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La pastille Vichy, toujours

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le lin, le monde nous l'envie

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le biomimétisme, processus d'innovation et d'ingénierie

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme, processus d'innovation et d'ingénierie
Le biomimétisme, processus d'innovation et d'ingénierie
Vus et lus dans Elle du 09/09/25, et Télérama n° 3870 du 13/03/24
Vus et lus dans Elle du 09/09/25, et Télérama n° 3870 du 13/03/24

Vus et lus dans Elle du 09/09/25, et Télérama n° 3870 du 13/03/24

Le biomimétisme, processus d'innovation et d'ingénierie
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Un autre tourisme existe

Publié le par Jacques SAMELA.

Un autre tourisme existe
Un autre tourisme existe

Tourisme industriel : une vitrine mais surtout une source de revenus pour les PME

https://entrepreneurs.lesechos.fr/developpement-entreprise/commercial-marketing/tourisme-industriel-une-vitrine-mais-surtout-une-source-de-revenus-pour-les-pme-2172838

Publié le 25 juin 2025

Avec 20 millions de visiteurs annuels, la visite d'entreprise génère parfois une part non négligeable du chiffre d'affaires. Elle valorise le savoir-faire et l'ancrage territorial, renforce la notoriété et développe les ventes directes.

 

Le tourisme industriel connaît un essor remarquable en France, un peu à l'image des ateliers d'artisans. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 20 millions de visiteurs l'an dernier, en progression de 40 % en trois ans selon l'association Entreprise et Découverte.

La France compte désormais 3.500 entreprises ouvertes au public, en majorité des PME. Cette tendance révèle une évolution dans la relation entre les entreprises et leurs publics sur laquelle les entrepreneurs peuvent s'appuyer pour faire croître leur business.

Outil de communication et opportunité de ventes

L'ouverture des portes crée une connexion directe avec les consommateurs. Ces derniers découvrent l'envers du décor : les process de fabrication, les équipes, le savoir-faire. « Les visites industrielles ont un effet impactant. Elles permettent de nouer un contact particulier et durable avec les clients. », souligne Cécile Pierre, déléguée générale d'Entreprise et Découverte.

La maison Fragonard, dans les Alpes-Maritimes, illustre parfaitement cette stratégie. « Nous accueillons du public dans deux sites à Grasse et un à Eze. Ouvrir nos usines met en valeur le fabriqué en France et il faut en être fiers », revendique Eric Fabre, directeur du développement commercial de la marque.

La coopérative oléicole L'Oulibo, dans l'Aude, est un autre parfait exemple. La PME a commencé à proposer des visites en 2011 pour développer sa notoriété et accroître la vente directe du magasin de producteurs. « Toutes ces visites permettent de mettre en avant le savoir-faire et de le protéger », met en avant Jean-Marc Thibaut, responsable Tourisme chez L'Oulibo. La visite retrace l'histoire et la culture de l'olivier au travers de mises en scène, son et lumière, parcours pédagogiques, etc.

Un boost pour les ventes

Partager aux clients les coulisses de fabrication d'un produit, c'est maximiser les chances qu'il passe à l'achat. Le panier moyen à la suite d'une visite d'entreprise est en moyenne plus de deux fois supérieure à un passage en caisse sans visite préalable.

Emmanuel Blanc, directeur de Terres de sel, témoigne : « Les visites représentent 10 % de notre chiffre d'affaires, notamment grâce à la vente à la fin du parcours dans notre Boutique Expo. Nos clients y trouvent du gros sel et de la fleur de sel « Le Guérandais » ainsi que des produits locaux artisanaux. Nous accueillons 70.000 visiteurs par an, donc en plus de créer de la richesse, ces visites créent des empois. »

Maîtriser la chaîne de valeur

Ouvrir son entreprise à ses clients, c'est s'assurer un contact régulier et direct avec eux. Ainsi, l'entreprise maîtrise sa chaîne de valeur de la fabrication à la vente. Pour une société de l'agroalimentaire par exemple cela peut lui éviter d'être dépendant uniquement de la grande distribution pour ses ventes. C'est donc retrouver une certaine autonomie dans le modèle économique.

