptée d’injonction numérique à l’encontre des plateformes et services en ligne, possibilité de geler des données hébergées sur un serveur distant….

Conformément aux objectifs fixés par le nouveau plan d’action de la douane dédié à la lutte contre les trafics illicites de tabacs, la loi durcit les peines contre le trafic de tabacs au titre des contributions indirectes.

Enfin, le texte prévoit la création d’une réserve opérationnelle, composée de retraités des douanes et de volontaires, et destinée à venir en renfort des agents des douanes, notamment lors de pics d’activité liés à une situation de crise ou d’évènements internationaux majeurs.

Pour consulter la Loi du 18 juillet 2023 parue au JORF 

ICI

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047858021

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/la-douane-francaise-au-service-de-la-competitivite.html

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France : le déficit commercial sur les biens se réduit au premier semestre 2023

https://www.latribune.fr/economie/france/france-le-deficit-commercial-sur-les-biens-se-reduit-au-premier-semestre-2023-972423.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20230808&M_BT=6363555962

Le 08 Août 2023

 

En France, le déficit commercial sur les biens s'est en partie résorbé au premier semestre de l'année. Il s'est réduit à 54 milliards d'euros contre 89 milliards d'euros au semestre précédent, notamment grâce à la baisse du coût de la facture énergétique et au soutien de certains secteurs comme l'aéronautique ou les cosmétiques.

Le déficit commercial français sur les biens est revenu à 54 milliards d'euros au premier semestre. C'est 45 milliards d'euros de moins qu'au semestre précédent où il atteignait 89 milliards d'euros. « Nous sommes sur la bonne voie », a déclaré ce mardi 8 août le ministre français du Commerce extérieur Olivier Becht, bien que le déficit français reste encore largement supérieur aux statistiques des années antérieures à la guerre en Ukraine. Cela fait 20 ans que la France est en déficit chronique pour ses échanges de biens avec le reste du monde. Le dernier excédent commercial remontant à 2002.

 « La route est encore longue pour un retour à l'équilibre de la balance commerciale mais nous sommes sur la bonne voie », a commenté Olivier Becht, en présentant ces chiffres au cours d'une conférence téléphonique.

La facture énergétique

Selon le ministère du Commerce extérieur, cette diminution s'explique en partie par une accalmie sur les prix de l'énergie après avoir fortement augmenté en 2022. Cette année-là, marquée par l'invasion russe en Ukraine et une crise énergétique mondiale, la France avait enregistré un déficit record de 164 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année, près du double du record historique de 2021. Hors énergie et matériel militaire, le solde commercial est déficitaire de 30 milliards d'euros.

La facture énergétique « reste quand même élevée » a toutefois souligné une source diplomatique. Elle est de 36 milliards d'euros alors qu'elle oscille en temps normal autour de 25 à 27 milliards d'euros. D'autant que les prix du pétrole évoluent actuellement près de leurs plus hauts en trois mois dans un contexte de baisse de la production en Arabie saoudite et en Russie. Le ministre se dit toutefois « vigilant » sur l'évolution des cours de cette énergie fossile.

Soutien des « champions » français et baisse des importations

Par ailleurs, les secteurs champions du pays ont joué leur rôle. L'aéronautique a ainsi vu ses exportations croître de 12%, et affiche un excédent de 16 milliards d'euros. Quant aux parfums et cosmétiques, ils ont augmenté de 7% pour enregistrer un excédent de 8 milliards d'euros. Les exportations du secteur automobile ont crû de 8%, portées par l'électrique, et le secteur textile a avancé de 3%.

Tout n'est donc pas lié à l'énergie, a souligné Olivier Becht : le solde commercial français s'est amélioré de 7,3 milliards d'euros hors énergie et matériel militaire. De plus, le nombre d'entreprises exportatrices a augmenté à 147.900 au premier trimestre de cette année, a poursuivi le ministère qui table sur 200.000 entreprises exportatrices à horizon 2030. 

