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Ariane 6, et de 3

Publié le par Jacques SAMELA.

Ariane 6, et de 3
Ariane 6, et de 3

Espace : Ariane 6 a mis sur orbite le satellite Sentinel-1D du programme européen Copernicus

https://www.20minutes.fr/high-tech/sciences/4183672-20251105-espace-ariane-6-mis-orbite-satellite-sentinel-1d-programme-europeen-copernicus

Le 05/11/25

 

observationCe nouveau satellite fabriqué par Thales Alenia Space, dans le cadre du programme environnemental Copernicus, emporte un instrument radar avancé « qui fournira, de jour comme de nuit et par tous les temps, des images de la surface de la Terre »

L'essentiel

  •  « Pour son troisième vol commercial, Ariane 6 a placé son passager sur une orbite héliosynchrone à 693 km d’altitude », mardi soir, a annoncé Arianespace dans un communiqué.
  • Le satellite Sentinel-1D livrera « des données essentielles pour suivre l’évolution de la glace de mer, des icebergs et des glaciers, détecter les affaissements de terrain et les déversements d’hydrocarbure… »
  • Le président d’Arianespace a salué la précision du tir qui « permet au client d’utiliser son satellite plus longtemps, car il n’a pas besoin d’utiliser son carburant pour se mettre sur la bonne orbite ».

Le lanceur lourd européen Ariane 6 « a lancé avec succès » mardi à 18h02 heure locale (21h02 GMT), le satellite Sentinel-1D du programme Copernicus, depuis le port spatial européen de Kourou (Guyane), a annoncé Arianespace dans un communiqué. Au profit de la Commission européenne, ce lancement s’est effectué dans le cadre d’un contrat avec l’Agence spatiale européenne (ESA).

« Pour son troisième vol commercial, Ariane 6 a placé son passager sur une orbite héliosynchrone à 693 km d’altitude, explique l’entreprise dans un communiqué. Sentinel-1D s’est séparé après 34 minutes de vol. » L’orbite héliosynchrone permettra au satellite de plus de deux tonnes de passer près des pôles et de survoler chaque point de la Terre à la même heure solaire, ce qui facilite la comparaison des images dans le temps.

Une durée de vie prévue de sept ans et demi

Ce nouveau satellite fabriqué par Thales Alenia Space, dans le cadre du programme environnemental Copernicus de l’Union européenne, emporte un instrument radar avancé « qui fournira, de jour comme de nuit et par tous les temps, des images de la surface de la Terre », explique Arianespace. Il livrera « des données essentielles pour suivre l’évolution de la glace de mer, des icebergs et des glaciers, détecter les affaissements de terrain et les déversements d’hydrocarbure, et bien d’autres applications ».

La durée de vie prévue de Sentinel-1D est de sept ans et demi. Il doit rejoindre Sentinel-1C, lancé en décembre 2024, et remplacer Sentinel-1A, lancé en 2014 et qui approche de sa fin de vie opérationnelle. Le duo a pour mission de maintenir le cycle de revisite de six jours de la mission de Sentinel-1. « Ces satellites fonctionnent par deux, ils sont très similaires, presque identiques », a expliqué Pier Bargellini, responsable du programme Copernicus à l’Agence spatiale européenne, à l’issue d’une conférence de presse.

L’Europe retrouve son autonomie d’accès à l’espace

Le président exécutif d’Arianespace, David Cavaillolès, a salué la précision du tir. « Ça permet au client d’utiliser son satellite plus longtemps, car il n’a pas besoin d’utiliser son carburant pour se mettre sur la bonne orbite », a-t-il expliqué après le décollage. Pour cette troisième mission commerciale, le lanceur Ariane 6 était en configuration Ariane 62, avec 2 boosters, et une coiffe courte.

Avec ces lancements d’Ariane 6, l’Europe retrouve son autonomie d’accès à l’espace, crucial dans un contexte de rapprochement entre les États-Unis et la Russie.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/02/arianespace-%C3%A0-la-crois%C3%A9e-des-chemins.html 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/04/l-esa-rampe-de-lancement-pour-l-europe-spatiale.html

 

Ariane 6, et de 3
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Un autre 11 novembre & Rappel

Publié le par Jacques SAMELA.

Un autre 11 novembre & Rappel
Un autre 11 novembre & Rappel

La manifestation des étudiants à l’Étoile du 11 novembre 1940 »,

par Laurence Négri

 

Directrice des projets pédagogiques de la Fondation Charles de Gaulle
Professeur agrégé d’Histoire
Docteur en Histoire

https://www.charles-de-gaulle.org/blog/2020/11/10/la-manifestation-des-etudiants-a-letoile-du-11-novembre-1940-par-laurence-negri/

Le 10 novembre 2020

« […] ça arrive dans l’histoire que l’image réelle, l’expression profonde d’un pays, ne soit pas la majorité mais au contraire une minorité, une minorité qui s’engage tellement qu’elle finit par avoir raison, ce qui est arrivé d’ailleurs à ceux qui se sont révélés comme cela. A ce moment-là, la réalisation de la France, c’est l’étudiant qui remonte les Champs-Elysées, qui se fait arrêter, qui risque tout de même d’être tué comme otage, qui est blessé aussi. »
Geneviève Anthonioz-de Gaulle

L’orage gronde

La manifestation du 11 novembre 1940 claque comme un coup de tonnerre dans le ciel de l’occupation naissante. Depuis la rentrée universitaire, comme le rappelle un témoin de l’époque François de Lescure, « on discute plus qu’on ne travaille en bibliothèque ». Délégué général de l’union Nationale des Étudiants de France de la zone occupée (UNEF), ce dernier dirige clandestinement l’union des étudiants communistes sous le nom de François Lescure. Le Quartier latin centralise alors les activités étudiantes dont le mouvement « Maintenir » illustre l’engagement contre l’occupant. L’opinion parisienne est de plus en plus critique vis- à -vis de Vichy et l’anglophilie progresse rapidement. Les premiers tracts ont commencé à circuler dès le mois de juillet et une revue, La Relève, est éditée contre la collaboration qui s’annonce. Le 1er novembre, alors qu’aucune consigne n’a été donnée, des milliers de personnes déposent des fleurs sous l’arc de Triomphe. La préfecture de police du Quartier latin déplore la propagande « anglophile et en faveur de l’ex-général de Gaulle ».

