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Le quantique à la française

Publié le par Jacques SAMELA.

Le quantique à la française
Le quantique à la française

Lucy : le pari du quantique européen signé Quandela

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le 23 octobre 2025 

Quandela, le CEA et GENCI dévoilent Lucy, un ordinateur quantique photonique de 12 qubits installé au Très Grand Centre de Calcul du CEA. Une première européenne qui symbolise la montée en puissance d’une filière industrielle souveraine du calcul quantique. 

Dans la guerre feutrée du calcul quantique, l’Europe vient de jouer l’un de ses coups les plus ambitieux. Lucy, un ordinateur quantique photonique de douze qubits, vient de prendre place au Très Grand Centre de Calcul du CEA à Bruyères-le-Châtel. Un petit bijou technologique, conçu par la start-up française Quandela et assemblé en partenariat avec l’allemand Attocube Systems, qui marque une étape décisive dans la stratégie industrielle européenne. Concrètement, Lucy n’est pas un gadget de laboratoire : c’est un ordinateur quantique universel, connecté au supercalculateur Joliot-Curie, avec lequel il expérimentera des flux de calcul hybrides mêlant quantique et HPC (High Performance Computing). Ce couplage inédit doit permettre de déléguer certaines opérations à des processeurs quantiques, accélérant les simulations complexes en physique, énergie ou finance. “La livraison de Lucy n’est pas seulement une étape technique”, souligne Niccolò Somaschi, cofondateur et directeur général de Quandela. “C’est un jalon concret pour faire entrer l’Europe dans l’ère du calcul hybride, où la recherche et l’industrie avanceront main dans la main.” 

Un démonstrateur scientifique et un acte politique 

Au-delà de la prouesse technologique, Lucy est un manifeste géopolitique. L’ordinateur a été financé dans le cadre du consortium EuroQCS-France, soutenu par EuroHPC Joint Undertaking, l’initiative européenne qui mutualise les investissements en calcul haute performance. Ce mécanisme, lancé en 2018, associe 35 États membres et la Commission européenne dans une logique de souveraineté numérique. “EuroHPC repose sur un cofinancement à 50/50”, explique Philippe Lavocat, président de GENCI. “Cela signifie que 50 % de la capacité de Lucy sera ouverte aux chercheurs européens, et 50 % à la communauté française.” Ce modèle incarne la volonté de ne plus dépendre des géants du cloud américains ou des infrastructures asiatiques. Le projet a fédéré un consortium inédit : la France, via le CEA et GENCI, l’Irlande, l’Allemagne et la Roumanie, avec pour objectif d’intégrer Lucy dans un réseau européen de six calculateurs quantiques complémentaires. Ces machines, hébergées à Munich, Barcelone, Bologne, Poznań, Ostrava et Bruyères-le-Châtel, explorent des technologies concurrentes : photons, supraconducteurs, ions piégés ou atomes neutres. “L’idée n’est pas de miser sur un seul cheval, mais de bâtir un panorama complet des approches quantiques”, analyse Sabine Maire, responsable du programme quantique chez GENCI. “Nous mutualisons nos ressources et harmonisons l’expérience utilisateur à l’échelle européenne.”

Une prouesse industrielle à la française

Lucy, c’est aussi la preuve qu’une filière industrielle européenne du quantique existe déjà. Assemblée en un an, la machine combine une précision cryogénique allemande et un savoir-faire photonique français. Les composants ont été fabriqués à Palaiseau, sur le plateau de Saclay, puis intégrés à Massy, dans l’usine de production de Quandela. Près de 80 % de ses éléments, dont l’ensemble des pièces critiques, proviennent d’Europe. Valérian Giesz, cofondateur et directeur des opérations de Quandela, résume cette philosophie : “Nous avons voulu prouver qu’une solution quantique souveraine était possible. Le photon est un qubit naturellement stable et robuste. Contrairement aux supraconducteurs, il fonctionne presque à température ambiante, ce qui réduit drastiquement la consommation énergétique.” Cette sobriété se mesure : 5 kilowatts seulement pour alimenter Lucy, quand des architectures concurrentes dépassent les 25. Grâce à cette efficacité, l’installation s’est faite en trois jours, sans dalle antivibration ni isolement électromagnétique particulier. “Nous avons simplement posé Lucy sur le sol du data center, là où passait déjà Joliot-Curie”, sourit Giesz. L’ordinateur photonique ne se contente pas d’un rendement énergétique record. Sa conception repose sur des procédés standards de l’industrie des semi-conducteurs, ouvrant la voie à une production à grande échelle. Quandela fabrique déjà ses sources de photons dans sa ligne pilote de Palaiseau et compte doubler la capacité de ses systèmes en ajoutant de simples modules rackables.

Former, expérimenter, industrialiser

Au sein du TGCC, Lucy s’intègre à la plateforme HQI (Hybrid HPC Quantum Initiative), un programme qui vise à préparer l’ère du calcul hybride européen. La plateforme permet aux chercheurs, étudiants et industriels d’expérimenter sur plusieurs machines quantiques, connectées aux supercalculateurs existants. “Nous accompagnons les communautés scientifiques pour leur apprendre à utiliser ces nouveaux outils et à concevoir des algorithmes hybrides”, précise Jacques-Charles Lafaprière, directeur de programme au CEA. Les accès à Lucy se feront via le portail eDARI, déjà utilisé pour les ressources HPC. Les utilisateurs pourront soumettre des projets de recherche ouverte, avec un accès gratuit pour les travaux publiés. Les masters et écoles d’ingénieurs bénéficieront, eux, de formations et de webinaires organisés dans le cadre du réseau national des Maisons du quantique. Mais le programme ne s’arrête pas à la formation. Il intègre une démarche de co-design, où ingénieurs, chercheurs et industriels échangent leurs retours d’expérience pour faire évoluer matériel et logiciels. “Lucy nous permettra d’observer comment la photonique réagit dans un environnement HPC réel, et d’ajuster nos architectures en conséquence”, note Jacques-Charles Lafaprière. 

Des cas d’usage concrets et stratégiques

Si Lucy incarne une vision, elle servira surtout à tester des applications bien réelles. Quandela travaille déjà avec Orange sur la cybersécurité quantique, avec Crédit Agricole CIB sur la modélisation financière, et avec la start-up BTQ sur la blockchain. D’autres programmes sont en préparation avec Safran, Thales, MBDA ou l’ONERA dans l’aéronautique, et avec EDF, TotalEnergies ou le ECMWF pour la simulation climatique et énergétique. Ces projets, soutenus par le Pacte Quantique de la région Île-de-France et par France 2030, traduisent un virage : la technologie sort du laboratoire pour irriguer l’économie réelle. “Notre ambition est claire : rapprocher les chercheurs et les industriels pour que l’Europe ne se contente plus de suivre la course quantique, mais la mène sur ses propres bases”, insiste Sabine Maire.

La lumière au bout du calcul

En 2026, Lucy sera relié au futur supercalculateur exascale Alice Recoque, prolongeant cette logique d’interopérabilité au cœur du projet HQI. Ce couplage entre puissance classique et puissance quantique pourrait redéfinir la manière de concevoir les infrastructures de calcul en Europe. “Nous entrons dans l’ère du calcul hybride, où supercalcul et quantique se renforcent mutuellement au service d’une recherche d’excellence et d’une industrie compétitive”, résume Philippe Lavocat. Lucy n’est pas seulement un objet scientifique, c’est un acte fondateur. À travers elle, l’Europe revendique sa capacité à concevoir, fabriquer et héberger ses propres ordinateurs quantiques. Dans la nouvelle course à la puissance de calcul, la souveraineté ne se décrète pas : elle se construit, patiemment, qubit après qubit.

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Q-Day : la Banque de France enclenche la rupture post-quantique

https://www.alliancy.fr/q-day-la-banque-de-france-enclenche-la-rupture-post-quantique?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20251205&ct=AAAAAhQFEQFzFAIGABEFZW1haWwGAQgHvBEBZQgHvBECc3QRFjY5MzI3N2M3MzA5MGQ0Mzk3NDk3MDkRAWwRBzMwNzQ2NjARAWMUAQ4CCAe8

le 4 décembre 2025 

 

Face à l’émergence du risque quantique, la Banque de France détaille sa stratégie pour sortir du chiffrement classique et basculer vers des mécanismes post-quantiques. Une transition lourde, mais devenue incontournable pour tout le secteur financier. 

