complement d'information
Un autre tourisme existe
Tourisme industriel : une vitrine mais surtout une source de revenus pour les PME
Publié le 25 juin 2025
Avec 20 millions de visiteurs annuels, la visite d'entreprise génère parfois une part non négligeable du chiffre d'affaires. Elle valorise le savoir-faire et l'ancrage territorial, renforce la notoriété et développe les ventes directes.
Le tourisme industriel connaît un essor remarquable en France, un peu à l'image des ateliers d'artisans. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 20 millions de visiteurs l'an dernier, en progression de 40 % en trois ans selon l'association Entreprise et Découverte.
La France compte désormais 3.500 entreprises ouvertes au public, en majorité des PME. Cette tendance révèle une évolution dans la relation entre les entreprises et leurs publics sur laquelle les entrepreneurs peuvent s'appuyer pour faire croître leur business.
Outil de communication et opportunité de ventes
L'ouverture des portes crée une connexion directe avec les consommateurs. Ces derniers découvrent l'envers du décor : les process de fabrication, les équipes, le savoir-faire. « Les visites industrielles ont un effet impactant. Elles permettent de nouer un contact particulier et durable avec les clients. », souligne Cécile Pierre, déléguée générale d'Entreprise et Découverte.
La maison Fragonard, dans les Alpes-Maritimes, illustre parfaitement cette stratégie. « Nous accueillons du public dans deux sites à Grasse et un à Eze. Ouvrir nos usines met en valeur le fabriqué en France et il faut en être fiers », revendique Eric Fabre, directeur du développement commercial de la marque.
La coopérative oléicole L'Oulibo, dans l'Aude, est un autre parfait exemple. La PME a commencé à proposer des visites en 2011 pour développer sa notoriété et accroître la vente directe du magasin de producteurs. « Toutes ces visites permettent de mettre en avant le savoir-faire et de le protéger », met en avant Jean-Marc Thibaut, responsable Tourisme chez L'Oulibo. La visite retrace l'histoire et la culture de l'olivier au travers de mises en scène, son et lumière, parcours pédagogiques, etc.
Un boost pour les ventes
Partager aux clients les coulisses de fabrication d'un produit, c'est maximiser les chances qu'il passe à l'achat. Le panier moyen à la suite d'une visite d'entreprise est en moyenne plus de deux fois supérieure à un passage en caisse sans visite préalable.
Emmanuel Blanc, directeur de Terres de sel, témoigne : « Les visites représentent 10 % de notre chiffre d'affaires, notamment grâce à la vente à la fin du parcours dans notre Boutique Expo. Nos clients y trouvent du gros sel et de la fleur de sel « Le Guérandais » ainsi que des produits locaux artisanaux. Nous accueillons 70.000 visiteurs par an, donc en plus de créer de la richesse, ces visites créent des empois. »
Maîtriser la chaîne de valeur
Ouvrir son entreprise à ses clients, c'est s'assurer un contact régulier et direct avec eux. Ainsi, l'entreprise maîtrise sa chaîne de valeur de la fabrication à la vente. Pour une société de l'agroalimentaire par exemple cela peut lui éviter d'être dépendant uniquement de la grande distribution pour ses ventes. C'est donc retrouver une certaine autonomie dans le modèle économique.
Atelier Tuffery, tailleurs confectionneurs de jeans français depuis 1892, reçoit chaque année 80.000 visiteurs payants, excusez du peu, avec un ticket d'entrée à 7,5 euros pour un adulte. « On est très impliqué dans les filières en amont de nous, quasiment tout est français et cela nous emprisonne dans des coûts de production élevés. Si on n'avait pas la vente directe, on ne pourrait pas créer notre filière en France comme nous le faisons. Nous avons besoin de maximiser nos marges », clame Julien Tuffery, président de la marque.
