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Le domaine skiable français (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Devialet, Isorg, Teads, Traxens (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Devialet, Isorg, Teads, Traxens (suites)
Devialet, Isorg, Teads, Traxens (suites)
Vus et lus dans Le Journal du Dimanche du 20/02/22, et Les Echos du 30/03/22

Vus et lus dans Le Journal du Dimanche du 20/02/22, et Les Echos du 30/03/22

Vu et lu dans Les Défis du CEA n° 244

Vu et lu dans Les Défis du CEA n° 244

Isorg nomme Dieter May comme nouveau CEO

https://www.minalogic.com/actualites-adherents/isorg-nomme-dieter-may-comme-nouveau-ceo/

 

le 25/05/22

 

Dieter May, cadre supérieur de Business Hi-tech, sera le promoteur de la nouvelle phase de croissance d’Isorg, succédant à son fondateur Jean-Yves Gomez, qui devient CIO (Directeur de l’Innovation).

Isorg, pionnier des Photo-Détecteurs Organiques (OPD) et des capteurs d'images de grande surface, annonce aujourd'hui la nomination de Dieter May en tant que Directeur Général (CEO) ; pour accompagner la transformation de la société de son statut de PME en une entreprise majeure. Il succède au fondateur d'Isorg, Jean-Yves Gomez, qui a mené avec succès le développement technologique et industriel d'Isorg depuis sa création en 2010. Jean-Yves Gomez se consacrera désormais au pilotage des futures générations de technologies en tant que Directeur de l'Innovation.

M. May rejoint Isorg après avoir travaillé chez Osram Opto Semiconductors à Munich, où il a occupé le poste de Président du Conseil d'Administration et de PDG pendant trois ans. Avec une carrière distinguée dans les technologies de pointe, il apporte à Isorg son expérience de management de business industriel de haut niveau dans les semi-conducteurs, les logiciels, l'automobile et les communications mobiles. Dieter a plus de 30 ans d'expérience au-delà d’Osram Opto dans des organisations de premier plan au niveau mondial telles que BMW, Nokia et Infineon, en conduisant des transformations et en gérant des innovations de produits dans des domaines comme l'optoélectronique et les produits et services numériques.

Sa nomination intervient à un moment où Isorg est sur le point de débuter sa montée en puissance commerciale. L'objectif de M. May est de construire une société avec une diversification accrue. Il veillera à ce que le passage d'Isorg à l’échelle industrielle soit prête à répondre à la production de masse requise pour les marchés grand public et à assurer le succès commercial.

"Nous sommes ravis d'accueillir Dieter au sein d'Isorg, alors que nous planifions le prochain chapitre de notre parcours pour devenir le leader du marché des photodétecteurs et des capteurs d'images de grande surface", a déclaré Jean-Pierre Bizet, membre du Conseil d'Administration. "Sa vision et son expérience de management exécutif et de stratégie go-to- market, ainsi que ses alliances et son expérience des Fusions-Acquisitions serviront particulièrement bien Isorg, alors que la société étend son offre au niveau mondial sur les marchés de l'électronique grand-public, de la sécurité et de l'identification."

"Nous remercions sincèrement Jean-Yves pour le dévouement avec lequel il a amené la technologie OPD d'Isorg à maturité. Isorg continuera à bénéficier de ses talents technologiques et de sa perspicacité", a ajouté Bizet.

Isorg propose une gamme de solutions innovantes, à faible encombrement et faciles à intégrer pour la sécurité et l’identification. Ses modules biométriques sont approuvés pour une utilisation dans des applications de Sécurité. Ses solutions grande surface d’empreintes digitales dans l’écran - Fingerprint on Display (FoD) - sont destinées à l'authentification des utilisateurs de smartphones, leur permettant d'effectuer des transactions mobiles de plus grande valeur et de manière plus sécurisée. Isorg collabore également au développement de capteurs d'empreintes digitales avec différents acteurs industriels.

"Isorg a développé une technologie de rupture impressionnante et a réalisé de grandes avancées grâce à ses innovations en matière de PhotoDiode Organique (OPD) et grâce à sa véritable plateforme FoD (empreintes digitales dans l’écran). L'entreprise dispose de savoir- faire considérables. J'ai rencontré de nombreux collaborateurs talentueux dans divers domaines techniques et des équipes dévouées qui ont travaillé dur pour amener la technologie à maturité et acquérir une position de classe mondiale en matière de propriété intellectuelle ", a déclaré Dieter May. "Je suis convaincu par l'énorme potentiel d'Isorg, sa capacité à s'implanter solidement sur différents marchés prometteurs et à y devenir un leader."

"Je suis très enthousiaste par l'arrivée de Dieter. Nos produits sont désormais prêts pour la commercialisation. Dieter a démontré à plusieurs reprises sa capacité à transformer l'innovation en véritable succès commercial. Nous nous attendons à un grand succès commercial pour les années à venir", a déclaré Jean-Yves Gomez.

Les capteurs d'images de grande surface et les solutions biométriques d'Isorg sont basés sur les photodiodes organiques, une technologie qui permet de convertir un substrat, comme le plastique, le verre ou leCMOS, en une surface de détection optique. Elle exploite une usine industrielle à l’état de l’art basée à Limoges, en France, pour la fabrication en masse de capteurs OPD, et un centre de R&D à Grenoble, en France.

A propos d’Isorg

Isorg est un pionnier de l’électronique organique et imprimée pour les photodétecteurs et les capteurs d’images de grande surface. Elle offre une nouvelle génération d’imageurs de haute performance avec la capacité de s’intégrer facilement dans des systèmes aux formes ou facteurs de formes variés. Ses capteurs d’images flexibles trouvent leur application dans l’électronique de consommation, la sécurité de l’identité et le contrôle d’accès, l’IoT et les appareils médicaux. En 2016, elle a lancé la première preuve de concept mondiale d’un capteur d’empreintes digitales en plastique flexible de grande taille et à haute résolution (500 dpi) pour la sécurité biométrique et d’autres applications. Créée en 2010 et en partenariat avec le CEA-Liten, un centre d’innovation français leader dans les nouvelles technologies de l’énergie et les nanomatériaux, Isorg a levé un total de 47,8 millions d’euros (soit environ 58,4 millions de dollars) sur trois levées de fonds. www.isorg.fr

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/12/isorg-une-technologie-francaise-de-rupture.html

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 05/04/22

Vu et lu dans Les Echos du 05/04/22

Vu et lu dans Les Echos du 09/02/22

Vu et lu dans Les Echos du 09/02/22

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L'inflation, qu'est-ce donc vraiment ?

Publié le par Jacques SAMELA.

L'inflation, qu'est-ce donc vraiment ?
L'inflation, qu'est-ce donc vraiment ?

Définition

Du latin inflare, qui veut dire « enfler », « gonfler », le mot « inflation » désigne habituellement le processus d'augmentation continue des prix des biens de consommation. Parce que bon nombre d'économistes associent, comme on le verra, cette hausse des prix des biens de consommation à une augmentation excessive de la quantité de monnaie en circulation dans l'économie, le terme peut également faire référence au « gonflement » de la masse monétaire.

Les prix des biens de consommation subissant une augmentation – volontiers dénommée « vie chère » –, il s'ensuit que le « pouvoir d'achat » des revenus et des patrimoines, c'est-à-dire la quantité de biens qui peut être achetée avec une unité de revenu ou de patrimoine, mais également le pouvoir d'achat de la monnaie, c'est-à-dire ce qui peut être acheté avec une unité de monnaie, diminue au rythme de l'inflation, dont on dit qu'elle ampute le pouvoir d'achat, sauf dans le cas où les revenus ou les patrimoines sont indexés sur une mesure du niveau des prix à la consommation : on parle alors de maintien de la valeur « réelle » du revenu ou du patrimoine, c'est-à-dire de maintien du pouvoir d'achat.