Dans l'ensemble, la France a pu compter sur un recul marqué des importations en valeur, de 9,4% par rapport au semestre précédent, contre une très légère baisse des exportations, pour combler une partie de ses mauvaises performances de l'an dernier. Les exportations du secteur agricole et agroalimentaire ont en revanche reculé de 5% en raison d'un retour à la normale pour les prix des matières premières agricoles.

Balances des services et des revenus

La balance des services a connu de son côté une stabilisation après avoir atteint des records l'an dernier, en raison d'une accalmie des coûts du fret : l'excédent est de 20 milliards d'euros, « largement supérieur aux niveaux d'avant-crise » s'est réjoui le ministère. C'est surtout grâce au tourisme qui a continué à porter ces chiffres avec un excédent de l'ordre de 11 milliards d'euros. La balance des revenus enfin, qui comprend les services financiers, a dégagé un excédent de 14 milliards d'euros, porté par hausse des revenus des investissements directs à l'étranger (IDE).

Le solde courant, qui agrège les balances des biens, des services et des revenus, est déficitaire de 10 milliards d'euros.

 

Comment expliquer la surprenante baisse du déficit commercial français ?

https://www.msn.com/fr-fr/finance/other/comment-expliquer-la-surprenante-baisse-du-d%C3%A9ficit-commercial-fran%C3%A7ais/ar-AA1f0Bb7?ocid=hwminus&appid=hwbrowser&ctype=news

Article de Emmanuel Lechypre 

 

Selon les chiffres dévoilés le 8 août par le ministère chargé du Commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger, le déficit commercial de la France s'est affiché en net retrait au premier semestre 2023, en passant de 89 à 54 milliards d'euros.

Le déficit commercial français a fortement diminué au premier semestre. Il est retombé à 54 milliards, contre 89 au cours des six mois précédents, ce qui représente une très nette amélioration puisqu’il faut rappeler qu’en 2022 la France a enregistré son plus gros déficit commercial depuis 1949.  

Alors, comment peut-on expliquer cette rare amélioration? L’essentiel du redressement vient des échanges énergétiques du pays. La baisse des prix de l’énergie ces derniers mois a allégé la facture de nos importations de pétrole et de gaz. D'autant plus que du côté des exportations d’énergie, la France remonte aussi la pente.  

Les secteurs traditionnels performent de nouveau

La France est en effet redevenue le premier pays exportateur d'électricité en Europe, profitant du redémarrage de réacteurs nucléaires et d'un bon niveau de production d'énergie éolienne. 

Faut-il voir dans l’amélioration de notre commerce extérieur les premiers effets de la réindustrialisation? C’est encore trop tôt pour le dire.

Car au-delà de l’énergie, les secteurs qui ont contribué au redressement de nos échanges avec le reste du monde sont en réalité les traditionnels champions qui ont tenu leur rang.

L'aéronautique a ainsi vu ses exportations accélérer et affiche un excédent de 16 milliards d'euros, idem pour les parfums et les cosmétiques, avec un excédent de 8 milliards d'euros. Les exportations du secteur automobile ont augmenté de 8%, portées par l'électrique, et le secteur textile a avancé de 3%.  

Du chemin encore à parcourir...

Depuis trois, voire quatre années, des signes positifs existent clairement sur le tissu industriel français. Il y a par exemple plus d’ouvertures d’usines que de fermetures, mais on parle ici de quelques centaines d’emplois industriels créés plutôt que détruits.

Il faut aussi souligner que la France attire plus d’investissements étrangers que l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Mais ce n’est que l’amorce d’un redressement alors qu’au cours des 20 années précédentes, le pays a perdu près de la moitié de ses usines et un tiers de ses emplois industriels.  

Les projets récents sont encourageants, comme les grandes usines de batteries situées dans le Nord, mais ils ne se voient pas encore dans les chiffres…

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/11/resorber-le-deficit-commercial-de-la-france-des-raisons-d-y-croire.html

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Collants oui, mais pas trop

Publié le par Jacques SAMELA.