Le quantique, longtemps cantonné au seul registre des possibles, figure désormais au rang des menaces à gérer. Le Q-Day, ce moment où un ordinateur quantique suffisamment puissant sera capable de casser les algorithmes de chiffrement asymétriques utilisés partout dans le monde, n’a plus rien d’une fiction technologique. Ce scénario, autrefois envisagé pour 2040-2045, est désormais attendu dans moins de dix ans par le Cyber Expert Group du G7, chargé d’évaluer les risques cyber pour les banques centrales du G7 et les principaux régulateurs financiers. Cette contraction brutale du calendrier pousse la Banque de France face à engager la transition vers une cryptographie post-quantique (PQC, Post-Quantum Cryptography). La Banque de France dévoile comment elle prépare ses systèmes à encaisser le choc. “La ligne d’arrivée se rapproche”, observe Olivier Lantran, responsable de l’innovation. Cette course contre la montre forcée s’accompagne d’un second enjeu majeur : la menace dite Harvest Now, Decrypt Later, c’est-à-dire l’interception actuelle de données sensibles en vue de leur déchiffrement futur. Pour une institution au cœur des systèmes de paiement, le risque n’est pas seulement technique, mais systémique. 

Du big bang redouté à la stratégie graduelle 

Face à un tel choc annoncé, la tentation aurait pu être d’appeler au “big bang” cryptographique. La Banque de France l’a écartée tôt et opte pour une transition progressive articulée autour de trois constats : la faisabilité opérationnelle de la cryptographie post-quantique dès aujourd’hui, la nécessité d’hybrider les mécanismes classiques et post-quantiques pendant plusieurs années, et l’impératif d’éviter toute rupture dans les infrastructures financières critiques. « Les solutions existent et n’interrompent pas la continuité opérationnelle”, assure Olivier Lantran. Ce choix du pragmatisme a servi de fil conducteur à toutes les expérimentations menées depuis 2022. Pour cause, une migration cryptographique à l’échelle d’un État-nation doit concilier sécurité, interopérabilité et stabilité des fonctions régaliennes. Cette approche graduelle forme la colonne vertébrale du retour d’expérience de la Banque de France, à savoir ne pas céder à la panique technologique, mais neutraliser progressivement la menace, en hiérarchisant les systèmes critiques. 

Tester, éprouver, documenter : la méthode du terrain 

La transition a tout de suite commencé par des essais concrets. Des tunnels VPN ont été renforcés entre datacenters, des protocoles quantic-ready établis pour les échanges transfrontières avec la Deutsche Bundesbank, des simulations menées avec la Banque des Règlements Internationaux, ou encore la protection des canaux d’échange avec l’Autorité monétaire de Singapour. Chaque test a permis de mesurer les limites réelles : latences accrues, infrastructures pas toujours prêtes, dépendance aux premiers standards publiés par le National Institute of Standards and Technology (NIST) fin 2024. “On a un vrai sujet, et on ne le traitera pas seuls”, résume le responsable innovation. La PQC n’est pas un simple changement d’algorithme, il s’agit d’une transformation opérationnelle exigeant la coopération internationale et l’adaptation profonde des chaînes techniques. Les expérimentations franco-allemandes et singapouriennes ont notamment validé l’intégration de signatures post-quantiques dans les processus métiers, un verrou critique pour les banques centrales. 

Une dynamique collective encore fragile mais incontournable

La transformation étend son périmètre jusqu’à la place financière française via l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, la plateforme réunissant banques, assureurs et autorités de contrôle. La plateforme permet la diffusion des enjeux, le partage des premières bonnes pratiques et la structuration des inventaires cryptographiques des établissements. “C’est un monde très interconnecté, nous devons éviter la fragmentation”, insiste Olivier Lantran. Les échanges engagés avec le Crédit Mutuel, BPCE, Crédit Agricole, Société Générale ou BNP Paribas montrent une volonté de bâtir une feuille de route commune, fondée sur des expérimentations opérationnelles. Mais le retour d’expérience souligne aussi la difficulté d’un écosystème à vitesses variables, tandis que l’harmonisation européenne reste un chantier complexe. C’est dans ce contexte que la Banque de France défend la crypto-agilité comme levier stratégique.

Du risque immédiat aux opportunités à long terme

Malgré les risques du quantique, la Banque de France se projette aussi dans les usages positifs. Elle ouvre déjà des perspectives offensives au sens productif : optimisation des transactions, modélisation avancée des risques, simulation massive, renforcement des modèles prédictifs alimentés par l’intelligence artificielle. “Il est temps d’appliquer la même rigueur aux opportunités qu’aux menaces”, note Olivier Lantran. La création du Quantum Technology Expert Group au sein du G7, co-animé par la France et le Canada, matérialise cette volonté d’aborder le quantique non plus uniquement comme un péril, mais comme une transformation structurelle pour les banques centrales. Alors que la France s’apprête à présider le G7, ces enjeux devraient devenir centraux dans l’agenda international.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/la-banque-de-france-au-service-de-l-etat.html

Le quantique à la française
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La France tient bon (malgré tout)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France tient bon (malgré tout)
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Croissance meilleure qu'attendue, inflation stable... l'économie française tient bon

https://www.latribune.fr/article/economie/49302415209803/croissance-meilleure-quattendue-inflation-stable-leconomie-francaise-tient-bon?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20251128&M_BT=445541096663

Publié le 28/11/25

La croissance du troisième trimestre laisse augurer que la France dépassera la prévision de 0,7 % attendue par le gouvernement en 2025, selon les chiffres publiés par l'Insee ce vendredi. L'inflation reste pour sa part stable sous 1 % en novembre.

Deux bonnes nouvelles pour l’économie française ce vendredi. La première, c’est que la croissance, qui a « accéléré » au troisième trimestre, a atteint 0,5 % entre juillet et septembre, confirme ce vendredi l’Insee dans ses résultats détaillés. C’est mieux que la stagnation en Allemagne et en Italie, et presque autant que l’Espagne (+0,6 %). C’est surtout mieux qu’attendu : la prévision initiale de l’Insee anticipait une croissance de 0,3% au troisième trimestre, comme au deuxième trimestre, après + 0,1% au premier.

Cette surperformance laisse augurer que la France dépassera la croissance de 0,7 % attendue par le gouvernement en 2025. L’acquis de croissance, c’est-à-dire ce que serait la croissance annuelle si le produit intérieur brut (PIB) n’évoluait plus du tout en fin d’année, est de 0,8 % à la fin septembre. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, avait salué, après l’estimation provisoire de l’Insee fin octobre, « une performance remarquable », dans une réaction transmise à l’AFP : « Malgré les soubresauts politiques et les incertitudes internationales, nos entreprises investissent, exportent et font progresser le pays. »

La croissance portée par une hausse de production d’Airbus

Mais cette croissance française est en trompe-l’œil. Et pour cause, l’économie française a surtout bénéficié durant l’été d’une poursuite du rebond de l’aéronautique, qui avait été pénalisé depuis le Covid par des problèmes d’approvisionnement, expliquait à l’AFP fin octobre Stéphane Colliac, économiste chez BNP Paribas. Airbus a augmenté en septembre le rythme de ses livraisons, une hausse de production perçue comme « un phénomène durable » pouvant se traduire, « en année pleine, par 0,3 ou 0,4 point de croissance », détaillait-il.

Selon les résultats détaillés de l’Insee ce vendredi, la croissance du PIB est notamment portée par une hausse des exportations (+ 3,2%). Parmi les exportations, l’Insee constate une « très forte hausse des exportations de matériels de transport (+ 13,4%) »« Au total, la contribution du commerce extérieur à l’évolution du PIB est positive », explique l’institut, tout comme « la demande intérieure finale hors stocks », qui contribue à hauteur de 0,3 point à la croissance du PIB ce trimestre. En revanche, la variation des stocks a pesé négativement sur la croissance.

Consommation des ménages

De son côté, la consommation des ménages continue d’augmenter légèrement, grâce à un rebond des dépenses en énergie (+1,3 %) qui compense le repli des dépenses en produits alimentaires (-1 %). Mais leur pouvoir d’achat « se replie nettement », avertit l’Insee, avec une baisse de 0,4 % au troisième trimestre, sous l’effet combiné du ralentissement des prestations sociales, des impôts versés qui « accélèrent légèrement » (+1,4 %), et d’un prix à la consommation qui « repart à la hausse » (+0,5 %).