Le dirigeant de cette marque textile française y va sans détour. « Je recommande à tous les entrepreneurs de proposer des visites guidées. La visite d'entreprise doit nous amener à revoir nos modèles économiques et nos modèles de vente. les mains qui fabriquent sont les mains qui vendent. »
Un ancrage territorial renforcé
Beaucoup d'entreprises ont longtemps peu cultivé leur relation avec leur territoire. Faire des visites d'entreprise une activité touristique attractive est une manière de renforcer l'ancrage local des entreprises. Les visites sont essentiellement suivies par des locaux.
« C'est la fierté des habitants du territoire. Ils y invitent leurs amis et leurs familles. Guérande est connu pour son sel, mais juste à côté il y a des villes assez fréquentées comme Pornichet, La Baule, etc. Et les marais salants sont un territoire beau mais fragile. Il a fallu canaliser ce tourisme pour le protéger », témoigne Emmanuel Blanc, directeur de Terres de sel.
Un engagement RSE démontré
Les visites deviennent une vitrine des engagements sociaux et environnementaux. Chez Atelier Tuffery, douze collaborateurs s'échappent régulièrement de leurs postes le temps de quelques heures pour endosser le rôle de guides. Et cela embellit la marque employeur. « 70 % des CV arrivent suite aux visites », ajoute Julien Tuffery. Cette démarche implique les salariés et renforce leur sentiment d'appartenance.
Eric Fabre, directeur du développement commercial des parfumeries Fragonard, tempère tous ces avantages de la visite industrielle : « Savoir faire son métier et savoir en parler sont deux choses différentes. Cela se prépare. Et comme tout projet, ça demande du temps. »
Si avant de vous lancer, vous voulez prospecter sur ce que proposent les entreprises de votre région, le guide du Routard, en partenariat avec Entreprise et Découverte, recense plus de 450 sites à visiter en France dans sa dernière édition de mai 2025.
Le tourisme industriel vous intéresse vraiment ?
https://entrepriseetdecouverte.fr/
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/07/la-france-une-autre-histoire.html
https://groupe-ecomedia.com/patrimoine-militaire-un-fort-potentiel-touristique/
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/07/saveurs-de-france.html
Le récap du 1er semestre 2025
Bonjour,
Pour celles et ceux qui auraient raté un ou plusieurs de mes sujets, mais qui souhaiteraient justement se rattraper durant cette période estivale, voici donc ci-dessous l’intégralité des sujets du 1er trimestre pour le faire.
Et comme le blog ne part pas en vacances, d’autres sujets viendront vous égayer (je l'espère) tout au long de ce mois d’août arrivant.
Espérant donc vous retrouver à la rentrée, je vous souhaite d’excellentes découvertes, et pour celles et ceux qui sont, partent, restent, en vacances, je vous les souhaite également excellentes.
Pour les autres (pas d'oubli), ceux que l’on nomme les juilletistes, c’est un excellent retour que je vous souhaite, ainsi qu’une bonne reprise.
Bonnes lectures à toutes et tous.
Jacques Samela
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Janvier 2025
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/02/les-cleantechs-stop-ou-encore-plus.html
Février 2025
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/02/denv-r-que-vogue-les-datas.html
Mars 2025
Avril 2025
Mai 2025
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/04/les-tiers-lieux-l-innovation-autrement.html
Juin 2025
Juillet 2025
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/07/paraboot-toujours-bien-dans-ses-pompes.html
Qista, la réponse française au Culicidae*
*Les moustiques, Culicidae de leur nom scientifique, sont des diptères nématocères. Les diptères sont des insectes (Hexapoda) appartenant à l'embranchement des arthropodes.
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/06/qista-l-anti-moustiques-a-la-francaise.html
La Suisse, toujours l’exemple à suivre ?
Classement IMD* 2025 : la Suisse en tête
Le 16/07/25
La Suisse, Singapour et Hong Kong occupent les trois premières places du classement mondial de la compétitivité 2025 établi par l'IMD. Le Canada, l'Allemagne et le Luxembourg enregistrent les plus fortes progressions au sein du top 20.
