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De nouveaux sites clés en main à disposition en France

Publié le par Jacques SAMELA.

De nouveaux sites clés en main à disposition en France
De nouveaux sites clés en main à disposition en France

Pour attirer les industriels, la France compte sur 200 nouveaux Sites clés en main

https://www.lefigaro.fr/societes/pour-attirer-les-industriels-la-france-compte-sur-200-nouveaux-sites-cles-en-main-20260520?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260520_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=iJBMKUKufV2UWPNaEsKfhC7IJF_%2BzPq3nC4NRRUGbYwVOR2iXoCgPPS7cvMzVcGAVhv5obvkSnLJQSTdVNXAOkJIi7H2GTYeiH

Le 20/05/26

 

DÉCRYPTAGE - La disponibilité du foncier et la rapidité d’obtention des autorisations sont cruciales pour attirer les projets industriels. C’est pourquoi la puissance publique propose de prendre en charge certaines procédures dans les Sites clés en main.

C’est dans l’ancien bassin minier de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, que l’américain USA Rare Earth va installer son usine de traitement des terres rares et de production de métaux. Elle sera juste à côté de celle de la start-up Carester, qui produira des aimants permanents et devrait être opérationnelle à la rentrée. Elyse Energy, une start-up française spécialisée dans les carburants durables, s’apprête, quant à elle, à prendre sa décision finale d’investissement pour construire sa propre unité dans le même bassin. Cette pluie de nouvelles usines dans un même périmètre ne doit rien au hasard. Lacq est un Site clés en main, où l’implantation industrielle est facilitée grâce à des dispositions ad hoc. C’est aussi le cas de Saint-Vulbas, près de Lyon, dont le parc industriel de la plaine de l’Ain (Pipa) devrait bientôt accueillir la nouvelle usine de fabrication de freins carbone, destiné aux avions commerciaux, de Safran. Un investissement de 450 millions d’euros, conquis de haute lutte face à la concurrence de projets en Amérique du Nord.

Ces Sites clés en main ont été créés en 2019. À l’époque, le constat a émergé que l’accès au foncier constituait l’un des principaux freins à l’implantation industrielle en France. Le gouvernement a décidé de répertorier les terrains immédiatement mobilisables, juridiquement sécurisés et respectant les exigences environnementales. L’objectif ? Ne pas manquer les investissements potentiels à cause d’un manque de foncier. Le tout alors que la France a par ailleurs la volonté de réduire au maximum l’artificialisation des sols. Pour apporter une aide sur ce point, un certain nombre de ces Sites clés en main étaient constitués d’anciennes friches industrielles, aux sols déjà imperméabilisés.

En 2024, une nouvelle étape a été franchie, avec la présentation de 55 nouveaux sites bénéficiant du label Sites clés en main. Un label qui a été alors enrichi. Le gouvernement s’était rendu compte que les procédures administratives hexagonales prenaient beaucoup de temps, ce qui était parfois rédhibitoire pour gagner des projets. Le label Sites clés en main garantit depuis 2024 qu’un certain nombre d’études ont été réalisées en amont et que certaines contraintes ont été levées, comme l’alimentation en énergie. « Pour sécuriser les investissements, il faut dire aux industriels que, quand ils viennent, toutes les procédures sont sécurisées et qu’ils n’ont plus que le permis de construire à déposer et l’autorisation ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) à obtenir », explique Sébastien Martin, le ministre délégué à l’Industrie.

En début d’année, 125 Sites clés en main à disposition

Depuis la mise en place du dispositif en 2019, environ 125 Sites clés en main (en version un et deux) ont été créés en France. En février dernier, Sébastien Martin a décidé de franchir une nouvelle étape, en refondant et pérennisant le dispositif, via une circulaire du mois de février. Le dispositif est assoupli, avec un seuil abaissé à 3 hectares pour les sites standards et à 1 hectare pour les friches réhabilitées. La taille moyenne des 55 sites de 2024 était de 60 hectares. Cette évolution permet d’élargir le nombre de sites éligibles et de diversifier l’offre foncière disponible. Et donc de mieux répondre aux besoins de PME et des entreprises de taille intermédiaire.

Aujourd’hui, il y a 112 Sites clés en main en phase de développement et une trentaine de collectivités se sont encore positionnées depuis le début de l’année

Sébastien Martin, ministre délégué à l’Industrie

Cette nouvelle mouture renforce aussi les exigences en amont. Les sites labellisés doivent garantir une maîtrise foncière sécurisée, une compatibilité avec les documents d’urbanisme, une anticipation des contraintes environnementales, la réalisation des études préalables, notamment l’étude « faune-flore » et l’absence de servitudes incompatibles avec un projet industriel. Objectif : que les investisseurs aient une sécurité encore plus forte dans la solidité du dossier, pour obtenir plus rapidement les dernières autorisations.

