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Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)
Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)

Ynsect autorisé à poursuivre son activité jusqu’en septembre

https://www.maddyness.com/2025/07/02/ynsect-autorise-a-poursuivre-son-activite-jusquen-septembre/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=89bb2a787b-EMAIL_CAMPAIGN_2025_07_07_11_47&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-89bb2a787b-72370078

Le 07/07/25

Le tribunal de commerce d’Évry vient de prolonger la période d’observation d’Ynsect, qui produit des protéines à base d’insectes. La startup industrielle peut continuer à exercer son activité jusqu’au 25 septembre.

Un peu de répit pour Ynsect ? Le tribunal de commerce d’Évry vient d’autoriser le spécialiste français de la production de protéines à base d’insectes à poursuivre son activité. L’entreprise va pouvoir continuer à exercer jusqu’au 25 septembre. Une nouvelle audience se tiendra à nouveau à cette date pour décider de la poursuite de l’activité ou au contraire, statuer sur le passage à une éventuelle liquidation judiciaire.

Ynsect est officiellement en redressement judiciaire depuis mars dernier. Afin de tenter de se sauver, elle a entamé plusieurs démarches. Tout d’abord, elle a annoncé le mois dernier un plan social visant le licenciement de 111 emplois, sur les 214 que comptait la société en fin d’année dernière. L’entreprise dispose de deux sites industriels à Poulainville, près d’Amiens, une ferme verticale de 48 000 mètres carrés, et à Damparis, dans le Jura. Ce dernier va être repris par Antoine Hubert, cofondateur de l’entreprise, via sa nouvelle startup Keprea, révélée par Maddyness.

Ynsect a aussi nommé en avril dernier un nouveau dirigeant en la personne d’Emmanuel Pinto. Ce dernier est associé depuis 2022 de Dirigeants & Investisseurs, une entreprise spécialisée dans l’accompagnement des sociétés en difficulté. Il a suppléé Shankar Krishnamoorthy, qui dirigeait la startup depuis deux ans. Antoine Hubert reste toutefois administrateur et directeur de la stratégie de l’entreprise. Il y a quelques semaines, la scale-up industrielle a aussi vu ses investisseurs historiques remettre au pot. Ceux-ci ont investi 10 millions d’euros pour lui permettre de survivre. Un montant qui peut paraitre dérisoire dérisoire comparé à l'ensemble des montants levés par la société : plus d'un demi-milliard d’euros.

Un nouveau financement et des tests pour un nouveau mode d’élevage

En lien avec cette annonce du tribunal de commerce d’Évry, Ynsect annonce que les actionnaires actuels s'engagent à apporter 8,6 millions d'euros pour financer l'activité jusqu'à la fin de l'année 2025. Selon le communiqué de presse, cette somme doit permettre de « valider la performance économique du nouveau modèle d’élevage qui sera développé dans l’usine d’Amiens, convaincre de grands acteurs de l’alimentation animale de s’engager avec Ynsect et rechercher des investisseurs pour financer un plan de redressement qui nécessitera de renégocier le passif avec ses créanciers ».

Ynsect est en effet en train de réaliser des tests opérationnels sur le site d’Amiens pour trouver un « nouveau mode d’élevage d’insectes plus proche des techniques d’élevage traditionnelles ». Cela signifie qu’elle souhaite adopter un mode d’élevage moins automatisé, moins industriel, et donc moins coûteux qu’un mode d’élevage classique.

Afin de procéder à ces tests, l’entreprise annonce aussi que l’activité industrielle du site d’Amiens est désormais suspendue, sur la partie production d’insectes. La partie transformation demeure elle active. Ynsect déclare enfin qu’elle a reçu à nouveau de la part de ses clients ou prospect des « marques d’intérêt sérieuses ». Nestlé et Mars, géants de l’agroalimentaire, et qui disposent de filalies dédiées à la nourriture animale, sont des clients historiques de l’entreprise. Ils pourraient avoir renouvelé leur confiance auprès de la scale-up, pour continuer à travailler avec elle.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html

 

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M2i Life Sciences accélère le déploiement international de ses produits de biocontrôle grâce à la diplomatie économique

Le Moci

 

L'essentiel

Ses racines historiques sont à Lacq, dans le Sud-Ouest de la France, mais ses ailes la tirent partout dans le monde où producteurs et jardiniers amateurs recherchent des alternatives aux pesticides.  

En une douzaine d’années, les produits de biocontrôle à base de phéromones de M2i Life Sciences se sont imposés dans de nombreux marchés, répondant aux besoins d’un nombre croissant de cultures végétales. Elle n’aurait pas été si vite sans une stratégie d’homologation résolument mondiale et le précieux levier de la…diplomatie économique.

Les clés du succès

Un produit innovant qui coche toutes les cases des très strictes réglementations sanitaires et phytosanitaires européennes.

Une R&D haletante capable de mettre au point des solutions adaptées aux usages de chaque marché.

Un art d'utiliser le réseau méconnu de la diplomatie économique, pourtant au service de toutes les entreprises.

L'histoire

01. Du charançon de la banane au collier anti-loup

Depuis quelques semaines, dans les alpages des Pyrénées et des Alpes, beaucoup d’éleveurs espèrent : un collier anti-loup, pour protéger les troupeaux des attaques des canidés, est testé à grande échelle. Imbibé de phéromones extraites d’excréments de loups et passé au cou des moutons, brebis et autres mammifères ruminants, il éloigne les prédateurs en leur faisant croire par la voie olfactive qu’un de leurs congénères est déjà dans la place.

Une solution pacifique et naturelle pour mettre fin au conflit permanent entre éleveurs et protecteurs des loups ?

