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Ils ouvrent en 2026

Publié le par Jacques SAMELA.

Ils ouvrent en 2026
Ils ouvrent en 2026

Industrie : ces sites qui vont ouvrir ou monter en puissance en France en 2026

https://www.usinenouvelle.com/made-in-france/industrie-ces-sites-qui-vont-ouvrir-ou-monter-en-puissance-en-france-en-2026.LOGFNT5FN5CFDITBLTKWKTQSWA.html

Publié le 5 janvier 2026

Logistique, industrie, énergie, environnement ou encore intelligence artificielle : malgré un contexte économique incertain, de nombreux projets industriels majeurs doivent entrer en service ou monter en puissance en France en 2026, portés par des investissements de plusieurs milliards d’euros et des milliers d’emplois à la clé. Coup d’oeil sur sept sites industriels qui doivent ouvrir leurs portes en 2026.

Entrepôts logistiques, sites industriels, infrastructures environnementales ou usines de haute technologie : plusieurs projets d’envergure doivent entrer en service ou monter en puissance en France à l’horizon 2026.

La gigafactory Verkor de Dunkerque au défi de la montée en puissance en 2026

Bien qu’inaugurée en toute fin d’année 2025, le 11 décembre, la gigafactory de batteries du français Verkor à Bourbourg, près de Dunkerque (Nord), doit progressivement monter en cadence à partir de 2026.

D’une surface de 100000 m² et dotée d’une capacité initiale de 16 GWh, réservée par Renault pour ses véhicules électriques, l’usine doit créer 1200 emplois directs. Après une phase de démarrage prudente, Verkor prévoit que l’essentiel du ramp-up industriel se jouera fin 2026, et continuera en 2027 et 2028.

Un nouvel entrepôt logistique pour Ikea à Limay

Annoncé le 10 mai 2021, le projet d’implantation d’un immense entrepôt logistique d’Ikea France sur le port de Limay-Porcheville représente un investissement de 120 millions d’euros, a indiqué Haropa Ports de Paris. D’une surface d’environ 72000 m², ce futur site logistique, destiné à approvisionner les magasins parisiens et les clients d’Île-de-France et de l’ouest du pays, doit entrer en service en 2026.

Un nouveau site de production de billets pour la Banque de France

Après une première validation institutionnelle le 12 juillet 2022, puis la levée définitive du conflit social le 18 juillet 2023, la Banque de France a confirmé le transfert de son imprimerie fiduciaire du site historique de Chamalières vers Vic-le-Comte, dans le Puy-de-Dôme. Ce projet industriel, lancé en 2016 et plusieurs fois repoussé, représente désormais un investissement de 250 millions d’euros (contre 220 millions initialement prévus) et prévoit la construction d’une nouvelle imprimerie plus moderne et moins énergivore, dont la mise en service et le transfert complet des activités sont programmés en 2026.

Une unité de traitement reconstruite à la station d’épuration d’Achères

Près de cinq ans après l’incendie de 2019, le Syndicat intercommunal d’assainissement de l’agglomération parisienne a lancé officiellement, le 19 mars 2024, la reconstruction de l’unité de traitement chimique-physique des eaux usées de la station Seine Aval à Achères (Yvelines). Ce chantier représente un investissement de 250 millions d’euros, dont une large part financée par emprunt, et prévoit la mise en service d’un nouvel ouvrage plus sûr et plus résilient, dont les travaux doivent s’achever en 2026.

De nouveaux centres logistiques pour Amazon

Le géant américain Amazon va renforcer son réseau logistique en France avec plusieurs ouvertures majeures prévues fin 2026, dont un centre de distribution à Beauvais (Oise) et une plateforme XXL à Illiers-Combray (Eure-et-Loire). À Beauvais, Amazon investit plus de 200 millions d’euros dans un site de 110000 m², équipé de la plus grande toiture photovoltaïque de France (64000 m²), qui doit permettre la création de 1000 emplois en CDI. À Illiers-Combray, l’entreprise engage plus de 150 millions d’euros supplémentaires pour une plateforme logistique de 270000 m², entièrement robotisée, également dédiée à la préparation des commandes et générant 1000 emplois en CDI. Amazon verra également, en 2026, l’ouverture d’un centre de distribution à Colombier-Saugnieu (Rhône) et d’une agence de livraison à La Boisse (Ain).

Une usine d’intelligence artificielle Evroc à Sophia Antipolis

Le groupe suédois Evroc a annoncé en février 2025, lors du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle à Paris, un investissement pouvant atteindre 4 milliards d’euros pour l’implantation d’une usine d’IA sous la forme d’un datacenter hyperscale à Mougins, sur la technopole de Sophia Antipolis, dans les Alpes-Maritimes. Installé dans un bâtiment existant de 8000 m², ce site doit connaître une montée en puissance progressive en 2026, avec le déploiement de plusieurs dizaines de milliers de GPU.

Une nouvelle usine du groupe Fournier dans la Drôme

Le groupe Fournier, connu notamment pour ses enseignes Mobalpa, SoCoo’c, Hygena, Perene et Delpha, a annoncé en 2023 un investissement d’environ 130 millions d’euros pour la construction d’une nouvelle usine de meubles de cuisines et de salles de bain dans la zone d’activité de Rovaltain, entre Valence (Drôme) et Romans-sur-Isère (Drôme). Destiné à désengorger ses sites historiques de Haute-Savoie et à accompagner une croissance soutenue, ce projet prévoit un bâtiment de 70000 m² pouvant employer jusqu’à 600 salariés. La mise en service d’une première tranche est prévue en 2026, accompagnée du recrutement des 200 premiers collaborateurs.

Ils ouvrent en 2026
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Mais au fait, c’est quoi réellement un accord de libre-échange ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Mais au fait, c’est quoi réellement un accord de libre-échange ?
Mais au fait, c’est quoi réellement un accord de libre-échange ?

Les accords européens de libre-échange en 3 minutes

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/les-accords-europeens-de-libre-echange-en-3-minutes/

Leviers de croissance et d'emploi pour les uns, facteurs de régression sociale, environnementale ou même démocratique pour les autres… les accords de libre-échange de l'Union européenne sont régulièrement au cœur des débats.

Prévue dès le traité de Rome de 1957, la politique commerciale européenne a pris de l'ampleur à la fin des années 2000. D'un côté, la mondialisation a conduit les entreprises européennes à investir et échanger de plus en plus avec les autres pays. 

De l'autre, la paralysie de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) au cours de la première décennie du siècle puis, plus récemment, le virage protectionniste des Etats-Unis sous la présidence de Donald Trump de 2017 à 2021, ont amené l'Union européenne à multiplier les accords commerciaux.

Des accords, pour quoi faire ?

Un accord de libre-échange, c'est quoi ? Au sens large, il s'agit d'un traité international entre l'UE d'une part et un Etat ou une autre organisation internationale d'autre part, qui réduit les obstacles commerciaux entre les deux parties.

L'objectif est simple : augmenter les débouchés des entreprises en leur ouvrant d'autres marchés et ainsi donner un coup de pouce à la croissance économique, voire à l'emploi dans les pays signataires.

Un accord de libre-échange comprend donc au moins la diminution des droits de douane dans certains domaines. Avec des volumes limités (quotas) pour les secteurs jugés plus fragiles, comme le bœuf dans l'accord UE-Canada ou le projet d'accord avec le Mercosur. Mais aussi l'ouverture mutuelle de marchés publics ou encore la reconnaissance de normes et d'indications géographiques protégées chez chacun des partenaires, par exemple.