Lorsque le niveau général des prix à la consommation baisse de façon prolongée, on parle de « déflation », qui est donc une inflation négative. Rare depuis la Seconde Guerre mondiale, la déflation est généralement considérée comme une situation dangereuse pour l'économie, parce que l'anticipation d'une baisse future des prix des biens incite les consommateurs à différer leurs achats, ce qui engendre une baisse de la demande adressée aux entreprises, donc une baisse ultérieure des prix, etc.

En revanche, la « désinflation », qui est un ralentissement de l'inflation, est généralement saluée comme une évolution favorable, notamment dans les pays où l'inflation a été forte et durable. Pourtant, même lorsque l'inflation est basse, certains gouvernements peuvent être tentés par des stratégies de « désinflation compétitive » : il s'agit alors, comme l'a fait la France au cours de la seconde moitié des années 1980, ou l'Allemagne au début des années 2000, de chercher à obtenir un taux d'inflation plus faible que ceux des principaux partenaires, notamment ceux avec qui l'on entretient une parité fixe de la monnaie nationale, de manière à accroître ainsi la compétitivité des producteurs nationaux par rapport à leurs concurrents étrangers. Une telle stratégie, non coopérative par nature puisque son éventuel succès dépend de la passivité des partenaires et ne peut être que relatif, est souvent tentante dans les unions monétaires : elle se substitue alors aux « dévaluations compétitives » de la monnaie nationale que l'existence d'une monnaie unique rend impossibles.

En présence d'inflation, les grandeurs économiques mesurées ne sont que des valeurs nominales, qui sont susceptibles d'engendrer une « illusion monétaire » ; pour être pertinentes, ces valeurs doivent être corrigées des variations des prix à la consommation : on parle alors de « grandeurs réelles », les revenus « réels » étant mesurés en termes de pouvoir d'achat, les taux d'intérêt « réels » résultant de la soustraction du taux d'inflation au taux d'intérêt nominal, etc.

La mesure de l'inflation

Mesurer l'inflation est une opération simple en théorie, puisqu'il s'agit d'évaluer l'évolution de grandeurs observables. Mais cette évaluation est compliquée par le fait qu'il faut en donner une mesure synthétique, qui permette à tous les citoyens usagers d'une monnaie de juger de l'évolution du pouvoir d'achat de leurs encaisses, de leurs revenus et de leur patrimoine. C'est d'autant plus difficile qu'il existe une large gamme de biens et services différents, dont les prix n'évoluent pas de manière identique, et que les structures de consommation des individus composant la société diffèrent significativement. Dans une société homogène dont l'économie produirait un petit nombre de biens et services consommés par tous dans des proportions voisines, l'opération serait relativement simple : on aura reconnu là le fameux « panier de la ménagère », consommé par le « Français moyen », ou la non moins célèbre « ménagère de moins de 50 ans », chère aux annonceurs publicitaires sur les chaînes de télévision.

https://www.universalis.fr/encyclopedie/inflation/1-qu-est-ce-que-l-inflation/

Publié dans Les Experts

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Atos, Pasqal (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos, Pasqal (suites)
Atos, Pasqal (suites)

Atos annonce le lancement d’« Atos Business Outcomes-as-a-service » développé en collaboration avec Dell Technologies

Atos annonce le lancement d'« Atos Business Outcomes-as-a-service » développé en collaboration avec Dell Technologies (actuia.com)

Le 25 mai 2022

 

Début mai, Atos a annoncé le lancement d’Atos Business Outcomes-as-a-Service ( Atos BOaaS ), une offre 5G, Edge et IoT développée conjointement avec Dell Technologies. Atos BOaaS s’appuie sur les avantages de l’architecture Cloud-to-Edge (périphérie) et Cloud-to-Far-Edge (périphérie distante) afin d’en extraire des données commercialement exploitables grâce à l’intelligence artificielle. Le déploiement, le pilotage et la gestion de la solution sont automatisés de bout en bout.

ATOS

Atos, entreprise de services du numérique française créée en 1997, est un leader international de la transformation digitale comptant 111 000 collaborateurs et dont le chiffre d’affaires annuel est d’environ 11 milliards d’euros. Numéro un européen du cloud, de la cybersécurité et des supercalculateurs, le Groupe fournit des solutions intégrées pour tous les secteurs, dans 71 pays. Pionnier des services et produits de décarbonation, Atos s’engage à fournir des solutions numériques sécurisées et décarbonées à ses clients.

Le 30 avril 2018, l’assemblée générale des actionnaires d’Atos a adopté la raison d’être d’Atos et inscrit celle-ci dans les statuts de la société : « contribuer à façonner l’espace informationnel ». Grâce à ses compétences et ses services, Atos soutient le développement de la connaissance, de l’éducation et de la recherche dans une approche pluriculturelle et contribue au développement de l’excellence scientifique et technologique. A l’international, Atos permet à ses clients, à ses collaborateurs, et plus généralement au plus grand nombre, de vivre, travailler et progresser durablement et en toute confiance dans l’espace informationnel.

Dell Technologies

Dell Technologies, entreprise américaine créée par Michael Dell en 1984 sous le nom de PC’s Limited, basée à Round Rock, au Texas, est un acteur majeur de la conception et la construction d’ordinateurs mais également un fournisseur de solutions de technologie de l’information (TI). Elle propose des solutions multi-cloud et big data, qui reposent sur une infrastructure de centre de données moderne.

Sa plateforme de stockage de données, Streaming Data Platform (SDP), permet aux entreprises d’accéder à une solution unique pour toutes leurs données (de streaming ou non). Cette solution fournit des fonctionnalités prêtes à l’utilisation et prend en charge l’ingestion de données à haut débit avec une solution de stockage de streaming Open Source, avec mise à l’échelle automatique. L’offre s’appuie sur des technologies Open Source, comme Apache Flink, Spark et Pravega, et des connecteurs d’applications comme Boomi et Kafka, afin de favoriser l’accessibilité à un large éventail de fonctionnalités et de moteurs. Avec un modèle de programmation qui alimente les fonctionnalités de plusieurs moteurs, SDP contribue à réduire le temps de développement des applications et permet d’extraire des informations en temps réel sur l’activité au fur et à mesure de l’ingestion des données, ce qui élimine toutes les inefficacités opérationnelles et de stockage.

ATOS BOaaS

L’Edge computing ajoute de la complexité aux systèmes numériques, et l’IoT génère d’importants volumes de précieuses données inexploitées. En associant l’expertise d’Atos et de Dell, Atos BOaaS permet aux entreprises d’obtenir rapidement des résultats opérationnels tangibles et reproductibles à partir de flux de données et d’analyses IoT. La solution permet également de gérer un écosystème IoT depuis un tableau de bord unique.

Atos BOaaS introduit La Streaming Data Platform de Dell, l’une des applications d’IA en périphérie parmi les plus innovantes, qui crée des pipelines de données fiables, rapides et sécurisés de la périphérie au cloud, favorisant ainsi l’analyse des données. Atos regroupe tous les composants technologiques au sein de services complémentaires, dans un modèle de consommation à la demande et permet ainsi aux clients de se concentrer sur les avantages opérationnels que procure l’analyse des données, en périphérie et dans le cloud.

Atos BOaaS révolutionne les opérations numériques en dispensant les entreprises d’une assistance technique sur site, ce qui réduit leur empreinte carbone, permettant ainsi à chaque client d’économiser des centaines de tonnes de CO2 par an.

L’impact économique et environnemental annuel d’Atos BOaaS peut être calculé comme suit : sur 1 000 commerces de détail, la solution permet d’économiser 66 000 heures sur la maintenance, la conformité et les mises à jour ; et jusqu’à +1 % à 2 % de chiffre d’affaires, ce qui correspond à 4,2 millions de dollars d’économie en support numérique.

La capacité d’innovation d’Atos a été récompensée le 4 mai dernier au Dell Technologies World à Las Vegas avec le prix Dell Technologies Global Alliances 2022 – Global Excellence in Innovation Award, qui marque l’engagement d’Atos pour accompagner les succès de ses clients à l’ère des données.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html

 

 

Siemens finance un projet de recherche avec le développeur français d'ordinateurs quantiques Pasqal sur des outils de conception assistée par ordinateur.