Atelier Tuffery, tailleurs confectionneurs de jeans français depuis 1892, reçoit chaque année 80.000 visiteurs payants, excusez du peu, avec un ticket d'entrée à 7,5 euros pour un adulte. « On est très impliqué dans les filières en amont de nous, quasiment tout est français et cela nous emprisonne dans des coûts de production élevés. Si on n'avait pas la vente directe, on ne pourrait pas créer notre filière en France comme nous le faisons. Nous avons besoin de maximiser nos marges », clame Julien Tuffery, président de la marque.

Le dirigeant de cette marque textile française y va sans détour. « Je recommande à tous les entrepreneurs de proposer des visites guidées. La visite d'entreprise doit nous amener à revoir nos modèles économiques et nos modèles de vente. les mains qui fabriquent sont les mains qui vendent. »

Un ancrage territorial renforcé

Beaucoup d'entreprises ont longtemps peu cultivé leur relation avec leur territoire. Faire des visites d'entreprise une activité touristique attractive est une manière de renforcer l'ancrage local des entreprises. Les visites sont essentiellement suivies par des locaux.

« C'est la fierté des habitants du territoire. Ils y invitent leurs amis et leurs familles. Guérande est connu pour son sel, mais juste à côté il y a des villes assez fréquentées comme Pornichet, La Baule, etc. Et les marais salants sont un territoire beau mais fragile. Il a fallu canaliser ce tourisme pour le protéger », témoigne Emmanuel Blanc, directeur de Terres de sel.

Un engagement RSE démontré

Les visites deviennent une vitrine des engagements sociaux et environnementaux. Chez Atelier Tuffery, douze collaborateurs s'échappent régulièrement de leurs postes le temps de quelques heures pour endosser le rôle de guides. Et cela embellit la marque employeur. « 70 % des CV arrivent suite aux visites », ajoute Julien Tuffery. Cette démarche implique les salariés et renforce leur sentiment d'appartenance.

Eric Fabre, directeur du développement commercial des parfumeries Fragonard, tempère tous ces avantages de la visite industrielle : « Savoir faire son métier et savoir en parler sont deux choses différentes. Cela se prépare. Et comme tout projet, ça demande du temps. »

Si avant de vous lancer, vous voulez prospecter sur ce que proposent les entreprises de votre région, le guide du Routard, en partenariat avec Entreprise et Découverte, recense plus de 450 sites à visiter en France dans sa dernière édition de mai 2025.

 

Le tourisme industriel vous intéresse vraiment ?

https://entrepriseetdecouverte.fr/

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/07/la-france-une-autre-histoire.html

https://groupe-ecomedia.com/patrimoine-militaire-un-fort-potentiel-touristique/

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/07/saveurs-de-france.html

Un autre tourisme existe
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Le Louvre, avant la plage ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le récap du 1er semestre 2025

Publié le par Jacques SAMELA.

Le récap du 1er semestre 2025
Le récap du 1er semestre 2025

Bonjour,

Pour celles et ceux qui auraient raté un ou plusieurs de mes sujets, mais qui souhaiteraient justement se rattraper durant cette période estivale, voici donc ci-dessous l’intégralité des sujets du 1er trimestre pour le faire.

Et comme le blog ne part pas en vacances, d’autres sujets viendront vous égayer (je l'espère) tout au long de ce mois d’août arrivant.

Espérant donc vous retrouver à la rentrée, je vous souhaite d’excellentes découvertes, et pour celles et ceux qui sont, partent, restent, en vacances, je vous les souhaite également excellentes.

Pour les autres (pas d'oubli), ceux que l’on nomme les juilletistes, c’est un excellent retour que je vous souhaite, ainsi qu’une bonne reprise.

Bonnes lectures à toutes et tous.

Jacques Samela

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Le récap du 1er semestre 2025
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JO 2025, un héritage durable ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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Qista, la réponse française au Culicidae*

Publié le par Jacques SAMELA.

Qista, la réponse française au Culicidae*
Qista, la réponse française au Culicidae*
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/07/25
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/07/25

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/07/25

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/07/25
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/07/25

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/07/25

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/07/25
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/07/25

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/07/25

*Les moustiques, Culicidae de leur nom scientifique, sont des diptères nématocères. Les diptères sont des insectes (Hexapoda) appartenant à l'embranchement des arthropodes.