Collants oui, mais pas trop
Collants oui, mais pas trop

Vous souvenez-vous du refrain qui depuis sa 1ère utilisation, en 1970, et adapté de la musique du film intitulé « Le Renard », du compositeur de renom Lalo Schifrin, qui faisait « papapapa papaaa » ou « ta ta tatatata », c’est selon, et qui accompagne encore aujourd’hui les écrans publicitaires de la marque ?

Une idée ?

Allez, un indice supplémentaire. Les femmes en furent les premières utilisatrices, et aujourd’hui, il s’en vend un toutes les secondes et demie dans le monde.

Toujours pas ?

Bon, j’arrête de jouer avec vos nerfs, il s’agit en fait des collants de la marque Dim, dont l’histoire débuta dans les années cinquante du siècle dernier.

En effet, en 1953, un certain Bernard Giberstein, ingénieur agronome de formation, importa des Etats-Unis les premiers métiers à tisser les bas-couture en nylon, découverts par les françaises au sortir de la 2ème guerre mondiale.

Inventé en 1935 par Wallace Carothers, chimiste du groupe Dupont de Nemours, le nylon eu tout d’abord une autre utilisation, qui fût celle de fabriquer des brosses à dents, avant de trouver certainement là son utilisation phare en 1939, soit de servir à la fabrication de ce que l’on appelait à l’époque les « bas en soie synthétique », et dont la 1ère année de vente suscita l’achat de 64 millions de paires de bas.

Et donc, pour en revenir à notre pays, après l’importation de ces métiers à tisser, Bernard Giberstein déposera 3 ans plus tard le brevet des bas sans couture, créant pour le coup la société Bégy, ainsi que la marque intitulée « les bas dimanche », dont le succès ne se fit pas attendre, car selon la réclame de l’époque, ils étaient chics et pas chers.

Par-contre, pour retrouver l’appellation qui est celle que nous connaissons encore aujourd’hui, il faudra attendre 1964, et l’agence Publicis conseillant au dirigeant d’en raccourcir le nom, afin d’être encore plus visible, et facile à retenir. Cette même année, sera également lancé le concept du bas vendu à l’unité, et des trois bas par paire, afin d’en avoir un de secours en cas d’accident.

Cela ne vous rappelle-t-il pas le concept de la marque Afflelou, qui consiste à bénéficier de 2 paires de lunettes supplémentaires à 1€ de plus. La question est, s’en est-il inspiré ?

Ensuite, après ce changement  finalement judicieux, la nouvelle marque se lancera à l’assaut de l’avènement de la mini-jupe (https://www.radiofrance.fr/franceculture/la-minijupe-entre-emancipation-et-sexualisation-2368364), en lançant, pour accessoiriser ce nouveau symbole de l’émancipation féminine, les collants « Tels Quels », conditionnés par 10, et vendus à prix plus que bon marché. Elle deviendra à la suite de ce nouveau succès, le numéro 2 mondial du secteur.

Les années qui suivront seront celles de la diversification, avec entre autres le lancement des chaussettes « Dimettes », de sa 1ère collection de lingerie féminine, ainsi que de celle dédiée aux hommes, avec l’apparition de caleçons, boxers et slips, sans oublier également les enfants, avec le lancement de vêtements de nuit.

Mais aussi celles de l’innovation, avec en 1986, le retour des bas, avec la création des « DIM’UP », tenant tout seul, grâce à une bande collante dans la partie supérieur, et remplaçant pour le coup les jarretelles, le lancement en 1993 des collants « DIAM’S », donnant un effet ventre plat bluffant, en 2012, celui du collant « Generous », sublimant les rondeurs jusqu’à la taille XXL , et en 2020, deux produits révolutionnaires que sont le « Zippy », un change sans pressions pour les bébés, et « DIM Protect », une culotte bio, simplifiant le moment des règles.