Siemens fait équipe avec Pasqal pour l'EDA quantique - Electronique-ECI (ecinews.fr)

Le 14 avril 2022

 

La collaboration de recherche pluriannuelle avec Siemens Digital Industries Software, qui comprend le développement de systèmes et d’outils EDA, pour faire progresser le domaine de la simulation multiphysique de l’informatique quantique. Les méthodes quantiques exclusives de Pasqal pour résoudre des équations différentielles non linéaires complexes devraient améliorer les performances des solutions logicielles de Siemens qui sont utilisées pour la conception et les tests de produits assistés par ordinateur, entre autres dans les secteurs de l’automobile, de l’électronique, de l’énergie et de l’aérospatiale.

La première phase de la collaboration durera 3,5 ans et impliquera des chercheurs des deux entreprises et de l’Université d’Exeter, partenaire académique de Pasqal. Le projet est entièrement financé par Siemens et comprend un universitaire parrainé travaillant dans le groupe de recherche du professeur de physique théorique Oleksandr Kyriienko.

Le projet s’appuie sur les recherches existantes de Pasqal, y compris ses méthodes de résolution d’équations différentielles non linéaires. Pendant des années, il n’était pas certain que les ordinateurs quantiques soient capables de surpasser les ordinateurs classiques dans ce domaine, mais les progrès récents font de ces méthodes des candidats prometteurs pour un avantage quantique à court terme. Les chercheurs ont développé une nouvelle implémentation numérique-analogique adaptée aux processeurs quantiques à atomes neutres de Pasqal, qui rend ces implémentations 30 fois plus efficaces que sur les processeurs quantiques supraconducteurs.

« Notre collaboration avec Siemens explorera comment l’informatique quantique peut bénéficier aux clients de Siemens qui recherchent un prototypage de « jumeau numérique » plus précis, ce qui peut réduire le besoin de prototypage physique coûteux et chronophage dans des secteurs tels que l’automobile, l’électronique, l’énergie et aérospatial », a déclaré Georges-Olivier Reymond, PDG et fondateur de Pasqal. « Nous sommes fiers de collaborer avec Siemens, un géant de la technologie et un innovateur, pour appliquer et étendre nos solutions quantiques afin de résoudre des problèmes du monde réel ayant un impact commercial significatif ».

La collaboration s’appuie sur l’élan pris par l’entreprise depuis sa fusion avec Qu&Co plus tôt cette année, qui a formé une société d’informatique quantique complète avec un fort accent sur les applications industrielles travaillant avec LG, Airbus, BMW Group, EDF, Thales et MBDA.

« Nous sommes impatients de voir comment l’informatique quantique peut apporter des avantages significatifs à court terme à nos clients », a déclaré Jean Claude Ercolanelli, vice-président principal, Solutions de simulation et de test chez Siemens Digital Industries Software. « Les algorithmes de Pasqal pour la résolution d’équations différentielles et ses processeurs quantiques à atomes neutres sont parfaitement adaptés pour résoudre les problèmes de calcul les plus pertinents et les plus difficiles pour nos clients, et nous sommes impatients de travailler avec Pasqal pour faire progresser ce domaine.

La technologie de l’informatique quantique de Pasqal contrôle des atomes neutres (atomes possédant un nombre égal d’électrons et de protons) avec des « pinces » optiques, utilisant la lumière laser pour construire des processeurs à pile complète avec une évolutivité élevée, une connectivité sans précédent et des temps de cohérence longs. Ses unités de traitement quantique indépendantes du logiciel peuvent fonctionner à température ambiante avec moins d’énergie, ce qui permet à l’entreprise de résoudre des problèmes complexes plus efficacement que les ordinateurs classiques.

www.pasqal.com

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

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Inodesign, le « click & Collect » de l’électronique française

Publié le par Jacques SAMELA.

Inodesign, le « click & Collect » de l’électronique française
Inodesign, le « click & Collect » de l’électronique française

Elle vient à peine de gagner le prix « Impact » du concours 10 000 startups pour changer le monde (https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/prix-10-000-startups-2022-inodesign-la-pepite-qui-relocalise-l-industrie-electronique-en-france-910800.html), remis le 22 mars dernier par Frédéric Mazzella, le créateur de BlaBlaCar (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/01/blablacar-en-voiture-tout-le-monde.html), qu’elle compte engager pour l’année en cours cinq millions d’euros, afin de doubler ses capacités de production, ainsi que son effectif, aujourd’hui autour d’une cinquantaine de salariés, car, l’air de rien, elle croule sous les commandes, ce qui pour un fabricant de cartes électroniques sur mesure, qui plus est français, est plus qu’étonnant, mais néanmoins valorisant.

Mais comment fait-elle, quel est son secret ?

Il faut juste chercher la réponse auprès de son fondateur, Mickaël Coronado, un passionné d’électronique, diplômé de Polytech Lille, qui commença sa carrière professionnelle comme ingénieur spécialisé FPGA* (Field Programmation Gate Arrays), une rareté en France, puisque seul une centaine d’experts répondaient à l’époque à ce profil.

Ensuite, prenant l’occasion du rachat de son entreprise pour voler de ses propres ailes, il y développera avec la création de son entreprise en 2012 ce qui semble être une obsession chez lui, fabriquer à nouveau des cartes électroniques et des câbles de différentes puissances en France, avec comme idée de chambouler le processus d’élaboration, son côté rock certainement, en choisissant très rapidement de se passer de sous-traitants, au profit au contraire d’une fabrication interne, lui permettant d’assurer, sur un même site, une production en moins de 4 heures, de la conception en passant par l’assemblage, et pour finir à l’emballage.

Il appelle cela « comprimer le temps », totalement à rebours de ce qu’il vécut auparavant, où le temps était selon lui particulièrement long entre la conception d’une carte et sa réception par le client final.

Vu et lu dans Les Echos du 15/11/21

Vu et lu dans Les Echos du 15/11/21

« Le client vient avec une idée, il repart avec un objet », tel est son crédo désormais, et cela marche plutôt bien, car au-delà du prix obtenu, mérité, avec un ratio de 10 000 et 20 000 harnais de câbles produits chaque semaine, et entre 10 et 15 000 cartes électroniques par mois, le chiffre d’affaires à fin juin 2021 était de 5,5 millions d’Euros, conséquence également d’une activité frétillante durant la crise du Covid, où en 2020, sa croissance elle, était supérieure à 30 %, à la différence de l’ensemble de ses confrères, qui eux patîrent de la baisse d’activité des secteurs aéronautiques, automobiles, et de l’industrie en général.

Ce qui fait qu’il peut dire avec le sourire, qu’il compte à son actif près de 120 clients, avec notamment un qui ressort plus particulièrement, son voisin qui plus est, dans la ville de Croix, près de Roubaix (Hauts de France), OVHcloud (http://competitiviteinfrance.overblog.com/l-entreprise-du-mois-ovh-une-r%C3%A9ussite-fran%C3%A7aise), qui lui permit de mettre le pied à l’étrier dans des conditions optimum, puisqu’au moment du démarrage de son activité, l’hébergeur de taille européenne, ayant besoin rapidement de câbles et de cartes de toutes sortes, put commander et recevoir en un temps record ce dont il avait besoin pour ses serveurs.

Challenge encore réitéré au sortir de l’incendie qui détruisit en mars 2021, l’un des datacenters du groupe, situé à Strasbourg, avec en un mois la fabrication de câblages électriques, afin d’alimenter les 15 000 serveurs construits pour remplacer ceux endommagés ou complètement détruits pendant ce dommage, ressenti à l’époque comme une catastrophe pour de nombreux clients.