Mécaniquement, le taux d’épargne des ménages est en baisse, à 18,4 % au troisième trimestre contre 18,7 % au trimestre précédent. Au cœur des débats du projet de loi de finance toujours en cours au Parlement, les dépenses publiques ont augmenté de 2,6 milliards d’euros au troisième trimestre, mais moins que les recettes publiques (+2,7 milliards d’euros), qui ont augmenté « sous l’effet du rebond des impôts sur le revenu et le patrimoine »« Ainsi, le besoin de financement des administrations publiques demeure quasi stable au troisième trimestre », affirme l’Insee.

Stabilité de l’inflation

La deuxième bonne nouvelle, c’est l’inflation. Les prix à la consommation ont augmenté en France de 0,9% sur un an en novembre, comme en octobre, selon une estimation provisoire de l’Insee publiée ce vendredi. Cette stabilité de l’inflation s’explique « par un ralentissement des prix des services » et par une « diminution plus soutenue des prix des produits manufacturés », a précisé l’Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué.

Les prix des services ont augmenté de 2,2 % en novembre, après 2,4 % en octobre, « tirés à la baisse par les services de communication ». Les prix de l’énergie baissent de 4,6%, à un rythme un peu moins soutenu qu’en octobre (-5,6

%) tandis que les prix de l’alimentation progressent de 1,4 %, contre 1,3 % en septembre, malgré l’accélération de la baisse des prix des produits frais (-2,8 %, contre -2,2 % en octobre). La hausse des prix du tabac s’est stabilisée à 4,1 %, comme en septembre et octobre.

Sur un mois, les prix à la consommation se replient de 0,1 % en novembre, après +0,1 % en octobre, en raison de la baisse « des prix des services, notamment ceux des services de transports et des services de communication, et dans une moindre mesure de la baisse des prix des produits manufacturés ».

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons au niveau européen, a augmenté de 0,8% en novembre par rapport au même mois un an plus tôt. Comparé au mois d’octobre, il se replie de 0,2%.

(Avec AFP)

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Le choc politique qui a coupé l'élan de la France : la croissance 2025 plafonne à 0,8%

https://www.latribune.fr/article/economie/23772633666126/le-choc-politique-qui-a-coupe-lelan-de-la-france-la-croissance-2025-plafonne-a-0-8?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20251202&M_BT=445541096663

 

Publié le 02/12/25

 

Le climat de tension de l’année 2025 aura eu raison de la croissance française. Celle-ci n’atteindrait que 0,8 % cette année, d’après les projections de l’OCDE, publiées ce mardi dans ses « Perspectives économiques ». Ce serait moins que son niveau de 2024 – 1,2 % selon l’Insee – mais plus que les précédentes estimations de l’organisation internationale, qui tablait encore en juin sur une croissance de 0,6 %.

La faute à qui ? À l’instabilité politique principalement. « La forte incertitude qui a prévalu sur le plan intérieur, en 2025, année marquée par la démission de deux Premiers ministres, a pesé sur la croissance », estime l’OCDE. La situation aurait pu être pire si les exportations du secteur aéronautique n’avaient pas contrebalancé le phénomène.

La suite dépendra toujours des élus français. « L’incertitude politique actuelle continuera à freiner la demande intérieure pendant un certain temps », présage l’institution. Surtout si le budget, actuellement en cours d’examen, n’est pas voté d’ici la fin de l’année. L’OCDE mise donc sur une croissance en légère hausse pour 2026 et 2027, à 1 %.

Comparé aux autres grandes économies du bloc européen, la France ne s’en sort pas si mal. Sa croissance est toutefois inférieure à celle de la moyenne de la zone euro. Et l’ensemble des pays partageant la monnaie unique font pâle figure par rapport aux autres poids lourds économiques que sont les États-Unis, la Chine et l’Inde. Rien n'est toutefois acquis pour personne.

L’Europe fait preuve de résilience

L’Allemagne devrait voir sa croissance atteindre difficilement 0,3 % cette année, une prévision de l’OCDE plus basse encore que celle de juin (0,4 %). La première économie de l’Union européenne a elle aussi subi les conséquences d’une incertitude liée à l’action publique, à la suite de la formation d’un nouveau gouvernement au printemps. Pays très exportateur, l’Allemagne a en outre été touché par les hausses des droits de douane imposées par les États-Unis.

La guerre commerciale devrait également avoir des répercussions sur l’Italie, dont la croissance n’est attendue par l’OCDE qu’à 0,5 % en 2025, en recul par rapport à juin (0,6 %). A contrario, celle de l’Espagne pourrait atteindre 2,9 %. Ce serait moins que l’année précédente (3,5 % en 2024) mais largement au-dessus de la moyenne de la zone euro, estimée à 1,3 %.

Pour les deux années à venir, l’OCDE prévoit que « la croissance devrait gagner de la vigueur, grâce à la robustesse de la consommation privée et à un rebond des échanges » dans les pays qui partagent la monnaie unique. Mais l’organisation se veut prudente en raison d’une possible « aggravation des tensions commerciales », le président américain Donald Trump ayant déjà montré à quel point il peut être imprévisible.

Les États-Unis résistent

De l’autre côté de l’Atlantique justement, l’économie américaine a bien résisté d’après l’OCDE. Elle la prévoit à 2 % en 2025, alors qu’elle tablait sur 1,6 % en juin. L’institution s’attendait alors à des répercussions plus importantes des hausses des droits de douane. C’est finalement surtout la dégradation du marché de l'emploi, l’inflation persistance et la récente paralysie budgétaire – le shutdown le plus long de l’histoire du pays – qui devraient entraîner la croissance américaine à la baisse par rapport à 2024, où elle s’était affichée à 2,8 %.

L’avenir ne s’annonce pas radieux pour le pays de l’Oncle Sam. Car la consommation des ménages et la contribution des achats publics, qui ont soutenu la forte croissance du PIB ces dernières années, devraient ralentir. Si bien que l’économie pourrait reculer encore en 2026, à 1,7 %, avant de repartir légèrement à la hausse l’année suivante (1,9 %).

La Chine et l’Inde restent vigoureuses

Bien que très loin de ses niveaux à deux chiffres, la croissance de la Chine devrait demeurer inchangée en 2025 par rapport à l’année précédente, à 5 %. La première économie asiatique reste toutefois embourbée dans une crise dont elle peine à se défaire, liée à son secteur immobilier en difficulté, une consommation morose et un marché du travail faible.

L’OCDE se veut toutefois confiant, estimant que la Chine est en capacité de « préserver une croissance raisonnablement vigoureuse à moyen terme » si elle engage des « réformes structurelles ambitieuses », notamment concernant la création d’entreprise, l’application des réglementations environnementales ou la protection sociale. Elle entrevoit néanmoins pour l’heure un fléchissement de la croissance sur les deux prochaines années, à 4,4 % en 2026 puis 4,3 % en 2027.

La palme du dynamisme revient à l’Inde. Le pays fait une fois de plus figure de champion régional de la croissance, avec un niveau attendu à 6,7 % sur l’exercice 2025-2026. C’est toutefois très en retrait par rapport au 8,2 % du précédent, la faute à une inflation élevée. Si elle est aujourd’hui stabilisée, les hausses des droits de douane ont pesé sur les exportations indiennes et devraient encore avoir de l’impact les deux prochaines années. Si bien que l’OCDE table sur une croissance en recul en 2026-2027, à 6,2 %, avant de remonter à 6,4 % l’exercice suivant.

 

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Choose France, son résultat, et la France résiste

Publié le par Jacques SAMELA.

Choose France, son résultat, et la France résiste
Choose France, son résultat, et la France résiste

Investissement industriel : près de 30 nouveaux projets annoncés dans le cadre de Choose France

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/investissement-industriel-pres-de-30-nouveaux-projets-annonces-dans-le-cadre-de-choose-france-2130944?utm_source=20251121%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20251121_180302)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 17 novembre 2025

 

Un nouveau format de Choose France, habituellement réservé aux investissements étrangers, a réuni les entreprises françaises investissant dans l’Hexagone. À cette occasion, le gouvernement a compilé 151 projets d’investissements industriels dont près de 30 sont nouveaux.