Photo J.S

Photo J.S

Bon, étant tenu par le temps, et souhaitant vous donner l’occasion de découvrir par vous-mêmes qu’ils manquent d’autres modèles significatifs de la marque, ce que, chères lectrices, voire chers lecteurs, n’avez certainement pas manqué de voir, je vous engage à aller sur le site du groupe (voir ci-dessous), vous aurez par dates tous ses grands moments, avec quelques surprises, comme par exemple l’indication du tournage en 1977 d’un film publicitaire par le réalisateur Ridley Scott, celui de Gladiator, Blade Runner, Alien, et j’en passe.

Par-contre, ce qu’il ne fallait pas rater (c’est fait désormais), c’est que la marque, détenue désormais par le groupe Dim Brands International, va rapatrier d’Allemagne sa production, représentant près de 19 millions de paires, sur son site historique d’Autun, en Saône et Loire, portant à plus de 90 % de celle-ci (sa production) sur le sol français (https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/dim-relocalise-90-de-sa-production-de-collants-dans-son-usine-historique-en-france-970332.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20230720&M_BT=6363555962).

Ce qui au final, répondra parfaitement aux attentes de sa fidèle clientèle, sensible désormais aux aspects de provenance des produits, et bien évidemment de ce que moi je nomme « le « Fabriqué en France », considéré de plus en plus comme un gage de qualité et d’un certain savoir-faire, reconnu et apprécié à l’international, l’exemple du luxe en est un exemple des plus probants, non négligeable pour gagner encore plus de nouvelles parts de marché hors de France, qui reste somme toute encore son principal marché, avec quand même un collant vendu toutes les secondes et demie.

Donc, finalement, revenir au pays pour mieux se projeter au-delà des frontières hexagonales n’est certainement pas anodin, plutôt stratégique même, et l’avenir, en musique à nouveau, « papapapa papaaa », leur en donnera certainement raison. A suivre donc.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.dim.fr/l-histoire-de-la-marque/post_histoire_marque.html

. https://www.bible-marques.fr/dim.html#:~:text=L'id%C3%A9e%20est%20celle%20de,est%20la%20naissance%20de%20Dim.

. https://www.marieclaire.fr/,success-story-dim-des-bas-dimanche-aux-petites-culottes,824385.asp

 

 

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Petit rappel en photo du 25 août (1944)

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Le Cognac (suite, mais avec modération)

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Il ne reste que quelques jours pour la pataphysique, par Philippe Starck

Publié le par Jacques SAMELA.

Il ne reste que quelques jours pour la pataphysique, par Philippe Starck
Il ne reste que quelques jours pour la pataphysique, par Philippe Starck
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 16/06/23

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 16/06/23

 

https://www.carnavalet.paris.fr/expositions/philippe-starck

 

Philippe Starck invite le public du musée à embarquer pour une navigation terrestre, de Paris à Paris, sa ville-port d’attache. Le voyage est inédit, surprenant, oscillant entre réel et imaginaire.

D’escales en escales, les « visiteurs-voyageurs-passagers » vivent une expérience sans cesse renouvelée au sein d’une scénographie originale conçue avec Philippe Starck.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/03/philippe-starck-le-touche-a-tout-du-design-francais.html

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VQR, en maturation perpétuelle (rappel et quelques petits plus)

Publié le par Jacques SAMELA.

VQR, en maturation perpétuelle (rappel et quelques petits plus)
VQR, en maturation perpétuelle (rappel et quelques petits plus)

« The Laughing Cow » dans les pays anglo-saxons, « Gülen Nek » en Turquie, « Con Bo Cui » au Vietnam, et chez nous, vous la connaissez sous l’appellation « La Vache qui rit » ou VQR.

Alors, j’imagine sans trop me tromper, que vous l’avez goûté au moins une fois dans votre vie, voire vous l’avez dégusté sans retenue à l’école, aux goûters, en colonie de vacances, en pique-nique ou en voyage. Rien que d’en parler, cela me met l’eau à la bouche, et comme j’en ai chez moi, un petit retour en arrière s’impose.

Mais bon, avant cela, quelques minutes de votre temps pour découvrir la genèse de ce petit triangle de saveur fromagère.