Et aujourd’hui encore, leur partenariat étant toujours aussi fort, avec un chiffre d’affaires au deux-tiers de ses activités pour Inodesign (www.inodesign-group.com), le souhait est malgré tout de passer à environ 50 % en 2023, synonyme d’une relative indépendance vis à vis de ce client historique, sachant qu’avec son succès grandissant dans un secteur, l’électronique, dont le marché mondial est en croissance annuelle de 8 %, mais aussi avec la crise du Covid et la guerre en Ukraine en cours, poussant le souhait des autorités françaises et européennes de privilégier les sources du cru, déjà son idée également, afin d’éviter des ruptures critiques dans des secteurs redevenus stratégiques, ou en croissance exponentielle comme la robotique l’électroménager, la green tech, l’IA, les datacenters, et même la cybercriminalité, sujet d’un partenariat actuel avec l’Université Gustave-Eiffel (www.univ-gustave-eiffel.fr) sur la sécurisation des données, pourrait lui assurer un matelas suffisamment épais pour voir encore plus loin.

Et de ce fait, afin de répondre au mieux, et donc rapidement à ces demandes de plus en plus croissantes, il compte dans les prochains mois embaucher une trentaine de personnes, ingénieurs, techniciens de production, qualiticiens, rejoindre de nouveaux locaux, plus grands, à même de recevoir des machines importées d’Asie, mais « up-grader** » à la française, lui permettant de réaliser la 1ère partie de son rêve qui consiste à rapatrier ¼ de la production de la filière électronique en France, sans pour autant oublier la seconde partie, qui est de créer autour de lui, dans sa région, un village technologique hardware & software.

Et comme le dit l’adage, du rêve à la réalité il n’y a qu’un pas, on peut escompter qu’il va mettre tout son allant pour y arriver, aidé notamment par une partie de sa famille (frère à la direction, et mère en home office pour l’assemblage), ainsi que par son ancien patron, embauché au début de l’aventure, mais aussi par le fait que ses projets d’avenir sont labellisés France Relance (https://www.gouvernement.fr/les-priorites/france-relance), soutenus par l’Ademe (www.ademe.fr), et qu’ils devraient bénéficier également du plan France 2030 (https://www.gouvernement.fr/actualite/france-2030-un-plan-d-investissement-pour-la-france-de-demain).

Sans oublier également OVHcloud, qui devrait rester et certainement pour longtemps, un partenaire privilégié.

Donc, avec tous ces moyens à sa disposition, le succès semble ne pas être loin, et devrait être au rendez-vous, ce qui finalement pourrait servir d’exemple pour d’autres, qui comme lui, souhaitent aujourd’hui rapatrier des moyens de production en France, partis il y  a de cela quelques années dans des pays à moindre coûts. Gardons un œil sur lui.

*https://www.futura-sciences.com/tech/definitions/technologie-fpga-8700/

**Le terme upgrader est issu d'un anglicisme. Le terme anglais "upgrade" a le sens de "mettre à jour", et le terme français a la même signification. Upgrader signifie mettre à jour, passer à la version la plus récente d'un logiciel. (L’internaute)

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.latribune.fr/regions/hauts-de-france/inodesign-la-pepite-de-l-electronique-et-des-cables-made-in-hauts-de-france-895133.html

. https://www.gazettenpdc.fr/article/croix-inodesign-une-pepite-de-l-electronique-de-pointe

. https://www.usinenouvelle.com/article/le-sous-traitant-electronique-inodesign-investit-5-millions-d-euros-pour-doubler-de-taille-d-ici-a-2023.N1151852

. https://starpartners.eu/article/170-crise-sanitaire-et-penurie-de-materiaux-la-reponse-du-lillois-inodesign-a-la-concurrence-chinoise

. http://www.industrie-mag.com/article32159.html

. https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/prix-10-000-startups-2022-inodesign-la-pepite-qui-relocalise-l-industrie-electronique-en-france-910800.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1649146915

 

A noter :

. La Journée Technique de l'Electronique (JTE) 2022 (La JTE 2022 - Acsiel)

Publié dans L'entreprise du mois

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L'industrie de défense (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

L'industrie de défense (suite)
L'industrie de défense (suite)

Le verbatim de… François Mattens et Joshua Henry sur l’industrie de défense

EcoRéseau Business - Le verbatim de... François Mattens et Joshua Henry sur l'industrie de défense (ecoreseau.fr)

Le 17 mai 2022

 

Dans combien de domaines la France garde-t-elle encore un glorieux apanage ? L’industrie de défense en est un, quoi que l’on veuille en dire. Mais des ponts restent à construire avec le monde de l’entreprise.

Industrie de défense. Opaque, belliciste, corrompue… Ce n’est pas un monde d’oies blanches. Et pourtant, il faut bien se sacrifier à ce domaine d’excellence de notre industrie, si nécessaire à la sécurité nationale et à l’influence de la France dans le monde.

La diversification des profils est-elle possible en matière d’industrie de défense ? Pourrait-on aller chercher, davantage encore, de nouvelles personnalités, aussi bien dans les universités que dans les grandes écoles liées à l’entreprise et l’économie ? C’est le vœu formulé dans La Tribune par Messieurs François Mattens, co-fondateur et vice-président de Défense Angels, et Joshua Henry, président de l’association HEC Défense.

L’industrie de défense en France souffre d’un mal assez paradoxal : bien que reconnue comme une industrie à l’expertise et à la résilience exceptionnelles, notamment face à la crise sanitaire, elle souffre encore d’un déficit de notoriété voire d’une image négative. Malgré son intérêt stratégique indéniable et son apport économique très fort (emploi, balance commerciale, etc.), elle est menacée par des actions d’influence qui ont pour conséquence des difficultés de financement, menaçant sa pérennité.

En effet, elle rencontre deux problèmes, intrinsèquement liés : une frilosité des financements et un manque de compréhension des enjeux du secteur, objet de nombreux a priori. Pour surmonter ces difficultés, l’industrie de défense doit gagner en visibilité, et elle aurait tout intérêt pour cela à diversifier ses recrutements. Le secteur de la défense se caractérise par un niveau de technologie qui permet à la France, nation au riche héritage scientifique et industriel, de se distinguer avec de nombreux savoir-faire technologiques, qu’ils soient dans l’aéronautique (Rafale), le naval (SNLE) ou le terrestre (programme Scorpion). Pour continuer à produire ce matériel d’exception, il est évidemment nécessaire de garantir l’excellence de la formation scientifique des étudiants recrutés, pour la plupart polytechniciens ou issus de l’École Nationale Supérieure des Techniques de l’Armement (ENSTA).

Certes, l’industrie de défense a besoin de ses ingénieurs, qui sont la clé de voûte de notre excellence technologique. Certes, l’industrie de défense se doit de bénéficier de l’expertise d’anciens militaires pour être au plus proche des besoins des armées. Nécessaire mais suffisant ? Notre BITD gagnerait à diversifier ses profils pour bénéficier d’une intelligence collective : celle-ci nous pousserait à mieux anticiper les changements, améliorer son image, et surtout d’asseoir son statut de garante de l’autonomie stratégique de notre pays.

Retrouvez l’intégralité de cette intervention sur le site de La Tribune

Et si l’industrie de défense n’était pas qu’une question d’ingénieur ? (latribune.fr)

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/l-industrie-de-defense-innovations-exportations-emplois.html

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Le rendez-vous de l'Europe : Liens UE & USA, CCT, European Chips Act

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Liens UE & USA, CCT, European Chips Act
Le rendez-vous de l'Europe : Liens UE & USA, CCT, European Chips Act
Vu et lu dans Les Echos du 17/05/22

Vu et lu dans Les Echos du 17/05/22

L'Union européenne (UE) et les États-Unis lancent le Conseil du commerce et des technologies pour diriger une transformation numérique mondiale fondée sur des valeurs

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/IP_21_2990

 

Ursula von der Leyen , présidente de la Commission européenne, et Joe Biden, président des États-Unis, ont lancé le Conseil du commerce et des technologies (CCT) UE-États-Unis lors du sommet UE-États-Unis qui s'est tenu à Bruxelles le 15 juin 2021.