Trois événements servent de catalyseurs à la première forme de résistance de la jeunesse : C’est d’abord la poignée de mains entre Pétain et Hitler à Montoire le 24 octobre, qui déclenche un sursaut national et alimente une fermentation patriotique à la Sorbonne. C’est dans ce climat qu’intervient la décision des Allemands d’interdire toute célébration le 11 novembre. Cette interdiction ne fait que populariser davantage cette commémoration. L’arrestation de Paul Langevin s’inscrit dans ce contexte traumatisant : le 30 octobre, on apprend que la Gestapo a arrêté la grande figure de la science française, professeur au collège de France. L’émotion est grande à l’Université. Un Comité de défense des professeurs et étudiants de l’Université de Paris diffuse un appel :

« Étudiants !
contre l’arrestation du professeur Langevin
le premier de nos maîtres jeté en prison !
contre la censure exercée sur les livres !
contre la présence de la “Gestapo” dans nos salles de cours !
contre l’asservissement de l’Université française !
rendez-vous
vendredi 8 novembre à 16 h
au collège de France
où le professeur Langevin aurait dû faire son cours.
Conservez votre calme. N’offrez pas de prétexte à la répression.
Le 11 novembre, organisez dans les Facultés et Écoles une manifestation du souvenir ! 
»

Le matin du 8 novembre, le Quartier-Latin est en état de siège. Les véhicules militaires allemands le quadrillent. La police de Vichy est omniprésente. Des étudiants manifestent boulevard Saint Michel aux cris de «Vive la France», «Libérez Langevin», «A bas Pétain et Hitler». La «Marseillaise» éclate sur la place de la Sorbonne. La police intervient. Les étudiants se dispersent. Bientôt, la rumeur court : Une manifestation doit se tenir le 11 novembre, sur les Champs-Elysées. De Londres, René Cassin lance un appel aux étudiants sur la BBC. Les canaux sont multiples, à la craie, sur les murs et les tableaux noirs, avec des papillons glissés dans les livres des bibliothèques, de bouche à oreille… Un appel à manifester reproduit sur une feuille de cahier, sans coloration politique propre, circule depuis le début du mois de novembre. Il témoigne de la façon dont se propage le mot d’ordre de manifestation et révèle la spontanéité du mouvement :

« Étudiant de France !
le 11 novembre est resté pour toi jour de
Fête nationale
Malgré l’ordre des autorités opprimantes, il sera
Jour de recueillement.
Tu n’assisteras à aucun cours.
Tu iras honorer le Soldat Inconnu, 17 h 30
Le 11 novembre 1918 fut le jour d’une grande victoire.
Le 11 novembre 1940 sera le signal d’une plus grande encore
Tous les étudiants sont solidaires pour que
Vive la France !
Recopie ces lignes et diffuse-les »

Le ministère de l’Éducation Nationale met en garde les élèves, relayé par certains chefs d’établissements qui menacent d’exclure les élèves qui y participeraient.

Paris s’éveille

  • 5 heures 30 du matin, intersection des avenues des Champs Elysées et Winston Churchill : André Weil-Curiel, Léon-Maurice Nordmann et Michel Edinger, membres du Réseau du Musée de l’Homme, déposent une gerbe sur le Monument à Clemenceau, accompagnée d’un ruban de la France Libre et d’une carte de visite au nom de de Gaulle. D’autres suivront. 300 personnes défilent dans la matinée devant cette statue.
  • 10 heures 40 : Une vingtaine d’étudiants remontent les Champs Elysées. La police intervient.
  • 11 heures 45 : Une centaine de jeunes descendant l’avenue par groupes d’une dizaine se heurtent à la police ; René Baudoin, professeur de Sciences naturelles au lycée Lakanal est arrêté.
  • 15 heures : Des élèves de Janson-de-Sailly escaladent les grilles du lycée. Parmi eux, Igor de Schotten, qui a organisé une collecte pour une gerbe, a fait circuler un message dans les classes :« On sèche la dernière heure et on défile jusqu’à la place de l’Étoile ». Accompagné de son ami Claude Dubost, il court récupérer le bouquet chez le fleuriste. Tout sourire, Charles Landrat les entraîne au fond de sa boutique, où il leur montre « la petite gerbe » qu’il a composée à leur intention : une croix de Lorraine bleu ciel de deux mètres de haut ! En un temps record, il a réussi, assisté de son épouse et de deux employés, à se procurer aux Halles cinq cents œillets blancs, à les assembler et à les teindre par vaporisation. Les trois couches nécessaires pour fixer la couleur leur ont fait passer une nuit blanche. Igor Schotten raconte :

Nous avons remonté l’avenue Victor-Hugo avec mon camarade Claude Dubost. La place de l’Etoile était déserte et silencieuse ; c’était très impressionnant. Les Allemands étaient à dix mètres, ils se sont précipités vers nous. Heureusement, des policiers français nous ont aussitôt entourés pour nous protéger et nous ont conduits jusqu’à l’Arc de Triomphe où nous avons déposé notre gerbe. Puis ils nous ont à nouveau escortés jusqu’à l’avenue des Champs-Elysées avant de nous lâcher… On pétait de trouille. J’ai dit à Claude « Enlève la croix de Lorraine que tu portes en insigne », il m’a dit « Jamais ». Il s’est fait arrêter quelques instants plus tard et a passé plusieurs semaines en prison[1].