Donc, tout commença en 1865 à Orgelet dans le Jura, où s’établit comme maître affineur un certain Jules Bel. Son activité, acheter des meules « blanches » de fromages à pâte dure, appelées »fruitières », afin de les faire vieillir.

En 1897, dans une situation bien installée, il confia ses affaires à ses deux fils, Henri et Léon, et la maison Bel devint « Bel frères ». Quelques années plus tard, c’est Henri qui quittera la maison familiale, laissant les manettes à Léon, qui changera le nom en « Léon Bel, Gruyère en gros ».

Ensuite, un événement mondial et une invention venant de la Suisse voisine déclencheront le processus vers ce que nous connaissons donc aujourd’hui.

En effet, mobilisé durant la 1ère guerre mondiale aux escadrons du « Train », notamment sur la partie consacrée au ravitaillement en viande fraiche des soldats du front, Léon découvrit sur les wagons les dessins, plutôt humoristiques, des insignes identifiant les différentes unités, et particulièrement celle créée par Benjamin Rabier (1864-1939), illustrateur renommé de l’époque, qui après une demande express d’un commandant, élabora l’image d’un bœuf souriant, baptisé très rapidement par les poilus « La Wachkyrie », en référence au modèle hilare représenté, mais surtout aux Walkyries, divinités servant Odin dans la mythologie nordique, très appréciées des allemands.

Et au même moment, en 1917, trois frères suisses (Emile, Otto et Gottfried Graf) importèrent en France la technique de fabrication du fromage fondu, élaboré quelques années plus tôt de l’autre côté des Alpes, suisse, par un certain Gerber. Bon, économique, pâte gouteuse, conditionnée dans des boites métalliques supportant les longs voyages et les climats chauds, les frères en pressentirent rapidement le succès.

Ce qui fut le cas également de Léon, qui après sa démobilisation en 1919 et son retour aux manettes de son entreprise, en proie à des difficultés, à la limite de la faillite, sut percevoir dans ce fromage le potentiel pour se relancer, invitant Emile Graf afin qu’il lui présente cette nouveauté, mais surtout qu’il lui apprenne ce procédé prometteur.

Et en 1921, suffisamment sûr de lui, il déposera la marque « La Vache qui rit », traduction francisé de ce que les poilus mentionnaient (voir plus haut), avec comme idée également, d’y associer ce dessin, vu durant sa mobilisation, représentant un bœuf hilare, qui comme vous le savez maintenant, quoique modifié, deviendra l’image d’Epinal du groupe, qui lui, en 1922, deviendra la « Société Anonyme des Fromageries Bel », qu’il dirigera jusqu’en 1937, avant de le transmettre à son gendre, Robert Fievet.

Mais avant cette cession, Léon Bel, définitivement relancé, sut grâce à la création d’une nouvelle usine en 1926, moderniser sa production, tout en améliorant au passage les conditions de travail de ses ouvriers, peaufiner l’aspect visuel de son logo, en rajoutant, après une idée de sa femme, des boucles d’oreilles en forme de boite de VQR, et créer au sein de son entreprise, un bureau de la publicité composé de 12 personnes, lui permettant de gérer sur place et sous sa coupe, les actions de communication, car il avait également compris depuis longtemps l’importance de cette activité naissante pour les ventes de ses produits.

Et en effet, il fut vraiment précurseur en ce domaine, car il participa aux premiers balbutiements de la publicité radiophonique, il organisa de grands concours avec la possibilité d’y gagner des lots de choix, en 1936, le premier prix en était une Peugeot 401, et il soutint également des événements sportifs comme les Six Jours de Paris, et la Caravane du Tour de France dès 1933. Plus tard, c’est dans la rue, le métro, à l’arrière des bus, dans la presse, les cinémas, que l’on retrouvera l’effigie si reconnaissable de La Vache qui rit, mais aussi dans la panoplie des écoliers des années 50, élaborant avec l’apport de grands illustrateurs de l’époque, des protège-cahiers et des buvards.