Enfin, l’enjeu est de parvenir à faire connaître la disponibilité des sites (désormais gérée à un niveau plus local), pour que les grands investissements venus de l’étranger, qui se sont d’abord examinés à Paris, ne soient pas manqués par simple manque d’information. Alors que les conditions économiques se sont dégradées en raison du conflit au Moyen-Orient, il s’agit de ne pas passer à côté des investissements - forcément moins nombreux - qui se présentent. Pour l’instant, la dynamique ne ralentit pas. « Aujourd’hui, il y a 112 Sites clés en main en phase de développement et une trentaine de collectivités se sont encore positionnées depuis le début de l’année », se félicite Sébastien Martin. Et les objectifs sont élevés puisque le ministre vise nouveaux 200 sites à horizon 2028.

Emmanuel Egloff

De nouveaux sites clés en main à disposition en France
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Le CESE (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le CESE (suite)
Le CESE (suite)

Claire Thoury, nouvelle Présidente du CESE

Le 20/05/26

 

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) annonce l’élection de Claire Thoury en tant que présidente de l’institution, ce mercredi 20 mai 2026 lors de la séance plénière d’installation de la mandature 2026-2031 réunissant les 175 conseillères et conseillers.  

Pour la première fois de son histoire, le CESE sera présidée par une femme, à l’issue d’un scrutin départageant deux candidates, Claire Thoury et Dominique Carlac’h, marquant ainsi une étape majeure pour l’institution.  

Claire Thoury, responsable associative, présidente du Mouvement associatif depuis 2021 et docteure en sociologie, spécialiste des questions d’engagement, de démocratie et de participation citoyenne a été élue avec 97 voix exprimées sur 173 votants.  

Qui est Claire Thoury ?

Responsable associative, sociologue, spécialiste des questions d’engagement et de démocratie, Claire Thoury est née le 27 mai 1989 à Soissons. Elle suit des études à la Sorbonne Nouvelle en communication et médias, où elle obtient une licence puis une première année de master. Elle poursuit sa formation par un master de communication politique et sociale à l’université Panthéon-Sorbonne. Elle soutient, en 2017, un doctorat de sociologie intitulé “L’engagement étudiant dans un monde d’individualisation : construction identitaire et parcours politiques”. 

Claire Thoury s’implique très tôt dans la vie universitaire et associative, elle devient successivement vice-présidente étudiante de l’université Sorbonne Nouvelle (2010 et 2012), conseillère auprès de l’adjoint à la Mairie de Paris en charge de l’enseignement supérieur (2013-2014), membre du comité pour une Stratégie Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (2014 à 2016) puis membre du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (2017 à 2022). Elle coordonne, de 2017 à 2021, le réseau national Animafac (4000 associations étudiantes membres) en tant que Déléguée Générale. Elle est élue, en avril 2021, présidente de Le Mouvement associatif, à l’âge de 31 ans. A la tête de la représentation nationale des associations françaises (700 000 associations membres), elle plaide en faveur d’une politique de vie associative ambitieuse et alerte sur la crise de financement que traverse le tissu associatif et qui impacte directement la liberté associative.

Depuis 2023, Claire Thoury enseigne à l’ENS au sein du Programme d’Études Démocratiques dont elle est chargée de la chaire de pratique “Participation citoyenne et Démocratie”. En 2024, elle rejoint le Crédit Mutuel Alliance Fédérale au sein de l’Institut Mutualiste pour l’environnement et la solidarité, comme cheffe de projet en charge des questions sociales et de gouvernance.

Elle est désignée conseillère au CESE par Le Mouvement associatif en 2021. Lors de son premier mandat, elle est membre de la Commission économie et finances et de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité. Elle préside également la Commission temporaire “Participation démocratique”. Elle est également rapporteure du Rapport Annuel sur l'État de la France (RAEF) de 2024 intitulé “Sortir de la crise démocratique”. De 2022 à 2023, elle préside la Convention citoyenne sur la fin de vie, réunissant 184 citoyennes et citoyens tirés au sort. Dans la continuité de ce travail organisé par le CESE, le gouvernement et le Parlement travaillent à une évolution législative visant notamment à créer un droit à l’aide à mourir. 