  • 16 heures : Etudiants et lycéens arrivent de toute part et convergent vers la place de l’Etoile.
  • 16 heures 30 : Les premiers incidents sérieux éclatent.
  • 17 heures 30 : En bas des Champs Elysées, des bagarres ont lieu avec des groupes de jeunes nazis français de Jeune Front et de Garde Française qui ont leur permanence sur l’avenue.
  • 18 heures : La place de l’Etoile est noire de monde. La nuit tombe. Les cris de « Vive la France », « Vive de Gaulle », « À bas Hitler » fusent de partout. Des jeunes portent deux cannes à pêche, « deux gaules » et les cocardes sont légions. La Marseillaise est reprise en chœur. C’est alors que les Allemands prennent position et chargent. Un général allemand dépêché sur place laisse échapper un cri de stupeur : « Mais ce sont des enfants ! ». Pierre Lefranc témoigne :

En remontant les Champs-Élysées, nous avons vu qu’en haut il se passait quelque chose : tout le monde a couru. Et puis j’ai entendu des coups de feu : et la galopade a recommencé. J’ai traversé les Champs-Élysées pour me retrouver à la hauteur de l’actuel Drugstore : je me suis retourné et j’ai vu que les Allemands, déployés en tirailleurs, déblayaient les Champs-Élysées en les descendant au pas de gymnastique. Je me suis engouffré dans la rue de Presbourg, à peu près vide : nouveaux coups de feu — des éclats de pierre tombaient. Avec une dizaine de camarades, nous avons tourné à gauche dans l’avenue Marceau ; c’est là que j’ai été touché par des éclats de grenade à la cuisse gauche : sous l’effet du souffle, je suis tombé par terre. Des Allemands m’ont ramassé et emmené jusque devant le Drugstore, bras en l’air[2].

« Cultivons cette fureur sacrée »

Certains témoins évoquent des morts parmi les victimes. Le choc, caché par la presse pendant plusieurs jours, est terrible. C’est la première fois que se déroule au cœur de Paris une opération des troupes allemandes. Pourtant le bilan n’est pas aussi dramatique : 15 blessés, 1041 arrestations, 123 incarcérations dont 23 longues. A l’université, les suites de la manifestation du 11 novembre se traduisent par une fermeture d’un mois et le limogeage du recteur Gustave Roussy.

Au-delà de ce bilan, quels sont la portée et le sens de cet événement ? La répression a renforcé la prise de conscience de la véritable nature du régime en place : la France avait retrouvé la parole. La réalité de la résistance française prenait le visage de la jeunesse française. Ce sont 5000 jeunes qui ont manifesté, soit une part significative de la population estudiantine. Le caractère spontané et improvisé de la journée lui donne une place à part dans la mémoire collective.

Quelques jours plus tard, le général de Gaulle rendait hommage aux rebelles du 11 novembre en évoquant dans un discours à la BBC « la passion salutaire » qui a soulevé les jeunes manifestants :

 Cette passion c’est la fureur, la bonne fureur, la féconde fureur, à l’égard de l’ennemi et de ses collaborateurs (…) C’est cette sainte fureur, celle de Jeanne d’Arc, celle de Danton, celle de Clemenceau, qui nous rend l’espérance, qui nous fait retrouver les armes. Cultivons cette fureur sacrée pour hâter le jour où la force nous fera justice de nos ennemis et de leurs amis de Vichy[3].

[1] Interview d’Igor Schutten, Le Parisien, 12 novembre 2004.

[2] Cité par P. Giolitto, Histoire de la jeunesse sous Vichy, pp. 408-409.

[3] Allocution du général de Gaulle à la BBC le 25 novembre 1940.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/11/le-11-novembre-anecdotes-suites-et-consequences.html

https://www.bleuetdefrance.fr/nos-missions/aides-aux-blesses-de-guerre/

Un autre 11 novembre & Rappel
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Le salon du MIF 2025 : J'en étais, eux aussi

Publié le par Jacques SAMELA.

Le salon du MIF 2025 : J'en étais, eux aussi
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Photos J.S
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Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/10/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/10/25

Photos J.S / Chantilly en force
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Le salon du MIF 2025 : J'en étais, eux aussi
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Duralex, belle réussite

Publié le par Jacques SAMELA.

Duralex, belle réussite
Duralex, belle réussite

Duralex : la verrerie a déjà levé plus de 19 millions d'euros de promesses d'investissements

https://www.franceinfo.fr/economie/industrie/duralex-la-verrerie-a-deja-leve-plus-de-19-millions-d-euros-de-promesses-d-investissements_7596707.html

Publié le 05/11/2025

 

La verrerie Duralex espérait lever 5 millions d'euros auprès de particuliers. L'objectif a été largement dépassé puisque le montant s'élevait à près de 19 millions d'euros dans la soirée du mardi 4 novembre.

Dans la verrerie de Duralex (Nouvelle fenêtre), c'est une journée que les salariés ne sont pas près d'oublier, mardi 4 novembre. Sophie Chaudier, assistante e-commerce, croule sous les appels. "Depuis hier, on s'est transformés en standardistes", confie-t-elle. Des appels de toute la France pour aider financièrement l'usine reprise par ses salariés il y a un an.

Au départ, Duralex espérait attirer de nouveaux investisseurs, avec un objectif : lever 5 millions d'euros auprès de particuliers. L'objectif a été atteint en à peine 5 heures. Mardi soir, le montant s'élevait à près de 19 millions d'euros, un soulagement pour les salariés. "Ça va servir à investir, à rafraîchir notre usine. On aura des nouveaux moules, des nouveaux articles, des nouveautés", explique Suliman El Moussaoui, technicien relais qualité chez Duralex Scop.

Les habitants d'Orléans rassurés

Pour Arnaud d'Ussel, un entrepreneur, miser sur Duralex était une évidence. "J'ai investi 5 000 euros. Déjà, c'est une société française, une société reprise par ses salariés. Et puis, c'est une boîte aussi qui a un beau chiffre d'affaires", affirme-t-il.