C’est en tout cas l’une des dernières nées des innovations mises au point par la R&D de M2i Life Sciences, société française plus connue pour s’être propulsée, depuis sa création en 2012, comme un leader mondial des produits à base de phéromones destinés à la protection naturelle de toutes sortes de cultures, des céréales aux fruits en passant par les légumes et les fleurs, contre leurs ravageurs. Une alternative crédible et « bio » aux pesticides et, pour ce qui concerne les loups, peut-être aux coups de fusils et autres pièges létaux !

« Nous avons beaucoup évolué ces dernières années, notamment parce que nous avons obtenu de très nombreuses autorisations de mise sur le marché, souligne Christian Le Roux, secrétaire général de M2i LifeNous détenons aujourd’hui de très nombreuses homologations, 120 sur toute la planète ».

En quelques années, cette ancienne jeune pousse française de la « Biotech » multi-primée est devenu un petit groupe de 200 personnes disposant d’un siège à Paris et de 3 autres sites opérationnels dans l’Hexagone, dont son principal site de production à Arles, son centre de R&D historique à Lacq et un centre logistique à Cahors.

Son portefeuille ne compte pas moins de 70 produits de biocontrôle, répondant aux besoins d’agriculteurs et d’éleveurs, mais aussi des jardiniers amateurs. Que de chemin parcouru depuis les premiers développements à partir de recherches menées sur les phéromones efficaces sur le charançon de la banane par une petit laboratoire racheté en 2012 par les cofondateurs, Philippe Guerret, Bruno Gény et Olivier Guerret, toujours aux manettes aujourd’hui.

Les activités de la R&D, dont les effectifs représentent 40 % des 200 salariés de l’entreprise, se poursuivent à plein régime : bananier, vigne, la betterave, maïs, riz, tomate, manguiers… Les possibilités sont aussi variées que le sont les cultures et leurs coléoptères nuisibles. Les phéromones extraits de ces derniers, capables de les perturber ou de les éloigner, sont synthétisées, puis produites industriellement pour ensuite permettre de les appliquer sur plantations à protéger de leur appétit. Le trésor de l’entreprises ? 35 familles de brevets, regroupant près de 400 brevets. Et de nouveaux produits sont encore dans les tuyaux.

02. Le levier d'une garantie Made In France

Depuis la fin de la crise sanitaire, l’expansion à l’international se fait au rythme des homologations obtenues. M2i Life Sciences, qui a réussi une levée de fonds de 60 millions d’euros en 2019 (Eurazeo Growth, ADM Capital, Téthys Invest, Creadev et France 2i) pour élargir son portefeuille de produits homologués dans le monde, est aujourd’hui présente dans une soixantaine de pays à travers des filiales, des distributeurs et des partenaires. Son chiffre d’affaires -dont le montant reste confidentiel- est réalisé à 70 % à l’international. 

Obtenir une homologation locale, indispensable sésame pour pouvoir commercialiser un produit relevant des domaines sanitaire et phytosanitaire, n’est pas chose aisée, surtout lorsqu’on arrive avec un produit innovant bousculant les acteurs déjà installés sur le marché. « La chance que l’on a, c’est d’être français », assure Christian Le Roux sans hésiter.

« En France une fois qu’on obtient une homologation de l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] pour un produit, derrière on peut obtenir des reconnaissances mutuelles de tous les pays membres de l’Union européenne, glisse le secrétaire général de M2i LifeEn outre, le fait de travailler avec une agence aussi rigoureuse, parfois compliquée, qu’est l’Anses, nous oblige à monter des dossiers de demande très complets sur des aspects comme la toxicité, l’écotoxicité, l’absence de résidus ou d’impact sur le sol, le sous-sol et les eaux. Mais ça nous aide pour les procédures d’homologation hors de l’UE : on a déjà tout lorsque l’on constitue un dossier de demande. » 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/02/m2i-life-osmobio-reponses-francaises-aux-pesticides.html

Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)
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Station F, le bilan

Publié le par Jacques SAMELA.

Station F, le bilan
Station F, le bilan

Station F : quel bilan 8 ans après l'ouverture du campus initié par Xavier Niel ?

https://www.maddyness.com/2025/06/26/station-f-quel-bilan-8-ans-apres-louverture-du-campus-initie-par-xavier-niel/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=56df2cd5c9-EMAIL_CAMPAIGN_2025_06_30_09_46&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-56df2cd5c9-72370078

 

Inauguré en juin 2017, Station F fête déjà ses 8 ans. A cette occasion, l'incubateur parisien dévoile un rapport permettant de mieux connaître les entrepreneurs qui évoluent dans ses murs.

Station F fête déjà ses 8 ans d’existence. Comme il est de coutume désormais depuis l’inauguration du campus de startups en juin 2017, l’équipe de cette vitrine de la French Tech dévoile des chiffres sur les entrepreneurs hébergés. C’est l’occasion de savoir également comment ils se sentent à l’heure actuelle et quelles sont leurs préoccupations dans un contexte géopolitique et économique particulièrement agité.

En huit ans, ce sont plus de 8 000 startups qui sont passées par les murs de l’ancienne halle Freyssinet qui s’étend sur 34 000 mètres carrés à deux pas de la BNF, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Aujourd’hui, l’âge moyen d’un entrepreneur à Station F est de 33 ans. 53 % sont des «repeat founders», ce qui signifie qu’ils ont replongé dans le bain de l’entrepreneuriat une ou plusieurs fois après avoir lancé leur première startup.

Dans le détail, 52 % des fondateurs de Station F ont travaillé dans des startups et des scaleups, 41 % dans des grands groupes et 25 % ont effectué un cursus dans la recherche. 40 % des jeunes pousses hébergées par l’incubateur parisien comptent au moins une femme dans l’équipe fondatrice. Et pour mettre en lumière des entrepreneuses de Station F, le campus XXL de startups a d’ailleurs lancé le programme Female Founders Fellowship. La dernière promotion a été dévoilée en mars dernier.