Le rapport met en lumière un monde en mutation, où les disparités régionales persistent, mais où émergent de nouvelles dynamiques en Asie, Afrique, Amérique du Sud et Europe. L'efficacité gouvernementale, alliant agilité, inclusion et vision à long terme, devient un levier clé de résilience dans un contexte géopolitique mouvant.
La Suisse conserve la 1er place grâce à la stabilité de ses institutions et à son leadership en efficacité gouvernementale et en infrastructures. Toutefois, elle perd une position en performance économique (13e) et en efficacité des entreprises (6e). Des critiques émergent concernant le manque d’ouverture des marchés publics aux soumissionnaires étrangers, freinant la concurrence.
Singapour, 2e, cède la tête du classement malgré une forte performance économique, tirée par la croissance du PIB et des exportations. Elle recule à la 3e place pour l'efficacité gouvernementale et à la 8e pour l’efficacité des entreprises. Les délocalisations sont perçues comme une menace économique majeure par les dirigeants locaux.
Hong Kong grimpe à la 3e place, grâce à des progrès dans tous les piliers de compétitivité. Les dirigeants signalent cependant une baisse de qualité dans les pratiques d'audit et de comptabilité, ce qui pourrait freiner les investissements.
À l'échelle mondiale, les entreprises cherchent à diversifier leurs chaînes d'approvisionnement. L'ASEAN renforce son intégration, et la ZLECAf stimule le commerce intra-africain. L'Afrique affiche des opportunités économiques au-dessus de la moyenne mondiale, mais reste confrontée à des défis dans l'éducation et la santé.
L'Asie se distingue par ses opportunités économiques, mais aussi par ses inégalités sociales et politiques, souvent exacerbées par des transitions rapides.
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/08/et-si-l-exemple-a-suivre-etait-la-suisse.html
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Et la France dans tout ça ?
https://www.imd.org/entity-profile/france-wcr/ / FR
https://imd.widen.net/s/8nfdzg5zpq/fr1page_wcy_2025 / GB
Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)
Ynsect autorisé à poursuivre son activité jusqu’en septembre
Le 07/07/25
Le tribunal de commerce d’Évry vient de prolonger la période d’observation d’Ynsect, qui produit des protéines à base d’insectes. La startup industrielle peut continuer à exercer son activité jusqu’au 25 septembre.
Un peu de répit pour Ynsect ? Le tribunal de commerce d’Évry vient d’autoriser le spécialiste français de la production de protéines à base d’insectes à poursuivre son activité. L’entreprise va pouvoir continuer à exercer jusqu’au 25 septembre. Une nouvelle audience se tiendra à nouveau à cette date pour décider de la poursuite de l’activité ou au contraire, statuer sur le passage à une éventuelle liquidation judiciaire.
Ynsect est officiellement en redressement judiciaire depuis mars dernier. Afin de tenter de se sauver, elle a entamé plusieurs démarches. Tout d’abord, elle a annoncé le mois dernier un plan social visant le licenciement de 111 emplois, sur les 214 que comptait la société en fin d’année dernière. L’entreprise dispose de deux sites industriels à Poulainville, près d’Amiens, une ferme verticale de 48 000 mètres carrés, et à Damparis, dans le Jura. Ce dernier va être repris par Antoine Hubert, cofondateur de l’entreprise, via sa nouvelle startup Keprea, révélée par Maddyness.
Ynsect a aussi nommé en avril dernier un nouveau dirigeant en la personne d’Emmanuel Pinto. Ce dernier est associé depuis 2022 de Dirigeants & Investisseurs, une entreprise spécialisée dans l’accompagnement des sociétés en difficulté. Il a suppléé Shankar Krishnamoorthy, qui dirigeait la startup depuis deux ans. Antoine Hubert reste toutefois administrateur et directeur de la stratégie de l’entreprise. Il y a quelques semaines, la scale-up industrielle a aussi vu ses investisseurs historiques remettre au pot. Ceux-ci ont investi 10 millions d’euros pour lui permettre de survivre. Un montant qui peut paraitre dérisoire dérisoire comparé à l'ensemble des montants levés par la société : plus d'un demi-milliard d’euros.