À Orléans (Loiret), l'usine est un symbole. Les habitants sont rassurés. "C'est très important parce que moi, je la vois depuis que je suis tout petit. Cela fait toujours bien de voir un peu d'économie locale dans notre secteur", déclare l'un d'entre eux. Des promesses d'investissement qui doivent toutes être confirmées courant novembre.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/05/duralex-vraiment-incassable.html

Photos J.S
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Duralex célèbre ses 80 ans avec l’ouverture d’un café-boutique à Paris

https://www.homefashionnews.fr/duralex-celebre-ses-80-ans-avec-louverture-dun-cafe-boutique-a-paris/

 

En partenariat avec Loïc Ballet, la verrerie française investit une épicerie du 11e arrondissement pour y proposer une expérience gourmande et design à son image.

À l’occasion de son 80e anniversaire, Duralex inaugure un nouveau lieu hybride au cœur du 11e arrondissement parisien, au sein de L’Épicerie de Loïc B. (7 rue Sedaine). Pensé comme un café-boutique, cet espace de 80 m² met en scène les collections iconiques de la marque dans un décor coloré et chaleureux, entre mobilier d’époque et atmosphère conviviale.

Le projet est né en 2024 de la rencontre entre Vincent Vallin, directeur stratégie et développement de Duralex, et Loïc Ballet, chroniqueur gastronomique. Tous deux partagent une même vision : promouvoir une consommation locale, durable et accessible. Moins d’un an plus tard, cette idée commune prend forme autour du Café Duralex, qui incarne l’art de vivre à la française.

Côté boutique, les verres colorés emblématiques — longtemps absents des étagères parisiennes — sont mis en avant dans des compositions personnalisables. Une ligne de vêtements Duralex viendra compléter l’offre dès le mois de juin. Côté comptoir, la carte fait la part belle aux produits français d’exception, servis du petit-déjeuner à l’apéro dans la vaisselle maison.

https://epiceriedeloicb.com/

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Le château de Chantilly, j'en reviens, allez-y

Publié le par Jacques SAMELA.

Le château de Chantilly, j'en reviens, allez-y
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Photos J.S / Vues d'extérieurs
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Photos J.S / Vues d'extérieurs
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Photos J.S / Ses jardins et ses chemins forestiers
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Photos J.S / Ses jardins et ses chemins forestiers
Photos J.S / Ses jardins et ses chemins forestiers

Photos J.S / Ses jardins et ses chemins forestiers

Photos J.S / Le château à d'autres époques
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Photos J.S / Le château à d'autres époques

Photos J.S / Le château à d'autres époques

Photo J.S

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Photos J.S / La galerie de peinture (1)
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Photos J.S / La galerie de peinture (1)

Photos J.S / La galerie de peinture (2)
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Photos J.S / La galerie de peinture (2)

Photos J.S / Pièces diverses (1)
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Photos J.S / Pièces diverses (2)
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Photos J.S / Autres oeuvres
Photos J.S / Autres oeuvres
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Photos J.S / Tableaux de Raphaël
Photos J.S / Tableaux de Raphaël
Photos J.S / Tableaux de Raphaël

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Photos J.S / Le cabinet des livres (1)
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Photos J.S / Le cabinet des livres (2)
Photos J.S / Le cabinet des livres (2)
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Photos J.S / Le cabinet des livres (3)
Photos J.S / Le cabinet des livres (3)
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Photos J.S / La chapelle
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Photos J.S / Le Duc d'Aumale
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Photo J.S / Les Grandes Ecuries

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Le château de Chantilly, j'en reviens, allez-y
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K-Way fête ses 60 ans

Publié le par Jacques SAMELA.

K-Way fête ses 60 ans
K-Way fête ses 60 ans

A l'occasion de son 60ème anniversaire, la marque K-Way célèbre ses 6 décennies de style et d'innovation à travers une exposition éphémère.

https://www.paris.fr/evenements/exposition-k-way-in-y-our-life-a-l-atelier-richelieu-paris-99479

Après Milan et Londres, In Y/Our Life arrive à Paris, marquant l’étape finale d’un projet d’exposition en constante évolution. À l’occasion de l’Art Week d’Art Basel, l’historique Atelier de Richelieu accueillera une exposition mêlant art, design et vision contemporaine pour célébrer les 60 ans de K-Way®.

Sous la direction de Gianluigi Ricuperati, In Y/Our Life se présente comme un récit multidisciplinaire, poétique et collectif : une exploration du quotidien à travers des objets, des images et des matériaux emblématiques, en collaboration avec des marques symboliques de la culture pop mondiale et des artistes venus du monde entier.

Paris – ville de transformation – est le décor idéal pour clore ce voyage qui a rassemblé perspectives, histoires et réflexions autour de thèmes tels que l’identité, le temps et la mémoire collective.

En plus des artistes déjà présents lors des deux étapes précédentes, l’événement parisien propose de nouvelles collaborations, de nouvelles performances et expressions artistiques avec des figures de la scène artistique internationale.

Point d’orgue du projet, le K-Way Café représente le cœur convivial de l’exposition. Un espace qui rend hommage à la culture des cafés parisiens, conçu comme un lieu chaleureux et dynamique, offrant nourriture, boissons et moments d’échange. Le café devient une galerie chromatique où œuvres, objets et pièces d’archives sont présentés selon leur couleur.

In Y/Our Life propose également un programme riche de conférences, d’ateliers et d’activités interactives avec des artistes et des communautés locales. Une salle est dédiée à la personnalisation de l’iconique Le Vrai, offrant une expérience créative et participative.