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/06/qista-l-anti-moustiques-a-la-francaise.html

Qista, la réponse française au Culicidae*
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La Suisse, toujours l’exemple à suivre ?

Publié le par Jacques SAMELA.

La Suisse, toujours l’exemple à suivre ?
La Suisse, toujours l’exemple à suivre ?

Classement IMD* 2025 : la Suisse en tête

https://www.msm.ch/classement-imd-2025-la-suisse-en-tete-a-4c80c9574664bf884ecbf2a3e06de485/?cmp=nl-5dd66574-8b87-43bd-ad56-eb70778ef733&uuid=

Le 16/07/25

 

La Suisse, Singapour et Hong Kong occupent les trois premières places du classement mondial de la compétitivité 2025 établi par l'IMD. Le Canada, l'Allemagne et le Luxembourg enregistrent les plus fortes progressions au sein du top 20.

Le rapport met en lumière un monde en mutation, où les disparités régionales persistent, mais où émergent de nouvelles dynamiques en Asie, Afrique, Amérique du Sud et Europe. L'efficacité gouvernementale, alliant agilité, inclusion et vision à long terme, devient un levier clé de résilience dans un contexte géopolitique mouvant.

La Suisse conserve la 1er place grâce à la stabilité de ses institutions et à son leadership en efficacité gouvernementale et en infrastructures. Toutefois, elle perd une position en performance économique (13e) et en efficacité des entreprises (6e). Des critiques émergent concernant le manque d’ouverture des marchés publics aux soumissionnaires étrangers, freinant la concurrence.

Singapour, 2e, cède la tête du classement malgré une forte performance économique, tirée par la croissance du PIB et des exportations. Elle recule à la 3e place pour l'efficacité gouvernementale et à la 8e pour l’efficacité des entreprises. Les délocalisations sont perçues comme une menace économique majeure par les dirigeants locaux.

Hong Kong grimpe à la 3e place, grâce à des progrès dans tous les piliers de compétitivité. Les dirigeants signalent cependant une baisse de qualité dans les pratiques d'audit et de comptabilité, ce qui pourrait freiner les investissements.

À l'échelle mondiale, les entreprises cherchent à diversifier leurs chaînes d'approvisionnement. L'ASEAN renforce son intégration, et la ZLECAf stimule le commerce intra-africain. L'Afrique affiche des opportunités économiques au-dessus de la moyenne mondiale, mais reste confrontée à des défis dans l'éducation et la santé.

L'Asie se distingue par ses opportunités économiques, mais aussi par ses inégalités sociales et politiques, souvent exacerbées par des transitions rapides.

 *https://www.imd.org/centers/wcc/world-competitiveness-center/rankings/world-competitiveness-ranking/rankings/wcr-rankings/#_tab_Rank

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/08/et-si-l-exemple-a-suivre-etait-la-suisse.html

 

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A lire

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La Suisse, toujours l’exemple à suivre ?
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Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)
Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)

Ynsect autorisé à poursuivre son activité jusqu’en septembre

https://www.maddyness.com/2025/07/02/ynsect-autorise-a-poursuivre-son-activite-jusquen-septembre/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=89bb2a787b-EMAIL_CAMPAIGN_2025_07_07_11_47&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-89bb2a787b-72370078

Le 07/07/25

Le tribunal de commerce d’Évry vient de prolonger la période d’observation d’Ynsect, qui produit des protéines à base d’insectes. La startup industrielle peut continuer à exercer son activité jusqu’au 25 septembre.

Un peu de répit pour Ynsect ? Le tribunal de commerce d’Évry vient d’autoriser le spécialiste français de la production de protéines à base d’insectes à poursuivre son activité. L’entreprise va pouvoir continuer à exercer jusqu’au 25 septembre. Une nouvelle audience se tiendra à nouveau à cette date pour décider de la poursuite de l’activité ou au contraire, statuer sur le passage à une éventuelle liquidation judiciaire.