En 2026, elle est désignée pour un second mandat au CESE. Soutenue par le monde associatif, de nombreux syndicats et les acteurs de l’économie sociale et solidaire, elle est élue Présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) le 20 mai 2026, devenant ainsi la première présidente issue du secteur associatif et la première femme de l’histoire à la tête de cette institution. 

 https://competitiviteinfrance.overblog.com/2026/05/le-cese-notre-maison-commune.html

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 29/03/26

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Le CESE (suite)
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Et pendant ce temps là

Publié le par Jacques SAMELA.

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La fête du pain (il reste encore quelques jours), Poilâne (suite) & encore plus

Publié le par Jacques SAMELA.

La fête du pain (il reste encore quelques jours), Poilâne (suite) & encore plus
La fête du pain (il reste encore quelques jours), Poilâne (suite) & encore plus
Vu et lu dans Télérama Paris n° 3983 du 13/05/26

Vu et lu dans Télérama Paris n° 3983 du 13/05/26

Vu et lu dans Les Echos du 19/06/23

Vu et lu dans Les Echos du 19/06/23

Poilâne fait entrer un nouveau partenaire pour sa relance

https://resto.zepros.fr/boul-pat/poilane-fait-entrer-nouveau-partenaire-sa-relance

Publié le 19/03/2026

 

Après plusieurs semaines d'incertitudes, liées au placement en redressement judiciaire de l'enseigne patrimoniale parisienne, Athena et Apollonia Poilâne ont choisi de s'entourer un investisseur extérieur après avoir reçu plusieurs marques d'intérêt. Les deux soeurs céderont le contrôle de la marque avec l'arrivée d'Alexandre Garese, homme d'affaires déjà propriétaire de plusieurs boulangeries en Russie, en Ukraine et aux Etats-Unis.

Poilâne, et son savoir-faire autour de la panification au levain naturel ainsi que de la cuisson au four à bois, continueront de vivre. La marque, bousculée par des changements de consommation et les conséquences de la fermeture de son atelier de production situé à Bièvres (91) l'été dernier, dispose désormais d'un partenaire solide, à même d'accompagner son évolution.

Selon les informations diffusées par le média Challenges, les deux soeurs propriétaires, Athena et Apollonia, de l'entreprise familiale ont fait leur choix parmi les prétendants à la prise de contrôle de la structure. Le groupe Bertrand, connu pour ses multiples franchises (Burger King, Au Bureau, Leon, ...), avait un temps envisagé de se réengager dans la filière boulangère au travers de cette opération. 

Cet acteur majeur de la restauration sous enseignes avait présidé à la destinée d'un autre nom reconnu de la boulangerie française, Moisan, avant de le céder aux frères Hakkam. Ne restaient en lice qu'Elior et Alexandre Barese. Elior, spécialiste de la restauration collective, propriété de la famille Derichebourg, portait une proposition moins disante financièrement que l'homme d'affaires Alexandre Barese, mais pouvait défendre un solide projet industriel grâce aux débouchés ouverts dans son groupe... ainsi qu'une dynamique affirmée dans la reprise d'entreprises dotées d'une dimension patrimoniale (avec la reprise récente de la chocolaterie Pailhasson, puis des eaux 808).

Un entrepreneur à la gourmandise affirmée

Finalement, Alexandre Barese s’est imposé dans ce processus décisionnel, mené librement par les deux soeurs mais sous l’attention marquée du Tribunal des affaires économiques de Paris, gérant la procédure de redressement judiciaire engagée en janvier. L'homme, dont le succès s'est affirmé initialement dans le domaine de l'énergie, peut revendiquer une fine connaissance de l'univers de la gourmandise. Il est à l'origine, avec son épouse Stéphanie, de la création de l'enseigne de boulangerie à la française Wolkonsky, implantée en Russie et en Ukraine. Un temps franchisée de la Maison Kayser, l'entreprise s'est depuis développée sous sa propre marque. 

L'aventure de l'entrepreneur dans l'univers du pain s'écrit aussi outre-Atlantique, avec l'enseigne Heritage Grand Bakery, située en plein coeur de Manhattan, à New-York. Dans les deux cas, si l'ancrage dans la tradition française est assumé, il se conjugue avec une adaptation marquée aux attentes des marchés locaux, en intégrant notamment des activités de restauration et de salon de thé très appréciés.

Le défi de la relance

Le défi qui attend Alexandre Barese est grand : pour mener à bien cette reprise, il devra parvenir à emmener plus d'une centaine de collaborateurs et dessiner un cap stratégique pour l'enseigne, qui fait face à la concurrence d'acteurs aux activités diversifiées. Un travail d'équilibriste, puisque l'enjeu est également de ne pas effacer l'histoire associée au nom Poilâne.