Enfin, l'ouvrage commémoratif « K-Way, 60 ans » de l'auteur Pascal Monfort retraçant l’histoire de la marque à travers des images d’archives et contemporaines, des témoignages et des récits sera disponible à l’achat dans la boutique de l’exposition, accompagné d’objets co-brandés réalisés avec les marques partenaires.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/08/k-way-le-chemin-du-retour-episode-8-et-fin.html

Photos J.S
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K-Way fête ses 60 ans
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Le Louvre malgré tout ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Louvre malgré tout ?
Le Louvre malgré tout ?

Renaissance du Louvre : entre gloire et fissures, quel avenir pour le plus grand musée de France ?

https://www.ecoreseau.fr/art-de-vivre/culture/renaissance-du-louvre-entre-gloire-et-fissures-quel-avenir-pour-le-plus-grand-musee-de-france-2025-10-23-117447?utm_campaign=Vendredi%2024102025&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 23 octobre 2025

 

Le cambriolage du Louvre, dimanche 19 octobre, met en lumière les difficultés rencontrées par le plus grand musée de France. À la suite d’une note alarmante de sa présidente évoquant de nombreuses « avaries » menaçant à la fois la sécurité des visiteurs et la préservation des œuvres, Emmanuel Macron avait annoncé, fin janvier 2025, une « nouvelle renaissance » du musée. Marie-Alix Molinié-Andlauer (docteure à Sorbonne Université) avait alors listé pour The Conversation les grands enjeux de ce chantier.

Problèmes de sécurité, équipements techniques obsolètes, climatisation défaillante pour les œuvres, ascenseurs en panne pour les personnes à mobilité réduite… Le Louvre se délite à vue d’œil et pourtant ce musée continue à attirer toujours plus de monde (9 millions d’entrées en 2024).

Les chiffres de fréquentation témoignent d’une tension entre l’attractivité de ce musée et les contraintes structurelles liées au bâtiment – un ancien palais royal empêchant d’accueillir plus de visiteurs. La particularité de ce géosymbole est sa proximité avec le pouvoir, notamment le pouvoir présidentiel. Les grands travaux du Louvre sont impulsés en 1981 par le président Mitterrand ; en 2000, le président Chirac inaugure le pavillon des Sessions ; en 2012, c’est au tour du président Hollande d’inaugurer le nouveau département des arts de l’Islam. En 2017, Emmanuel Macron célèbre sa victoire devant la pyramide et, en 2025, il annonce la « nouvelle renaissance » du Louvre.

C’est toute la particularité du musée du Louvre qui, au-delà d’un patrimoine national, est un véritable symbole. Outre ces événements, le musée accueille régulièrement des visites d’État pour montrer une certaine image de la culture française. Pourtant, celle-ci n’est pas un bloc homogène. Elle se conjugue au pluriel et aujourd’hui elle se morcelle dans la société, mais également dans et au-delà des murs du plus grand musée de France.

Les ambitions contemporaines des président(e)s

Parmi les annonces d’Emmanuel Macron pour cette « nouvelle renaissance du Louvre », la première est le déplacement du tableau le plus emblématique du musée, la Joconde (symbole de la période Renaissance). Actuellement, elle est exposée dans la salle des États et est entourée d’une quarantaine d’œuvres, devenues invisibles tant cette voisine captive le public. L’idée serait de la déplacer sous la Cour carrée, pourtant située en zone inondable, à proximité de la nouvelle entrée du musée. Munis d’un billet spécial, les visiteurs pourraient alors la contempler dans un espace qui resituerait l’œuvre dans l’histoire de l’art. Une expérience 100 % Joconde serait donc proposée.

La deuxième annonce est celle d’une entrée au niveau de la colonnade, de Perrault, à l’est du musée. Cet espace, entouré par les « fossés Malraux » est peu accueillant et peu praticable en temps de pluie, accentuant la rupture avec la ville. Intégrer une nouvelle entrée à cet endroit permettrait de redéfinir et désengorger les circulations au sein du musée.

En revanche, le déplacement d’une telle entrée ne doit pas résulter d’un déplacement du problème d’un point A vers un point B. Il s’agit de réfléchir à comment mieux intégrer des entrées – ce qui en contexte Vigipirate relève de l’exploit – pour repenser la circulation dans sa globalité et une meilleure relation entre le Louvre et la ville. Car, outre les fossés qui sanctuarisent le musée au cœur de la ville, les différentes architectures urbaines –renaissance et néoclassique du musée et haussmanniennes pour les bâtiments voisins – accentuent cette rupture. Il y aurait une réflexion architecturale à mener pour redessiner cette partie du paysage urbain de Paris à l’aide d’un travail de « contraste retardé » qui favoriserait l’articulation entre les espaces.

Enfin vient l’idée d’un tarif plus élevé pour les visiteurs étrangers extra-européens. Cette augmentation comblerait en partie le manque à gagner pour enclencher toutes ces mesures. Emmanuel Macron a indiqué qu’elles ne coûteraient pas un centime aux contribuables. Pourtant, le coût des travaux serait estimé à plus de 700 millions d’euros, une somme vertigineuse quand on connaît le contexte économique actuel.

On peut notamment s’interroger sur la possibilité de mettre en place cette tarification spéciale sans porter atteinte à la protection des données personnelles. Y aura-t-il une obligation d’acheter son billet en ligne et d’y présenter son passeport ? Des files seront-elles créées, comme à l’aéroport, avec une ligne pour « Européens » et une autre pour le public « extra-européens » ? En ces temps troublés, l’idée d’une mesure stigmatisante des étrangers extra-européens ne devrait pas trouver écho au sein d’un lieu de culture et, qui plus est, au sein d’un lieu aussi emblématique que le musée du Louvre.

Emmanuel Macron parle de pouvoir accueillir 12 millions de visiteurs d’ici 10 à 15 ans. Avec ses couloirs étriqués et son architecture patrimoniale contrainte par le respect des normes des architectes des bâtiments de France, l’ancien palais royal ne peut absorber tant de visiteurs dans de bonnes conditions. Pourtant, le financement des travaux reposerait principalement sur la billetterie. En effet, si on reprend les quatre principales ressources du musée en 2023, en dehors des subventions de l’État qui sont autour de 100 millions d’euros, la première ressource est la billetterie (95,9 millions d’euros).