Les accords les plus récents comprennent également des systèmes de règlement des différends, notamment en cas de conflit entre les parties signataires ou entre une entreprise et un Etat à propos d'une législation contraire à l'accord. Enfin, certains incluent des critères politiques (amélioration des droits fondamentaux…), sociaux ou environnementaux, souvent moins contraignants.

Quels reproches ?

Avec le projet (aujourd'hui avorté) de partenariat transatlantique entre l'Europe et les Etats-Unis (TTIP/TAFTA) puis la signature d'accords avec le Canada (CETA) en 2016 ou le Mercosur en 2019 (pas encore ratifié), les traités de libre-échange ont été sous le feu des critiques ces dernières années.

Leurs détracteurs leur reprochent, pêle-mêle, d'avoir été négociés dans l'opacité, de niveler par le bas les normes européennes (restrictions sur les OGM, principe de précaution…), de mettre en danger certains emplois (notamment agricoles), voire de porter atteinte au fonctionnement démocratique des pays de l'UE (en permettant aux entreprises de remettre en question les législations nationales). Des accusations dont se défend la Commission européenne, mandatée pour mener les négociations commerciales dans l'intérêt des 27 Etats membres. 

Certains Etats peuvent par ailleurs s'opposer à la conclusion de traités. En raison de son poids agricole notamment, la France affiche par exemple ses réticences sur le projet d'accord avec le Mercosur, dont elle exige plus de garanties environnementales.

Quels projets ?

Déjà signataire d'une quarantaine d'accords commerciaux sur tous les continents, l'UE a récemment conclu de nouveaux traités de libre-échange avec le Canada (Ceta, partiellement en vigueur depuis septembre 2017), Singapour (en vigueur depuis novembre 2019), le Japon (Jefta, en vigueur depuis février 2020), le Vietnam (en vigueur depuis août 2020), la Nouvelle-Zélande (en vigueur depuis mai 2024) et le Kenya (en vigueur depuis juillet 2024). Elle a également modernisé certains de ses partenariats commerciaux, comme avec le Chili.

D'autres attendent toujours une signature ou ratification, à l'image des accords avec le Mercosur (accord de principe en juin 2019 mais toujours en débat) ou avec le Mexique (remplacement du traité de libre-échange en vigueur depuis 2000). 

D'autres négociations sont en cours, comme avec la Thaïlande ou les Philippines. Les négociations avec l'Australie ont en revanche été stoppées par cette dernière en octobre 2023, cinq ans après leur ouverture. 

Enfin, l'UE a signé un accord de commerce et de coopération avec le Royaume-Uni en décembre 2020. Définitivement entré en vigueur le 1er mai 2021, il assure des échanges commerciaux post-Brexit sans droits de douane ni quotas entre les deux parties.

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/qu-est-ce-que-le-ceta/

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/ceta-jefta-mercosur-qu-est-ce-qu-un-accord-de-libre-echange-de-nouvelle-generation/

https://www.linkedin.com/pulse/accord-ue-mercosur-analyse-et-prochaines-%C3%A9tapes-pascal-canfin-9xsde/?trackingId=u1k2Jtb%2BDdkhKuJIKoYiJg%3D%3D

Mais au fait, c’est quoi réellement un accord de libre-échange ?
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Pasqal, Qarnot, Waga Energy (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Pasqal, Qarnot, Waga Energy (suites)
Pasqal, Qarnot, Waga Energy (suites)

Informatique quantique : après les Etats-Unis, Pasqal s’implante en Corée du Sud

https://vipress.net/informatique-quantique-apres-les-etats-unis-pasqal-simplante-en-coree-du-sud/

Le 1 Déc 2025 

Les investissements de LG Electronics et de Dunamu & Partners, associés au soutien de la ville de Séoul et du gouvernement coréen, alimentent un engagement, sur place, de 52 millions de dollars de la part de la start-up francilienne spécialisée dans les processeurs quantiques à atomes neutres.

Après un investissement de 65 millions de dollars aux Etats-Unis annoncé il y a quelques semaines, Pasqal, start-up francilienne spécialisée dans les processeurs quantiques réalisés à partir d’atomes neutres ordonnés dans des matrices 2D et 3D, a récemment annoncé un nouvel investissement, à Seoul, cette fois.

Soutenu par LG Electronics, Dunamu & Partners, le ministère coréen du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie et le gouvernement métropolitain de Séoul, la jeune pousse française va ainsi investir 52 millions de dollars en Corée du Sud avec l’objectif de se positionner en tant qu’acteur clé de l’écosystème quantique en pleine expansion de la région Asie-Pacifique. Selon Pascal, il s’agirait du premier partenariat public-privé international d’Asie-Pacifique dans le domaine du quantique.

L’entreprise basée à Massy, dans l’Essonne, devrait ainsi créer plus de 50 emplois hautement qualifiés à Séoul afin que ses unités de traitement quantique (QPU) à atomes neutres fassent progresser la R&D sur les algorithmes quantiques à destination d’applications variées (électronique, finance, énergie, santé, logistique, etc.).

« En nous associant à LG Electronics, Dunamu & Partners et au gouvernement métropolitain de Séoul, nous créons un écosystème unique qui accélérera l’adoption de l’informatique quantique dans toute la région Asie-Pacifique », assure Loïc Henriet, CEO de Pasqal.

L’appui financier de sociétés telles que LG Electronics, un leader mondial de l’électroménager et de l’électronique grand public, et Dunamu & Partners, la branche investissement de Dunamu qui exploite Upbit, la principale plateforme d’échange d’actifs numériques de Corée du Sud, témoigne de l’intérêt croissant des acteurs majeurs des secteurs technologique et financier mondiaux pour les technologies d’informatique quantique en général, et celle à atomes neutres de Pasqal en particulier.

« Nous sommes ravis de nous associer à Pasqal, qui est en passe de jouer un rôle de premier plan dans l’établissement de nouvelles normes mondiales pour la technologie quantique et d’ouvrir de nouvelles perspectives au-delà des limites de l’informatique classique. Nous sommes également convaincus que les partenariats et les initiatives de recherche de Pasqal en Corée du Sud contribueront de manière significative au développement et à la croissance de l’écosystème de l’informatique quantique du pays », a souligné Kangjoon Lee, CEO de Dunamu & Partners.

Un système à 100 qubits de Pasqal disponible via le cloud

A noter qu’OVHcloud vient de lancer sa Plateforme Quantique, la première solution européenne de Quantum-as-a-Service (QaaS), un service qui permet désormais aux entreprises et aux organismes publics d’avoir un accès, via le cloud, à la technologie quantique, dont le système Orion Beta QPU à 100 qubits de PasqalOVHcloud a également passé un accord de ce genre avec Quandela, un autre spécialiste français des processeurs quantiques, mais exploitant la technologie des qubits photoniques.

Fondée en 2019 au sein de l’Institut d’Optique par Georges-Olivier Reymond, Christophe Jurczak, le professeur Alain Aspect (prix Nobel de physique 2022), Antoine Browaeys et Thierry Lahaye, Pasqal a levé à ce jour plus de 140 millions d’euros, dont 100 M€ lors de sa deuxième levée de fonds en janvier 2023.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

 

Vu et lu dans Le Parisien Economie du 02/12/25
Vu et lu dans Le Parisien Economie du 02/12/25

Vu et lu dans Le Parisien Economie du 02/12/25

Waga Energy lève 180 millions de dollars pour accélérer aux États-Unis

https://www.ledauphine.com/economie/2025/11/28/waga-energy-leve-180-millions-de-dollars-pour-accelerer-aux-etats-unis?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_dl_entreprises&ii=

Le 28 nov. 2025

Waga Energy vient d’obtenir un financement de 180 M$ pour “renforcer sa capacité de production de biométhane” aux États-Unis. La société iséroise a déjà signé 13 contrats d’exploitation de gaz dans le pays.