Le CCT servira de forum aux États-Unis et à l'Union européenne pour développer leurs approches concernant les principales questions mondiales en matière de commerce, d'économie et de technologie et pour approfondir les relations commerciales et économiques transatlantiques fondées sur des valeurs démocratiques communes .

Ce nouveau conseil se rendra périodiquement au niveau politique pour piloter la coopération. Il sera coprésidé par Margrethe Vestager , vice-présidente exécutive de la Commission européenne et commissaire à la concurrence ; Valdis Dombrovskis , vice-président exécutif de la Commission européenne et commissaire au commerce ; Antony Blinken, secrétaire d'État américain ; Gina Raimondo, secrétaire américaine au commerce ; et Katherine Tai, représentante américaine au commerce. D'autres membres du Collège et représentants de ministères américains seront appelés en fonction des besoins, ce qui permettra des discussions ciblées sur des questions spécifiques dans le cadre d'une approche gouvernementale globale.

Margrethe Vestager , vice-présidente exécutive de la Commission européenne et commissaire à la concurrence, a déclaré : « Nous partageons des valeurs démocratiques communes et nous voulons les traduire en actions concrètes de part et d'autre de l'Atlantique. Œuvrer en faveur d'une numérisation centrée sur l'humain et de marchés ouverts et concurrents. Je m'en réjouis d'avance. Il s'agit d'une étape importante pour notre partenariat renouvelé.»

Valdis Dombrovskis , vice-président exécutif de la Commission européenne et commissaire au commerce, a déclaré :« Le Conseil du commerce et des technologies UE-États-Unis ouvre de nouvelles voies pour la coopération transatlantique. Nous travaillerons ensemble pour faire en sorte que le commerce et les technologies soient au service de nos sociétés et de nos économies, tout en respectant nos valeurs communes. Le CCT participe d'un engagement commun à renforcer notre primauté technologique et industrielle et à développer les échanges et les investissements réalisés. Il nous donne également des outils pour faire face à des menaces comme la concurrence déloyale et l'utilisation abusive des nouvelles technologies. Il s'agit là d'une priorité absolue pour l'Union, et nous nous félicitons vivement du fait qu'elle occupe désormais également une place de premier rang dans le programme commercial transatlantique.»

Principaux objectifs du CCT

  • Développer et renforcer le commerce et les investissements fournis
  • Éviter de nouveaux obstacles techniques au commerce
  • Coopérer sur les politiques clés en matière de technologie, de questions numériques et de chaînes d'approvisionnement
  • Soutenir la recherche collaborative
  • Coopérer à l'élaboration de normes compatibles et internationales
  • Faciliter la coopération en matière de politique réglementaire et de mise en œuvre de la législation
  • Promouvoir l'innovation et le leadership des entreprises européennes et américaines

Groupes de travail

Dans un premier temps, le CCT comprendra les groupes de travail suivants, qui traduiront les décisions politiques en éléments concrets à mettre en place, définiront les travaux techniques et feront rapport au niveau politique :

  • Coopération en matière de normes technologiques (y compris l'intelligence artificielle et l'internet des objets, entre autres technologies émergentes)
  • Climat et technologies vertes
  • Chaînes d'approvisionnement sûres, y compris les semi-conducteurs
  • Sécurité et compétitivité des TIC
  • Gouvernance des données et plateformes technologiques
  • Utilisation abusive des technologies menaçant la sécurité et les droits de l'homme
  • Contrôles à l'exportation
  • Filtrage des investissements
  • Promotion de l'accès des PME aux technologies numériques et utilisation de celles-ci
  • Défis commerciaux mondiaux

Parallèlement, l'UE et les États-Unis ont mis en place un dialogue conjoint sur la politique de concurrence dans le domaine des technologies qui se concentre sur l'élaboration d'approches communes et sur le renforcement de la coopération en matière de politique de concurrence et de respect des règles dans les secteurs technologiques.

https://france.representation.ec.europa.eu/informations/conseil-du-commerce-et-des-technologies-ue-etats-unis-renforcer-notre-partenariat-renouvele-en-2022-05-16_fr#:~:text=Contexte,Bruxelles%20le%2015%20juin%202021.

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/commerce-face-a-la-russie-l-union-europeenne-et-les-etats-unis-consolident-leur-cooperation/

 

URSULA VON DER LEYEN DÉCLINE LES 3 VOLETS DE L’EUROPEAN CHIPS ACT

Ursula von der Leyen décline les 3 volets de l’European Chips Act - VIPress.net

 

Publié par Frédéric Fassot | 18 Mai

 

A l’occasion des Future Summits 2022 « Fast-Forward into the Tech Future » organisés à l’Imec, l’institut de recherche en nanoélectronique de Louvain, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, est revenue mardi dans son discours sur les points saillants de l’European Chips Act, en en précisant certaines mesures clés : s’appuyer sur nos forces, combler nos lacunes, élargir notre réseau mondial de partenaires pour renforcer les chaînes d’approvisionnement européennes.

Extraits :

« Après le Covid est survenue l’invasion brutale par la Russie de notre voisin et ami, l’Ukraine. Et l’Ukraine produit environ la moitié de l’approvisionnement mondial en néon, ce qui est essentiel pour fabriquer des puces. C’est dans ce contexte que nous avons présenté le tout premier Chips Act européen. L’objectif principal de l’European Chips Act est simple : d’ici 2030, 20% de la production mondiale de puces devra se faire en Europe. C’est deux fois plus qu’aujourd’hui, dans un marché qui devrait doubler au cours de la prochaine décennie. Il s’agit donc de quadrupler la production européenne actuelle. L’European Chips Act accompagnera cette ambition par des investissements considérables. Il permettra plus de 12 milliards d’euros d’investissements publics et privés supplémentaires d’ici 2030, en plus des plus de 30 milliards d’euros d’investissements publics déjà prévus ».

S’appuyer sur nos forces, combler nos lacunes, élargir notre réseau de partenaires

« L’avenir de notre économie dépend des puces, et je souhaite que l’Europe retrouve un rôle de leader mondial dans l’industrie des semiconducteurs. Aujourd’hui, je voudrais vous dévoiler certaines des mesures clés de la loi européenne sur les puces. Premièrement, nous nous appuierons sur la force de l’Europe dans les domaines où nous sommes déjà des leaders mondiaux. Deuxièmement, nous allons combler certaines lacunes cruciales que nous avons encore, pour devenir un acteur solide tout au long de la chaîne de valeur des puces. Et troisièmement, nous élargirons notre réseau mondial de partenaires pour renforcer les chaînes d’approvisionnement européennes ».

Se concentrer sur les technologies de rupture et de moins de 3 nm

« Il n’y a pas de meilleur endroit que l’Imec pour parler des atouts existants de l’Europe. Depuis des années, l’Imec est le premier centre de recherche mondial pour la miniaturisation des puces. Les chercheurs de l’Imec travaillent sur des processus de fabrication de puces qui ont deux ou trois générations d’avance sur la fabrication de pointe actuelle. Et aujourd’hui, vous vous concentrez sur une nouvelle génération de puces, plus économes en énergie et respectueuses du climat. Mais ce n’est pas seulement l’Imec. L’Europe est le centre mondial de la recherche sur les semiconducteurs. L’European Chips Act investira dans le leadership de l’Europe en matière de recherche et d’innovation, en se concentrant par exemple sur les transistors de moins de 3 nanomètres et sur les technologies de rupture pour l’intelligence artificielle. Nous investirons dans l’esprit pionnier de l’Europe et dans nos talents ».