Depuis 2016, le mécénat est une ressource de plus en plus importante pour le musée du Louvre.

Viennent ensuite d’autres pôles qui seraient également mis à contribution : la licence de la marque Louvre Abu Dhabi (83,1 millions d’euros qui émanent de l’accord intergouvernemental signé en 2007 entre la France et les Émirats arabes unis et prolongé de 10 ans, jusqu’en 2047), la valorisation du domaine (25,2 millions d’euros) et le partenariat médias et mécénat (20,6 millions d’euros). Pour le mécénat, on suppose l’implication du groupe LVMH, ainsi que d’autres événements régulièrement accueillis par le musée. S’il est considéré comme fonds propre, il ne faut pas oublier que le mécénat est défiscalisé de 40 à 60 %, donc en partie payé par les contribuables.

Le symbolisme du Louvre confronté aux réalités du terrain

La question du financement de ces travaux laisse les syndicats du musée du Louvre circonspects. Plus largement, les annonces suscitent un accueil très mitigé. Aussi séduisantes soient-elles, elles paraissent déconnectées de la réalité du terrain, bien moins glamour, que vivent les salariés, contractuels et prestataires du fait des conditions de travail et d’accueil.

Ces grandes annonces traduisent un arbitrage difficile : opter pour un fonctionnement normal avec une jauge gérable au sein d’un musée hors norme, ou choisir un fonctionnement à flux tendu pour répondre à la demande d’un public toujours plus grand et désireux de visiter un symbole culturel.

Au-delà de l’expérience muséale, il y a une dimension pratique et matérielle. En 2016, le « projet Pyramide » à 53,5 millions d’euros était censé améliorer l’accueil des visiteurs face à la structure vieillissante de l’entrée principale, souvent assimilée à un hall de gare. Il n’a pas permis de réel changement, si ce n’est que les sorties se font par le Carrousel. Or, les individus de passage suffoquent aux premières chaleurs sous cette structure de verre. Dans le département des arts de l’Islam, la proximité avec la Seine provoque des odeurs parfois désagréables et, en temps de crue, les réserves sont en alerte. Le déménagement de certaines de ces réserves vers le Centre de conservation et de ressources à Liévin (Pas-de-Calais), non loin du Louvre-Lens, répond en partie à ce besoin de préservation et conservation des œuvres. Le musée est inadapté aux changements climatiques et aux pratiques muséales.

Penser le Louvre dans un maillage culturel et sociétal

Dans ce projet, il y a une ambiguïté entre une volonté de mieux intégrer le musée à son territoire et l’accueil de ces 12 millions de visiteurs. Car, que ce soit le Louvre ou son territoire alentour, aucun des deux ne peut absorber 12 millions de visiteurs par an, en termes de gestion des flux. A titre de comparaison, le MET ou le British Museum accueillent moins de 6 millions de visiteurs par an. Le Louvre n’est pas un vaisseau déterritorialisé et sanctuarisé, il s’inscrit dans un territoire avec toute sa complexité.

Peut-être devrait-il plutôt être question de repositionner le musée dans la société, de favoriser une meilleure expérience qualitative du musée et de son territoire alentour ? Le Louvre est au cœur de Paris, dans un maillage culturel dense. Ces lieux de la culture doivent pouvoir se répondre pour permettre de changer de perspectives sur le Louvre et pour mieux le comprendre dans son ensemble urbain. Cette dimension territoriale ne peut se lire sans la dimension sociale attachée au musée : les discours proposés et les œuvres montrées sont autant de portes vers la confrontation à l’altérité.

La dimension symbolique et la notoriété du Louvre sont fortes. Ce musée en arrive à la fois à être désincarné de toute forme de spatialité et à incarner à lui seul la France. En 2017, le candidat Macron avait indiqué son intention de mettre en chantier le pays à coup de réformes successives. Après Notre-Dame de Paris, le Louvre deviendra un chantier de plus, mais à destination de quelle France ?

Le Louvre a également une dimension politique dans le sens noble du terme. Lieu de pouvoir, lieu de rencontre, lieu de revendication contre des mécènes aux pratiques environnementales douteuses ou pour justifier les restitutions des œuvres d’art. Le Louvre montre aux yeux du monde des géographies et des positionnements pluriels au service de l’histoire de l’art et de l’histoire contemporaine. Il est infiniment politique, il s’y reflète toute la complexité et toutes les contradictions de notre monde, tel un miroir de notre société, où les barrières symboliques et physiques s’érigent, au lieu d’œuvrer pour tous les ponts qui mériteraient d’être créés.The Conversation

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence creative commons. Lire larticle original.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/07/la-petite-histoire-du-plus-grand-musee-du-monde.html

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/10/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/10/25

Le Louvre malgré tout ?
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OVH Cloud, le retour du fondateur

Publié le par Jacques SAMELA.

OVH Cloud, le retour du fondateur
OVH Cloud, le retour du fondateur

OVH chute lourdement en Bourse après le retour d'Octave Klaba au poste de PDG

https://www.latribune.fr/article/tech/26703435000032/ovh-chute-lourdement-en-bourse-apres-le-retour-doctave-klaba-au-poste-de-pdg?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20251021&M_BT=445541096663

Publié le 21/10/25

Le fondateur franco-polonais Octave Klaba a repris mardi la direction d’OVHcloud après la fusion des fonctions de président et de directeur général. Une annonce qui coïncide avec la publication de résultats en deçà des attentes.

Une lourde chute. OVHcloud dévissait de près de 19 % à la mi-journée à la Bourse de Paris, après la nomination d’Octave Klaba au poste de PDG et la publication de résultats annuels jugés décevants. Depuis son introduction en Bourse en 2021, l'action a perdu plus de 50 % de sa valeur. Les marchés ont notamment sanctionné aujourd'hui l'annonce d'une croissance organique du chiffre d'affaires en 2026 de 5% à 7%, en deçà des attentes.