Waga Energy, spécialiste de la production de biométhane sur les sites de stockage de déchets, annonce la signature d’une dette senior pour un montant de 180 M$ (155,5 M€), sur 4 ans, avec Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (Crédit Agricole CIB) et HSBC Asset Management.

Ce financement doit lui permettre de “renforcer sa capacité de production de biométhane sur les sites de stockage de déchets” aux États-Unis. Dans un communiqué, le groupe isérois souligne aussi qu’il témoigne “de la confiance de ses partenaires financiers dans la technologie de pointe” et “renforcera [sa] capacité à convertir son solide pipeline de projets aux États-Unis, et à accélérer le déploiement à grande échelle de ses actifs de production de biométhane”.

Fondée en 2015, Waga Energy produit du biométhane à prix compétitif sur les sites de stockage des déchets grâce à une technologie brevetée et fabriquée en Isère, dans son usine d’Eybens. Le groupe exploite actuellement 32 unités de production de biométhane en France, en Espagne, au Canada et États-Unis, “représentant une capacité installée de plus de 1,5 TWh par an”. À date, Waga Energy produit du biométhane depuis deux décharges américaines et a signé des contrats pour s’installer dans 11 autres “totalisant une capacité installée de 1,4 TWh par an”.

Une OPA amicale ouverte le 24 novembre

L’annonce de ce financement intervient alors que le fonds suédois EQT, actionnaire majoritaire de Waga Energy depuis septembre 2025 via Box BidCo, a ouvert, lundi 24 novembre son offre publique d’achat pour acquérir 100 % du groupe isérois. Le prix a été fixé à 21,55 € par action Waga Energy, soit une prime de 50,6 % par rapport au cours moyen sur une année. Cette offre est ouverte jusqu’au 12 décembre prochain. Cette OPA est soutenue par les dirigeants de Waga Energy. EQT assure vouloir “investir significativement dans [Waga Energy] afin de lui permettre de se concentrer sur son développement à long terme dans un secteur à forte intensité capitalistique”.

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Waga Energy produira du biométhane dans le Maryland

https://www.ledauphine.com/economie/2025/12/15/augmentation-de-capital-de-8-5-m-pour-hrs-un-parteneriat-renouvelle-l-actu-en-bref?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_dl_entreprises&ii=

Le 19 déc. 2025

Le comté de Wicomico, dans le Maryland (États-Unis), a choisi Waga Energy pour produire du biométhane sur le site de stockage de déchets de Newland Park, situé à Salisbury.

Une fois opérationnel, le site la technologie Wagabox traitera jusqu’à 1 600 m3/heure de biogaz et produira plus de 62 GWh de biométhane par an, injecté directement dans le réseau local.

Le projet permettra de compenser environ 12 200 tonnes d'émissions équivalentes de CO2 par an en capturant le méthane, un puissant gaz à effet de serre, et en le purifiant pour le transformer en biométhane. Cette réduction équivaut à l'énergie contenue dans plus de 3,7 millions de litres de carburant diesel.

« Notre collaboration avec le comté de Wicomico constitue une étape majeure dans l'élaboration de la prochaine phase de notre développement dans le Maryland. Nous sommes ravis de développer la première unité Wagabox dans un État qui affiche des objectifs ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre », souligne notamment Guénaël Prince, co-fondateur et directeur général de Waga Energy.
 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/06/waga-energy-en-leader-de-la-greentech-a-la-francaise.html

Pasqal, Qarnot, Waga Energy (suites)
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Mon bilan 2025

Publié le par Jacques SAMELA.

Mon bilan 2025
Mon bilan 2025

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Avant d’entamer à pleines dents cette nouvelle année, que je Nous Souhaite pleine d’Entrain, Exceptionnelle, Optimiste, Positive, et bien évidemment COMPETITIVE, voici déjà pour Vous, l’intégralité de mon bilan 2025.

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Janvier 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/02/janvier-2025.html

 

Février 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/02/denv-r-que-vogue-les-datas.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/02/les-cleantechs-stop-ou-encore-plus.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/02/le-rendez-vous-de-l-europe-competitivite-investissements-tendances-technologiques-iris2.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/03/fevrier-2025.html

 

Mars 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/03/paris-saclay-terreau-plus-que-fertile-pour-l-innovation.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/03/le-rendez-vous-de-l-europe-rearm-sanctions-industrie-solaire-aides.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/04/mars-2025.html

 

Avril 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/04/l-esa-rampe-de-lancement-pour-l-europe-spatiale.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/04/les-tiers-lieux-l-innovation-autrement.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/04/le-rendez-vous-de-l-europe-plan-stimulation-rappels.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/05/avril-2025.html

 

Mai 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/05/inserm-transfert-detection-valorisation-accompagnement.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/05/le-rendez-vous-de-l-europe-investissement-l-europe.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/05/le-rendez-vous-de-l-europe-sa-journee.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/06/mai-2025.html

 

Juin 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/06/le-concours-lepine-jamais-a-cours-d-inventions.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/06/le-rendez-vous-de-l-europe-accord-recherche-parlement-a-ne-pas-manquer-pour-tout-comprendre.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/07/juin-2025.html

 

Juillet 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/07/paraboot-toujours-bien-dans-ses-pompes.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/07/le-rendez-vous-de-l-europe-partenariats-rearmement-accord-gagnant.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/07/juillet-2025.html

 

Août 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/09/aout-2025.html

 

Septembre 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/09/industrie-territoires-des-oignons-roses-aux-algues-marines.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/09/la-cite-internationale-une-grande-illusion.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/10/septembre-2025.html

 

Octobre 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/10/la-dga-certainement-pas-une-agence-quelconque.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/10/le-rendez-vous-de-l-europe-competitivite-s-eti-engagement-elections-acceleration.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/11/octobre-2025.html

 

Novembre 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/11/le-senat-un-acteur-incontournable.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/12/novembre-2025.html

 

Décembre 2025

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/12/la-french-touch-un-je-ne-sais-quoi-de.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/12/industrie-territoires-il-etait-une-fois-la-boule-de-noel.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/12/le-rendez-vous-de-l-europe-visa-ou-plutot-sans-galileo-ia.html

. https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/12/novembre-2025.html

 

Mon bilan 2025
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Quelques idées de visites pour cette fin de semaine

Publié le par Jacques SAMELA.

Quelques idées de visites pour cette fin de semaine
Quelques idées de visites pour cette fin de semaine
Vu et lu dans Télérama n° 3951 du 01/10/25

Vu et lu dans Télérama n° 3951 du 01/10/25

Vus et lus dans Les Chroniques de la BnF n° 104 et Télérama n° 3963-3964 du 24/12/25
Vus et lus dans Les Chroniques de la BnF n° 104 et Télérama n° 3963-3964 du 24/12/25
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Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 19/11/25
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 19/11/25

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 19/11/25

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 19/11/25
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 19/11/25

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 19/11/25

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 19/11/25
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 19/11/25

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 19/11/25

Vu et lu dans Télérama n° 3962 du 17/12/25
Vu et lu dans Télérama n° 3962 du 17/12/25

Vu et lu dans Télérama n° 3962 du 17/12/25

Quelques idées de visites pour cette fin de semaine
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Euratechnologies (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Euratechnologies (suite)
Euratechnologies (suite)

Emmanuel Durand nommé président du directoire d’EuraTechnologies

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/emmanuel-durand-nomme-president-du-directoire-deuratechnologies-2132496?utm_source=20251208%20QUO_LIL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20matin%20en%20Hauts-de-France%20(20251208_070338)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 5 décembre 2025

 

Emmanuel Durand, ancien directeur général de Snapchat France, est nommé à la présidence du directoire d’EuraTechnologies laissée vacante depuis juillet. Sa nomination marque une nouvelle étape pour le hub lillois, qui veut accélérer son développement dans l’innovation numérique, l’IA et la cybersécurité.