Ynsect est officiellement en redressement judiciaire depuis mars dernier. Afin de tenter de se sauver, elle a entamé plusieurs démarches. Tout d’abord, elle a annoncé le mois dernier un plan social visant le licenciement de 111 emplois, sur les 214 que comptait la société en fin d’année dernière. L’entreprise dispose de deux sites industriels à Poulainville, près d’Amiens, une ferme verticale de 48 000 mètres carrés, et à Damparis, dans le Jura. Ce dernier va être repris par Antoine Hubert, cofondateur de l’entreprise, via sa nouvelle startup Keprea, révélée par Maddyness.

Ynsect a aussi nommé en avril dernier un nouveau dirigeant en la personne d’Emmanuel Pinto. Ce dernier est associé depuis 2022 de Dirigeants & Investisseurs, une entreprise spécialisée dans l’accompagnement des sociétés en difficulté. Il a suppléé Shankar Krishnamoorthy, qui dirigeait la startup depuis deux ans. Antoine Hubert reste toutefois administrateur et directeur de la stratégie de l’entreprise. Il y a quelques semaines, la scale-up industrielle a aussi vu ses investisseurs historiques remettre au pot. Ceux-ci ont investi 10 millions d’euros pour lui permettre de survivre. Un montant qui peut paraitre dérisoire dérisoire comparé à l'ensemble des montants levés par la société : plus d'un demi-milliard d’euros.

Un nouveau financement et des tests pour un nouveau mode d’élevage

En lien avec cette annonce du tribunal de commerce d’Évry, Ynsect annonce que les actionnaires actuels s'engagent à apporter 8,6 millions d'euros pour financer l'activité jusqu'à la fin de l'année 2025. Selon le communiqué de presse, cette somme doit permettre de « valider la performance économique du nouveau modèle d’élevage qui sera développé dans l’usine d’Amiens, convaincre de grands acteurs de l’alimentation animale de s’engager avec Ynsect et rechercher des investisseurs pour financer un plan de redressement qui nécessitera de renégocier le passif avec ses créanciers ».

Ynsect est en effet en train de réaliser des tests opérationnels sur le site d’Amiens pour trouver un « nouveau mode d’élevage d’insectes plus proche des techniques d’élevage traditionnelles ». Cela signifie qu’elle souhaite adopter un mode d’élevage moins automatisé, moins industriel, et donc moins coûteux qu’un mode d’élevage classique.

Afin de procéder à ces tests, l’entreprise annonce aussi que l’activité industrielle du site d’Amiens est désormais suspendue, sur la partie production d’insectes. La partie transformation demeure elle active. Ynsect déclare enfin qu’elle a reçu à nouveau de la part de ses clients ou prospect des « marques d’intérêt sérieuses ». Nestlé et Mars, géants de l’agroalimentaire, et qui disposent de filalies dédiées à la nourriture animale, sont des clients historiques de l’entreprise. Ils pourraient avoir renouvelé leur confiance auprès de la scale-up, pour continuer à travailler avec elle.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html

 

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M2i Life Sciences accélère le déploiement international de ses produits de biocontrôle grâce à la diplomatie économique

Le Moci

 

L'essentiel

Ses racines historiques sont à Lacq, dans le Sud-Ouest de la France, mais ses ailes la tirent partout dans le monde où producteurs et jardiniers amateurs recherchent des alternatives aux pesticides.  

En une douzaine d’années, les produits de biocontrôle à base de phéromones de M2i Life Sciences se sont imposés dans de nombreux marchés, répondant aux besoins d’un nombre croissant de cultures végétales. Elle n’aurait pas été si vite sans une stratégie d’homologation résolument mondiale et le précieux levier de la…diplomatie économique.

Les clés du succès

Un produit innovant qui coche toutes les cases des très strictes réglementations sanitaires et phytosanitaires européennes.

Une R&D haletante capable de mettre au point des solutions adaptées aux usages de chaque marché.

Un art d'utiliser le réseau méconnu de la diplomatie économique, pourtant au service de toutes les entreprises.

L'histoire

01. Du charançon de la banane au collier anti-loup

Depuis quelques semaines, dans les alpages des Pyrénées et des Alpes, beaucoup d’éleveurs espèrent : un collier anti-loup, pour protéger les troupeaux des attaques des canidés, est testé à grande échelle. Imbibé de phéromones extraites d’excréments de loups et passé au cou des moutons, brebis et autres mammifères ruminants, il éloigne les prédateurs en leur faisant croire par la voie olfactive qu’un de leurs congénères est déjà dans la place.