Autoriser le financement public d’installations de production

« Deuxièmement, nous nous efforcerons de combler nos lacunes actuelles, par exemple, en matière de conception de puces et d’apport d’innovation du laboratoire à la fabrication, ou avec la production de puces avancées et les applications côté demande. Pendant la pandémie, des chaînes de production entières ici en Europe se sont arrêtées parce que certaines usines en Asie étaient bloquées. Pour les puces de pointe, nous dépendons entièrement d’un très petit nombre de producteurs dans une poignée de pays. Cette situation n’est ni durable ni résiliente. Avec le Chips Act, nous adaptons notre approche en matière d’aides d’État à ces circonstances : nous autoriserons le financement public d’installations de production « premières du genre » qui n’existent pas encore en Europe, et rendrons l’Europe plus attrayante pour les investissements privés. Nous voulons que les géants étrangers des puces sachent que l’Europe est le bon endroit pour investir. Et nous commençons déjà à voir les résultats de ce signal politique clair, avant même que l’European Chips Act ne soit adopté par nos législateurs ».

Des partenariats mondiaux pour s’attaquer aux goulots d’étranglement qui ralentissent notre croissance

« L’Europe restera ouverte sur le monde. Et avec l’European Chips Act, nous investirons dans de nouveaux partenariats mondiaux pour renforcer nos chaînes d’approvisionnement. Oui, nous devons nous attaquer aux goulots d’étranglement qui ralentissent notre croissance. Mais la solution est la diversification, pas un impossible isolement. Nous avons besoin de plus d’interconnexions, pas de moins. Nous travaillerons donc sur des partenariats de semiconducteurs avec des partenaires partageant les mêmes idées, des États-Unis à l’Inde et au Japon.

Pas plus tard que lundi, notre Conseil du commerce et de la technologie avec les États-Unis s’est mis d’accord sur la manière de renforcer notre partenariat sur les semiconducteurs : des mesures visant à accroître la transparence et le partage d’informations, un mécanisme d’alerte précoce en cas de pénurie, des principes clés pour éviter la course aux subventions et le partage d’informations sur les subventions nécessaires et proportionnées. Ensemble, nous pouvons créer des interdépendances plus équilibrées et construire des chaînes d’approvisionnement dans lesquelles nous pouvons vraiment faire confiance. Le Chips Act européen partage le même esprit et la même vision que les Future Summits. Il s’agit de placer l’Europe au cœur d’un écosystème mondial de puces. Il s’agit d’investir dans nos propres forces tout en naviguant dans le monde. Il s’agit d’une innovation de rupture au service de toute la société ».

 

Publié dans En bref

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Christian Lacroix, en perpétuel mouvement

Publié le par Jacques SAMELA.

Christian Lacroix, en perpétuel mouvement
Christian Lacroix, en perpétuel mouvement

Il y a de cela 71 ans, presque jour pour jour, naissait dans la ville d’Arles, mon nouveau portrait français, qui comme vous devez le savoir, fût un des plus grands couturier de sa génération.

Et pourtant, jeune, son souhait était loin de se porter vers le milieu de la mode. En effet, passionné d’art, il entreprendra des études d’histoire de l’art à Montpellier, avant celles qui le menèrent à Paris, à l’Ecole du Louvre, afin de devenir conservateur de musée.

Mais, une rencontre viendra chambouler cette idée, c’est celle qui contribuera à lui faire rencontrer Jean-Jacques Picart, alors attaché de presse dans les milieux de la mode et du luxe, et qui lui ouvrira les portes de prestigieux noms que furent Hermès, Guy Paulin ou encore Jean Patou, l’amenant finalement à embrasser ce monde où la représentation de l’art, plus dans l’apparence, est quelque peu différente de celle qui se trouve dans les musées.

Et c’est avec son pygmalion et par la suite associé qu’en 1987 il créera sa maison de couture, avec le soutien de Bernard Arnault, par le biais de sa société La Financière Agache, qui à la différence d’autres, néanmoins prestigieux, n’attendra que très peu de temps pour attirer l’œil et l’intérêt, de ceux que nous n’appelions pas encore les influenceurs, mais néanmoins à même d’asseoir rapidement une réputation, dans un sens comme dans l’autre.

Vu et lu dans Grazia 2016
Vu et lu dans Grazia 2016

Vu et lu dans Grazia 2016

Pour Christian Lacroix, ce fût dès son premier défilé que sa notoriété pris son envol, en présentant à rebours de la tendance du moment, plutôt axée vers le minimalisme japonais, une collection Haute-Couture, aux dires des experts, ensoleillée, opulente, virtuose, baroque, ce qui finalement correspondait à ce qu’il connaissait et appréciait le plus, le sud, la Provence, sa ville.

Et cela durera des années, présentant à chaque saison, des créations toujours plus colorées, exubérantes, inspirées du folklore de la tauromachie, des traditions gitanes, ainsi que des costumes d’arlésiennes, asseyant au fil des défilés sa place de digne successeur de grands créateurs que furent Christian Dior, Pierre Cardin, Balenciaga, pour ne citer que ceux-ci, la liste est longue, recevant même aux Etats-Unis l’Award du créateur étranger le plus influent..

Et pour faire un parallèle avec un de ses contemporains, en l’occurrence Jean-Paul Gaultier (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/10/jean-paul-gaultier-l-enfant-terrible-de-la-mode.html), il était certainement moins transgressif, moins rock, mais pas moins inventif.

Quant à son succès, il l’accompagnera pendant de nombreuses années encore, lui assurant notamment la une des plus prestigieux magazines de mode au monde, même indirectement, où en 1988, Anna Wintour, la papesse de la mode, porta avec un simple jean, une de ses vestes, sur la couverture du Vogue US, l’occasion de dessiner la robe de mariée de l’actrice Catherine Zeta-Jones,  sans pour autant négliger d’autres horizons, sa marque de fabrique finalement, en créant sa première collection homme, des uniformes pour le personnel de vol du groupe Air France, ou encore du linge de maison et des objets de la table.

Vus et lus dans Gala n° 1381 du 28/11/19, Cosmopolitan 2016, et VSD n° 2045
Vus et lus dans Gala n° 1381 du 28/11/19, Cosmopolitan 2016, et VSD n° 2045

Vus et lus dans Gala n° 1381 du 28/11/19, Cosmopolitan 2016, et VSD n° 2045

Et je ne serai pas complet en oubliant son intervention dans l’habillage des voitures du TGV Méditerranée, la création d’illustrations du Petit Larousse, le décor de plusieurs hôtels, de cinémas, ou la création du dessin du timbre de la St Valentin émis par La Poste en 2001.

Vu et lu dans Le Journal de la Maison
Vu et lu dans Le Journal de la Maison

Vu et lu dans Le Journal de la Maison

Vu et lu dans Le Journal de la Maison
Vu et lu dans Le Journal de la Maison

Vu et lu dans Le Journal de la Maison

Ce qui au final lui permettra de rebondir rapidement, car malgré son talent plus que reconnu, le succès phénoménal de ses collections, sa maison de couture se retrouvera en proie à de profondes difficultés financières, déjà à l’œuvre en 2005, où suite à des désaccords avec Bernard Arnault sur la stratégie à mettre en oeuvre pour remédier à des résultats jugés insuffisants, la maison sera vendue à Falic Fashion Group, avec en 2008, une aggravation de la situation, dû à la crise financière dite des Subprimes, et qui l’amènera à la déclarer en cessation de paiement, la suppression d’une centaine de poste, et l’arrêt de l’activité haute couture.

Par la suite, Christian Lacroix quittera de lui-même sa maison, laissant aux nouveaux propriétaires le soin de continuer l’aventure, axant notamment les collections de prêt à porter masculin, les lignes d’accessoires homme femme, les tissus d’ameublement, de papiers peints, de papeteries et d’accessoires pour la maison, mais sans pour autant disparaître complètement derrière ses interventions, car depuis 2010, c’est sur le nom de sa société en propre, CXL by Christian Lacroix (www.cxlbylacroix.com), qu’il continue de marquer de son empreinte tous les domaines qui l’interpellent, et qui l’apprécie particulièrement.