Fin du suspense pour le pôle de compétitivité lillois EuraTechnologies, laissé sans gouvernance depuis juillet et le brutal débarquement de la présidente de son directoire, Koussée Vaneecke. Elle est remplacée à la tête de la structure par Emmanuel Durand, désigné le 4 décembre par le Conseil de surveillance. Il entrera en fonction à compter du 1er janvier 2026.

Expertise entrepreneuriale

Ancien directeur général de Snapchat France entre 2016 et 2021, Emmanuel Durand apporte son expertise en "projets innovants, en financements de l’innovation, en hyper-croissance, ainsi qu’en développement à l’échelle européenne et internationale", présente un communiqué du pôle de compétitivité lillois.

Ayant piloté l’ouverture et l’expansion rapide du bureau français de Snapchat, après un solide parcours chez Warner Bros et L’Oréal, son expertise entrepreneuriale devrait permettre de densifier l’accompagnement et l’accélération des startups d’EuraTechnologies, et de mieux positionner le hub de start-up face aux attentes du marché.

"Après avoir accompagné la croissance de grandes entreprises internationales comme de startups ambitieuses, je souhaite aujourd’hui prolonger cet engagement en contribuant à l’évolution d’EuraTechnologies et de ses innovateurs tech, en créant les conditions d’une croissance durable et équilibrée entre impact, service public et performance économique", déclare le nouveau président du Directoire dans un communiqué.

Cette nomination vient compléter le renforcement de la gouvernance amorcé en août dernier avec l’arrivée de Chekib Gharbi en tant que membre du Directoire d’EuraTechnologies et directeur du Campus Cyber Hauts-de-France Lille Métropole. Ce dernier a pour rôle de favoriser la coordination entre startups, grands comptes, centres d’innovation et acteurs publics autour des sujets de cybersécurité, d’IA, de souveraineté numérique et de technologies quantiques.

Retrouver un cap

Un nouveau cycle de gouvernance s’ouvre donc pour EuraTechnologies, vitrine de la tech régionale depuis 2009. La structure, fortement fragilisée ces dernières années, peine à retrouver un cap et une ambiance sereine depuis le départ de Raouti Chehih, pilote emblématique du paquebot depuis sa création jusqu’en 2021. Michel Colin, président du Conseil de Surveillance d’EuraTechnologies, salue dans le communiqué "l’unanimité" autour de la nomination d’Emmanuel Durand, dont "l’expertise numérique et managériale sera essentielle pour permettre à la SEM de faire face aux défis économiques et technologiques qui sont devant elle."

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/06/de-sophia-antipolis-a-euratechnologies.html

Lille Métropole Mag 2025
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Euratechnologies (suite)
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Le Choix de la France

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vus et lus dans La Tribune Dimanche du 30/11/25
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Le quantique à la française

Publié le par Jacques SAMELA.

Le quantique à la française
Le quantique à la française

Lucy : le pari du quantique européen signé Quandela

https://www.alliancy.fr/lucy-le-pari-du-quantique-europeen-entre-puissance-de-calcul-et-souverainete-industrielle?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20251024&ct=AAAAAhQGEQFzFAIGABEFZW1haWwGAQgHpBEBZQgHpBECc3QRFjY4ZmIwOWQyMDgxYTQxNTQwMjA2MDMRAWwRBzMwNzQ2NjARAWMUAQ4CCAekEQJ1dBQEEQJ1cxEFRW1haWwRAnVtEQpOZXdzbGV0dGVyEQJ1YxESTmV3c2xldHRlckFsbGlhbmN5EQR1Y29uEQgyMDI1MTAyNA%253D%253D

le 23 octobre 2025 

Quandela, le CEA et GENCI dévoilent Lucy, un ordinateur quantique photonique de 12 qubits installé au Très Grand Centre de Calcul du CEA. Une première européenne qui symbolise la montée en puissance d’une filière industrielle souveraine du calcul quantique. 

Dans la guerre feutrée du calcul quantique, l’Europe vient de jouer l’un de ses coups les plus ambitieux. Lucy, un ordinateur quantique photonique de douze qubits, vient de prendre place au Très Grand Centre de Calcul du CEA à Bruyères-le-Châtel. Un petit bijou technologique, conçu par la start-up française Quandela et assemblé en partenariat avec l’allemand Attocube Systems, qui marque une étape décisive dans la stratégie industrielle européenne. Concrètement, Lucy n’est pas un gadget de laboratoire : c’est un ordinateur quantique universel, connecté au supercalculateur Joliot-Curie, avec lequel il expérimentera des flux de calcul hybrides mêlant quantique et HPC (High Performance Computing). Ce couplage inédit doit permettre de déléguer certaines opérations à des processeurs quantiques, accélérant les simulations complexes en physique, énergie ou finance. “La livraison de Lucy n’est pas seulement une étape technique”, souligne Niccolò Somaschi, cofondateur et directeur général de Quandela. “C’est un jalon concret pour faire entrer l’Europe dans l’ère du calcul hybride, où la recherche et l’industrie avanceront main dans la main.” 

Un démonstrateur scientifique et un acte politique 

Au-delà de la prouesse technologique, Lucy est un manifeste géopolitique. L’ordinateur a été financé dans le cadre du consortium EuroQCS-France, soutenu par EuroHPC Joint Undertaking, l’initiative européenne qui mutualise les investissements en calcul haute performance. Ce mécanisme, lancé en 2018, associe 35 États membres et la Commission européenne dans une logique de souveraineté numérique. “EuroHPC repose sur un cofinancement à 50/50”, explique Philippe Lavocat, président de GENCI. “Cela signifie que 50 % de la capacité de Lucy sera ouverte aux chercheurs européens, et 50 % à la communauté française.” Ce modèle incarne la volonté de ne plus dépendre des géants du cloud américains ou des infrastructures asiatiques. Le projet a fédéré un consortium inédit : la France, via le CEA et GENCI, l’Irlande, l’Allemagne et la Roumanie, avec pour objectif d’intégrer Lucy dans un réseau européen de six calculateurs quantiques complémentaires. Ces machines, hébergées à Munich, Barcelone, Bologne, Poznań, Ostrava et Bruyères-le-Châtel, explorent des technologies concurrentes : photons, supraconducteurs, ions piégés ou atomes neutres. “L’idée n’est pas de miser sur un seul cheval, mais de bâtir un panorama complet des approches quantiques”, analyse Sabine Maire, responsable du programme quantique chez GENCI. “Nous mutualisons nos ressources et harmonisons l’expérience utilisateur à l’échelle européenne.”