Une solution pacifique et naturelle pour mettre fin au conflit permanent entre éleveurs et protecteurs des loups ?

C’est en tout cas l’une des dernières nées des innovations mises au point par la R&D de M2i Life Sciences, société française plus connue pour s’être propulsée, depuis sa création en 2012, comme un leader mondial des produits à base de phéromones destinés à la protection naturelle de toutes sortes de cultures, des céréales aux fruits en passant par les légumes et les fleurs, contre leurs ravageurs. Une alternative crédible et « bio » aux pesticides et, pour ce qui concerne les loups, peut-être aux coups de fusils et autres pièges létaux !

« Nous avons beaucoup évolué ces dernières années, notamment parce que nous avons obtenu de très nombreuses autorisations de mise sur le marché, souligne Christian Le Roux, secrétaire général de M2i Life. Nous détenons aujourd’hui de très nombreuses homologations, 120 sur toute la planète ».

En quelques années, cette ancienne jeune pousse française de la « Biotech » multi-primée est devenu un petit groupe de 200 personnes disposant d’un siège à Paris et de 3 autres sites opérationnels dans l’Hexagone, dont son principal site de production à Arles, son centre de R&D historique à Lacq et un centre logistique à Cahors.

Son portefeuille ne compte pas moins de 70 produits de biocontrôle, répondant aux besoins d’agriculteurs et d’éleveurs, mais aussi des jardiniers amateurs. Que de chemin parcouru depuis les premiers développements à partir de recherches menées sur les phéromones efficaces sur le charançon de la banane par une petit laboratoire racheté en 2012 par les cofondateurs, Philippe Guerret, Bruno Gény et Olivier Guerret, toujours aux manettes aujourd’hui.

Les activités de la R&D, dont les effectifs représentent 40 % des 200 salariés de l’entreprise, se poursuivent à plein régime : bananier, vigne, la betterave, maïs, riz, tomate, manguiers… Les possibilités sont aussi variées que le sont les cultures et leurs coléoptères nuisibles. Les phéromones extraits de ces derniers, capables de les perturber ou de les éloigner, sont synthétisées, puis produites industriellement pour ensuite permettre de les appliquer sur plantations à protéger de leur appétit. Le trésor de l’entreprises ? 35 familles de brevets, regroupant près de 400 brevets. Et de nouveaux produits sont encore dans les tuyaux.

02. Le levier d'une garantie Made In France

Depuis la fin de la crise sanitaire, l’expansion à l’international se fait au rythme des homologations obtenues. M2i Life Sciences, qui a réussi une levée de fonds de 60 millions d’euros en 2019 (Eurazeo Growth, ADM Capital, Téthys Invest, Creadev et France 2i) pour élargir son portefeuille de produits homologués dans le monde, est aujourd’hui présente dans une soixantaine de pays à travers des filiales, des distributeurs et des partenaires. Son chiffre d’affaires -dont le montant reste confidentiel- est réalisé à 70 % à l’international. 

Obtenir une homologation locale, indispensable sésame pour pouvoir commercialiser un produit relevant des domaines sanitaire et phytosanitaire, n’est pas chose aisée, surtout lorsqu’on arrive avec un produit innovant bousculant les acteurs déjà installés sur le marché. « La chance que l’on a, c’est d’être français », assure Christian Le Roux sans hésiter.

« En France une fois qu’on obtient une homologation de l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] pour un produit, derrière on peut obtenir des reconnaissances mutuelles de tous les pays membres de l’Union européenne, glisse le secrétaire général de M2i Life. En outre, le fait de travailler avec une agence aussi rigoureuse, parfois compliquée, qu’est l’Anses, nous oblige à monter des dossiers de demande très complets sur des aspects comme la toxicité, l’écotoxicité, l’absence de résidus ou d’impact sur le sol, le sous-sol et les eaux. Mais ça nous aide pour les procédures d’homologation hors de l’UE : on a déjà tout lorsque l’on constitue un dossier de demande. » 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/02/m2i-life-osmobio-reponses-francaises-aux-pesticides.html

Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)
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