Et donc, avec cette nouvelle usine, qui lui permit de passer à une production de 120 000 boîtes de VQR par jour, étant également passé de la boite en métal d’origine à une boite en carton où était présentées les désormais célèbres portions individuelles, elle lui permit surtout de répondre aux demandes de plus en plus pressantes venant de divers pays européens, dont les consommateurs découvraient avec plaisir, notamment les enfants, ce que pouvait apporter ce petit fromage facile à tartiner.

Et après la seconde guerre mondiale, le groupe Bel, sous l’égide cette fois-ci du gendre de Léon, apporta quelques changements primordiaux pour sa diffusion croissante dans une Europe en quête de produits à même de répondre aux besoins alimentaires du moment, pour petits et grands, en augmentant le taux de matières grasses à 40 % en 1948, et 50 % en 1955.

Mais pas seulement en Europe, rappelez-vous des appellations diverses de La Vache qui rit vu au début de ce sujet. Dans le monde entier elle est connue et appréciée, mais pas de la même manière par contre, car enrichie en vitamine D et en lipides dans les pays dits en voie de développements, elle est dégustée allégée ou aromatisée au cheddar aux Etats-Unis et au Canada, au goût barbecue au Maroc, et même à la fraise en Asie. En tout, elle est distribuée dans près de 140 pays, et 125 portions seraient consommées chaque seconde dans le monde, élaborées aujourd’hui par 13 usines du groupe. Il est loin le temps du petit affineur de gruyères.

Cependant, afin justement de retrouver le goût d’antan, le groupe Bel a décidé d’abandonner le lait en poudre sur son premier marché, qui reste la France, avec une famille sur trois consommant encore ce petit fromage, pour revenir au lait non transformé, produit qui plus est dans l’Hexagone. Petit clin d’œil en arrière, alors qu’il vient quand même de fêter (2021) son premier centenaire. Bonne idée.

Bon, tout en espérant ne pas avoir été trop long, et pourtant il y a encore de quoi dire (voir documents en présentation), vous aurez peut-être envie d’une petite tartine après avoir lu ce sujet, et si vous voulez en savoir encore plus, n’hésitez-pas à vous arrêter à « La Maison de La vache qui rit » à Lons Le Saunier, berceau du groupe, vous y retrouverez tout ce que la petite fille de Léon, en 2009, a souhaité représenter de cette saga familiale, toujours dans le giron du groupe à hauteur de 71 % du capital. Bonne visite à ceux qui s’y rendront, et bonne dégustation à ceux qui vont se faire une petite tartine. Pas d’heure pour cela.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.lamaisondelavachequirit.com/

. https://www.jura-tourism.com/patrimoine-culturel/maison-de-la-vache-qui-rit/

. https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2021-04-15/la-vache-qui-rit-fete-ses-100-ans-et-cest-le-fromage-le-plus-consomme-du-monde-f618ec60-3b84-4217-b59d-476df6f0568e

. https://www.agro-media.fr/actualite/mais-alors-pourquoi-la-vache-qui-rit-rit-3501.html

 

A lire :

. https://www.alliancy.fr/bel-transformation-data-marketing?ct=YTo1OntzOjY6InNvdXJjZSI7YToyOntpOjA7czo1OiJlbWFpbCI7aToxO2k6MTEzNjt9czo1OiJlbWFpbCI7aToxMTM2O3M6NDoic3RhdCI7czoyMjoiNjJhMmViNzY0NWQxYjY5MDE5MTY5NSI7czo0OiJsZWFkIjtzOjU6IjE1MTU2IjtzOjc6ImNoYW5uZWwiO2E6MTp7czo1OiJlbWFpbCI7aToxMTM2O319&utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20220610

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/07/vqr-en-maturation-perpetuelle-episode-3.html