Une prouesse industrielle à la française

Lucy, c’est aussi la preuve qu’une filière industrielle européenne du quantique existe déjà. Assemblée en un an, la machine combine une précision cryogénique allemande et un savoir-faire photonique français. Les composants ont été fabriqués à Palaiseau, sur le plateau de Saclay, puis intégrés à Massy, dans l’usine de production de Quandela. Près de 80 % de ses éléments, dont l’ensemble des pièces critiques, proviennent d’Europe. Valérian Giesz, cofondateur et directeur des opérations de Quandela, résume cette philosophie : “Nous avons voulu prouver qu’une solution quantique souveraine était possible. Le photon est un qubit naturellement stable et robuste. Contrairement aux supraconducteurs, il fonctionne presque à température ambiante, ce qui réduit drastiquement la consommation énergétique.” Cette sobriété se mesure : 5 kilowatts seulement pour alimenter Lucy, quand des architectures concurrentes dépassent les 25. Grâce à cette efficacité, l’installation s’est faite en trois jours, sans dalle antivibration ni isolement électromagnétique particulier. “Nous avons simplement posé Lucy sur le sol du data center, là où passait déjà Joliot-Curie”, sourit Giesz. L’ordinateur photonique ne se contente pas d’un rendement énergétique record. Sa conception repose sur des procédés standards de l’industrie des semi-conducteurs, ouvrant la voie à une production à grande échelle. Quandela fabrique déjà ses sources de photons dans sa ligne pilote de Palaiseau et compte doubler la capacité de ses systèmes en ajoutant de simples modules rackables.

Former, expérimenter, industrialiser

Au sein du TGCC, Lucy s’intègre à la plateforme HQI (Hybrid HPC Quantum Initiative), un programme qui vise à préparer l’ère du calcul hybride européen. La plateforme permet aux chercheurs, étudiants et industriels d’expérimenter sur plusieurs machines quantiques, connectées aux supercalculateurs existants. “Nous accompagnons les communautés scientifiques pour leur apprendre à utiliser ces nouveaux outils et à concevoir des algorithmes hybrides”, précise Jacques-Charles Lafaprière, directeur de programme au CEA. Les accès à Lucy se feront via le portail eDARI, déjà utilisé pour les ressources HPC. Les utilisateurs pourront soumettre des projets de recherche ouverte, avec un accès gratuit pour les travaux publiés. Les masters et écoles d’ingénieurs bénéficieront, eux, de formations et de webinaires organisés dans le cadre du réseau national des Maisons du quantique. Mais le programme ne s’arrête pas à la formation. Il intègre une démarche de co-design, où ingénieurs, chercheurs et industriels échangent leurs retours d’expérience pour faire évoluer matériel et logiciels. “Lucy nous permettra d’observer comment la photonique réagit dans un environnement HPC réel, et d’ajuster nos architectures en conséquence”, note Jacques-Charles Lafaprière. 

Des cas d’usage concrets et stratégiques

Si Lucy incarne une vision, elle servira surtout à tester des applications bien réelles. Quandela travaille déjà avec Orange sur la cybersécurité quantique, avec Crédit Agricole CIB sur la modélisation financière, et avec la start-up BTQ sur la blockchain. D’autres programmes sont en préparation avec Safran, Thales, MBDA ou l’ONERA dans l’aéronautique, et avec EDF, TotalEnergies ou le ECMWF pour la simulation climatique et énergétique. Ces projets, soutenus par le Pacte Quantique de la région Île-de-France et par France 2030, traduisent un virage : la technologie sort du laboratoire pour irriguer l’économie réelle. “Notre ambition est claire : rapprocher les chercheurs et les industriels pour que l’Europe ne se contente plus de suivre la course quantique, mais la mène sur ses propres bases”, insiste Sabine Maire.

La lumière au bout du calcul

En 2026, Lucy sera relié au futur supercalculateur exascale Alice Recoque, prolongeant cette logique d’interopérabilité au cœur du projet HQI. Ce couplage entre puissance classique et puissance quantique pourrait redéfinir la manière de concevoir les infrastructures de calcul en Europe. “Nous entrons dans l’ère du calcul hybride, où supercalcul et quantique se renforcent mutuellement au service d’une recherche d’excellence et d’une industrie compétitive”, résume Philippe Lavocat. Lucy n’est pas seulement un objet scientifique, c’est un acte fondateur. À travers elle, l’Europe revendique sa capacité à concevoir, fabriquer et héberger ses propres ordinateurs quantiques. Dans la nouvelle course à la puissance de calcul, la souveraineté ne se décrète pas : elle se construit, patiemment, qubit après qubit.

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Q-Day : la Banque de France enclenche la rupture post-quantique

https://www.alliancy.fr/q-day-la-banque-de-france-enclenche-la-rupture-post-quantique?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20251205&ct=AAAAAhQFEQFzFAIGABEFZW1haWwGAQgHvBEBZQgHvBECc3QRFjY5MzI3N2M3MzA5MGQ0Mzk3NDk3MDkRAWwRBzMwNzQ2NjARAWMUAQ4CCAe8

le 4 décembre 2025 

 

Face à l’émergence du risque quantique, la Banque de France détaille sa stratégie pour sortir du chiffrement classique et basculer vers des mécanismes post-quantiques. Une transition lourde, mais devenue incontournable pour tout le secteur financier. 

Le quantique, longtemps cantonné au seul registre des possibles, figure désormais au rang des menaces à gérer. Le Q-Day, ce moment où un ordinateur quantique suffisamment puissant sera capable de casser les algorithmes de chiffrement asymétriques utilisés partout dans le monde, n’a plus rien d’une fiction technologique. Ce scénario, autrefois envisagé pour 2040-2045, est désormais attendu dans moins de dix ans par le Cyber Expert Group du G7, chargé d’évaluer les risques cyber pour les banques centrales du G7 et les principaux régulateurs financiers. Cette contraction brutale du calendrier pousse la Banque de France face à engager la transition vers une cryptographie post-quantique (PQC, Post-Quantum Cryptography). La Banque de France dévoile comment elle prépare ses systèmes à encaisser le choc. “La ligne d’arrivée se rapproche”, observe Olivier Lantran, responsable de l’innovation. Cette course contre la montre forcée s’accompagne d’un second enjeu majeur : la menace dite Harvest Now, Decrypt Later, c’est-à-dire l’interception actuelle de données sensibles en vue de leur déchiffrement futur. Pour une institution au cœur des systèmes de paiement, le risque n’est pas seulement technique, mais systémique. 

Du big bang redouté à la stratégie graduelle 

Face à un tel choc annoncé, la tentation aurait pu être d’appeler au “big bang” cryptographique. La Banque de France l’a écartée tôt et opte pour une transition progressive articulée autour de trois constats : la faisabilité opérationnelle de la cryptographie post-quantique dès aujourd’hui, la nécessité d’hybrider les mécanismes classiques et post-quantiques pendant plusieurs années, et l’impératif d’éviter toute rupture dans les infrastructures financières critiques. « Les solutions existent et n’interrompent pas la continuité opérationnelle”, assure Olivier Lantran. Ce choix du pragmatisme a servi de fil conducteur à toutes les expérimentations menées depuis 2022. Pour cause, une migration cryptographique à l’échelle d’un État-nation doit concilier sécurité, interopérabilité et stabilité des fonctions régaliennes. Cette approche graduelle forme la colonne vertébrale du retour d’expérience de la Banque de France, à savoir ne pas céder à la panique technologique, mais neutraliser progressivement la menace, en hiérarchisant les systèmes critiques. 