Sur les 151 projets industriels annoncés par l’Elysée dans le cadre de l’édition nationale de Choose France, seuls une trentaine sont nouveaux. Habituellement dédié aux investissements étrangers, l’événement Choose France qui s’est tenu ce 17 novembre à la Maison de la Chimie à Paris, est cette fois réservé aux investissements français.

9,2 milliards d’euros d’investissements nouveaux

Au total, l’ensemble de ces projets représentent 30,4 milliards d’euros d’investissements, dont 9,2 milliards d’euros sont dédiés à des projets qui n’ont pas déjà été annoncés jusque-là, selon le gouvernement.

C’est le cas d’Eclairion, entreprise spécialisée dans les calculateurs à haute densité et dans l’intelligence artificielle, qui va investir 2,5 milliards d’euros sur ses prochains sites en Moselle (Grand Est) dans les quatre ans à venir.

En Auvergne-Rhône-Alpes, la start-up marseillaise Sesterce a quant à elle confirmé 1,5 milliard d’euros d’investissement dans un data center à Alixan près de Valence. En février dernier, l’entreprise évoquait un projet atteignant 1,8 milliard d’euros en intégrant le coût des serveurs. Dans la même région, Elyse Energy a annoncé 70 millions d’euros d’investissements dans des projets de production d’e-méthanol en Isère et de carburants d’avion durable dans les Pyrénées-Atlantiques.

Dans les Hauts-de-France, Opella a annoncé investir 15 millions d’euros dans son usine de Compiègne pour augmenter les volumes de fabrication et améliorer le volet environnemental du site.

Des projets nouveaux déjà annoncés par les industriels

Parmi les nouveaux projets cités par le gouvernement, certains ont aussi déjà été annoncés par les industriels. C’est le cas d’Urgo, qui a indiqué investir 60 millions d’euros dans une nouvelle usine de la Loire ou encore Holosolis qui injecte 800 millions d’euros dans son usine du Grand Est. Le fabricant de panneaux photovoltaïques vient d’ailleurs d’annoncer avoir sécurisé plus de 200 millions d’euros sur ce projet.

Toute sorte de secteurs concernés

"Ces investissements concernent toutes sortes d’entreprises, un tiers de grandes entreprises, 15 % d’ETI, 25 % de PME et 25 % de start-up. On y retrouve toutes sortes de secteurs", a commenté Roland Lescure, ministre de l’Économie à l’ouverture de Choose France. Il cite notamment les cosmétiques avec L’Oréal qui a investi 60 millions d’euros dans son usine de Gauchy (Hauts-de-France) ou encore la santé avec Opella qui annonce augmenter le volume de production de Doliprane de 150 millions de boîtes supplémentaires par an, selon le ministre.

Réindustrialiser "malgré les difficultés"

Pour l’exécutif, cet événement est surtout l’occasion de faire passer plusieurs messages aux entreprises. "Nous allons être à vos côtés pour qu’ensemble, malgré les difficultés, on puisse retrouver les voies d’une réindustrialisation", a prévenu Roland Lescure. Pour le ministre de l’Économie, la période est difficile d’un point de vue budgétaire et international.

L’examen du budget 2026 à l’Assemblée nationale a conduit les députés à adopter plusieurs mesures visant directement les entreprises comme des créations de taxe mais aussi, à l’inverse, l’accélération de la baisse de la CVAE. Pour Roland Lescure, il est en effet "hors de question que la stabilité politique se fasse sur le dos des entreprises, il faut trouver des voies de passage qui font en sorte qu’on va tous contribuer au redressement budgétaire".

"L’Europe doit être au rendez-vous"

Le ministre de l’Économie a également cité "l’environnement mondial bouleversé" avec la concurrence de la Chine dans plusieurs secteurs clés et les taxes sur les importations mises en place par les États-Unis. Face à ce contexte international, "l’Europe doit être au rendez-vous", a martelé Roland Lescure, notamment avec la préférence européenne et le soutien de la production locale.

Ce discours est tenu quelques semaines après la publication du baromètre industriel de l’État. L’outil de recensement des ouvertures et fermetures d’usine a confirmé un ralentissement du dynamisme industriel début 2025, qui devrait s’accentuer dans les mois à venir.

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La France résiste aux droits de douane américains dans certains secteurs

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/la-france-resiste-aux-droits-de-douane-americains-dans-certains-secteurs-2131315?utm_source=20251124%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20251124_180759)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 24 novembre 2025

 

Dans une étude publiée le 10 novembre, les douanes françaises tirent un premier bilan de la nouvelle politique tarifaire des États-Unis à l’encontre de l’Union européenne. En France, certains secteurs s’en sortent bien et d’autres souffrent.

Le commerce extérieur de la France s’en sort plutôt bien face à la mise en œuvre des nouveaux droits de douane des États-Unis. Dans leur dernier bilan trimestriel, les douanes françaises tirent de premières conclusions sur les conséquences de ces taxes décidées par le président Donald Trump.

Une anticipation dans le secteur des vins et de la maroquinerie

D’abord, les exportateurs français ont anticipé. "La perspective de mesures tarifaires pourrait avoir dynamisé les exportations de la France et de l’Union européenne vers les États-Unis", écrivent les douanes. Les vins et les produits de maroquinerie français ont été particulièrement concernés par ces hausses. Les exportateurs ont ici fait preuve d’une "anticipation des mesures tarifaires". Au 1er trimestre 2025, les exportations françaises vers les États-Unis ont ainsi fait + 6 % par rapport au 1er trimestre 2024 et les exportations de l’UE (hors Irlande) + 8 %.

La France résiste dans certains secteurs

Autre point intéressant de cette étude : la France s’en sort mieux que ses voisins européens, à l’exception de l’Italie. "Les exportations de la France semblent mieux résister à l’effet des droits de douane additionnels entrés en vigueur aux États-Unis début avril", indiquent les douanes.

Grâce à l’aéronautique, les exportations de la France augmentent légèrement (+ 2 %) entre les trois premiers trimestres de 2024 et ceux de 2025. "L’aéronautique est un des rares produits dont les ventes vers les États-Unis progressent", notent les douanes. La hausse est importante : + 17 % soit + 1,2 milliard d’euros. Les produits chimiques de base sont aussi en forte hausse à + 38 % soit 600 millions d’euros supplémentaires.

-17 %

C'est la baisse des exportations de parfums et cosmétiques

À l’inverse, les secteurs des parfums et cosmétiques chutent drastiquement de -17 %, soit 360 millions d’euros de moins. Tout comme le secteur des boissons (-30 % soit une baisse de 350 millions d’euros) en raison de la réduction des exportations de cognac, vins et champagnes.

La baisse du dollar aussi en cause

Les droits de douane ne sont pas la seule explication à cette situation. Selon les douanes, il faudrait regarder du côté du cours du dollar. "Un effet collatéral très important des annonces de mesures tarifaires du président Trump a été en effet la dépréciation très significative du dollar", expliquent les douanes. Il s’est en effet déprécié de 13 % par rapport à l’euro de janvier à septembre 2025.

Des reports de flux depuis la Chine

Côté importations, les douanes relèvent "des mouvements atypiques" posant la question de "reports de flux dans les importations françaises depuis l’UE". Les importations originaires de Chine, de Hong Kong, du Canada et du Mexique sont particulièrement concernées par cette tendance.

+ 18 %

des importations depuis le Canada

Parmi les principaux produits importés de Chine vers la France, les produits pharmaceutiques ont presque triplé en valeur, ceux de la construction automobile ont augmenté de 23 % et ceux de l’aéronautique de 20 % quand ceux d’habillement ont vu des hausses plus limitées, à + 10 %.

Le Canada est aussi à l’origine d’une hausse des flux commerciaux vers la France (+ 18 %). Les produits de la culture et de l’élevage jouent fortement sur cette hausse, tout comme ceux de l’aéronautique et du secteur pharmaceutique.

En juillet dernier, l’UE et les États-Unis ont conclu un nouvel accord tarifaire. Mais pour les douanes, "il est encore trop tôt à ce stade pour évaluer ses éventuels impacts".

Choose France, son résultat, et la France résiste
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Ariane 6, et de 3

Publié le par Jacques SAMELA.