Le climat géopolitique et l’élection présidentielle préoccupent les entrepreneurs

S’ils bénéficient d’un cadre destiné à faciliter le développement de leur entreprise à Station F, les entrepreneurs demeurent néanmoins préoccupés par plusieurs sujets. Actuellement, c’est la situation géopolitique dans le monde, marquée notamment par les fortes tensions au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine et les décisions imprévisibles de Donald Trump, qui inquiètent le plus les entrepreneurs du campus, tout comme la prochaine élection présidentielle en France alors que l’instabilité politique a gagné le pays suite à la dissolution de l’Assemblée nationale il y a un an. «Ce n’est pas plus mal que ça soit déjà sur la table. Nous avons deux ans pour se mobiliser, cela laisse du temps pour préparer les choses», observe Roxanne Varza, la directrice de Station F.

Ces deux sujets préoccupent bien les plus les entrepreneurs que les problématiques habituelles liées à leur activité, comme les levées de fonds, la régulation, les exits et les talents. Dans le contexte actuel, ils ont du mal à se projeter : 47 % des fondateurs assurent qu’ils n’ont aucune idée de la manière dont ils feront leur exit. Et à peine 16 % estiment qu’une IPO est une option viable. «C’est un chiffre qui m’a étonné, mais il est vrai que la situation sur les exits n’est pas reluisante», souligne Roxanne Varza.

70 % de startups IA

Avec un millier de startups présentes, Station F constitue un écosystème important au sein de la French Tech. Sur les trois dernières années, les jeunes pousses de l’incubateur ont ainsi levé 1 milliard d’euros au cours des trois dernières années. Mais la barre du milliard devrait être très largement dépassée en 2025, puisque ce sont déjà 800 millions d’euros qui ont été levés par les startups de Station F durant le premier semestre. Sur les six premiers mois de l’année, une vingtaine d’entreprises ont même bouclé des tours de table supérieurs à 10 millions d’euros, à l’image de Multiverse Computing (189 millions), Veesion (38 millions), Sekoia.io (26 millions) et Tomorro (25 millions).

Sans surprise, l’intelligence artificielle a largement pris le pouvoir à Station F. 70 % des startups du campus sont désormais centrées sur l’IA et l’équipe de l’incubateur assure même que 40 % des jeunes pousses françaises de l’IA sont passées par Station F ! Autrement dit, le campus joue un rôle majeur dans la structuration de l’écosystème IA dans l’Hexagone. Parmi les modèles d’IA qui ont le plus de succès auprès des entrepreneurs de Station F, ceux d’OpenAI arrivent en tête, très loin devant ceux de Mistral AI et Anthropic.

En matière d’IA, Station F est d’ailleurs devenu un lieu encore plus important en début d’année à l’occasion du «Business Day» organisé en marge du Sommet pour l’Action sur l’IA. Une journée mémorable puisque Sam Altman, le patron d’OpenAI, était de la partie, tout comme Emmanuel Macron, Arthur Mensch (Mistral AI), Yann LeCun (Meta), Lisa Su (AMD) ou encore Clara Chappaz. A noter que Station F accueille également chaque année la conférence ai-PULSE de Scaleway. C’est à cette occasion que le laboratoire Kyutai avait été lancé fin 2023. Et puis des soirées festives XXL, comme la Viva Party organisée pendant VivaTech, commencent à se multiplier. «Depuis la soirée pendant l’AI Action Summit, des gens nous contactent pour faire des soirées !», lance avec le sourire Roxanne Varza.

Un hôtel à proximité du campus ouvrira en 2028

Station F, c’est aussi une dimension internationale avec 70 nationalités représentées sur le campus. Les pays les plus représentés sont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Maroc, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud. Au cours de l’année écoulée, des entrepreneurs issus de 8 nouveaux pays, comme le Mali, le Pakistan, la Hongrie et le Pérou, ont également rejoint Station F«Nous sommes très sollicités par de nombreux pays, surtout par rapport à l’IA. Nous sommes ravis de travailler avec l’Inde et je regarde beaucoup ce qui se passe aux Émirats, ainsi que dans les pays du Golfe et en Asie, notamment au Japon, en Corée du Sud, en Chine et à Singapour. C’est déjà super mais je pense qu’on peut aller plus loin. Par exemple, même s’il y a beaucoup d’acteurs américains sur le campus, j’ai la conviction que l’on peut créer des ponts plus ciblés avec les deux écosystèmes phares que sont San Francisco et New York», estime la directrice de Station F. Cette dernière se réjouit aussi de voir des programmes inattendus débarquer dans l’incubateur, comme celui lancé plus tôt cette année par le PSG, premier club sportif à prendre ses quartiers à Station F.

Outre une internationalisation qui devrait se poursuivre sur le campus, d’autres projets sont dans les cartons pour offrir un cadre toujours plus stimulant aux entrepreneurs hébergés. Après l’ouverture d’un studio de podcast et d’un nouveau restaurant, un hôtel devrait voir le jour en 2028 juste à côté de Station F. «Ce sera à moitié un hôtel 5 étoiles et à moitié accessible. Cela servira notamment pour les gens qui sont de passage à Station F alors qu’il y a une offre hôtelière peu développée dans le quartier», indique Roxanne Varza. Il viendra compléter la résidence de coliving Flatmates à Ivry-sur-Seine, qui offre un lieu d’hébergement aux entrepreneurs du campus. Histoire d’être en mode Station F du matin au soir. Lors de l’ouverture de l’incubateur il y a 8 ans, Roxanne Varza imaginait-elle une telle trajectoire ? «C’est puissance 1 000 par rapport à mon imagination. Après une première année assez excitante, je pensais que ça serait plus calme, mais pas du tout ! Maintenant, tout le monde regarde ce qu’il se passe à Paris», se réjouit-elle.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/09/station-f-sa-genese-son-objectif-et-mon-rdv.html

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/09/station-f-suite.html

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/09/xavier-niel-l-oncle-d-amerique-de-la-french-tech.html

Station F, le bilan
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L'Opéra Garnier, 150 ans

Publié le par Jacques SAMELA.