Tester, éprouver, documenter : la méthode du terrain 

La transition a tout de suite commencé par des essais concrets. Des tunnels VPN ont été renforcés entre datacenters, des protocoles quantic-ready établis pour les échanges transfrontières avec la Deutsche Bundesbank, des simulations menées avec la Banque des Règlements Internationaux, ou encore la protection des canaux d’échange avec l’Autorité monétaire de Singapour. Chaque test a permis de mesurer les limites réelles : latences accrues, infrastructures pas toujours prêtes, dépendance aux premiers standards publiés par le National Institute of Standards and Technology (NIST) fin 2024. “On a un vrai sujet, et on ne le traitera pas seuls”, résume le responsable innovation. La PQC n’est pas un simple changement d’algorithme, il s’agit d’une transformation opérationnelle exigeant la coopération internationale et l’adaptation profonde des chaînes techniques. Les expérimentations franco-allemandes et singapouriennes ont notamment validé l’intégration de signatures post-quantiques dans les processus métiers, un verrou critique pour les banques centrales. 

Une dynamique collective encore fragile mais incontournable

La transformation étend son périmètre jusqu’à la place financière française via l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, la plateforme réunissant banques, assureurs et autorités de contrôle. La plateforme permet la diffusion des enjeux, le partage des premières bonnes pratiques et la structuration des inventaires cryptographiques des établissements. “C’est un monde très interconnecté, nous devons éviter la fragmentation”, insiste Olivier Lantran. Les échanges engagés avec le Crédit Mutuel, BPCE, Crédit Agricole, Société Générale ou BNP Paribas montrent une volonté de bâtir une feuille de route commune, fondée sur des expérimentations opérationnelles. Mais le retour d’expérience souligne aussi la difficulté d’un écosystème à vitesses variables, tandis que l’harmonisation européenne reste un chantier complexe. C’est dans ce contexte que la Banque de France défend la crypto-agilité comme levier stratégique.

Du risque immédiat aux opportunités à long terme

Malgré les risques du quantique, la Banque de France se projette aussi dans les usages positifs. Elle ouvre déjà des perspectives offensives au sens productif : optimisation des transactions, modélisation avancée des risques, simulation massive, renforcement des modèles prédictifs alimentés par l’intelligence artificielle. “Il est temps d’appliquer la même rigueur aux opportunités qu’aux menaces”, note Olivier Lantran. La création du Quantum Technology Expert Group au sein du G7, co-animé par la France et le Canada, matérialise cette volonté d’aborder le quantique non plus uniquement comme un péril, mais comme une transformation structurelle pour les banques centrales. Alors que la France s’apprête à présider le G7, ces enjeux devraient devenir centraux dans l’agenda international.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/la-banque-de-france-au-service-de-l-etat.html

Le quantique à la française
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La France tient bon (malgré tout)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France tient bon (malgré tout)
La France tient bon (malgré tout)

Croissance meilleure qu'attendue, inflation stable... l'économie française tient bon

https://www.latribune.fr/article/economie/49302415209803/croissance-meilleure-quattendue-inflation-stable-leconomie-francaise-tient-bon?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20251128&M_BT=445541096663

Publié le 28/11/25

La croissance du troisième trimestre laisse augurer que la France dépassera la prévision de 0,7 % attendue par le gouvernement en 2025, selon les chiffres publiés par l'Insee ce vendredi. L'inflation reste pour sa part stable sous 1 % en novembre.

Deux bonnes nouvelles pour l’économie française ce vendredi. La première, c’est que la croissance, qui a « accéléré » au troisième trimestre, a atteint 0,5 % entre juillet et septembre, confirme ce vendredi l’Insee dans ses résultats détaillés. C’est mieux que la stagnation en Allemagne et en Italie, et presque autant que l’Espagne (+0,6 %). C’est surtout mieux qu’attendu : la prévision initiale de l’Insee anticipait une croissance de 0,3% au troisième trimestre, comme au deuxième trimestre, après + 0,1% au premier.

Cette surperformance laisse augurer que la France dépassera la croissance de 0,7 % attendue par le gouvernement en 2025. L’acquis de croissance, c’est-à-dire ce que serait la croissance annuelle si le produit intérieur brut (PIB) n’évoluait plus du tout en fin d’année, est de 0,8 % à la fin septembre. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, avait salué, après l’estimation provisoire de l’Insee fin octobre, « une performance remarquable », dans une réaction transmise à l’AFP : « Malgré les soubresauts politiques et les incertitudes internationales, nos entreprises investissent, exportent et font progresser le pays. »

La croissance portée par une hausse de production d’Airbus

Mais cette croissance française est en trompe-l’œil. Et pour cause, l’économie française a surtout bénéficié durant l’été d’une poursuite du rebond de l’aéronautique, qui avait été pénalisé depuis le Covid par des problèmes d’approvisionnement, expliquait à l’AFP fin octobre Stéphane Colliac, économiste chez BNP Paribas. Airbus a augmenté en septembre le rythme de ses livraisons, une hausse de production perçue comme « un phénomène durable » pouvant se traduire, « en année pleine, par 0,3 ou 0,4 point de croissance », détaillait-il.

Selon les résultats détaillés de l’Insee ce vendredi, la croissance du PIB est notamment portée par une hausse des exportations (+ 3,2%). Parmi les exportations, l’Insee constate une « très forte hausse des exportations de matériels de transport (+ 13,4%) »« Au total, la contribution du commerce extérieur à l’évolution du PIB est positive », explique l’institut, tout comme « la demande intérieure finale hors stocks », qui contribue à hauteur de 0,3 point à la croissance du PIB ce trimestre. En revanche, la variation des stocks a pesé négativement sur la croissance.

Consommation des ménages

De son côté, la consommation des ménages continue d’augmenter légèrement, grâce à un rebond des dépenses en énergie (+1,3 %) qui compense le repli des dépenses en produits alimentaires (-1 %). Mais leur pouvoir d’achat « se replie nettement », avertit l’Insee, avec une baisse de 0,4 % au troisième trimestre, sous l’effet combiné du ralentissement des prestations sociales, des impôts versés qui « accélèrent légèrement » (+1,4 %), et d’un prix à la consommation qui « repart à la hausse » (+0,5 %).

Mécaniquement, le taux d’épargne des ménages est en baisse, à 18,4 % au troisième trimestre contre 18,7 % au trimestre précédent. Au cœur des débats du projet de loi de finance toujours en cours au Parlement, les dépenses publiques ont augmenté de 2,6 milliards d’euros au troisième trimestre, mais moins que les recettes publiques (+2,7 milliards d’euros), qui ont augmenté « sous l’effet du rebond des impôts sur le revenu et le patrimoine »« Ainsi, le besoin de financement des administrations publiques demeure quasi stable au troisième trimestre », affirme l’Insee.

Stabilité de l’inflation

La deuxième bonne nouvelle, c’est l’inflation. Les prix à la consommation ont augmenté en France de 0,9% sur un an en novembre, comme en octobre, selon une estimation provisoire de l’Insee publiée ce vendredi. Cette stabilité de l’inflation s’explique « par un ralentissement des prix des services » et par une « diminution plus soutenue des prix des produits manufacturés », a précisé l’Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué.

Les prix des services ont augmenté de 2,2 % en novembre, après 2,4 % en octobre, « tirés à la baisse par les services de communication ». Les prix de l’énergie baissent de 4,6%, à un rythme un peu moins soutenu qu’en octobre (-5,6

%) tandis que les prix de l’alimentation progressent de 1,4 %, contre 1,3 % en septembre, malgré l’accélération de la baisse des prix des produits frais (-2,8 %, contre -2,2 % en octobre). La hausse des prix du tabac s’est stabilisée à 4,1 %, comme en septembre et octobre.

Sur un mois, les prix à la consommation se replient de 0,1 % en novembre, après +0,1 % en octobre, en raison de la baisse « des prix des services, notamment ceux des services de transports et des services de communication, et dans une moindre mesure de la baisse des prix des produits manufacturés ».