Ariane 6, et de 3
Ariane 6, et de 3

Espace : Ariane 6 a mis sur orbite le satellite Sentinel-1D du programme européen Copernicus

https://www.20minutes.fr/high-tech/sciences/4183672-20251105-espace-ariane-6-mis-orbite-satellite-sentinel-1d-programme-europeen-copernicus

Le 05/11/25

 

observationCe nouveau satellite fabriqué par Thales Alenia Space, dans le cadre du programme environnemental Copernicus, emporte un instrument radar avancé « qui fournira, de jour comme de nuit et par tous les temps, des images de la surface de la Terre »

L'essentiel

  •  « Pour son troisième vol commercial, Ariane 6 a placé son passager sur une orbite héliosynchrone à 693 km d’altitude », mardi soir, a annoncé Arianespace dans un communiqué.
  • Le satellite Sentinel-1D livrera « des données essentielles pour suivre l’évolution de la glace de mer, des icebergs et des glaciers, détecter les affaissements de terrain et les déversements d’hydrocarbure… »
  • Le président d’Arianespace a salué la précision du tir qui « permet au client d’utiliser son satellite plus longtemps, car il n’a pas besoin d’utiliser son carburant pour se mettre sur la bonne orbite ».

Le lanceur lourd européen Ariane 6 « a lancé avec succès » mardi à 18h02 heure locale (21h02 GMT), le satellite Sentinel-1D du programme Copernicus, depuis le port spatial européen de Kourou (Guyane), a annoncé Arianespace dans un communiqué. Au profit de la Commission européenne, ce lancement s’est effectué dans le cadre d’un contrat avec l’Agence spatiale européenne (ESA).

« Pour son troisième vol commercial, Ariane 6 a placé son passager sur une orbite héliosynchrone à 693 km d’altitude, explique l’entreprise dans un communiqué. Sentinel-1D s’est séparé après 34 minutes de vol. » L’orbite héliosynchrone permettra au satellite de plus de deux tonnes de passer près des pôles et de survoler chaque point de la Terre à la même heure solaire, ce qui facilite la comparaison des images dans le temps.

Une durée de vie prévue de sept ans et demi

Ce nouveau satellite fabriqué par Thales Alenia Space, dans le cadre du programme environnemental Copernicus de l’Union européenne, emporte un instrument radar avancé « qui fournira, de jour comme de nuit et par tous les temps, des images de la surface de la Terre », explique Arianespace. Il livrera « des données essentielles pour suivre l’évolution de la glace de mer, des icebergs et des glaciers, détecter les affaissements de terrain et les déversements d’hydrocarbure, et bien d’autres applications ».

La durée de vie prévue de Sentinel-1D est de sept ans et demi. Il doit rejoindre Sentinel-1C, lancé en décembre 2024, et remplacer Sentinel-1A, lancé en 2014 et qui approche de sa fin de vie opérationnelle. Le duo a pour mission de maintenir le cycle de revisite de six jours de la mission de Sentinel-1. « Ces satellites fonctionnent par deux, ils sont très similaires, presque identiques », a expliqué Pier Bargellini, responsable du programme Copernicus à l’Agence spatiale européenne, à l’issue d’une conférence de presse.

L’Europe retrouve son autonomie d’accès à l’espace

Le président exécutif d’Arianespace, David Cavaillolès, a salué la précision du tir. « Ça permet au client d’utiliser son satellite plus longtemps, car il n’a pas besoin d’utiliser son carburant pour se mettre sur la bonne orbite », a-t-il expliqué après le décollage. Pour cette troisième mission commerciale, le lanceur Ariane 6 était en configuration Ariane 62, avec 2 boosters, et une coiffe courte.

Avec ces lancements d’Ariane 6, l’Europe retrouve son autonomie d’accès à l’espace, crucial dans un contexte de rapprochement entre les États-Unis et la Russie.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/02/arianespace-%C3%A0-la-crois%C3%A9e-des-chemins.html 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/04/l-esa-rampe-de-lancement-pour-l-europe-spatiale.html

 

Ariane 6, et de 3
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Un autre 11 novembre & Rappel

Publié le par Jacques SAMELA.

Un autre 11 novembre & Rappel
Un autre 11 novembre & Rappel

La manifestation des étudiants à l’Étoile du 11 novembre 1940 »,

par Laurence Négri

 

Directrice des projets pédagogiques de la Fondation Charles de Gaulle
Professeur agrégé d’Histoire
Docteur en Histoire

https://www.charles-de-gaulle.org/blog/2020/11/10/la-manifestation-des-etudiants-a-letoile-du-11-novembre-1940-par-laurence-negri/

Le 10 novembre 2020

« […] ça arrive dans l’histoire que l’image réelle, l’expression profonde d’un pays, ne soit pas la majorité mais au contraire une minorité, une minorité qui s’engage tellement qu’elle finit par avoir raison, ce qui est arrivé d’ailleurs à ceux qui se sont révélés comme cela. A ce moment-là, la réalisation de la France, c’est l’étudiant qui remonte les Champs-Elysées, qui se fait arrêter, qui risque tout de même d’être tué comme otage, qui est blessé aussi. »
Geneviève Anthonioz-de Gaulle

L’orage gronde

La manifestation du 11 novembre 1940 claque comme un coup de tonnerre dans le ciel de l’occupation naissante. Depuis la rentrée universitaire, comme le rappelle un témoin de l’époque François de Lescure, « on discute plus qu’on ne travaille en bibliothèque ». Délégué général de l’union Nationale des Étudiants de France de la zone occupée (UNEF), ce dernier dirige clandestinement l’union des étudiants communistes sous le nom de François Lescure. Le Quartier latin centralise alors les activités étudiantes dont le mouvement « Maintenir » illustre l’engagement contre l’occupant. L’opinion parisienne est de plus en plus critique vis- à -vis de Vichy et l’anglophilie progresse rapidement. Les premiers tracts ont commencé à circuler dès le mois de juillet et une revue, La Relève, est éditée contre la collaboration qui s’annonce. Le 1er novembre, alors qu’aucune consigne n’a été donnée, des milliers de personnes déposent des fleurs sous l’arc de Triomphe. La préfecture de police du Quartier latin déplore la propagande « anglophile et en faveur de l’ex-général de Gaulle ».

Trois événements servent de catalyseurs à la première forme de résistance de la jeunesse : C’est d’abord la poignée de mains entre Pétain et Hitler à Montoire le 24 octobre, qui déclenche un sursaut national et alimente une fermentation patriotique à la Sorbonne. C’est dans ce climat qu’intervient la décision des Allemands d’interdire toute célébration le 11 novembre. Cette interdiction ne fait que populariser davantage cette commémoration. L’arrestation de Paul Langevin s’inscrit dans ce contexte traumatisant : le 30 octobre, on apprend que la Gestapo a arrêté la grande figure de la science française, professeur au collège de France. L’émotion est grande à l’Université. Un Comité de défense des professeurs et étudiants de l’Université de Paris diffuse un appel :

« Étudiants !
contre l’arrestation du professeur Langevin
le premier de nos maîtres jeté en prison !
contre la censure exercée sur les livres !
contre la présence de la “Gestapo” dans nos salles de cours !
contre l’asservissement de l’Université française !
rendez-vous
vendredi 8 novembre à 16 h
au collège de France
où le professeur Langevin aurait dû faire son cours.
Conservez votre calme. N’offrez pas de prétexte à la répression.
Le 11 novembre, organisez dans les Facultés et Écoles une manifestation du souvenir ! 
»

Le matin du 8 novembre, le Quartier-Latin est en état de siège. Les véhicules militaires allemands le quadrillent. La police de Vichy est omniprésente. Des étudiants manifestent boulevard Saint Michel aux cris de «Vive la France», «Libérez Langevin», «A bas Pétain et Hitler». La «Marseillaise» éclate sur la place de la Sorbonne. La police intervient. Les étudiants se dispersent. Bientôt, la rumeur court : Une manifestation doit se tenir le 11 novembre, sur les Champs-Elysées. De Londres, René Cassin lance un appel aux étudiants sur la BBC. Les canaux sont multiples, à la craie, sur les murs et les tableaux noirs, avec des papillons glissés dans les livres des bibliothèques, de bouche à oreille… Un appel à manifester reproduit sur une feuille de cahier, sans coloration politique propre, circule depuis le début du mois de novembre. Il témoigne de la façon dont se propage le mot d’ordre de manifestation et révèle la spontanéité du mouvement :

« Étudiant de France !
le 11 novembre est resté pour toi jour de
Fête nationale
Malgré l’ordre des autorités opprimantes, il sera
Jour de recueillement.
Tu n’assisteras à aucun cours.
Tu iras honorer le Soldat Inconnu, 17 h 30
Le 11 novembre 1918 fut le jour d’une grande victoire.
Le 11 novembre 1940 sera le signal d’une plus grande encore
Tous les étudiants sont solidaires pour que
Vive la France !
Recopie ces lignes et diffuse-les »

Le ministère de l’Éducation Nationale met en garde les élèves, relayé par certains chefs d’établissements qui menacent d’exclure les élèves qui y participeraient.