Remi Heluin

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/10/la-maison-poilane-petrie-de-talent.html

Vu et lu dans Le Parisien Week-end

Vu et lu dans Le Parisien Week-end

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 25/04/24
Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 25/04/24

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 25/04/24

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 25/04/24
Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 25/04/24
Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 25/04/24

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 25/04/24

Vu et lu dans Télérama n° 3922 du 12/03/25
Vu et lu dans Télérama n° 3922 du 12/03/25

Vu et lu dans Télérama n° 3922 du 12/03/25

La fête du pain (il reste encore quelques jours), Poilâne (suite) & encore plus
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Devialet (suite & Retour)

Publié le par Jacques SAMELA.

Devialet (suite & Retour)
Devialet (suite & Retour)

Après avoir frôlé la sortie de route, le spécialiste français du son Devialet repart à l’offensive

https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/apres-avoir-frole-la-sortie-de-route-le-specialiste-francais-du-son-devialet-repart-a-l-offensive-20260506?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260506_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=HvLx7T4NhlPRAnNTxlkISc5eF3KzGIcZ952ZtzqAnGGgSdiQIybbffxOo_jHa4LvW6uRGD3DqnT%2BTABFTEV%2BqBMgSiDv1e6LHK

 

DÉCRYPTAGE - Passé la restructuration financière, en 2024, l’entreprise française a enregistré une croissance de ses revenus à deux chiffres ces six derniers mois.

Quoi de mieux pour Devialet qu’un tournoi de tennis du Grand Chelem pour mettre en scène son rebond ? Si sa silhouette ou son logo ne seront pas visibles sur la terre ocre aux côtés des autres sponsors de Roland-Garros, la dernière enceinte phare de la marque française, la Phantom Ultimate, sera, elle, bien présente en édition limitée dans les boutiques de la porte d’Auteuil. « Roland-Garros, c’est l’excellence française, reconnue aux quatre coins du monde », souligne Jacques Demont, le directeur général de la société. Il y a deux ans, cet ancien dirigeant de Tesla en France ou de Nespresso avait pris les commandes de l’entreprise d’électronique grand public en pleine tempête.

Après la sortie ratée de certains modèles et une baisse sensible des ventes, le groupe, en difficulté financière, était entré en conciliation à l’été 2024, puis en sauvegarde financière. Les pertes se chiffraient au-delà de la dizaine de millions d’euros, pour des revenus passés sous la barre des 100 millions. Une situation critique, faisant craindre la disparition de ce rare fabricant d’électronique tricolore, qui fêtera ses vingt ans en 2027. Son salut, il le doit à un rééchelonnement de la dette ainsi qu’à une levée de fonds de 40 millions d’euros souscrite notamment par les investisseurs historiques (Xavier Niel, la Financière Agache, entre autres). De quoi sortir de l’ornière. « Il y a eu pas mal de travail pour remettre l’entreprise à flot. Devialet voulait faire beaucoup de choses en même temps. Il a fallu redéfinir des ambitions à notre portée, mais ces vingt-quatre derniers mois nous ont permis de nous remettre en bonne position », insiste le dirigeant.

Plus concrètement, le groupe a retravaillé toute son organisation et réduit le nombre de salariés, passés de 365 à 280 en l’espace de deux ans. Le nombre de points de vente a été significativement réduit, passant de 2 800 à 1 800, l’idée étant de favoriser les ventes directement auprès des clients finaux plutôt que vers les distributeurs. Exploitant 25 boutiques en propre dans de grandes métropoles mondiales - dont un vaisseau amiral récemment ouvert à Shanghaï, d’une surface de 300 m2 -, la firme veut capitaliser sur des concept stores avec des expériences marquantes d’achat, proches de celle du luxe.

Miser sur un écosystème de produits

Enfin, le dernier pilier du groupe concerne la recherche d’une dimension plus écosystémique. « L’acquisition de clients reste l’élément le plus difficile pour un groupe comme Devialet. Or, actuellement, chacun de nos clients détient en moyenne 1,2 produit de la marque quand certains de nos compétiteurs ont passé le cap des 3 », indique le directeur général du groupe. Selon lui, Devialet a suffisamment de largeur de gamme pour augmenter le panier moyen de ses clients, d’autant qu’il compte lancer des nouveaux produits tous les deux ans. « On a de beaux projets dans les tuyaux, notamment le lancement à venir d’un produit très pop pour la génération Z », explique-t-il.

S’il ne donne pas d’indication précise sur le rebond commercial, Jacques Demont assure que les revenus ont connu une hausse de 10 % ces six derniers mois par rapport à l’année précédente. Une dynamique portée principalement par le lancement de Phantom Ultimate, la deuxième itération de son enceinte iconique, en septembre dernier. Le produit (vendu 3 200 €) « pèse 50 % de notre chiffre d’affaires », rappelle Jacques Demont. Autre bonne nouvelle, dix-huit mois après avoir frôlé la sortie de route, le groupe est en bonne voie pour retrouver sa profitabilité. « Nous ne sommes plus très loin d’y arriver. Nous avons réussi à générer un Ebitda positif », note le patron du groupe.