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons au niveau européen, a augmenté de 0,8% en novembre par rapport au même mois un an plus tôt. Comparé au mois d’octobre, il se replie de 0,2%.

(Avec AFP)

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Le choc politique qui a coupé l'élan de la France : la croissance 2025 plafonne à 0,8%

https://www.latribune.fr/article/economie/23772633666126/le-choc-politique-qui-a-coupe-lelan-de-la-france-la-croissance-2025-plafonne-a-0-8?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20251202&M_BT=445541096663

 

Publié le 02/12/25

 

Le climat de tension de l’année 2025 aura eu raison de la croissance française. Celle-ci n’atteindrait que 0,8 % cette année, d’après les projections de l’OCDE, publiées ce mardi dans ses « Perspectives économiques ». Ce serait moins que son niveau de 2024 – 1,2 % selon l’Insee – mais plus que les précédentes estimations de l’organisation internationale, qui tablait encore en juin sur une croissance de 0,6 %.

La faute à qui ? À l’instabilité politique principalement. « La forte incertitude qui a prévalu sur le plan intérieur, en 2025, année marquée par la démission de deux Premiers ministres, a pesé sur la croissance », estime l’OCDE. La situation aurait pu être pire si les exportations du secteur aéronautique n’avaient pas contrebalancé le phénomène.

La suite dépendra toujours des élus français. « L’incertitude politique actuelle continuera à freiner la demande intérieure pendant un certain temps », présage l’institution. Surtout si le budget, actuellement en cours d’examen, n’est pas voté d’ici la fin de l’année. L’OCDE mise donc sur une croissance en légère hausse pour 2026 et 2027, à 1 %.

Comparé aux autres grandes économies du bloc européen, la France ne s’en sort pas si mal. Sa croissance est toutefois inférieure à celle de la moyenne de la zone euro. Et l’ensemble des pays partageant la monnaie unique font pâle figure par rapport aux autres poids lourds économiques que sont les États-Unis, la Chine et l’Inde. Rien n'est toutefois acquis pour personne.

L’Europe fait preuve de résilience

L’Allemagne devrait voir sa croissance atteindre difficilement 0,3 % cette année, une prévision de l’OCDE plus basse encore que celle de juin (0,4 %). La première économie de l’Union européenne a elle aussi subi les conséquences d’une incertitude liée à l’action publique, à la suite de la formation d’un nouveau gouvernement au printemps. Pays très exportateur, l’Allemagne a en outre été touché par les hausses des droits de douane imposées par les États-Unis.

La guerre commerciale devrait également avoir des répercussions sur l’Italie, dont la croissance n’est attendue par l’OCDE qu’à 0,5 % en 2025, en recul par rapport à juin (0,6 %). A contrario, celle de l’Espagne pourrait atteindre 2,9 %. Ce serait moins que l’année précédente (3,5 % en 2024) mais largement au-dessus de la moyenne de la zone euro, estimée à 1,3 %.

Pour les deux années à venir, l’OCDE prévoit que « la croissance devrait gagner de la vigueur, grâce à la robustesse de la consommation privée et à un rebond des échanges » dans les pays qui partagent la monnaie unique. Mais l’organisation se veut prudente en raison d’une possible « aggravation des tensions commerciales », le président américain Donald Trump ayant déjà montré à quel point il peut être imprévisible.

Les États-Unis résistent

De l’autre côté de l’Atlantique justement, l’économie américaine a bien résisté d’après l’OCDE. Elle la prévoit à 2 % en 2025, alors qu’elle tablait sur 1,6 % en juin. L’institution s’attendait alors à des répercussions plus importantes des hausses des droits de douane. C’est finalement surtout la dégradation du marché de l'emploi, l’inflation persistance et la récente paralysie budgétaire – le shutdown le plus long de l’histoire du pays – qui devraient entraîner la croissance américaine à la baisse par rapport à 2024, où elle s’était affichée à 2,8 %.

L’avenir ne s’annonce pas radieux pour le pays de l’Oncle Sam. Car la consommation des ménages et la contribution des achats publics, qui ont soutenu la forte croissance du PIB ces dernières années, devraient ralentir. Si bien que l’économie pourrait reculer encore en 2026, à 1,7 %, avant de repartir légèrement à la hausse l’année suivante (1,9 %).

La Chine et l’Inde restent vigoureuses

Bien que très loin de ses niveaux à deux chiffres, la croissance de la Chine devrait demeurer inchangée en 2025 par rapport à l’année précédente, à 5 %. La première économie asiatique reste toutefois embourbée dans une crise dont elle peine à se défaire, liée à son secteur immobilier en difficulté, une consommation morose et un marché du travail faible.

L’OCDE se veut toutefois confiant, estimant que la Chine est en capacité de « préserver une croissance raisonnablement vigoureuse à moyen terme » si elle engage des « réformes structurelles ambitieuses », notamment concernant la création d’entreprise, l’application des réglementations environnementales ou la protection sociale. Elle entrevoit néanmoins pour l’heure un fléchissement de la croissance sur les deux prochaines années, à 4,4 % en 2026 puis 4,3 % en 2027.

La palme du dynamisme revient à l’Inde. Le pays fait une fois de plus figure de champion régional de la croissance, avec un niveau attendu à 6,7 % sur l’exercice 2025-2026. C’est toutefois très en retrait par rapport au 8,2 % du précédent, la faute à une inflation élevée. Si elle est aujourd’hui stabilisée, les hausses des droits de douane ont pesé sur les exportations indiennes et devraient encore avoir de l’impact les deux prochaines années. Si bien que l’OCDE table sur une croissance en recul en 2026-2027, à 6,2 %, avant de remonter à 6,4 % l’exercice suivant.

 

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Choose France, son résultat, et la France résiste

Publié le par Jacques SAMELA.

Choose France, son résultat, et la France résiste
Choose France, son résultat, et la France résiste

Investissement industriel : près de 30 nouveaux projets annoncés dans le cadre de Choose France

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/investissement-industriel-pres-de-30-nouveaux-projets-annonces-dans-le-cadre-de-choose-france-2130944?utm_source=20251121%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20251121_180302)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 17 novembre 2025

 

Un nouveau format de Choose France, habituellement réservé aux investissements étrangers, a réuni les entreprises françaises investissant dans l’Hexagone. À cette occasion, le gouvernement a compilé 151 projets d’investissements industriels dont près de 30 sont nouveaux.

Sur les 151 projets industriels annoncés par l’Elysée dans le cadre de l’édition nationale de Choose France, seuls une trentaine sont nouveaux. Habituellement dédié aux investissements étrangers, l’événement Choose France qui s’est tenu ce 17 novembre à la Maison de la Chimie à Paris, est cette fois réservé aux investissements français.

9,2 milliards d’euros d’investissements nouveaux

Au total, l’ensemble de ces projets représentent 30,4 milliards d’euros d’investissements, dont 9,2 milliards d’euros sont dédiés à des projets qui n’ont pas déjà été annoncés jusque-là, selon le gouvernement.

C’est le cas d’Eclairion, entreprise spécialisée dans les calculateurs à haute densité et dans l’intelligence artificielle, qui va investir 2,5 milliards d’euros sur ses prochains sites en Moselle (Grand Est) dans les quatre ans à venir.

En Auvergne-Rhône-Alpes, la start-up marseillaise Sesterce a quant à elle confirmé 1,5 milliard d’euros d’investissement dans un data center à Alixan près de Valence. En février dernier, l’entreprise évoquait un projet atteignant 1,8 milliard d’euros en intégrant le coût des serveurs. Dans la même région, Elyse Energy a annoncé 70 millions d’euros d’investissements dans des projets de production d’e-méthanol en Isère et de carburants d’avion durable dans les Pyrénées-Atlantiques.