Paris s’éveille

  • 5 heures 30 du matin, intersection des avenues des Champs Elysées et Winston Churchill : André Weil-Curiel, Léon-Maurice Nordmann et Michel Edinger, membres du Réseau du Musée de l’Homme, déposent une gerbe sur le Monument à Clemenceau, accompagnée d’un ruban de la France Libre et d’une carte de visite au nom de de Gaulle. D’autres suivront. 300 personnes défilent dans la matinée devant cette statue.
  • 10 heures 40 : Une vingtaine d’étudiants remontent les Champs Elysées. La police intervient.
  • 11 heures 45 : Une centaine de jeunes descendant l’avenue par groupes d’une dizaine se heurtent à la police ; René Baudoin, professeur de Sciences naturelles au lycée Lakanal est arrêté.
  • 15 heures : Des élèves de Janson-de-Sailly escaladent les grilles du lycée. Parmi eux, Igor de Schotten, qui a organisé une collecte pour une gerbe, a fait circuler un message dans les classes :« On sèche la dernière heure et on défile jusqu’à la place de l’Étoile ». Accompagné de son ami Claude Dubost, il court récupérer le bouquet chez le fleuriste. Tout sourire, Charles Landrat les entraîne au fond de sa boutique, où il leur montre « la petite gerbe » qu’il a composée à leur intention : une croix de Lorraine bleu ciel de deux mètres de haut ! En un temps record, il a réussi, assisté de son épouse et de deux employés, à se procurer aux Halles cinq cents œillets blancs, à les assembler et à les teindre par vaporisation. Les trois couches nécessaires pour fixer la couleur leur ont fait passer une nuit blanche. Igor Schotten raconte :

Nous avons remonté l’avenue Victor-Hugo avec mon camarade Claude Dubost. La place de l’Etoile était déserte et silencieuse ; c’était très impressionnant. Les Allemands étaient à dix mètres, ils se sont précipités vers nous. Heureusement, des policiers français nous ont aussitôt entourés pour nous protéger et nous ont conduits jusqu’à l’Arc de Triomphe où nous avons déposé notre gerbe. Puis ils nous ont à nouveau escortés jusqu’à l’avenue des Champs-Elysées avant de nous lâcher… On pétait de trouille. J’ai dit à Claude « Enlève la croix de Lorraine que tu portes en insigne », il m’a dit « Jamais ». Il s’est fait arrêter quelques instants plus tard et a passé plusieurs semaines en prison[1].

  • 16 heures : Etudiants et lycéens arrivent de toute part et convergent vers la place de l’Etoile.
  • 16 heures 30 : Les premiers incidents sérieux éclatent.
  • 17 heures 30 : En bas des Champs Elysées, des bagarres ont lieu avec des groupes de jeunes nazis français de Jeune Front et de Garde Française qui ont leur permanence sur l’avenue.
  • 18 heures : La place de l’Etoile est noire de monde. La nuit tombe. Les cris de « Vive la France », « Vive de Gaulle », « À bas Hitler » fusent de partout. Des jeunes portent deux cannes à pêche, « deux gaules » et les cocardes sont légions. La Marseillaise est reprise en chœur. C’est alors que les Allemands prennent position et chargent. Un général allemand dépêché sur place laisse échapper un cri de stupeur : « Mais ce sont des enfants ! ». Pierre Lefranc témoigne :

En remontant les Champs-Élysées, nous avons vu qu’en haut il se passait quelque chose : tout le monde a couru. Et puis j’ai entendu des coups de feu : et la galopade a recommencé. J’ai traversé les Champs-Élysées pour me retrouver à la hauteur de l’actuel Drugstore : je me suis retourné et j’ai vu que les Allemands, déployés en tirailleurs, déblayaient les Champs-Élysées en les descendant au pas de gymnastique. Je me suis engouffré dans la rue de Presbourg, à peu près vide : nouveaux coups de feu — des éclats de pierre tombaient. Avec une dizaine de camarades, nous avons tourné à gauche dans l’avenue Marceau ; c’est là que j’ai été touché par des éclats de grenade à la cuisse gauche : sous l’effet du souffle, je suis tombé par terre. Des Allemands m’ont ramassé et emmené jusque devant le Drugstore, bras en l’air[2].

« Cultivons cette fureur sacrée »

Certains témoins évoquent des morts parmi les victimes. Le choc, caché par la presse pendant plusieurs jours, est terrible. C’est la première fois que se déroule au cœur de Paris une opération des troupes allemandes. Pourtant le bilan n’est pas aussi dramatique : 15 blessés, 1041 arrestations, 123 incarcérations dont 23 longues. A l’université, les suites de la manifestation du 11 novembre se traduisent par une fermeture d’un mois et le limogeage du recteur Gustave Roussy.

Au-delà de ce bilan, quels sont la portée et le sens de cet événement ? La répression a renforcé la prise de conscience de la véritable nature du régime en place : la France avait retrouvé la parole. La réalité de la résistance française prenait le visage de la jeunesse française. Ce sont 5000 jeunes qui ont manifesté, soit une part significative de la population estudiantine. Le caractère spontané et improvisé de la journée lui donne une place à part dans la mémoire collective.

Quelques jours plus tard, le général de Gaulle rendait hommage aux rebelles du 11 novembre en évoquant dans un discours à la BBC « la passion salutaire » qui a soulevé les jeunes manifestants :

 Cette passion c’est la fureur, la bonne fureur, la féconde fureur, à l’égard de l’ennemi et de ses collaborateurs (…) C’est cette sainte fureur, celle de Jeanne d’Arc, celle de Danton, celle de Clemenceau, qui nous rend l’espérance, qui nous fait retrouver les armes. Cultivons cette fureur sacrée pour hâter le jour où la force nous fera justice de nos ennemis et de leurs amis de Vichy[3].

[1] Interview d’Igor Schutten, Le Parisien, 12 novembre 2004.

[2] Cité par P. Giolitto, Histoire de la jeunesse sous Vichy, pp. 408-409.

[3] Allocution du général de Gaulle à la BBC le 25 novembre 1940.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/11/le-11-novembre-anecdotes-suites-et-consequences.html

https://www.bleuetdefrance.fr/nos-missions/aides-aux-blesses-de-guerre/

Un autre 11 novembre & Rappel
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Le salon du MIF 2025 : J'en étais, eux aussi

Publié le par Jacques SAMELA.

Le salon du MIF 2025 : J'en étais, eux aussi
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Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/10/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/10/25

Photos J.S / Chantilly en force
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Le salon du MIF 2025 : J'en étais, eux aussi
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Duralex, belle réussite

Publié le par Jacques SAMELA.

Duralex, belle réussite
Duralex, belle réussite

Duralex : la verrerie a déjà levé plus de 19 millions d'euros de promesses d'investissements

https://www.franceinfo.fr/economie/industrie/duralex-la-verrerie-a-deja-leve-plus-de-19-millions-d-euros-de-promesses-d-investissements_7596707.html

Publié le 05/11/2025

 

La verrerie Duralex espérait lever 5 millions d'euros auprès de particuliers. L'objectif a été largement dépassé puisque le montant s'élevait à près de 19 millions d'euros dans la soirée du mardi 4 novembre.

Dans la verrerie de Duralex (Nouvelle fenêtre), c'est une journée que les salariés ne sont pas près d'oublier, mardi 4 novembre. Sophie Chaudier, assistante e-commerce, croule sous les appels. "Depuis hier, on s'est transformés en standardistes", confie-t-elle. Des appels de toute la France pour aider financièrement l'usine reprise par ses salariés il y a un an.