L'Opéra Garnier, 150 ans
L'Opéra Garnier, 150 ans
Vu et lu dans Art & Décoration n° 593 de mars 2025
Vu et lu dans Art & Décoration n° 593 de mars 2025

Vu et lu dans Art & Décoration n° 593 de mars 2025

Le Palais Garnier, chef-d'œuvre architectural et l'un des plus beaux théâtres au monde, fête ses 150 ans

https://www.operadeparis.fr/info/150-ans-du-palais-garnier#:~:text=Pour%20c%C3%A9l%C3%A9brer%20son%20150e,%C3%A0%20l'Op%C3%A9ra%20Garnier%2C%20r%C3%A9sidence

 

Inauguré le 5 janvier 1875, le Palais Garnier est riche d’une histoire où se mêlent patrimoine et création artistique, mythes et fantasmes, spectacles d’opéras, de ballets et concerts.

Conçu par l’architecte Charles Garnier dans le cadre d’un vaste projet lancé par Napoléon III, ce chef-d'œuvre du style Second Empire mêle influences classiques, baroques et Renaissance, et se distingue par sa majesté et son raffinement.

Théâtre, lieu public de festivités et de représentation – voir et être vu –, miroir du pouvoir politique, témoin de grands événements de l’Histoire de France, le Palais Garnier ne cesse de fasciner le public. Plus d’un million de visiteurs et près de 350 000 spectateurs, venus du monde entier, s’y pressent ainsi chaque année.

Pour célébrer son 150e anniversaire, l'Opéra national de Paris organise une série d’événements tout au long de l’année 2025 : gala exceptionnel le 24 janvier retransmis sur France 5, concerts, expositions, rencontres, documentaire sur les coulisses Une journée (extra) ordinaire : 24 heures à l’Opéra Garnier, résidence d’artistes, publications inédites ou encore visites guidées thématiques ouvrent cette année anniversaire avec le public le plus large.

Ce programme de célébrations s’attache à mettre en lumière le bâtiment dans toute sa splendeur, à célébrer son héritage artistique et culturel tout en l’inscrivant dans le présent. Avec 172 levers de rideaux par saison, le Palais Garnier conserve son rôle central dans le monde de l’art lyrique et chorégraphique. En continuant à proposer des spectacles d’opéra et de ballets, des concerts et récitals chaque saison, ce théâtre, magnifiquement dessiné par Charles Garnier, demeure, 150 ans après son inauguration, un lieu d’émerveillement, de partage et d'émotion et l’écrin d’une programmation artistique riche et variée.

Le Palais Garnier fait partie, avec l’Opéra Bastille, des deux salles de l’Opéra national de Paris, actuellement dirigé par Alexander Neef.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/09/l-opera-garnier-quand-le-rideau-se-leve.html

Vu et lu dans Paris Vous Aime d'avril, mai, juin 2025
Vu et lu dans Paris Vous Aime d'avril, mai, juin 2025

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Vus et lus dans Télérama Sortir n° 3923 du 19/03/25, et Ca M'intéresse n° 528 de février 2025
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Vus et lus dans Télérama Sortir n° 3923 du 19/03/25, et Ca M'intéresse n° 528 de février 2025

L'Opéra Garnier, 150 ans
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L'animation française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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VivaTech 2025 : Le compte-rendu

Publié le par Jacques SAMELA.

VivaTech 2025 : Le compte-rendu
VivaTech 2025 : Le compte-rendu

L’IA trace les nouvelles frontières de l’innovation : Que retenir de VivaTech 2025 ?

https://www.alliancy.fr/lia-trace-les-nouvelles-frontieres-de-linnovation-que-retenir-de-vivatech-2025?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20250620&ct=AAAAAhQGEQFzFAIGABEFZW1haWwGAQgHdxEBZQgHdxECc3QRFjY4NTRlY2ZjYmU3Y2Y5MTQ4NDIyNDgRAWwRBTE1MTU2EQFjFAEOAggHdxECdXQUBBECdXMRBUVtYWlsEQJ1bREKTmV3c2xldHRlchECdWMREk5ld3NsZXR0ZXJBbGxpYW5jeREEdWNvbhEIMjAyNTA2MjA%253D

Le 20 juin 2025 

 

Présent dans les allées de VivaTech la semaine passée, notre chroniqueur Stéphane Gervais nous livre son regard de spécialiste de l’innovation habitué aux évènements mondiaux consacrés au sujet. Il nous partage ce qui l’a le plus marqué sur le salon.

L’édition 2025 de VivaTech s’est imposée comme un moment charnière, à la croisée des ambitions technologiques, géopolitiques et économiques. Plus que jamais, l’intelligence artificielle s’y est affirmée non seulement comme booster de la transformation numérique mondiale, mais aussi comme un catalyseur de réinvention pour les entreprises, les institutions et les territoires. Un temps fort de cette édition qui illustre bien ? L’annonce conjointe de Jensen Huang (NVIDIA), Arthur Mensch (Mistral AI) et Emmanuel Macron : la création d’une infrastructure européenne souveraine d’IA, combinant la puissance de calcul de NVIDIA et les modèles d’IA de Mistral AI, hébergée en France. Emmanuel Macron a salué une « démonstration de souveraineté technologique et de coopération transatlantique réussie ». 