Mardi matin avant l'ouverture des marchés, le groupe a annoncé le retour avec effet immédiat de son fondateur franco-polonais au poste de PDG, après que le conseil d'administration a décidé de fusionner les fonctions de président et de directeur général.

Octave Klaba, qui a dirigé l'entreprise depuis sa création en 1999 jusqu'en 2018 avant de devenir président, supervisera les opérations alors qu'OVHcloud doit faire face à une demande croissante de services d'intelligence artificielle et à une importance accrue accordée à l'indépendance du cloud dans un contexte de changements géopolitiques. Il remplace Benjamin Revcolevschi, qui occupait le poste de directeur général du plus grand fournisseur de serveur cloud en Europe depuis 2024. 

1,08 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2025

OVHcloud a par ailleurs annoncé une augmentation de 9,3 % en données comparables de son chiffre d'affaires, qui s'élève à 1,08 milliard d'euros pour l'exercice 2025, avec une marge de bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) ajustée de 40,4 %. La dette nette a par ailleurs atteint 1,1 milliard d'euros à fin août, en grande partie en raison d'un plan de rachat d'actions, a déclaré la directrice financière Stéphanie Besnier.

Pour 2026, OVHcloud vise une marge Ebitda ajustée supérieure aux niveaux de l'exercice 2025, avec des dépenses d'investissement prévues entre 30 % et 32 % du chiffre d'affaires.

Tout en refusant de commenter les discussions avec la Commission européenne, la société a reconnu l'existence d'un appel d'offres de 180 millions d'euros lancé par l'Union européenne (UE) le 10 octobre pour une infrastructure cloud.

(Avec Reuters)

http://competitiviteinfrance.overblog.com/l-entreprise-du-mois-ovh-une-r%C3%A9ussite-fran%C3%A7aise

OVH Cloud, le retour du fondateur
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Pasqal aux USA

Publié le par Jacques SAMELA.

Pasqal aux USA
Pasqal aux USA

Pasqal s’implante dans l’Illinois grâce à un investissement de 65 millions de dollars

https://www.ecinews.fr/fr/pasqal-simplante-dans-lillinois-grace-a-un-investissement-de-65-millions-de-dollars/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-14-10-2025

Le 13 octobre 2025

 

Leader français de l’informatique quantique Pascal étend sa présence mondiale grâce à un investissement de 65 millions de dollars destiné à établir son siège américain dans l’Illinois, au Quantum and Microelectronics Park (IQMP), dans le sud de Chicago, créant ainsi 50 emplois dans le secteur des hautes technologies et renforçant le rôle de l’Illinois dans la course mondiale à l’innovation quantique.

Cette initiative marque une nouvelle étape importante dans l’industrialisation et la commercialisation des technologies quantiques, avec des implications directes pour la fabrication de semiconducteurs, la collaboration en matière de R&D et l’accès au matériel en Amérique du Nord.

L’Illinois renforce son écosystème quantique

Soutenu par le programme MICRO (Manufacturing Illinois Chips for Real Opportunity) de l’État, le site de Pasqal comprendra un espace dédié à l’une de ses unités de traitement quantique à atomes neutres (QPU), offrant ainsi un accès à du matériel quantique en direct dans le Midwest américain. L’entreprise a également reçu un prêt de 15 millions de dollars de l’Illinois Finance Authority/Climate Bank pour aider à financer le projet.

le gouverneur JB Pritzker, a déclaré : « La décision de Pasqal d’établir son siège américain dans l’Illinois marque une nouvelle étape importante pour l’écosystème quantique de l’Illinois. La présence de Pasqal va accélérer l’innovation, attirer de nouveaux partenaires, contribuer aux prochaines découvertes et à la croissance économique ici, dans l’Illinois. »

Pasqal rejoint une liste croissante d’entreprises au sein de l’IQMP, parmi lesquelles DARPA, IBM, Infleqtion et Diraq, qui travaillent toutes sur des applications quantiques pratiques. L’État a récemment lancé la construction du nouveau site de PsiQuantum, renforçant ainsi la position de l’Illinois en tant que leader national dans le domaine de la R&D quantique.

La technologie française rencontre l’industrie américaine

Fondée en 2019 par une équipe dont fait partie le Dr Alain Aspect, lauréat du prix Nobel, Pasqal construit et commercialise des ordinateurs quantiques basés sur des réseaux d’atomes neutres, une technologie développée au laboratoire Charles Fabry du CNRS, près de Paris. L’entreprise est actuellement présente dans huit pays et emploie plus de 300 personnes.

Loïc Henriet, PDG de Pasqal a déclaré :« L’implantation de notre siège américain dans l’Illinois est une étape cruciale dans l’histoire de Pasqal. Ici, nous allons accélérer le développement d’applications quantiques concrètes, allant de la mise au point de nouveaux matériaux et la découverte de médicaments à l’optimisation des systèmes énergétiques et financiers. L’Illinois dispose de l’excellence académique, d’un environnement politique favorable et d’un vivier de talents diversifié pour saisir cette opportunité unique de développer des solutions quantiques aux États-Unis. »

Pasqal exploite déjà plusieurs systèmes de plus de 140 qubits en Europe, en Amérique et au Moyen-Orient, au service d’entreprises du classement Fortune 500 et d’institutions publiques. Selon Wasiq Bokhari, président exécutif du conseil d’administration, l’établissement d’une base dans l’Illinois garantit que l’industrie et le gouvernement « pourront accéder à du matériel réel à court terme ».