Un nouveau financement et des tests pour un nouveau mode d’élevage
En lien avec cette annonce du tribunal de commerce d’Évry, Ynsect annonce que les actionnaires actuels s'engagent à apporter 8,6 millions d'euros pour financer l'activité jusqu'à la fin de l'année 2025. Selon le communiqué de presse, cette somme doit permettre de « valider la performance économique du nouveau modèle d’élevage qui sera développé dans l’usine d’Amiens, convaincre de grands acteurs de l’alimentation animale de s’engager avec Ynsect et rechercher des investisseurs pour financer un plan de redressement qui nécessitera de renégocier le passif avec ses créanciers ».
Ynsect est en effet en train de réaliser des tests opérationnels sur le site d’Amiens pour trouver un « nouveau mode d’élevage d’insectes plus proche des techniques d’élevage traditionnelles ». Cela signifie qu’elle souhaite adopter un mode d’élevage moins automatisé, moins industriel, et donc moins coûteux qu’un mode d’élevage classique.
Afin de procéder à ces tests, l’entreprise annonce aussi que l’activité industrielle du site d’Amiens est désormais suspendue, sur la partie production d’insectes. La partie transformation demeure elle active. Ynsect déclare enfin qu’elle a reçu à nouveau de la part de ses clients ou prospect des « marques d’intérêt sérieuses ». Nestlé et Mars, géants de l’agroalimentaire, et qui disposent de filalies dédiées à la nourriture animale, sont des clients historiques de l’entreprise. Ils pourraient avoir renouvelé leur confiance auprès de la scale-up, pour continuer à travailler avec elle.
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M2i Life Sciences accélère le déploiement international de ses produits de biocontrôle grâce à la diplomatie économique |
Le Moci
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http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/02/m2i-life-osmobio-reponses-francaises-aux-pesticides.html
Station F, le bilan
Station F : quel bilan 8 ans après l'ouverture du campus initié par Xavier Niel ?
Inauguré en juin 2017, Station F fête déjà ses 8 ans. A cette occasion, l'incubateur parisien dévoile un rapport permettant de mieux connaître les entrepreneurs qui évoluent dans ses murs.
Station F fête déjà ses 8 ans d’existence. Comme il est de coutume désormais depuis l’inauguration du campus de startups en juin 2017, l’équipe de cette vitrine de la French Tech dévoile des chiffres sur les entrepreneurs hébergés. C’est l’occasion de savoir également comment ils se sentent à l’heure actuelle et quelles sont leurs préoccupations dans un contexte géopolitique et économique particulièrement agité.
En huit ans, ce sont plus de 8 000 startups qui sont passées par les murs de l’ancienne halle Freyssinet qui s’étend sur 34 000 mètres carrés à deux pas de la BNF, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Aujourd’hui, l’âge moyen d’un entrepreneur à Station F est de 33 ans. 53 % sont des «repeat founders», ce qui signifie qu’ils ont replongé dans le bain de l’entrepreneuriat une ou plusieurs fois après avoir lancé leur première startup.
Dans le détail, 52 % des fondateurs de Station F ont travaillé dans des startups et des scaleups, 41 % dans des grands groupes et 25 % ont effectué un cursus dans la recherche. 40 % des jeunes pousses hébergées par l’incubateur parisien comptent au moins une femme dans l’équipe fondatrice. Et pour mettre en lumière des entrepreneuses de Station F, le campus XXL de startups a d’ailleurs lancé le programme Female Founders Fellowship. La dernière promotion a été dévoilée en mars dernier.