Jensen Huang à Paris : la révolution industrielle selon NVIDIA 

Lors de la keynote GTC Paris, Jensen Huang a présenté sa vision d’une nouvelle révolution industrielle propulsée par l’IA et les centres de calcul haute performance. De l’architecture Blackwell à la création du premier cloud industriel d’IA européen, NVIDIA a redéfini l’IA comme une infrastructure critique à l’échelle des États et des industries. « Nous construisons des usines à IA – ce sont les nouveaux centres de génération de revenus. » Le générateur de revenus rentables reste encore à démontrer mais c’est la promesse.

L’IA en action, partout et pour tous

VivaTech a confirmé l’irruption de l’IA dans tous les secteurs : santé (Bodyo, Reveal AI), sécurité (Filigran, Helsing), logistique (Prewave, Exotec), mobilité (Moduly, Volta Trucks), création numérique (Kittl, Kinetix). L’ère des usages est ouverte. Pays invité d’honneur, le Canada a brillé par sa capacité à conjuguer excellence scientifique et IA responsable. Plus de 150 entreprises étaient présentes, issues des écosystèmes de Montréal, Toronto et Vancouver, illustrant une IA ouverte, collaborative et éthique. Parmi les acteurs les plus remarqués : le Mila bien sûr (recherche en IA responsable), BrainBox AI (efficacité énergétique), Airudi (RH augmentées), Moduly (stockage d’énergie intelligent) et BlueDot (santé publique préventive), Videns et Ivado Labs (mise en œuvre de l’IA) Des collaborations concrètes ont été annoncées avec des institutions européennes comme le CEA, Gaia-X ou l’Inria, autour de la souveraineté des données, de la certification IA et de la coopération scientifique. Cette forte présence ouvre la voie à des partenariats stratégiques transatlantiques dans les domaines de la santé, cybersécurité, mobilité et IA embarquée.

L’Europe accélère son autonomie technologique 

Le classement des Top 100 Rising European Startups a mis en évidence une génération AI-native européenne prête à rivaliser avec les géants mondiaux. Mistral, Synthesia, Aily Labs ou Smartness symbolisent une ambition continentale de reconquête technologique. Cette édition 2025 a aussi marqué un tournant par la forte présence d’enjeux géopolitiques dans les stratégies IA. La concentration des annonces sur le sol européen – qu’il s’agisse de capacités de calcul souveraines, de centres de données localisés, ou de modèles entraînés en Europe – montre une volonté claire de se prémunir contre les dépendances vis-à-vis des infrastructures américaines ou chinoises. La présence du président Macron et son discours sur une « souveraineté numérique stratégique », conjuguée aux choix de NVIDIA d’installer en Europe une partie de sa puissance de calcul industrielle, traduisent un début de rééquilibrage. L’IA n’est plus seulement une affaire de R&D ou de cloud : elle devient un levier d’influence, de stabilité et de résilience économique.

L’énergie : le carburant invisible de l’intelligence artificielle 

Derrière chaque modèle d’IA, il y a des millions de calculs… et des mégawatts. À l’heure où l’IA devient l’infrastructure critique des économies numériques, la question énergétique s’impose comme un enjeu stratégique de premier plan. Former un modèle comme GPT, entraîner des jumeaux numériques ou faire tourner des IA génératives 24h/24 : ces opérations nécessitent des infrastructures énergivores. Par exemple, le GB200 de NVIDIA (avec 72 GPUS) consomme à lui seul 120 kW. D’ici 2030, les datacenters d’IA pourraient absorber plus de 10 % de la consommation électrique des pays industrialisés. Comment soutenir cette croissance sans épuiser nos ressources ? Si l’on évoque souvent l’optimisation logicielle, les architectures plus sobres ou les énergies renouvelables, cela ne suffira pas. Il faudra un saut technologique massif. C’est là qu’intervient un espoir : la fusion nucléaire. Le projet ITER, en construction à Cadarache et présenté à Vivatech, pourrait d’ici 2035 démontrer la faisabilité d’un nouveau modèle énergétique. Son objectif : atteindre un rendement de 1 à 10, c’est-à-dire produire 500MW d’énergie à partir de 50 MW injectés dans le plasma. Un rendement inégalé, qui ferait de la fusion la source idéale pour soutenir la prochaine révolution industrielle, numérique et climatique. Un horizon encore trop lointain (premiers essais en 2035), mais décisif. Car sans énergie abondante et propre, l’intelligence artificielle ne pourra ni tenir ses promesses, ni respecter ses limites.

L’heure des choix décisifs

VivaTech 2025 n’a pas seulement reflété une accélération technologique : il a acté un changement de paradigme. L’IA sort du laboratoire, s’installe dans les usages, et redessine les rapports de force économiques et géopolitiques. Les écosystèmes français, européens et canadiens ne se contentent plus de suivre — ils revendiquent leur place dans la construction de l’IA mondiale. Mais cette ambition impose des choix. Nous entrons dans une décennie où il faudra arbitrer entre performance et responsabilité, vitesse et souveraineté, automatisation et inclusion. Ce n’est plus une question de savoir si l’IA va transformer nos sociétés, mais de quelle IA nous voulons – et pour qui. Le défi n’est plus vraiment technique. Il est politique, stratégique, culturel. Et il ne fait que commencer.

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/06/vivatech-2025-le-monde-entier-y-est-de-nouveau-present.html

 

VivaTech 2025 : Le compte-rendu
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Le Bourget 2025 : Ouverture des portes ce jour

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Bourget 2025 : Ouverture des portes ce jour
Le Bourget 2025 : Ouverture des portes ce jour

Le Bourget 2025 : que faut-il attendre de la 55e édition du salon aéronautique ?

https://www.usinenouvelle.com/article/bourget-2025-que-faut-il-attendre-de-la-55e-edition-du-salon-aeronautique.N2232055

Le 18 mai 2025 

 

Sur fond d’économie de guerre, de décarbonation des avions civils et de révolution dans le spatial, la 55e édition du salon aéronautique du Bourget, du 16 au 22 juin 2025, pointe à l’horizon. De quoi attirer en masse les professionnels et le grand public. Infos pratiques, acteurs à ne pas rater, principaux enjeux, programme… Un mois avant l’échéance, voici de quoi préparer votre venue.

