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La semaine américaine (Part 2)

Publié le par Jacques SAMELA.

La semaine américaine (Part 2)
La semaine américaine (Part 2)

Entreprendre aux États-Unis : mode d’emploi

https://www.ecoreseau.fr/expressions/tribune-libre/entreprendre-aux-etats-unis-mode-demploi-2024-10-28-109089?utm_campaign=Mardi%2029102024&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 28 octobre 2024

 

Pour créer une entreprise aux États-Unis, il faut résider là-bas et cela ne se fait pas du jour au lendemain.

TRIBUNE. Thibaut Guéant et Romain Daniellou, expatriés français fondateurs de Landquire, solution d’achat-revente de terrains aux États-Unis, partagent leurs conseils pour réussir son projet de création d’entreprise outre-Atlantique.

Le rêve américain, oui mais pas forcément accessible à tous

Différents types de visas permettent d’y vivre plus ou moins longtemps. Pour y travailler comme salarié, les visas L1 ou H1B sont accessibles sous certaines conditions. Le J1 est destiné aux moins de 38 ans voulant faire un stage, un job d’été ou pour un premier emploi aux États-Unis et n’est valable que 18 mois. Dans le cas d’une création d’entreprise, ce sont les visas E1 ou E2, valables 25 mois. Il faudra, alors, investir une certaine somme d’argent (pour soit créer une nouvelle affaire, ou bien acheter une société déjà existante. Il est difficile de fixer une somme minimum, car chaque projet professionnel est étudié au cas par cas, avec l’aide d’un avocat spécialisé dans l’immigration et les visas E1 ou E2.

La carte verte peut, elle, se faire grâce à une société qui sponsorise le candidat, il y a plusieurs conditions (du côté de l’entreprise et du profil du postulant) à respecter et les démarches (sur l’année 2022) prennent entre 14 et 18 mois. Mieux vaut avoir un dossier en béton réalisé avec l’aide d’un avocat spécialiste de l’immigration. Les démarches peuvent être longues et fastidieuses, il faut s’armer de patience.

Logement et démarches administratives sur place

N’attendez pas d’être sur place pour démarrer certaines démarches administratives indispensables au bon déroulement de la vie courante. Cela se prépare idéalement 6 mois avant le grand départ. Sur Facebook, plusieurs communautés se sont créées afin de partager les bons plans hébergement et colocation. Si une location courte durée type Airbnb peut dépanner au début, cela revient vite cher. Sinon, parcourez le site de petites annonces Craigslist, il y a tous les types d’hébergement possibles (colocation, location, achat, maisons, appartement, studio, etc.). Les sites French District et French Morning sont aussi de véritables boites à outils pour faciliter son installation aux États-Unis.

Pour la santé, il est fortement conseillé de souscrire à une assurance santé internationale. Conçue pour les expatriés français qui travaillent plus de 90 jours à l’étranger, elle couvre les traitements pour les soins de santé d’urgence mais aussi ceux de routine. Si elle est moins intéressante que les mutuelles traditionnelles françaises, elle reste avantageuse pour les expatriés aux États-Unis, où le système de santé est très couteux.

Une création d’entreprise beaucoup plus simple qu’en France

Les deux types d’entreprise les plus répandus sont la LLC (Limited Liability Company), un modèle hybride proche de l’entreprise à responsabilité limitée, et une Corporation, l’équivalent d’une Société Anonyme. S’il ne faut que 48 heures pour créer une LLC (Limited Liability Company) et 2 semaines pour obtenir un numéro EIN, l’équivalent de notre SIRET, un avocat ou un comptable d’affaires vous évitera de commettre certaines erreurs et vous fera gagner du temps.

En effet, selon les États, les règles diffèrent. Par exemple, vous devrez enregistrer votre entreprise dans chaque état où vous souhaitez développer l’activité. Il en va de même pour le droit de la propriété intellectuelle, son nom n’est protégé que dans l’État dans lequel vous l’avez enregistré. Pour la recherche de bureaux et de locaux, il est préférable de passer par un broker, un agent immobilier spécialiste de ce type de biens.

On s’adapte au pays et à la culture (et pas l’inverse !)

Prenons l’exemple de l’ouverture d’une filiale aux États-Unis, après un succès commercial en France et ailleurs. Cela ne signifie pas forcément que le produit/service tel qu’il est proposé ailleurs fonctionnera sur le marché américain. A l’image d’une création d’entreprise en France, il faut repartir de zéro et faire une étude de marché auprès de la clientèle américaine potentielle. Mieux vaut donc ne pas être trop sûr de soi au début, ni prétentieux, car plus dure pourrait être la chute. La culture de l’échec est une des grandes différences culturelles entre la France et les États-Unis.