Carrefour

Carrefour

Et s’il est un endroit où il se trouve vraiment à son aise, c’est bien celui du théâtre, de l’opéra, une vraie passion même, et de longue date, à la différence de la mode, où il ne considère encore aujourd’hui que comme un costumier, plutôt qu’un couturier, et où depuis de nombreuses années, en parallèle finalement de son activité phare, il apporta sa pâte si reconnaissable à des œuvres de renoms, signées Musset, Feydeau, Debussy, et, cerise sur le gâteau, la possibilité carrément, de passer à la mise en scène de « La Vie parisienne » de Jacques Offenbach, après que les directeurs du Palazzeto Bru Zane à Venise, et du théâtre des Champs-Elysées  à Paris, lui firent comprendre qu’ils souhaitaient qu’il prenne en charge la réalisation de cette œuvre phare de cet auteur, ne voyant que lui aujourd’hui, capable de restituer l’ambiance et le décorum de l’époque.

Vu et lu dans Télérama n° 3592 du 14/11/18
Vu et lu dans Télérama n° 3592 du 14/11/18

Vu et lu dans Télérama n° 3592 du 14/11/18

Finalement une belle reconnaissance pour cet amateur éclairé, qui en 1996, reçut le Molière du meilleur créateur de costumes pour Phèdre à la Comédie-Française, mais qui surtout, enfant, découvrit justement grâce à ses grands-parents, amateurs d’opéras, ce monde très moitié du XIXème siècle, où justement les airs d’Offenbach étaient plus que la norme en famille.

Vu et lu dans Télérama n° 3753 du 15/12/21
Vu et lu dans Télérama n° 3753 du 15/12/21

Vu et lu dans Télérama n° 3753 du 15/12/21

Alors, je ne sais si un jour il récupérera sa maison de couture, mais le veux-il vraiment, en tout cas il est clair que nous aurons l’occasion d’apprécier ses œuvres, et notamment dès le mois prochain, assumant la création des costumes et des décors du ballet intitulé « Le Songe d’une nuit d’été, chorégraphié par George Balanchine (https://www.operadeparis.fr/saison-21-22/ballet/le-songe-dune-nuit-dete) à l’Opéra Bastille.

Et donc, même si je suis en retard, excellent anniversaire Monsieur Lacroix. C’était effectivement le 16 mai dernier.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.christian-lacroix.com/histoire

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Lacroix

. https://fashionunited.fr/actualite/mode/desigual-x-christian-lacroix-dix-ans-de-collaboration/2021031026447

 

A lire :

. https://www.francetvinfo.fr/culture/mode/fashion-week/le-retour-tres-discret-de-christian-lacroix-sur-les-podiums-de-la-paris-fashion-week_3632967.html

. https://www.lesechos.fr/weekend/spectacles-musique/la-vie-parisienne-christian-lacroix-en-habits-de-metteur-en-scene-1367166

Vu et lu dans Le Figaro du 15/05/14
Vu et lu dans Le Figaro du 15/05/14

Vu et lu dans Le Figaro du 15/05/14

Publié dans Portrait français.

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Avril 2022

Publié le par Jacques SAMELA.

Avril 2022
Avril 2022

RECRUTEMENT. De 100 postes en France pour l’américain Qorvo, l’un des principaux fournisseurs de solutions RF pour la connectivité, et afin de répondre à la demande mondiale de l’ultra-large bande.

VIPress.net du 01 avril 2022

 

FRANCHISSEMENT. Pour la 1ère fois de son histoire de la barre des 4 milliards d’Euros de chiffre d’affaires pour le missilier MBBDA, réalisant là une excellente année commerciale, et avec un carnet de commande dépassant les 17 milliards d’Euros.

IMPLANTATION. Du siège européen du canadien Optima Aero au Pays basque, avec l’intention d’embaucher une vingtaine de personnes d’ici 2025, afin de répondre aux problématiques du recyclage des hélicoptères, son secteur d’activités.

La Tribune du 04 avril 2022

 

INSTALLATION. Du groupe américain United Airlines à l’aéroport de Nice, la plus grande au monde, afin d’ouvrir une liaison sans escale entre Nice et New-York, et concurrencer en cela Delta Airlines, présente elle depuis 1991.

Les Echos du 04 avril 2022

 

HISTORIQUE. Le contrat signé entre Arianespace et l’américain Amazon afin d’assurer 18 lancements sur trois ans à bord du tout nouveau lanceur Ariane 6, pour garnir sa constellation Kuiper, constitué de 3 236 satellites en orbite basse.

L’Usine Nouvelle du 05 avril 2022

 

RETOUR. En fanfare pour l’emploi des cadres, avec près de 270 000 CDI ou CDD de plus d’un an enregistrés l’année dernière, retrouvant presque son niveau d’avant la crise du Covid.

Les Echos du 05 avril 2022

 

PREMIER. Le CEA, comme organisme de recherche français à dépose le plus de brevets, avec en 2021, 528 demandes déposés auprès de l’Office européen des brevets (OEB). Occupant la 35ème place dans le top 50 des déposants, il est l’unique acteur européen présent dans le top 5 des acteurs des semi-conducteurs.

Le CEA du 05 avril 2022

 

CHOIX. Du groupe Alstom pour la Suède dans le domaine de la grande vitesse, avec l’achat de 25 TGV par l’opérateur SJ. Le montant du contrat est estimé à près de 650 millions d’Euros, soit le plus gros investissement en matériel roulant depuis plus de 30 ans. Une option est envisagée pour 15 autres TGV.

La Tribune du 06 avril 2022

 

RECRUTEMENTS. En hausse en 2022 selon Pôle emploi, avec plus de 3 millions de projets recensés, atteignant certainement 12 % de plus que l’an dernier.

La tribune du 06 avril 2022

 

PORTEUR. L’intérim en France malgré la guerre en Ukraine.

LIVRAISON. D’un paquebot géant de 326 mètres de long et 60 mètres de haut par Les Chantiers de l’Atlantique, le « Celebrity Beyond », à l’armateur américain Royal Caribbean Group, facturé plus d’un milliard d’Euros.

INVESTISSEMENT. Massif de 150 millions d’Euros à Amiens de la part du groupe américain Goodyear, afin d’agrandir le site, de le moderniser, et de maintenir les 800 emplois du site

Les Echos du 07 avril 2022

 

PROGRESSION. Du marché français de la robotique industrielle en 2021, avec des ventes ayant augmentées de 13 %. La France est le 8ème pays au monde pour le nombre de robots vendus. Elle était 10ème en 2017.

Le Symop.com du 07 avril 2022

 

RECORDS. Pour les relocalisations et les créations d’emplois industriels en France pour l’année 2021, avec 87 entreprises ayant ramené des activités dans l’Hexagone, et 176 projets d’ouvertures recensées, supplantant largement les fermetures de sites, soit 56.

Les Echos du 08 avril 2022

 

INVESTISSEMENTS. Au plus haut en Auvergne Rhône-Alpes en 2021, avec 191 projets étrangers, soit au plus haut depuis 4 ans.

La Tribune du 08 avril 2022

 

PLACEMENT. De sa plus grosse commande de l’année pour Airbus, en signant un contrat avec la société BOC Aviation pour la livraison de 80 A320 et A321 Neo.

La Tribune du 11 avril 2022

 

ACQUISITION. De la société américaine Specific Diagnostics par le groupe bioMérieux, renforçant son engagement dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques.

Bref Eco du 12 avril 2022

 

ATTRIBUTION. D’un nouveau marché pour le groupe Colas en Egypte, consacré au réseau de métro du Caire, une longue histoire.

Batiactu du 13 avril 2022

 

ACHAT. Par le spécialiste de l’ingénierie, Egis, d’une société au Moyen-Orient, Waagner Biro Bridge Services International, spécialisée dans l’ingénierie, l’exploitation et la maintenance d’infrastructures.

Batiactu du 19 avril 2022

 

CONTRAT. De renouvellement de la maintenance et des services pour le groupe Alstom à l’aéroport international de la ville de Dallas (Etats-Unis), concernant les systèmes APM Innovia, déjà présent sur 18 aéroports au monde. D’un montant de plus de 200 millions d’Euros, il durera 10 ans.