Vu et lu dans Les Echos du 07/11/22

Vu et lu dans Les Echos du 07/11/22

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3702 de janvier 2022

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3702 de janvier 2022

La Data, un facteur de décision clé pour Bel dans un contexte de volatilité

https://www.alliancy.fr/data-facteur-decision-bel-volatilite?ct=YTo1OntzOjY6InNvdXJjZSI7YToyOntpOjA7czo1OiJlbWFpbCI7aToxO2k6MTM3MTt9czo1OiJlbWFpbCI7aToxMzcxO3M6NDoic3RhdCI7czoyMjoiNjQzOGY5OTRhYTU1YTI5MzIwMDc0MyI7czo0OiJsZWFkIjtzOjU6IjE1MTU2IjtzOjc6ImNoYW5uZWwiO2E6MTp7czo1OiJlbWFpbCI7aToxMzcxO319&utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=2023%2F04%2F14

Christophe Auffray - le 13 avril 2023

 

L’exploitation des données fait désormais partie du parcours de transformation de l’industriel Bel. L’entreprise a d’abord mis l’accent sur les usages au service du marketing, mais prévoit d’optimiser l’ensemble de sa chaîne de valeur grâce à la Data.

« La data change véritablement la manière dont on opère », déclarait en mai 2022 Béatrice Grenade, Chief Data and Marketing Transformation Officer de Bel. Le producteur de produits tels que la Vache qui rit, Babybel, Kiri ou Boursin se situe cependant encore dans la première phase de sa transformation.

Et comme dans d’autres secteurs, le groupe a fait le choix de mettre d’abord l’accent sur un métier souvent plus mature sur la Data, à savoir le marketing. Mais cette fonction est aussi la plus challengée par le climat économique actuel, à la fois incertain et volatil, souligne Gaël Demenet.

Un contexte d’hyper-volatilité et d’instabilité

Le directeur Data & AI de Bel s’exprimait à l’occasion de la conférence Retail & e-commerce du Hub Institute. Et de rappeler l’importance accordée aux données comme instrument essentiel de la prise de décision depuis les 24 derniers mois.

Covid, guerre en Ukraine et ses conséquences participent à créer « un contexte d’hyper-volatilité et d’instabilité. » Un tel environnement appelle à des évolutions de la part des décideurs. Cela vaut notamment en ce qui concerne les attributions de budgets marketing.

C’est pour répondre à ces enjeux que les usages de la Data se sont développés chez Bel. Pour les équipes Data & IA, rattachées à la direction de la transformation, les données servent ainsi trois finalités business : l’anticipation, l’arbitrage et l’empowerment (ou augmentation) des collaborateurs.

Acheteur de matières premières, dont le lait, mais aussi de carton pour le conditionnement de ses produits, Bel est très impacté par l’inflation. Grâce aux données, l’entreprise s’efforce donc “au maximum d’anticiper les fluctuations des prix et d’en déterminer les impacts afin, dans un second temps, de scénariser des prises de décisions.”

Pour le pilotage, l’anticipation à des horizons de deux à trois ans ne suffit pas. Celui-ci nécessite également des décisions à plus court terme via des arbitrages sous contraintes. Bel doit ainsi répartir ses dépenses entre 30 BU et des marques multiples, dont 5 fortes, chacune avec ses spécificités.

Version augmentée de l’humain grâce à l’IA

Les données sont donc un moyen pour la direction Data “de responsabiliser ses clients internes” et de les aider dans leurs décisions. La finalité : créer une complémentarité avec les collaborateurs métiers aboutissant à une “version augmentée de l’humain grâce à l’IA”.

Dans le domaine du marketing, cette ambition s’est traduite par la conception d’une suite de programmes. Leur usage permet aux marketeurs et financiers de répondre à la question de l’allocation optimale du budget marketing à trois niveaux (pays, marque et touchpoint).

Concrètement, lors de la conception du budget N+1, directeurs financier et marché ont accès à un premier outil conçu pour les aider à allouer les enveloppes entre les pays. “Nous avons développé un modèle assez simple qui score l’ensemble des pays sur deux axes : le potentiel de croissance d’un pays (…) et sur l’autre axe le potentiel de nos marques à délivrer”, détaille Gaël Demenet.