Le climat géopolitique et l’élection présidentielle préoccupent les entrepreneurs
S’ils bénéficient d’un cadre destiné à faciliter le développement de leur entreprise à Station F, les entrepreneurs demeurent néanmoins préoccupés par plusieurs sujets. Actuellement, c’est la situation géopolitique dans le monde, marquée notamment par les fortes tensions au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine et les décisions imprévisibles de Donald Trump, qui inquiètent le plus les entrepreneurs du campus, tout comme la prochaine élection présidentielle en France alors que l’instabilité politique a gagné le pays suite à la dissolution de l’Assemblée nationale il y a un an. «Ce n’est pas plus mal que ça soit déjà sur la table. Nous avons deux ans pour se mobiliser, cela laisse du temps pour préparer les choses», observe Roxanne Varza, la directrice de Station F.
Ces deux sujets préoccupent bien les plus les entrepreneurs que les problématiques habituelles liées à leur activité, comme les levées de fonds, la régulation, les exits et les talents. Dans le contexte actuel, ils ont du mal à se projeter : 47 % des fondateurs assurent qu’ils n’ont aucune idée de la manière dont ils feront leur exit. Et à peine 16 % estiment qu’une IPO est une option viable. «C’est un chiffre qui m’a étonné, mais il est vrai que la situation sur les exits n’est pas reluisante», souligne Roxanne Varza.
70 % de startups IA
Avec un millier de startups présentes, Station F constitue un écosystème important au sein de la French Tech. Sur les trois dernières années, les jeunes pousses de l’incubateur ont ainsi levé 1 milliard d’euros au cours des trois dernières années. Mais la barre du milliard devrait être très largement dépassée en 2025, puisque ce sont déjà 800 millions d’euros qui ont été levés par les startups de Station F durant le premier semestre. Sur les six premiers mois de l’année, une vingtaine d’entreprises ont même bouclé des tours de table supérieurs à 10 millions d’euros, à l’image de Multiverse Computing (189 millions), Veesion (38 millions), Sekoia.io (26 millions) et Tomorro (25 millions).
Sans surprise, l’intelligence artificielle a largement pris le pouvoir à Station F. 70 % des startups du campus sont désormais centrées sur l’IA et l’équipe de l’incubateur assure même que 40 % des jeunes pousses françaises de l’IA sont passées par Station F ! Autrement dit, le campus joue un rôle majeur dans la structuration de l’écosystème IA dans l’Hexagone. Parmi les modèles d’IA qui ont le plus de succès auprès des entrepreneurs de Station F, ceux d’OpenAI arrivent en tête, très loin devant ceux de Mistral AI et Anthropic.
En matière d’IA, Station F est d’ailleurs devenu un lieu encore plus important en début d’année à l’occasion du «Business Day» organisé en marge du Sommet pour l’Action sur l’IA. Une journée mémorable puisque Sam Altman, le patron d’OpenAI, était de la partie, tout comme Emmanuel Macron, Arthur Mensch (Mistral AI), Yann LeCun (Meta), Lisa Su (AMD) ou encore Clara Chappaz. A noter que Station F accueille également chaque année la conférence ai-PULSE de Scaleway. C’est à cette occasion que le laboratoire Kyutai avait été lancé fin 2023. Et puis des soirées festives XXL, comme la Viva Party organisée pendant VivaTech, commencent à se multiplier. «Depuis la soirée pendant l’AI Action Summit, des gens nous contactent pour faire des soirées !», lance avec le sourire Roxanne Varza.
Un hôtel à proximité du campus ouvrira en 2028
Station F, c’est aussi une dimension internationale avec 70 nationalités représentées sur le campus. Les pays les plus représentés sont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Maroc, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud. Au cours de l’année écoulée, des entrepreneurs issus de 8 nouveaux pays, comme le Mali, le Pakistan, la Hongrie et le Pérou, ont également rejoint Station F. «Nous sommes très sollicités par de nombreux pays, surtout par rapport à l’IA. Nous sommes ravis de travailler avec l’Inde et je regarde beaucoup ce qui se passe aux Émirats, ainsi que dans les pays du Golfe et en Asie, notamment au Japon, en Corée du Sud, en Chine et à Singapour. C’est déjà super mais je pense qu’on peut aller plus loin. Par exemple, même s’il y a beaucoup d’acteurs américains sur le campus, j’ai la conviction que l’on peut créer des ponts plus ciblés avec les deux écosystèmes phares que sont San Francisco et New York», estime la directrice de Station F. Cette dernière se réjouit aussi de voir des programmes inattendus débarquer dans l’incubateur, comme celui lancé plus tôt cette année par le PSG, premier club sportif à prendre ses quartiers à Station F.