Le retour à la profitabilité pourrait éloigner le spectre des problèmes de liquidités, même si l’enveloppe de la levée de fonds a visiblement bien été consommée. Une gageure, dans un marché de l’audio chahuté. Les équipements audios, dans un contexte inflationniste, ne sont pas jugés prioritaires par les consommateurs. Les fabricants européens sont aussi concurrencés par les produits chinois à bas prix. Cabasse, fabricant historique dans le haut de gamme créé dans les années 1950, en a fait les frais, ayant été racheté fin avril à la barre du tribunal de commerce par l’allemand Loewe Technology.

Accords de licence et partenariats

Jacques Demont, lui, croit à la pérennité du modèle. Au-delà de la distribution grand public, Devialet espère continuer à licencier ses technologies sonores auprès de fabricants de produits. En 2023, il avait signé un partenariat avec le constructeur automobile chinois BYD pour une utilisation dans sa sous-marque Denza, puis en 2024 sur deux modèles du constructeur Alpine. En janvier 2025, Devialet s’est également associé à Hisense et intègre sa technologie sur les produits haut de gamme et les rétroprojecteurs du groupe chinois. « Nous avons également des discussions avec le groupe Stellantis », assure le patron.

Au-delà des accords de licence, qui pèsent 10 % du revenu du groupe, il espère également capitaliser sur les accords de distribution avec des grands groupes. Ces derniers mois, il a signé coup sur coup des partenariats avec Sofitel et Fairmont, deux chaînes d’hôtels de luxe du groupe Accor. « Quand vous êtes présents dans un hôtel de 300 chambres, avec 300 de vos produits, cela devient un outil marketing très intéressant », explique Jacques Demont.

L’autre canal marketing privilégié concerne les partenariats. Avant Roland-Garros, le groupe s’était associé en 2024 avec la marque de haute couture italienne Fendi pour la sortie d’un modèle spécifique d’enceinte portable. Il y a quelques semaines enfin, Devialet s’est offert le pilote français de Formule 1 Isack Hadjar comme ambassadeur mondial. De quoi revenir à cette image haut de gamme qui avait été un peu diluée ces dernières années au gré d’accord comme celui avec Free autour de la box Delta, par exemple. Cette association s’était soldée par un échec commercial.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/devialet-une-pepite-francaise-a-l-ecoute.html

Devialet (suite & Retour)
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La moutarde vous monte t'elle toujours autant au nez ?

Publié le par Jacques SAMELA.

La moutarde vous monte t'elle toujours autant au nez ?
La moutarde vous monte t'elle toujours autant au nez ?

Pourquoi la moutarde nous monte-t-elle au nez ?

 

Physiologie humaine et chimie de la moutarde

La moutarde (le condiment) est faite à partir de la moutarde (la plante), en particulier à partir de ses graines (graines de moutarde noire ou brune). Si vous aimez agrémenter vos plats avec ce condiment, vous savez sans doute qu’elle a tendance à monter au nez. D’où vient cette sensation? Et pourquoi obtient-on une sensation similaire avec le raifort ou le wasabi?

Cet article répond à toutes ces questions en présentant l’effet des composants actifs de la moutarde, puis explique comment ces composants apparaissent lors de la préparation :

 https://zestedesavoir.com/articles/3154/pourquoi-la-moutarde-nous-monte-t-elle-au-nez/

 

Photos J.S (Dijon)
Photos J.S (Dijon)
Photos J.S (Dijon)
Photos J.S (Dijon)

Photos J.S (Dijon)

Photos J.S (Dijon)
Photos J.S (Dijon)
Photos J.S (Dijon)

Photos J.S (Dijon)

Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

Photo J.S (Dijon)

Photo J.S (Dijon)

Vus et lus dans La tribune Dimanche du 17/03/24 et Le Parisien Week-End du 07/03/25
Vus et lus dans La tribune Dimanche du 17/03/24 et Le Parisien Week-End du 07/03/25

Vus et lus dans La tribune Dimanche du 17/03/24 et Le Parisien Week-End du 07/03/25

La moutarde vous monte t'elle toujours autant au nez ?
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ST (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

ST (suite)
ST (suite)

ST renoue avec la croissance au premier trimestre 2026

https://vipress.net/st-renoue-avec-la-croissance-au-premier-trimestre-2026/

Le 23 Avril 2026

 

Avec un chiffre d’affaires en hausse de 23% sur un an, à 3,1 milliards de dollars, STMicroelectronics affiche un redressement notable et vise 3,45 milliards au deuxième trimestre, porté par l’IA et les data centers.