Au départ, Duralex espérait attirer de nouveaux investisseurs, avec un objectif : lever 5 millions d'euros auprès de particuliers. L'objectif a été atteint en à peine 5 heures. Mardi soir, le montant s'élevait à près de 19 millions d'euros, un soulagement pour les salariés. "Ça va servir à investir, à rafraîchir notre usine. On aura des nouveaux moules, des nouveaux articles, des nouveautés", explique Suliman El Moussaoui, technicien relais qualité chez Duralex Scop.

Les habitants d'Orléans rassurés

Pour Arnaud d'Ussel, un entrepreneur, miser sur Duralex était une évidence. "J'ai investi 5 000 euros. Déjà, c'est une société française, une société reprise par ses salariés. Et puis, c'est une boîte aussi qui a un beau chiffre d'affaires", affirme-t-il.

À Orléans (Loiret), l'usine est un symbole. Les habitants sont rassurés. "C'est très important parce que moi, je la vois depuis que je suis tout petit. Cela fait toujours bien de voir un peu d'économie locale dans notre secteur", déclare l'un d'entre eux. Des promesses d'investissement qui doivent toutes être confirmées courant novembre.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/05/duralex-vraiment-incassable.html

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Duralex célèbre ses 80 ans avec l’ouverture d’un café-boutique à Paris

https://www.homefashionnews.fr/duralex-celebre-ses-80-ans-avec-louverture-dun-cafe-boutique-a-paris/

 

En partenariat avec Loïc Ballet, la verrerie française investit une épicerie du 11e arrondissement pour y proposer une expérience gourmande et design à son image.

À l’occasion de son 80e anniversaire, Duralex inaugure un nouveau lieu hybride au cœur du 11e arrondissement parisien, au sein de L’Épicerie de Loïc B. (7 rue Sedaine). Pensé comme un café-boutique, cet espace de 80 m² met en scène les collections iconiques de la marque dans un décor coloré et chaleureux, entre mobilier d’époque et atmosphère conviviale.

Le projet est né en 2024 de la rencontre entre Vincent Vallin, directeur stratégie et développement de Duralex, et Loïc Ballet, chroniqueur gastronomique. Tous deux partagent une même vision : promouvoir une consommation locale, durable et accessible. Moins d’un an plus tard, cette idée commune prend forme autour du Café Duralex, qui incarne l’art de vivre à la française.

Côté boutique, les verres colorés emblématiques — longtemps absents des étagères parisiennes — sont mis en avant dans des compositions personnalisables. Une ligne de vêtements Duralex viendra compléter l’offre dès le mois de juin. Côté comptoir, la carte fait la part belle aux produits français d’exception, servis du petit-déjeuner à l’apéro dans la vaisselle maison.

https://epiceriedeloicb.com/

Duralex, belle réussite
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Le château de Chantilly, j'en reviens, allez-y

Publié le par Jacques SAMELA.

Le château de Chantilly, j'en reviens, allez-y
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Photos J.S / Vues d'extérieurs
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Photos J.S / Ses jardins et ses chemins forestiers
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Photos J.S / Le château à d'autres époques
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Photo J.S

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Photos J.S / La galerie de peinture (1)
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Photos J.S / La galerie de peinture (2)
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Photos J.S / Pièces diverses (1)
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Photos J.S / Autres oeuvres
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Photos J.S / Tableaux de Raphaël
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Photos J.S / Le cabinet des livres (1)
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Photos J.S / Le cabinet des livres (3)
Photos J.S / Le cabinet des livres (3)
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Photos J.S / La chapelle
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Photos J.S / Le Duc d'Aumale
Photos J.S / Le Duc d'Aumale

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Photo J.S / Les Grandes Ecuries

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Le château de Chantilly, j'en reviens, allez-y
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K-Way fête ses 60 ans

Publié le par Jacques SAMELA.

K-Way fête ses 60 ans
K-Way fête ses 60 ans

A l'occasion de son 60ème anniversaire, la marque K-Way célèbre ses 6 décennies de style et d'innovation à travers une exposition éphémère.

https://www.paris.fr/evenements/exposition-k-way-in-y-our-life-a-l-atelier-richelieu-paris-99479

Après Milan et Londres, In Y/Our Life arrive à Paris, marquant l’étape finale d’un projet d’exposition en constante évolution. À l’occasion de l’Art Week d’Art Basel, l’historique Atelier de Richelieu accueillera une exposition mêlant art, design et vision contemporaine pour célébrer les 60 ans de K-Way®.

Sous la direction de Gianluigi Ricuperati, In Y/Our Life se présente comme un récit multidisciplinaire, poétique et collectif : une exploration du quotidien à travers des objets, des images et des matériaux emblématiques, en collaboration avec des marques symboliques de la culture pop mondiale et des artistes venus du monde entier.

Paris – ville de transformation – est le décor idéal pour clore ce voyage qui a rassemblé perspectives, histoires et réflexions autour de thèmes tels que l’identité, le temps et la mémoire collective.

En plus des artistes déjà présents lors des deux étapes précédentes, l’événement parisien propose de nouvelles collaborations, de nouvelles performances et expressions artistiques avec des figures de la scène artistique internationale.

Point d’orgue du projet, le K-Way Café représente le cœur convivial de l’exposition. Un espace qui rend hommage à la culture des cafés parisiens, conçu comme un lieu chaleureux et dynamique, offrant nourriture, boissons et moments d’échange. Le café devient une galerie chromatique où œuvres, objets et pièces d’archives sont présentés selon leur couleur.

In Y/Our Life propose également un programme riche de conférences, d’ateliers et d’activités interactives avec des artistes et des communautés locales. Une salle est dédiée à la personnalisation de l’iconique Le Vrai, offrant une expérience créative et participative.

Enfin, l'ouvrage commémoratif « K-Way, 60 ans » de l'auteur Pascal Monfort retraçant l’histoire de la marque à travers des images d’archives et contemporaines, des témoignages et des récits sera disponible à l’achat dans la boutique de l’exposition, accompagné d’objets co-brandés réalisés avec les marques partenaires.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/08/k-way-le-chemin-du-retour-episode-8-et-fin.html

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K-Way fête ses 60 ans
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Le Louvre malgré tout ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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Renaissance du Louvre : entre gloire et fissures, quel avenir pour le plus grand musée de France ?

https://www.ecoreseau.fr/art-de-vivre/culture/renaissance-du-louvre-entre-gloire-et-fissures-quel-avenir-pour-le-plus-grand-musee-de-france-2025-10-23-117447?utm_campaign=Vendredi%2024102025&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 23 octobre 2025

 

Le cambriolage du Louvre, dimanche 19 octobre, met en lumière les difficultés rencontrées par le plus grand musée de France. À la suite d’une note alarmante de sa présidente évoquant de nombreuses « avaries » menaçant à la fois la sécurité des visiteurs et la préservation des œuvres, Emmanuel Macron avait annoncé, fin janvier 2025, une « nouvelle renaissance » du musée. Marie-Alix Molinié-Andlauer (docteure à Sorbonne Université) avait alors listé pour The Conversation les grands enjeux de ce chantier.

Problèmes de sécurité, équipements techniques obsolètes, climatisation défaillante pour les œuvres, ascenseurs en panne pour les personnes à mobilité réduite… Le Louvre se délite à vue d’œil et pourtant ce musée continue à attirer toujours plus de monde (9 millions d’entrées en 2024).

Les chiffres de fréquentation témoignent d’une tension entre l’attractivité de ce musée et les contraintes structurelles liées au bâtiment – un ancien palais royal empêchant d’accueillir plus de visiteurs. La particularité de ce géosymbole est sa proximité avec le pouvoir, notamment le pouvoir présidentiel. Les grands travaux du Louvre sont impulsés en 1981 par le président Mitterrand ; en 2000, le président Chirac inaugure le pavillon des Sessions ; en 2012, c’est au tour du président Hollande d’inaugurer le nouveau département des arts de l’Islam. En 2017, Emmanuel Macron célèbre sa victoire devant la pyramide et, en 2025, il annonce la « nouvelle renaissance » du Louvre.