Outre une internationalisation qui devrait se poursuivre sur le campus, d’autres projets sont dans les cartons pour offrir un cadre toujours plus stimulant aux entrepreneurs hébergés. Après l’ouverture d’un studio de podcast et d’un nouveau restaurant, un hôtel devrait voir le jour en 2028 juste à côté de Station F. «Ce sera à moitié un hôtel 5 étoiles et à moitié accessible. Cela servira notamment pour les gens qui sont de passage à Station F alors qu’il y a une offre hôtelière peu développée dans le quartier», indique Roxanne Varza. Il viendra compléter la résidence de coliving Flatmates à Ivry-sur-Seine, qui offre un lieu d’hébergement aux entrepreneurs du campus. Histoire d’être en mode Station F du matin au soir. Lors de l’ouverture de l’incubateur il y a 8 ans, Roxanne Varza imaginait-elle une telle trajectoire ? «C’est puissance 1 000 par rapport à mon imagination. Après une première année assez excitante, je pensais que ça serait plus calme, mais pas du tout ! Maintenant, tout le monde regarde ce qu’il se passe à Paris», se réjouit-elle.
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/09/station-f-sa-genese-son-objectif-et-mon-rdv.html
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/09/station-f-suite.html
L'Opéra Garnier, 150 ans
Le Palais Garnier, chef-d'œuvre architectural et l'un des plus beaux théâtres au monde, fête ses 150 ans
Inauguré le 5 janvier 1875, le Palais Garnier est riche d’une histoire où se mêlent patrimoine et création artistique, mythes et fantasmes, spectacles d’opéras, de ballets et concerts.
Conçu par l’architecte Charles Garnier dans le cadre d’un vaste projet lancé par Napoléon III, ce chef-d'œuvre du style Second Empire mêle influences classiques, baroques et Renaissance, et se distingue par sa majesté et son raffinement.
Théâtre, lieu public de festivités et de représentation – voir et être vu –, miroir du pouvoir politique, témoin de grands événements de l’Histoire de France, le Palais Garnier ne cesse de fasciner le public. Plus d’un million de visiteurs et près de 350 000 spectateurs, venus du monde entier, s’y pressent ainsi chaque année.
Pour célébrer son 150e anniversaire, l'Opéra national de Paris organise une série d’événements tout au long de l’année 2025 : gala exceptionnel le 24 janvier retransmis sur France 5, concerts, expositions, rencontres, documentaire sur les coulisses Une journée (extra) ordinaire : 24 heures à l’Opéra Garnier, résidence d’artistes, publications inédites ou encore visites guidées thématiques ouvrent cette année anniversaire avec le public le plus large.
Ce programme de célébrations s’attache à mettre en lumière le bâtiment dans toute sa splendeur, à célébrer son héritage artistique et culturel tout en l’inscrivant dans le présent. Avec 172 levers de rideaux par saison, le Palais Garnier conserve son rôle central dans le monde de l’art lyrique et chorégraphique. En continuant à proposer des spectacles d’opéra et de ballets, des concerts et récitals chaque saison, ce théâtre, magnifiquement dessiné par Charles Garnier, demeure, 150 ans après son inauguration, un lieu d’émerveillement, de partage et d'émotion et l’écrin d’une programmation artistique riche et variée.
Le Palais Garnier fait partie, avec l’Opéra Bastille, des deux salles de l’Opéra national de Paris, actuellement dirigé par Alexander Neef.
https://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/09/l-opera-garnier-quand-le-rideau-se-leve.html
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