Dans les Hauts-de-France, Opella a annoncé investir 15 millions d’euros dans son usine de Compiègne pour augmenter les volumes de fabrication et améliorer le volet environnemental du site.

Des projets nouveaux déjà annoncés par les industriels

Parmi les nouveaux projets cités par le gouvernement, certains ont aussi déjà été annoncés par les industriels. C’est le cas d’Urgo, qui a indiqué investir 60 millions d’euros dans une nouvelle usine de la Loire ou encore Holosolis qui injecte 800 millions d’euros dans son usine du Grand Est. Le fabricant de panneaux photovoltaïques vient d’ailleurs d’annoncer avoir sécurisé plus de 200 millions d’euros sur ce projet.

Toute sorte de secteurs concernés

"Ces investissements concernent toutes sortes d’entreprises, un tiers de grandes entreprises, 15 % d’ETI, 25 % de PME et 25 % de start-up. On y retrouve toutes sortes de secteurs", a commenté Roland Lescure, ministre de l’Économie à l’ouverture de Choose France. Il cite notamment les cosmétiques avec L’Oréal qui a investi 60 millions d’euros dans son usine de Gauchy (Hauts-de-France) ou encore la santé avec Opella qui annonce augmenter le volume de production de Doliprane de 150 millions de boîtes supplémentaires par an, selon le ministre.

Réindustrialiser "malgré les difficultés"

Pour l’exécutif, cet événement est surtout l’occasion de faire passer plusieurs messages aux entreprises. "Nous allons être à vos côtés pour qu’ensemble, malgré les difficultés, on puisse retrouver les voies d’une réindustrialisation", a prévenu Roland Lescure. Pour le ministre de l’Économie, la période est difficile d’un point de vue budgétaire et international.

L’examen du budget 2026 à l’Assemblée nationale a conduit les députés à adopter plusieurs mesures visant directement les entreprises comme des créations de taxe mais aussi, à l’inverse, l’accélération de la baisse de la CVAE. Pour Roland Lescure, il est en effet "hors de question que la stabilité politique se fasse sur le dos des entreprises, il faut trouver des voies de passage qui font en sorte qu’on va tous contribuer au redressement budgétaire".

"L’Europe doit être au rendez-vous"

Le ministre de l’Économie a également cité "l’environnement mondial bouleversé" avec la concurrence de la Chine dans plusieurs secteurs clés et les taxes sur les importations mises en place par les États-Unis. Face à ce contexte international, "l’Europe doit être au rendez-vous", a martelé Roland Lescure, notamment avec la préférence européenne et le soutien de la production locale.

Ce discours est tenu quelques semaines après la publication du baromètre industriel de l’État. L’outil de recensement des ouvertures et fermetures d’usine a confirmé un ralentissement du dynamisme industriel début 2025, qui devrait s’accentuer dans les mois à venir.

https://www.alliancy.fr/choose-france-edition-france-le-numerique-sort-du-lot?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20251121&ct=AAAAAhQGEQFzFAIGABEFZW1haWwGAQgHtREBZQgHtRECc3QRFjY5MjAwMjkwNGE2MDg4NTI5ODkzMjYRAWwRBzMwNzQ2NjARAWMUAQ4CCAe1EQJ1dBQEEQJ1cxEFRW1haWwRAnVtEQpOZXdzbGV0dGVyEQJ1YxESTmV3c2xldHRlckFsbGlhbmN5EQR1Y29uEQgyMDI1MTEyMQ%253D%253D

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La France résiste aux droits de douane américains dans certains secteurs

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/la-france-resiste-aux-droits-de-douane-americains-dans-certains-secteurs-2131315?utm_source=20251124%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20251124_180759)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 24 novembre 2025

 

Dans une étude publiée le 10 novembre, les douanes françaises tirent un premier bilan de la nouvelle politique tarifaire des États-Unis à l’encontre de l’Union européenne. En France, certains secteurs s’en sortent bien et d’autres souffrent.

Le commerce extérieur de la France s’en sort plutôt bien face à la mise en œuvre des nouveaux droits de douane des États-Unis. Dans leur dernier bilan trimestriel, les douanes françaises tirent de premières conclusions sur les conséquences de ces taxes décidées par le président Donald Trump.

Une anticipation dans le secteur des vins et de la maroquinerie

D’abord, les exportateurs français ont anticipé. "La perspective de mesures tarifaires pourrait avoir dynamisé les exportations de la France et de l’Union européenne vers les États-Unis", écrivent les douanes. Les vins et les produits de maroquinerie français ont été particulièrement concernés par ces hausses. Les exportateurs ont ici fait preuve d’une "anticipation des mesures tarifaires". Au 1er trimestre 2025, les exportations françaises vers les États-Unis ont ainsi fait + 6 % par rapport au 1er trimestre 2024 et les exportations de l’UE (hors Irlande) + 8 %.

La France résiste dans certains secteurs

Autre point intéressant de cette étude : la France s’en sort mieux que ses voisins européens, à l’exception de l’Italie. "Les exportations de la France semblent mieux résister à l’effet des droits de douane additionnels entrés en vigueur aux États-Unis début avril", indiquent les douanes.

Grâce à l’aéronautique, les exportations de la France augmentent légèrement (+ 2 %) entre les trois premiers trimestres de 2024 et ceux de 2025. "L’aéronautique est un des rares produits dont les ventes vers les États-Unis progressent", notent les douanes. La hausse est importante : + 17 % soit + 1,2 milliard d’euros. Les produits chimiques de base sont aussi en forte hausse à + 38 % soit 600 millions d’euros supplémentaires.

-17 %

C'est la baisse des exportations de parfums et cosmétiques

À l’inverse, les secteurs des parfums et cosmétiques chutent drastiquement de -17 %, soit 360 millions d’euros de moins. Tout comme le secteur des boissons (-30 % soit une baisse de 350 millions d’euros) en raison de la réduction des exportations de cognac, vins et champagnes.

La baisse du dollar aussi en cause

Les droits de douane ne sont pas la seule explication à cette situation. Selon les douanes, il faudrait regarder du côté du cours du dollar. "Un effet collatéral très important des annonces de mesures tarifaires du président Trump a été en effet la dépréciation très significative du dollar", expliquent les douanes. Il s’est en effet déprécié de 13 % par rapport à l’euro de janvier à septembre 2025.

Des reports de flux depuis la Chine

Côté importations, les douanes relèvent "des mouvements atypiques" posant la question de "reports de flux dans les importations françaises depuis l’UE". Les importations originaires de Chine, de Hong Kong, du Canada et du Mexique sont particulièrement concernées par cette tendance.

+ 18 %

des importations depuis le Canada

Parmi les principaux produits importés de Chine vers la France, les produits pharmaceutiques ont presque triplé en valeur, ceux de la construction automobile ont augmenté de 23 % et ceux de l’aéronautique de 20 % quand ceux d’habillement ont vu des hausses plus limitées, à + 10 %.

Le Canada est aussi à l’origine d’une hausse des flux commerciaux vers la France (+ 18 %). Les produits de la culture et de l’élevage jouent fortement sur cette hausse, tout comme ceux de l’aéronautique et du secteur pharmaceutique.

En juillet dernier, l’UE et les États-Unis ont conclu un nouvel accord tarifaire. Mais pour les douanes, "il est encore trop tôt à ce stade pour évaluer ses éventuels impacts".

Choose France, son résultat, et la France résiste
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