STMicroelectronics a publié ce jour ses résultats financiers pour le premier trimestre clos le 28 mars 2026, faisant état d’un chiffre d’affaires net de 3,1 milliards de dollars, en progression de 23% en variation annuelle. Ce chiffre intègre environ 40 millions de dollars issus de lacquisition de l’activité capteurs Mems de NXP, finalisée début février 2026. Hors cette contribution, la croissance organique ressort à 21,4%. Saisonnalité oblige, le chiffre d’affaires du premier trimestre 2026 est inférieur de 7% à celui du quatrième trimestre 2025.

La marge brute s’est établie à 33,8%, tandis que le résultat d’exploitation a progressé à 70 M$, contre seulement 3 MS au premier trimestre 2025, pour une marge d’exploitation de 2,3%. Sur une base non-U.S. GAAP (hors effets d’allocation du prix d’acquisition et coûts de restructuration), le résultat d’exploitation atteint 171 M$, soit une marge de 5,5%.

« En excluant la contribution de notre acquisition de l’activité capteurs Mems de NXP, le chiffre d’affaires net du premier trimestre est ressorti au-dessus du point médian de notre fourchette de perspectives financières, tiré principalement par des chiffres d’affaires plus élevés dans les programmes engagés auprès de nos clients dans l’Électronique personnelle et les Équipements de communication et périphériques informatiques (CECP) », précise Jean-Marc Chéry, Pdg de STMicroelectronics.

Dans un contexte macroéconomique toujours incertain, ST note une reprise de la demande au cours du trimestre, avec de solides prises de commandes et des stocks normalisés dans la distribution. Ainsi, les ventes aux grands clients OEM ont progressé de 24,5% en variation annuelle, celles à la distribution de 19,2%.

L’IA, nouveau moteur de croissance

ST mise désormais sur l’intelligence artificielle comme relais de croissance. Rappelons que le 9 février dernier, le groupe a annoncé avoir remporté un contrat de plusieurs milliards de dollars avec Amazon Web Services (AWS), dans le cadre d’une collaboration pluriannuelle portant sur des solutions de semiconducteurs dédiées au cloud et aux infrastructures de calcul pour les data centers IA.

Ce qui fait dire à Jean-Marc Chéry : « ST est désormais stratégiquement positionné pour capter le potentiel de croissance des nouveaux programmes liés à l’IA, en s’appuyant sur des technologies spécialisées pour accompagner l’évolution de l’infrastructure IA, et confirme ses attentes d’un chiffre d’affaires lié aux data centers confortablement au-dessus de 500 millions de dollars pour 2026 et bien au-dessus de 1 milliard de dollars pour 2027. »

Pour le trimestre en cours, ST anticipe un chiffre d’affaires de 3,45 Md$, en hausse de 11,6% en séquentiel et de 24,9% sur un an, avec une marge brute attendue à 34,8%
 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/03/stmicroelectronics-un-geant-europeen-et-mondial.html

ST (suite)
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Connaissez vous la méthode Notre Dame de Paris ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Connaissez vous la méthode Notre Dame de Paris ?
Connaissez vous la méthode Notre Dame de Paris ?

150 "grands projets stratégiques" appelés à devenir des "cathédrales industrielles"

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/150-grands-projets-strategiques-appeles-devenir-des-cathedrales-industrielles-2141572?utm_source=20260422%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20260422_180338)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 22 avril 2026

 

150 projets industriels sont qualifiés de "stratégiques" par l’État partout en France. Ces projets de création ou d’extension d’usines vont bénéficier de procédures accélérées avec "la méthode Notre-Dame-de-Paris", selon Emmanuel Macron. De nombreux secteurs sont concernés : des terres rares à l’énergie, en passant par la défense et la santé.

Ces projets sont appelés à devenir des "cathédrales industrielles" a annoncé Emmanuel Macron le 22 avril. Lors d’un déplacement sur le site d’Imerys dans l’Allier (Auvergne-Rhône-Alpes), le chef de l’État a annoncé le lancement de 150 "grands projets stratégiques" partout sur le territoire.

170 milliards d’euros d’investissements

"C’est la méthode Notre-Dame-de-Paris : un projet identifié, une chaîne de commandement claire et des délais records qu’on doit tenir", a explicité Emmanuel Macron. Concrètement, ces projets vont bénéficier de facilités et dérogations réglementaires.