Si nombre de salons internationaux ont perdu de leur superbe, en particulier dans le monde automobile, il en est un qui reste indiscutablement au centre du jeu : le salon de l’aéronautique et de l’espace Paris-Le Bourget. Alors que se profile sa 55e édition, du 16 au 22 juin 2025, cet événement promet de rassembler, cette année encore, quelque 300 000 visiteurs, entre les professionnels venus faire des affaires et le grand public, qui ne boude pas son plaisir lors des innombrables démonstrations en vol ponctuant les déambulations sur le tarmac. D’autant que le secteur se situe aujourd’hui à un moment charnière, dans la défense, le civil et le spatial.

Comme à chaque édition de ce salon, organisé tous les deux ans, les quatre premiers jours sont réservés aux professionnels. Sont ensuite accueillis, du vendredi au dimanche, les scolaires et le grand public. Un conseil pour tous ? S’équiper de bonnes chaussures et penser à s’hydrater. Une visite au Bourget tient du marathon : le salon s’étend sur 70 hectares, répartis entre des halls d’exposition, un tarmac, où se montrent quelque 150 aéronefs sur le "statique", et des chalets d’affaires, attenants à la piste de l’aéroport, d’où sont assurées les démonstrations en vol. En 2023, le salon avait accueilli 2500 exposants et 300 start-up. Cette année encore le Paris Air Lab vaudra le détour : c'est l'espace où s’exposent les projets ultra innovants, tout comme le Paris Space Hub, un espace inédit dédié au secteur spatial.

La défense au centre du jeu

Si les organisateurs du salon du Bourget ont prévu de fournir tous les détails de cette nouvelle édition le 5 juin prochain, nul doute que l’événement marquera l’année industrielle. D’abord parce qu’il doit servir à confirmer pour les acteurs de l’aéronautique l’engouement populaire qui avait caractérisé la précédente édition (première post-Covid après l'annulation de 2021). Si le secteur n’échappe pas à la critique sur son empreinte environnementale - il représente environ 2,5% des émissions mondiales de CO2 d'après l'Agence internationale de l'énergie - force est de constater que le grand public était venu en aussi grand nombre en 2023 qu’en 2019. Cette année, l’affluence aura de nouveau valeur de test quant à l’attractivité d’un secteur qui recrute à tour de bras (25000 embauches en 2025). Un "Avion des métiers" présentera de nouveau les besoins du secteur en matière de ressources humaines.

Surtout, cette nouvelle édition s’inscrit dans un contexte géopolitique particulier, sur fond de conflit en Ukraine, d’économie de guerre et de sursaut européen en matière de souveraineté du secteur de la défense. Les principaux poids lourds de l’armement seront en effet présents : Airbus Defence and Space, le britannique BAE Systems, le groupe franco-allemand KNDS, l’italien Leonardo, les français Dassault AviationSafranThales… Des nouveaux venus seront aussi de la partie, telle que la société de fabrication de drones franco-allemande Helsing ou bien encore le nouvel acteur américain qui monte, Anduril, qui souhaite bouleverser l’aviation de combat avec en mettant l’intelligence artificielle aux commandes.

Le spatial en pleine recomposition

Nul doute que l’événement sera l’occasion de faire le point sur les grands programmes aéronautiques militaires en cours menés en coopération à l’échelle européenne. En premier lieu le système de combat aérien du futur (SCAF), successeur du Rafale qui doit entrer en service vers 2040. Lors de l’édition précédente, Dassault Aviation, chef de file des industriels du programme avec Airbus, avait présenté une impressionnante maquette de l'appareil de combat à l’échelle 1. Avec une interrogation en suspens : les Etats participants – la France, l’Allemagne et l’Espagne – annonceront-ils des contrats pour enclencher l’étape de construction d’un démonstrateur ? C’est ce qu’attendent les industriels concernés.

Le tumultueux secteur spatial, marqué par le dynamisme des acteurs du new space qui chamboulent depuis plusieurs années les modèles économiques des acteurs établis, ne devra pas être oublié. Le salon pourrait être l’occasion pour les acteurs européens de faire un point de leurs discussions, entamées depuis plusieurs mois, en vue d’un rapprochement de leurs activités de satellites de télécommunications qui connaissent de sérieuses difficultés. Airbus, Thales et Leonardo vont-ils sortir du bois et annoncer un possible rapprochement dans ce domaine ? ArianeGoup, qui sera également présent, pourrait pour sa part communiquer sur le calendrier des tirs du second semestre d’Ariane 6.

L'immanquable bataille des commandes

Enfin, côté civil, le salon sera sans le moindre doute marqué par l’éternel bras de fer commercial entre Airbus et Boeing. La guerre des commandes fera rage, l’événement restant un moment hautement symbolique de cette rivalité. En 2023, l’avionneur européen avait plié le match, avec plus de 800 commandes et options d’achats, contre moins de 300 pour son concurrent américain. Les deux premiers jours de cette nouvelle édition seront ponctués par les annonces des deux grands géants. Et comme à chaque édition, le nom de celui qui raflera la mise est déjà connu : CFM International, la société commune entre le français Safran et l’américain GE Aerospace, qui fournit le moteur Leap, équipant tous les 737 MAX et 60% des Airbus A320neo.