Mobilités Magazine du 19 avril 2022

 

OUVERTURE. D’une filiale aux Etats-Unis (New-York) pour la société Scentys, acteur majeur dans la conception de systèmes de diffusion de parfum.

Industries Cosmétiques du 21 avril 2022

 

CONFIRMATION. Du nombre croissant d’exportateurs français en 2021, s’établissant désormais à 136 400 au 4ème trimestre 2021, soit une hausse de 5,1 % en un an.

Le Moci du 21 avril 2022

 

SIGNATURE. De son plus gros contrat sur la partie tramway pour le groupe Alstom en Australie, en fournissant 100 rames de la gamme Flexity 2, pour la rénovation de la flotte du plus grand et plus ancien réseau de tram au monde de la ville de Melbourne. Le contrat s’élève à 700 millions d’Euros.

Les Echos du 21 avril 2022

 

LIVRAISON. De plus de 1 000 systèmes de détection intelligente de piétons intitulé Blaxtair aux Etats-Unis pour la société Arcure, qui depuis son élaboration, en a déjà vendu plus de 12 000 exemplaires dans plus de 50 pays.

VIPress.net du 27 avril 2022

 

PARI. Américain pour le groupe TotalEnergies, en acquérant l’entreprise texane Solar Core, spécialisée dans la prospection et de développement de sites pouvant accueillir de grandes fermes de panneaux photovoltaïques.

La Tribune du 27 avril 2022

 

REUSSITE. Nigériane pour la société vendéenne Resa Airport Data System, spécialisée dans les solutions logicielles pour les systèmes d’informations des aéroports, en équipant tous les aéroports internationaux de ce pays de près de 200 millions d’habitants.

Le Moci du 28 avril 2022

 

AMBITION. Elevée pour la filière aéronautique, souhaitant recruter en 2022 près de 15 000 CDI, afin de répondre aux bons résultats de celle-ci en 2021.

L’usine Nouvelle du 28 avril 2022

 

 

Publié dans Revue de presse

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Les SCOP (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les SCOP (suite)
Les SCOP (suite)

Entreprise : le printemps des SCOP

Entreprise : le printemps des SCOP - GROUPE ECOMEDIA (groupe-ecomedia.com)

Le 13 Mai 2022

 

La démocratie dans l’entreprise, un atout compétitif ? C’est ce que nous disent les gérants de SCOP et de SCIC, des formes qui semblent correspondre à l’air du temps, sur fond de quête de sens.

Certes, avec 71 084 emplois au plan national, le mouvement coopératif reste mineur dans le monde des entreprises, dominé par les formes plus classiques de SAS, SARL… Mais il n’est plus marginal, assure le président de la Confédération générale des Scop, Jacques Landriot, qui espère que la barre des 100 000 emplois coopératifs sera franchie en 2026. L’objectif n’est pas irréaliste : le nombre d’emplois dans des Scop (sociétés coopératives) ou Scic (sociétés coopératives d’intérêt collectif ; prononcer “sic”) a progressé de 32 % entre 2017 et 2021 ; soit 3 801 coopératives (+27 % en cinq ans) pour un chiffre d’affaires cumulé de 6,4 milliards (+37 %).

« Les Scop permettent de ramener de la démocratie au sein de l’entreprise »

Cyril Zorman, président de la Confédération générale des Scop

 

Co-construire du sens

« Cela permet aux salariés de s’impliquer différemment, d’être intéressés aux résultats, mais aussi d’avoir une vision globale, donc d’apprendre à faire des compromis, à composer avec d’autres courants de pensée. Cela conduit généralement à un engagement écologique plus solide : par définition une Scop ou une Scic est un projet ancré dans le territoire. »

Si la région Auvergne-Rhône- Alpes est plutôt une terre d’accueil, avec 637 structures pour 10 471 personnes (près de 17 % du total), Savoie Mont-Blanc apparaît plus en retrait : 56 entreprises coopératives (23 en Haute-Savoie, 33 en Savoie), dont 13 Scic, pour 1 012 emplois. « Nous avons une marge de développement dans les Alpes, convient Cyril Zorman, président de l’Union régionale des Scop et Scic, mais l’idée fait vraiment son chemin. Le monde coopératif, où chaque employé est associé à la marche de l’entreprise, fait sens. »

Les Scop mènent leur vie d’entreprise, parfois depuis longtemps (1952 pour la plus ancienne des Pays de Savoie, la Clusienne Comehor). Mais il semble donc que le rythme des créations s’accélère ces dernières années – « Aussi bien pour les créations ex nihilo que pour des transmissions-reprises », précise Cyril Zorman –, et ce, dans tous les domaines. Les six dernières créations portent sur deux épiceries bio (Le Comptoir de Chautagne, à Ruffieux, BioBauges, à Lescheraines), le réemploi de skis (Skitec, à Alpespace), une auto-école (Le Doron, à Moutiers), l’édition d’applications mobiles et l’éducation aux médias (Be My Media, à Aix-les-Bains), une agence de communication (Mooxy, à Annecy).

Les deux épiceries sont des associations transformées en entreprises. Deux autres sociétés sont des créations et les deux dernières des transmissions d’entreprise, la forme coopérative pouvant faciliter la reprise par les salariés. Comment expliquer ce printemps des Scop ? « Elles permettent de ramener de la démocratie au coeur de l’entreprise », vante Cyril Zorman. « Cela permet aux salariés de s’impliquer différemment, d’être intéressés aux résultats, mais aussi d’avoir une vision globale, donc d’apprendre à faire des compromis, à composer avec d’autres courants de pensée. Cela conduit généralement à un engagement écologique plus solide : par définition une Scop ou une Scic est un projet ancré dans le territoire. »

« Les salariés sont impliqués », confirme Kamel Mahiouz, gérant de l’Agence des fluides (bureau d’études en Scop depuis plus de vingt ans, 4 associés), à Cognin. « Les bénéfices sont répartis entre tous. Il y a une relation directe entre travail et rémunération. Du coup, lorsqu’il y a un “coup de bourre” à donner, tout le monde est là. »

69 % des créations de Scop et de Scic ces cinq dernières années étaient des créations ex nihilo. 16 % étaient des transmissions d’entreprises, 15 % des transformations d’associations.

 

Le syndrome de la réunionnite

Cette manière d’associer les salariés aux décisions a pu occasionner quelques railleries. « On m’a vraiment demandé, il y a quelques années, si on se réunissait chaque fois qu’il faut acheter un stylo », sourit Cyril Zorman. « Ce type de moquerie est plutôt passé de mode. On se réunit quelques fois dans l’année, oui, mais pour prendre ensemble les décisions stratégiques, qui sont ensuite mises en musique par le gérant. Si elles sont bonnes, tout le monde en profite. Si elles sont mauvaises, c’est ensemble qu’on corrige le tir. »

Les considérations financières comptent également. « Dans une structure classique, la participation versée aux salariés dépasse rarement les 3 % des bénéfices. C’est facilement 30 % dans les Scop », assure Cyril Zorman. Ce qui n’obère pas les fonds propres, puisqu’une part souvent équivalente des bénéfices passe en réserve impartageable. À ces particularités viennent s’ajouter des sensibilités nouvelles. « La figure du dirigeant incarnant à lui seul l’entreprise laisse la place à une vision plus collaborative, à des projets portés par plusieurs associés ou plus ouverts sur le territoire. Si vous voulez développer les circuits courts, par exemple, vous avez besoin d’impliquer vos partenaires locaux. »

Et ça marche ? Il semblerait que le modèle fonctionne, oui. Le taux de pérennité des coopératives à cinq ans a progressé de 7 points entre fin 2016 et fin 2021.

Réalisé par Philippe Claret

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2013/10/les-scop-ou-soci%C3%A9t%C3%A9s-coop%C3%A9ratives-et-participatives.html

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/04/scop-ti-resilience-apaisante.html

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