Selon Emmanuel Macron, c’est une méthode qui a déjà fait ses preuves. Avec les lois industrie verte et d’accélération et de simplification de l’action publique, les délais permettant de lancer un projet ont été divisés par deux, passant de 18 à 9 mois.

Ces 150 projets, dont 70 sont répertoriés dans le tableau ci-dessous, représentent 170 milliards d’euros d’investissements selon l’Élysée, pour 30 000 emplois. Ils concernent de nombreux secteurs comme l’énergie (nucléaire, biocarburants), le recyclage, les terres rares ou encore la santé et la défense.

Trois mesures de simplification pour accélérer les procédures

Un décret sur le contentieux des projets stratégiques, publié ce 22 avril au Journal officiel, permet d’unifier le contentieux autour de la cour administrative d’appel. "Cela représente un an de gagné sur les délais de recours", affirme le chef de l’État. Ce texte concerne les projets "contribuant à des objectifs définis" comme le développement des énergies décarbonées, les infrastructures de transports, les opérations d’intérêt national, de souveraineté économique, industrielle ou alimentaire.

Emmanuel Macron a également cité la loi de simplification de la vie économique, adoptée il y a quelques jours, et qui permet de réduire les délais d’implantation des data centers.

Ces projets pourront aussi bénéficier d’évaluations environnementales accélérées. "Ce n’est pas pour réduire l’exigence mais pour acter le fait qu’on a beaucoup de procédures" émanant de différents services (État, autorités environnementales), a précisé le chef de l’État.

Une ouverture sur le foncier économique à venir

Pour permettre à des grands groupes, PME et ETI de s’installer ou de s’étendre, 44 sites disponibles ont été identifiés. Cela représente 22 000 hectares de terrains qui seront disponibles entre aujourd’hui et 2 030.

"Nous relançons la stratégie avec France foncier pour identifier et préparer les terrains", a précisé Emmanuel Macron. Sébastien Martin, ministre chargé de l’Industrie, est chargé de préparer ces "zones d’accélération industrielles".

De quoi permettre de relancer la dynamique d’implantations de sites industriels alors que le dernier baromètre de la Direction générale des entreprises faisait état de seulement 19 ouvertures ou agrandissements d’usines en 2025, contre 88 en 2024.

Mélanie Longuet Waterlot

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France, son commerce extérieur 2025

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Conquérir n° 204 de mars/avril 2026
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Les Fintech (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Alan, Qonto, Ledger... Ces fintechs qui ont bousculé la finance française

https://www.lefigaro.fr/societes/alan-qonto-ledger-ces-fintechs-qui-ont-bouscule-la-finance-francaise-20260414?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260414_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=WXN7xNaBC1vD82O3MsyJMoqdxoLDxTFvFDIqtDu1lnlVDxjWW8sIM6MZYyTypccC9F9Cw7rFu60VnQXliW10F0OE4wRY5PTuWP

Par Danièle Guinot / Le 14/04/26

En une dizaine d’années, grâce à leur offre innovante, ces jeunes pousses françaises ont réussi à se faire une place dans l’industrie de la finance. Le secteur des fintechs est entré dans une phase de maturité, les entreprises étant plus nombreuses à gagner de l’argent.

Elles s’appellent QontoAlan ou Ledger. En une dizaine d’années, ces jeunes pousses françaises (fintechs) ont réussi à se faire une place dans l’industrie de la finance. Et bousculé les poids lourds du secteur. Avec plus de 600.000 entreprises clientes et une présence dans huit pays européens, Qonto est en train de percer sur le marché des TPE-PME. L’an dernier, la start-up a déposé une demande de licence de crédit pour devenir une banque à part entière et accorder des prêts à ses clients. Ce qui va secouer encore un peu plus les banques traditionnelles, qui multiplient les offres en ligne et ferment des agences pour s’adapter à cette nouvelle donne.

Bas du formulaire

En dix ans, Alan est lui parvenu à s’imposer sur le marché très encadré de l’assurance santé en entreprise, en bousculant les mutuelles traditionnelles. La jeune pousse, qui compte aujourd’hui plus d’un million d’assurés, fait partie des grands gagnants de la réforme de la protection sociale des fonctionnaires. En 2024 et 2025, Alan a remporté quatre appels d’offres lancés par des ministères (dont celui des Finances) pour assurer la couverture santé de leurs agents. Ledger, est, lui, devenu leader dans la sécurisation des cryptoactifs. Il vient d’ouvrir un bureau à New York, dans le cadre d’un investissement de plusieurs millions de dollars.