Outre les deux géants, seront aussi présents des challengers, comme le chinois Comac – même si le C919 ne sera pas présent – , le brésilien Embraer et le canadien Bombardier. Au-delà des commandes, il faut s’attendre à des annonces liées à la décarbonation des aéronefs (démonstrateurs, partenariats…), un enjeu qui a vraiment pris de l’ampleur depuis l’édition 2019 du Bourget. Et qui n’est pas l’apanage des seuls grands industriels, loin s’en faut. Dans les halls d’exposition comme sur le «statique», les petits aéronefs bas carbone seront légion. En 2023, ces acteurs – VoltAero, Beyond Aero, Ascendance, Aura Aero… – avaient retenu l’attention. Ils ne manqueront pas de faire connaître l’état d’avancement de leurs projets. Les start-up des e-VTOLS (aussi appelés taxis volants) seront aussi de la fête, comme le chinois Ehang.

Olivier James, avec Hassan Meddah

 

 http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-dossier-du-mois-le-salon-du-bourget

 

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Vu et lu dans L'Europe du moi de mai 2025
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Le Bourget 2025 : Ouverture des portes ce jour
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Connaissez-vous les "Meufs de l'Industrie " ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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Les Meufs de l’Industrie : ce média qui veut dépoussiérer et féminiser la filière industrielle

https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-actualites/les-meufs-de-lindustrie-ce-media-qui-veut-depoussierer-et-feminiser-la-filiere-industrielle

Le 09 avril 2025

 

Avec pour slogan « Le média qui va vous faire aimer l’industrie » et des contenus vidéos percutants, Les Meufs de l’Industrie (LMDI) insuffle un vent de fraîcheur dans un secteur souvent perçu comme traditionnel et masculin. Créé il y a trois ans, le média s’efforce de montrer (au grand jour) les femmes qui travaillent dans la filière industrielle. Mais aussi d’attirer les nouvelles générations vers un secteur qui peine à les recruter. Big média a rencontré deux de ses cofondateurs, Marion Garcia et Nicolas Maury. 

LMDI. Derrière ces initiales (pour Les Meufs De l’Industrie), se cache une équipe de jeunes entrepreneurs passionnés par l’industrie et bien déterminés à « vous la faire aimer ». Marion Garcia, 25 ans, Nicolas Maury, 36 ans et Elena Jérôme, 28 ans, ont cofondé il y a trois ans, un média au nom évocateur : Les Meufs de l’Industrie. A l’époque, tous les trois travaillent au sein de Safehear, une startup industrielle basée à Lyon qui conçoit des technologies de protection auditives, et co-dirigée par Elena Jérôme. « Un jour, en revenant d’un rendez-vous, elle vient nous voir, étonnée, et nous dit : ‘je ne comprends pas, je suis toujours la seule femme dans l’atelier. Mais, elles sont où les meufs ?’ raconte Nicolas Maury, ancien ingénieur dans l’aérospatial. En plaisantant, on s’est dit, ‘on va montrer où elles sont’ ».  


Donner la parole aux entrepreneures inspirantes  

Très vite, la page LinkedIn Les Meufs de l’Industrie, voit le jour. Puis, plus tard, le compte Instagram. Sur ces réseaux sociaux, les entrepreneurs s’attellent à mettre en avant les parcours de femmes inspirantes qui évoluent dans le secteur industriel. Car, même si celles-ci sont peu représentées - la filière en compte actuellement moins de 30 % - il y en a bel et bien. A travers des contenus vidéos courts, scénarisés et au ton percutant, le média aspire également à mieux valoriser les entrepreneures industrielles, à leur donner la parole. Sans pour autant « mettre des paillettes là où il n’y en a pas », exprime Manon Garcia. Selon la présidente de LMDI, beaucoup de femmes « arrivent dans l’industrie un peu par hasard », cela a d’ailleurs été son cas. Après des études en communication et en audiovisuel, elle met un pied dans le monde industriel par le biais d’une alternance chez Safehear. Aujourd’hui, c’est elle qui dirige toute la partie opérationnelle du média Les Meufs de l’Industrie ainsi que de l’agence de communication du même nom, née il y a tout juste un an. « Quand on a commencé à aller interviewer des femmes au sein des entreprises qui nous sollicitent, c’est là que j’ai découvert un important panel de métiers de l’industrie, explique la jeune femme. Tous ces discours clichés sur l’industrie, qui serait un milieu sale, bruyant, réservé aux hommes est complètement dépassé. Une femme a tout autant sa place qu’un homme dans cette filière. C’est cette réalité-là que nous laissons transparaître dans nos vidéos. »  

Avec au total, une quarantaine de dirigeantes industrielles interviewées depuis le début de leur activité (en dehors des événements industriels qu’il couvre) et notamment celles œuvrant dans les usines, LMDI ambitionne aussi de créer des modèles d’inspiration pour les jeunes filles. « Cela est très important. Généralement, si on demande de citer le nom de grands patrons, on pense à des Bill Gates, des Steve Jobs.  Et pour les femmes ? », insiste Nicolas Maury. Avec Marion, on se dit souvent que si, en faisant le portrait de femmes dans l’industrie, on arrive à faire en sorte qu’une jeune se reconnaisse en l’une d’elles, et se dise, c’est chouette, j’ai envie de faire ça, alors on aura tout gagné », poursuit-il.  
 

Les Meufs de l’Industrie : un média « passerelle entre les entreprises et les jeunes » 

Renault, Bpifrance, La French Fab, Siemens… Aujourd’hui, LMDI, qui se définit comme un média à impact réalise des solutions digitales sur-mesure pour les différentes entreprises avec lesquelles il collabore. Le plus souvent, des PME et ETI industrielles. « 80 % de leurs attentes et besoins sont liés à des sujets en lien avec l’attractivité », précise Nicolas Maury. L’approche des Meufs de l’Industrie consiste à répondre à une problématique ou à un enjeu auquel font face ces entreprises. Le but étant de les accompagner dans leur volonté de « démystifier » la filière industrielle, qui souffre d’une « mauvaise réputation dans la tête du grand public », explique Marion Garcia. Voilà pourquoi, la plupart d’entre elles souhaite travailler davantage sur « l’aspect image de marque de l’employeur ». Ce qui implique de définir une cible, de trouver une audience. Pour les industriels, il s’agit des jeunes, ces futurs talents de demain. « L’industrie manque de personnel, elle a besoin de techniciens, de responsables de production, d’ingénieurs. Il y a des métiers en tension dans tous les secteurs et à tous niveaux d’études », continue l’entrepreneure. Aujourd’hui, la première urgence des dirigeants d’industrie est donc de recruter afin de ne pas « avoir des postes vacants pendant des semaines, des mois, voire des années ».  