C’est toute la particularité du musée du Louvre qui, au-delà d’un patrimoine national, est un véritable symbole. Outre ces événements, le musée accueille régulièrement des visites d’État pour montrer une certaine image de la culture française. Pourtant, celle-ci n’est pas un bloc homogène. Elle se conjugue au pluriel et aujourd’hui elle se morcelle dans la société, mais également dans et au-delà des murs du plus grand musée de France.

Les ambitions contemporaines des président(e)s

Parmi les annonces d’Emmanuel Macron pour cette « nouvelle renaissance du Louvre », la première est le déplacement du tableau le plus emblématique du musée, la Joconde (symbole de la période Renaissance). Actuellement, elle est exposée dans la salle des États et est entourée d’une quarantaine d’œuvres, devenues invisibles tant cette voisine captive le public. L’idée serait de la déplacer sous la Cour carrée, pourtant située en zone inondable, à proximité de la nouvelle entrée du musée. Munis d’un billet spécial, les visiteurs pourraient alors la contempler dans un espace qui resituerait l’œuvre dans l’histoire de l’art. Une expérience 100 % Joconde serait donc proposée.

La deuxième annonce est celle d’une entrée au niveau de la colonnade, de Perrault, à l’est du musée. Cet espace, entouré par les « fossés Malraux » est peu accueillant et peu praticable en temps de pluie, accentuant la rupture avec la ville. Intégrer une nouvelle entrée à cet endroit permettrait de redéfinir et désengorger les circulations au sein du musée.

En revanche, le déplacement d’une telle entrée ne doit pas résulter d’un déplacement du problème d’un point A vers un point B. Il s’agit de réfléchir à comment mieux intégrer des entrées – ce qui en contexte Vigipirate relève de l’exploit – pour repenser la circulation dans sa globalité et une meilleure relation entre le Louvre et la ville. Car, outre les fossés qui sanctuarisent le musée au cœur de la ville, les différentes architectures urbaines –renaissance et néoclassique du musée et haussmanniennes pour les bâtiments voisins – accentuent cette rupture. Il y aurait une réflexion architecturale à mener pour redessiner cette partie du paysage urbain de Paris à l’aide d’un travail de « contraste retardé » qui favoriserait l’articulation entre les espaces.

Enfin vient l’idée d’un tarif plus élevé pour les visiteurs étrangers extra-européens. Cette augmentation comblerait en partie le manque à gagner pour enclencher toutes ces mesures. Emmanuel Macron a indiqué qu’elles ne coûteraient pas un centime aux contribuables. Pourtant, le coût des travaux serait estimé à plus de 700 millions d’euros, une somme vertigineuse quand on connaît le contexte économique actuel.

On peut notamment s’interroger sur la possibilité de mettre en place cette tarification spéciale sans porter atteinte à la protection des données personnelles. Y aura-t-il une obligation d’acheter son billet en ligne et d’y présenter son passeport ? Des files seront-elles créées, comme à l’aéroport, avec une ligne pour « Européens » et une autre pour le public « extra-européens » ? En ces temps troublés, l’idée d’une mesure stigmatisante des étrangers extra-européens ne devrait pas trouver écho au sein d’un lieu de culture et, qui plus est, au sein d’un lieu aussi emblématique que le musée du Louvre.

Emmanuel Macron parle de pouvoir accueillir 12 millions de visiteurs d’ici 10 à 15 ans. Avec ses couloirs étriqués et son architecture patrimoniale contrainte par le respect des normes des architectes des bâtiments de France, l’ancien palais royal ne peut absorber tant de visiteurs dans de bonnes conditions. Pourtant, le financement des travaux reposerait principalement sur la billetterie. En effet, si on reprend les quatre principales ressources du musée en 2023, en dehors des subventions de l’État qui sont autour de 100 millions d’euros, la première ressource est la billetterie (95,9 millions d’euros).

Depuis 2016, le mécénat est une ressource de plus en plus importante pour le musée du Louvre.

Viennent ensuite d’autres pôles qui seraient également mis à contribution : la licence de la marque Louvre Abu Dhabi (83,1 millions d’euros qui émanent de l’accord intergouvernemental signé en 2007 entre la France et les Émirats arabes unis et prolongé de 10 ans, jusqu’en 2047), la valorisation du domaine (25,2 millions d’euros) et le partenariat médias et mécénat (20,6 millions d’euros). Pour le mécénat, on suppose l’implication du groupe LVMH, ainsi que d’autres événements régulièrement accueillis par le musée. S’il est considéré comme fonds propre, il ne faut pas oublier que le mécénat est défiscalisé de 40 à 60 %, donc en partie payé par les contribuables.

Le symbolisme du Louvre confronté aux réalités du terrain

La question du financement de ces travaux laisse les syndicats du musée du Louvre circonspects. Plus largement, les annonces suscitent un accueil très mitigé. Aussi séduisantes soient-elles, elles paraissent déconnectées de la réalité du terrain, bien moins glamour, que vivent les salariés, contractuels et prestataires du fait des conditions de travail et d’accueil.

Ces grandes annonces traduisent un arbitrage difficile : opter pour un fonctionnement normal avec une jauge gérable au sein d’un musée hors norme, ou choisir un fonctionnement à flux tendu pour répondre à la demande d’un public toujours plus grand et désireux de visiter un symbole culturel.

Au-delà de l’expérience muséale, il y a une dimension pratique et matérielle. En 2016, le « projet Pyramide » à 53,5 millions d’euros était censé améliorer l’accueil des visiteurs face à la structure vieillissante de l’entrée principale, souvent assimilée à un hall de gare. Il n’a pas permis de réel changement, si ce n’est que les sorties se font par le Carrousel. Or, les individus de passage suffoquent aux premières chaleurs sous cette structure de verre. Dans le département des arts de l’Islam, la proximité avec la Seine provoque des odeurs parfois désagréables et, en temps de crue, les réserves sont en alerte. Le déménagement de certaines de ces réserves vers le Centre de conservation et de ressources à Liévin (Pas-de-Calais), non loin du Louvre-Lens, répond en partie à ce besoin de préservation et conservation des œuvres. Le musée est inadapté aux changements climatiques et aux pratiques muséales.

Penser le Louvre dans un maillage culturel et sociétal

Dans ce projet, il y a une ambiguïté entre une volonté de mieux intégrer le musée à son territoire et l’accueil de ces 12 millions de visiteurs. Car, que ce soit le Louvre ou son territoire alentour, aucun des deux ne peut absorber 12 millions de visiteurs par an, en termes de gestion des flux. A titre de comparaison, le MET ou le British Museum accueillent moins de 6 millions de visiteurs par an. Le Louvre n’est pas un vaisseau déterritorialisé et sanctuarisé, il s’inscrit dans un territoire avec toute sa complexité.

Peut-être devrait-il plutôt être question de repositionner le musée dans la société, de favoriser une meilleure expérience qualitative du musée et de son territoire alentour ? Le Louvre est au cœur de Paris, dans un maillage culturel dense. Ces lieux de la culture doivent pouvoir se répondre pour permettre de changer de perspectives sur le Louvre et pour mieux le comprendre dans son ensemble urbain. Cette dimension territoriale ne peut se lire sans la dimension sociale attachée au musée : les discours proposés et les œuvres montrées sont autant de portes vers la confrontation à l’altérité.

La dimension symbolique et la notoriété du Louvre sont fortes. Ce musée en arrive à la fois à être désincarné de toute forme de spatialité et à incarner à lui seul la France. En 2017, le candidat Macron avait indiqué son intention de mettre en chantier le pays à coup de réformes successives. Après Notre-Dame de Paris, le Louvre deviendra un chantier de plus, mais à destination de quelle France ?

Le Louvre a également une dimension politique dans le sens noble du terme. Lieu de pouvoir, lieu de rencontre, lieu de revendication contre des mécènes aux pratiques environnementales douteuses ou pour justifier les restitutions des œuvres d’art. Le Louvre montre aux yeux du monde des géographies et des positionnements pluriels au service de l’histoire de l’art et de l’histoire contemporaine. Il est infiniment politique, il s’y reflète toute la complexité et toutes les contradictions de notre monde, tel un miroir de notre société, où les barrières symboliques et physiques s’érigent, au lieu d’œuvrer pour tous les ponts qui mériteraient d’être créés.The Conversation

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence creative commons. Lire larticle original.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/07/la-petite-histoire-du-plus-grand-musee-du-monde.html

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/10/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/10/25

Le Louvre malgré tout ?
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