Ces trois entreprises sont sur le podium du palmarès Fintech 100 réalisé par Truffle Capital et Finance Innovation, en partenariat avec BPCE et Sopra Steria. L’étude recense les 100 meilleures fintechs tricolores, principalement positionnées dans l’assurance, l’épargne ou les paiements, en fonction de leur chiffre d’affaires, de leur nombre de salariés ou des fonds levés. «Qonto, Alan et Ledger sont en train de s’installer dans le paysage et d’atteindre une taille significative, relève Bernard-Louis Roques, cofondateur de Truffle CapitalElles se sont lancées avant les autres et ont obtenu de bons financements au bon moment.» 

De fait, pendant quelques années, lorsque les taux d’intérêt étaient au plancher, les fonds d’investissement, en quête de rendement, ont massivement misé sur les fintechs et autres start-up prometteuses. Mais, depuis 2022 et la remontée brutale des taux d’intérêt, l’argent s’est tari : en 2025, les levées de capitaux ont encore fondu de 22% par rapport à 2024, déjà en forte baisse, selon le palmarès Fintech 100.

Simplicité, transparence sur les coûts et accessibilité

«Les fintechs qui sont parvenues à tirer leur épingle du jeu ont des produits innovants ou une expérience client de qualité répondant à des besoins concrets et à une demande croissante de simplicité, de transparence sur les coûts et d’accessibilité des consommateurs», avance Mikaël Ptachek, président de l’Observatoire de la fintech. Elles sont agiles, capables d’évoluer et leurs activités s’adressent souvent à des entreprises. Des secteurs souvent un peu délaissés par les banques ou les compagnies d’assurances, qui avaient peu évolué ces dernières années. »

De façon générale, l’industrie de la fintech française, qui ne compte pas de néobanque d’envergure à l’image de Revolut ou de N26, s’est transformée ces dernières années. Certaines entreprises ont tiré le rideau (notamment les néobanques comme Ma French Bank ou Orange Bank). Et, faute de carburant, les créations de start-up, notamment par des jeunes tout juste sortis d’école, ont chuté. Les entreprises toujours en vie ont été contraintes de revoir leur business model pour continuer à avancer. «Les fintechs sont entrées dans une phase de maturité, en cherchant avant tout à devenir rentables, explique Bernard-Louis Roques. 

En deux ans, le changement est énorme et presque culturel. Ces entreprises continuent à croître, mais de façon plus modérée et disciplinée. Elles font attention à la solidité de leurs modèles, font des efforts sur le plan opérationnel et font très attention à leurs dépenses. Cela se voit notamment au niveau de leurs effectifs, qu’elles évitent de trop augmenter.» Nombre de ces jeunes pousses s’appuient sur l’intelligence artificielle. «L’IA joue un rôle clé dans cette nouvelle phase. Elle devient un moteur de performance et de transformation des business models, en particulier sur le développement de l’informatique», souligne Bernard-Louis Roques.

Grâce à une gestion plus rigoureuse, imposée par les fonds d’investissement désormais très exigeants, les fintechs sont de plus en plus nombreuses à atteindre l’équilibre, à l’image d’Alan, Qonto, Alma, Swile ou Nikel«Plus de la moitié (57%) des fintechs françaises a atteint le seuil de rentabilité et plus d’un tiers des jeunes pousses de moins de cinq ans ont un résultat opérationnel positif», note le palmarès Fintech 100. Les plus solides peuvent désormais se tourner vers le financement bancaire : il a augmenté de 20% par rapport à 2024, constate l’étude.

Ces nouveaux fonds serviront notamment à financer le développement des fintechs. «Près de la moitié des entreprises (46%) ont des projets de croissance externe ou de fusion, dont l’essentiel (73%) à l’international, principalement en Europe au cours des douze prochains mois», souligne Bernard-Louis Roques. L’écosystème des fintechs est en pleine recomposition : alors que certaines cherchent à grandir, plus d’un tiers d’entre elles, envisage de se vendre (+24% en un an), de préférence à un grand groupe (seulement 8% auprès d’une fintech). 

«Ces sociétés ont besoin de trouver des liquidités pour rémunérer les investisseurs qui veulent céder leurs parts ou pour continuer à se développer», explique Bernard-Louis Roques. Seulement quelques-unes pourront envisager d’aller en Bourse, comme Younited récemment ou encore Legder, qui aurait en projet de s’introduire à Wall Street. «Les plus solides, comme Alan ou Qonto, peuvent continuer leur route seules», ajoute l’expert. La France n’a pas les mêmes capacités que certains pays, dont principalement les États-Unis, à faire émerger de grands acteurs mondiaux de la finance.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/01/fintech-de-la-confrontation-a-la-complementarite.html

Les Fintech (suite)
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