Ce modèle génère un score et ainsi un classement entre les pays en termes d’allocation de moyens marketing. “Cela marche plutôt bien, et ce depuis quelques années”, se félicite l’expert Data et AI de Bel.

Les tâches d’allocation sont cependant loin d’être finalisées à ce stade. Au niveau de chaque marché, l’industriel doit encore répartir ses dépenses entre ses marques et canaux de communication ou touchpoints (télé, PLV, réseaux sociaux…).    

Recommandation des touchpoints à sélectionner

Sur le volet des canaux, Bel a mis au point un processus, supporté par “un petit modèle” basé sur RSQ (Reach Cost & Quality). Le modèle heuristique permet de créer une monnaie commune entre l’ensemble des canaux. Le RSQ détermine un coût contact qualifié (pour un objectif et une cible).

L’apport de la data science permet ici de modéliser des courbes de saturation pour chacun des touchpoints. Pour aider à la prise de décision, cette modélisation fournit des indicateurs à forte valeur ajoutée : les points minimal et maximal d’investissement, et le point optimal.

“Selon le score RSQ, le budget total et les courbes de saturation, l’algorithme va recommander les touchpoints à sélectionner avec les allocations associées”, explique Gaël Demenet. Ces insights sont exploitables directement par les équipes marketing, “notamment pour challenger ce que peuvent faire les agence média.”

La complexité s’accroît sensiblement lors de l’étape d’attribution entre les marques, souligne l’expert. Pour accompagner la prise de décision dans ce secteur, l’approche a consisté à appréhender le portefeuille de marques comme un portefeuille d’actifs financiers appréciés selon deux dimensions, le risque (ou volatilité) et les rendements.

Résoudre cette équation nécessite toutefois de tenir compte de facteurs multiples, une vingtaine en tout. Et parmi ces facteurs, certains sont contrôlés par Bel, dont le prix. D’autres, au contraire, ne le sont pas du tout (concurrence, etc.). Enfin, des facteurs sont inconnus et/ou imprévisibles, par exemple le covid par exemple ou des mouvements de grève.

Ces derniers facteurs peuvent avoir plus ou moins d’impact sur les ventes des marques du portefeuille. Illustration : la Vache qui rit s’est avérée résiliente aux Etats-Unis durant la période Covid, au contraire notamment du Babibel, compte tenu de son mode de consommation.

Des décisions basées sur une connaissance

Des variations plus ou moins importantes peuvent aussi être observées en fonction des dépenses marketing allouées. “Ces éléments génèrent énormément d’insights pour les équipes, qui passent de ‘je pense’ à ‘je sais’”.

Sur la base de ces données, Bel est en mesure de scénariser l’ensemble des allocations possibles entre ses marques, ce qui représente plusieurs milliers de simulations. Le métier obtient un “mapping” d’allocation pour arrêter des décisions data driven ou basées sur des faits.

Le marketing était une première étape, “assez normale pour une marque de grande consommation” pour des raisons notamment d’appétit et de disponibilité des données, commente le directeur Data et IA.

“Nous sommes au début du voyage de transformation par la Data chez Bel” poursuit-il. L’ambition est donc de “s’étendre” à d’autres métiers et cas d’usage sur toute la chaîne de valeur de l’entreprise. L’industriel planche ainsi actuellement sur la prévision du coût des matières premières afin de déterminer un prix de vente pour les équipes ventes.

“Nous avons aussi un sujet sur la supply afin d’automatiser l’allocation de nos produits des usines à nos entrepôts et ainsi réduire le temps consacré par nos différents demand planners”, cite également Gaël Demenet.

Les applications se situent aussi dans le domaine de l’innovation et de la R&D. A un horizon plus lointain, Bel s’efforce de modéliser le vieillissement de ses produits dans le but, à terme, d’étendre la date limite d’utilisation optimale (DLUO) et par ce biais de lutter contre le gaspillage alimentaire.

 

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