Investissement stratégique pour une croissance quantique

L’engagement de l’Illinois en faveur des infrastructures quantiques continue d’attirer les leaders mondiaux. « Pasqal apportera son expertise scientifique et ses réalisations techniques éprouvées à notre écosystème dynamique et en pleine croissance », a déclaré Harley Johnson, directeur exécutif de l’IQMP. « En développant ses activités dans le domaine du matériel et des logiciels, Pasqal sera au cœur de la fourniture d’applications quantiques pratiques et concrètes. »

Grâce au programme MICRO qui encourage la fabrication et la R&D dans le domaine de l’informatique avancée, et au soutien solide des partenaires étatiques et internationaux, le nouveau siège social de Pasqal marque une étape importante dans la convergence du leadership européen en matière de quantique et des investissements technologiques américains, positionnant l’Illinois comme la pierre angulaire de l’économie quantique mondiale.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

Pasqal aux USA
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Désindustrialisation, le risque en chiffre

Publié le par Jacques SAMELA.

Désindustrialisation, le risque en chiffre
Désindustrialisation, le risque en chiffre

ArcelorMittal, Renault, Valeo… : Un nouvel indicateur mesure le risque de désindustrialisation en France

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/arcelormittal-renault-valeo-un-nouvel-indicateur-mesure-le-risque-de-desindustrialisation-en-france-2126983?utm_source=20250929%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20250929_175953)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 29 septembre 2025

 

Qui risque le plus de fermer ses usines en France : Danone, Renault ou Valeo ? Pour anticiper les risques de désindustrialisation et non plus seulement mesurer l’évolution de la part de l’industrie dans l’économie au fil du temps, l’École de guerre économique vient de créer un nouvel indicateur.

"La course entre désindustrialisation et réindustrialisation ne pourra se gagner que si les entreprises sur le point de fermer ou de se délocaliser sont identifiées en amont. Et que les parties prenantes non seulement en soient informées, mais décident d’agir", résume Arnaud de Morgny, directeur adjoint du centre de recherche appliquée de l’École de guerre économique (EGE).

Pour y parvenir, la grande école parisienne spécialisée dans l’intelligence économique a bâti un outil de diagnostic pour mesurer les risques de désindustrialisation. L’analyse porte actuellement sur un panel de 10 entreprises emblématiques de l’industrie en France : Alstom, Arkema, ArcelorMittal, Danone, Renault, Michelin, Sanofi, Seb, Schneider Electric et Valeo.

Situation financière, positionnement, technologies et gouvernance passés au crible

Cet "indice des risques de désindustrialisation" repose sur une série de critères. Concrètement, on retrouve par exemple l’étude du positionnement stratégique : via la dépendance ou non à un nombre limité de clients, la dépendance envers des fournisseurs critiques, par rapport au coût de l’électricité et du gaz…

Autres critères étudiés : la vulnérabilité technologique (en examinant notamment l’existence d’éventuelles ruptures technologiques impactant la chaîne industrielle), les questions de réglementations et de politiques (comme les risques géopolitiques), la situation financière de l’entreprise, la fiscalité ou encore à la gouvernance. L’indicateur s’appuie au total sur une dizaine de critères.

Voyant rouge pour ArcelorMittal, Renault et Valeo

Des scores sont ensuite attribués aux entreprises, l’un notant les vulnérabilités, l’autre le risque concret de désindustrialisation. Parmi les entreprises en zone rouge figure notamment le poids lourd de la sidérurgie ArcelorMittal, avec un risque de désindustrialisation de "3,5 sur 5" (5 étant le risque maximal).

Les difficultés relevées sont en effet légion, avec une "situation financière correcte, mais dégradée et une capacité d’autofinancement proche de zéro", ainsi qu’une "très forte exposition à la fiscalité liée aux émissions de CO2 et aux pollutions".

L’indicateur souligne aussi la présence d’une famille étrangère comme premier actionnaire d’ArcelorMittal et "une très faible présence française au Comex". S’y ajoutent encore des normes européennes sur l’acier "modérément protectrices", la surexposition à la surproduction chinoise…

L’indicateur effectue s’appuie en outre sur une revue de presse. Rappelant par exemple une déclaration sans ambages du président d’ArcelorMittal France, Alain Le Grix de la Salle, en janvier dernier : "Tous les sites européens d’acier sont à risque de fermeture en 2025, si rien n’est fait pour protéger la sidérurgie européenne".

D’autres industriels affichent un risque important de désindustrialisation, comme Renault (avec une note de 3,5 sur 5) et l’équipementier automobile Valeo (noté à 3,3), ce dernier ayant annoncé fin 2024 la suppression d’un millier de postes en Europe.

Sanofi, Schneider ou Danone dans le vert

À l’inverse, Danone ou Schneider affichent un risque très réduit de désindustrialisation. Sanofi récolte lui aussi un score flatteur, de 1,9 sur 5. Le centre de recherche de l’École de guerre économique justifie notamment la notation par un "chiffre d’affaires en hausse, une rentabilité forte", mais aussi par "sa très forte diversification de marchés et de clients" ou encore une dépendance modérée à des fournisseurs critiques, une innovation continue dans un contexte d’irruption de l’IA disruptant l’activité de R & D, un effort important de formation…

L’industrie tombée à 10 % du PIB aujourd’hui

Le centre de recherche de l’école rappelle au passage l’ampleur de la désindustrialisation. "Entre 1995 et 2024, la part de l’industrie dans le PIB national s’est effondrée de 17 % à 10 % […]. En 30 ans, nous avons perdu près de deux millions d’emplois industriels !, indique Arnaud de Morgny. Ce recul prolongé a affaibli le pays : il a fragilisé l’économie, creusé les inégalités territoriales, affaibli la cohésion sociale et exposé la France à des dépendances stratégiques de plus en plus dangereuses."

L’École de guerre économique prévoit d’enrichir prochainement son panel d’enquête et de créer un "observatoire des risques de désindustrialisation" pour poursuivre ces analyses.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/09/delocalisations-relocalisations.html

 

Désindustrialisation, le risque en chiffre
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