Là où Les Meufs de l’Industrie se démarque avec brio, c’est dans leur capacité à capter le bon public grâce à leurs vidéos et à utiliser des codes entrant en résonance avec ce que pensent les jeunes générations. « Nous sommes jeunes et nous connaissons les codes qui parlent aux jeunes. Ce n’est pas toujours le cas des industriels. Nous faisons la passerelle entre les entreprises et les jeunes dans le but de créer un point de rencontre, sinon les deux univers restent séparés et il ne se passe rien », avance encore Marion Garcia.  Une approche qui a du sens et qui plaît. « En mettant le meilleur des deux mondes, nous composons de très jolies histoires comme avec Renault, qui nous fait confiance depuis le début », commente Nicolas Maury.  Avec le groupe automobile, le média a composé une série de vidéos mettant en lumière des profils féminins mais aussi des savoir-faire. Une autre thématique sur laquelle LMDI planche. « Outre le fait de montrer des talents, il y a aussi des entreprises qui nous disent : « nous, on sait faire ça en France ! », confie l’ingénieur.  

« Dans l’industrie, il y a tellement de métiers » 

Comment attirer les jeunes dans l’industrie et casser les stéréotypes ? Quels sont les premiers mots qui leur viennent à l’esprit lorsqu’ils pensent à la filière ? Quels sont les métiers qui montent dans l’industrie ? Pour le collectif La French Fab créé en 2017 dans le but de donner un nouvel élan à l’industrie française, LMDI a couvert plusieurs salons industriels et événements. Le média a pu apporter grâce à ses vidéos et son expertise, une plus-value sur le vaste sujet qu’est l’industrie.

L’équipe composée actuellement de cinq personnes, travaille aussi sur du contenu Endutainment (mélange des mots éducation et divertissement) dans l’objectif de donner aux jeunes qu’ils croisent et interviewent, des clés pour appréhender le marché de la formation et leur permettre de se poser les bonnes questions sur leur avenir professionnel. « Les jeunes peuvent se projeter dans des métiers comme boulanger, fleuriste, pompier. A LMDI, on aimerait que ce soit la même chose pour les métiers d’ingénieurs, de techniciens. Il faut qu’il y ait un renversement. Faire un bac pro, ce n’est pas une tare, bien au contraire », s’exclame Marion Garcia. Et d’ajouter : « L’industrie, c’est aussi de super parcours, il y a du boulot et des salaires qui vont avec ». Même son de cloche du côté de celui qui, par le passé, est entré dans l’industrie aéronautique très rapidement. « Il y a tous les métiers dans l’industrie. Ça va de l’opérateur, au commercial en passant par la robotique. On parle de réindustrialisation, de plans de relance, de France 2030. Mais, aujourd’hui, l’enjeu est aussi de « garder les cerveaux ». Le discours actuel sur l’industrie doit insister sur le côté épanouissant de certains métiers, préconise Nicolas Maury. A ses yeux, « l’industrie, c’est également hyper intéressant en termes de développement de compétences et même en termes d’intellect. » 

 A quoi ressemblera Les Meufs de l’Industrie, dans un avenir proche ? Le média qui compte plus de 1 500 abonnés sur son compte Instagram, et plus de 10 200 sur LinkedIn a « de jolies et grandes ambitions ». Très suivi, il a su développer sa propre expertise en matière de solutions digitales et commence d’ores et déjà à proposer ses services dans l’accompagnement d’entreprises. Le média est aussi sollicité par des écoles d’ingénieurs, des institutions lors de journées portes ouvertes et collabore avec des entités de l’écosystème industriel. L’équipe a notamment pour ambition de « faire grossir » encore plus leur agence et de se focaliser sur des sujets axés communication, entreprises et jeunes tout en développant de nouvelles activités. Toutefois, LMDI ne souhaite pas non plus « se perdre » et souhaite garder ce qui constitue leur singularité, leur patte, c’est-à-dire, la création de contenus en lien avec l’industrie, les écritures de formats. En somme, tout ce pour quoi les gens aiment Les Meufs de l’Industrie ». Après tout, aux dires de Nicolas Maury, depuis la création de ce média, « on s’éclate avec les filles ».  

Si on vous dit industrie, qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ?  

Big média a soumis Les Meufs de l’Industrie à LA question fatidique, très souvent posée aux jeunes lors d’événements. Définir l’industrie en trois mots… Pas facile…  
 
Marion Garcia : « Ça fait un peu cliché mais je dirais d’abord, MAGIQUEAVENIR, parce que sans industrie, nous n’aurions pas grand-chose et QUOTIDIEN car je répète tous les jours que l’industrie, c’est tous les objets du quotidien » 

Nicolas Maury : « L’industrie, c’est l’OMNIPRESENCE. Je dirais ensuite SAVOIR-FAIRE car en France, on sait faire des choses incroyables, que ce soit dans la mécanique, l’aéronautique, la verrerie… Et enfin, PASSION. Petit, je voulais fabriquer des machines, et aujourd’hui ça reste quelque chose qui me passionne. » 

 

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Le 06 juin 1944 (complément et rappels)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Avant que Roland ne se termine

Publié le par Jacques SAMELA.

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Ici c'est Paris ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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