Si un échec est souvent mal vu en France, aux États-Unis il est perçu comme formateur, voire même comme un préalable nécessaire à la réussite. Si les diplômes sont moins importants qu’en France, la volonté et la capacité à se relever sont grandement appréciés chez les porteurs de projets. Il n’y a aucun tabou sur l’argent, aucune polémique sur les salaires des patrons eux États-Unis, chacun mène sa vie comme il l’entend. Ce rêve est donc accessible à tous, à condition d’avoir beaucoup d’économies et de préparation en amont.

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États-Unis : le protectionnisme de Trump, une arme à double tranchant selon le Cepii

https://www.lemoci.com/etats-unis-le-protectionnisme-de-trump-une-arme-a-double-tranchant-selon-le-cepii/

 Le 25/10/24

 

Quelle politique commerciale mèneraient les États-Unis et avec quelles conséquences sur les flux commerciaux transatlantiques si Donald Trump venait à être élu ? Telle est la question à laquelle tentent de répondre de nombreux analystes. A son tour, le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii) vient de publier une étude inédite grâce à un outil d’analyse des politiques commerciales. Résultat : les envolées tarifaires prônées par le candidat républicain pourraient non seulement nuire aux flux avec l’Europe, mais également… aux États-Unis eux-mêmes.

Si Kamala Harris parle très peu de politique commerciale, Donald Trump a récemment multiplié les déclarations sur des hausses de droits de douane, toujours plus importantes et concernant plus de produits. Ce coup de barre vers un protectionnisme plus dur que celui mis en place lors de son premier mandat repose sur un discours valorisant la préservation des emplois et de la production américains. Suivant l’argumentaire trumpien, d’importantes hausses de droits de douane permettraient, en outre, de compenser la suppression de l’impôt sur le revenu, bête noire des Républicains.

Pour prendre la mesure des répercussions sur les échanges des États-Unis avec le reste du monde en cas de victoire de Donald Trump, l’économiste Antoine Bouët, chercheur au Cepii, et les deux co-auteurs de cette étude ont simulé une guerre commerciale d’ampleur en 2025. Pour ce faire, les trois chercheurs ont utilisé le modèle MIRAGE (Modelling International Relationships in Applied General Equilibrium). Développé par le Cepii, il incorpore notamment des éléments de concurrence imparfaite, de différenciation des produis par variété et gamme ainsi qu’une base de données des droits de douane et des accords commerciaux.

Canada et Mexique seraient les grands gagnants

Encore faut-il savoir ce qu’il est pertinent de modéliser. L’ex-président a en effet commencé par évoquer une hausse jusqu’à 100 % des droits de douane sur les marchandises en provenance de Chine et de 10 % pour toutes les autres provenances avant de proposer 20 %, puis 50 % (hors Chine).   Finalement le scénario central retenu combine une hausse de 10 %, sauf sur les biens en provenance du Canada et du Mexique, pays avec lesquels les États-Unis ont un accord de libre-échange (USMCA), et une hausse de 60 % sur les produits fabriqués en Chine. A ces hausses correspondraient des mesures de rétorsion douanière, avec des hausses tarifaires identiques.

Premier constat : la promesse de remplacer les revenus de l’impôt par ceux des tarifs douaniers semble impossible à tenir. Les taxes sur les importations rapporteraient en effet 819,3 milliards de dollars (Md USD), un chiffre largement inférieur aux au montant réel de l’impôt fédéral sur le revenu (autour de 2 000 Md USD).

Deuxièmement, la géographie du commerce extérieur américain en sortirait profondément changée. En cas de guerre commerciale, les exportations chinoises vers les États-Unis reculeraient de 80,5 %, tandis que les exportations des États-Unis vers la Chine diminueraient de 58 %.

Les échanges mondiaux baisseraient de 3,4 % supplémentaires

Les exportations américaines vers toutes les destinations, à l’exception des pays de l’USMCA et du reste de l’Amérique, chuteraient d’au moins 20 % par rapport à leur évolution supposée sans modification des droits de douane. Toutefois, les exportations américaines vers le Canada et le Mexique augmenteraient de 4 % et de 16,8 % respectivement. Les importations américaines en provenance du Canada et du Mexique augmenteraient quant à elles 17,5 % et 33,6 %.

Nous assisterions clairement à une réorientation significative du commerce vers des voisins proches.

Selon le schéma ci-dessus, les exportations françaises vers la Chine seraient inférieures de 6 %, tandis que les importations françaises en provenance de la Chine augmenteraient de 7,1 %. L’ensemble du commerce mondial dévisserait de 3,4 %.

Cependant si Trump était élu et s’il souhaitait mettre en place une telle politique commerciale, il y aurait loin de la coupe aux lèvres. Pour modifier l’ensemble des droits de douane, le contrôle des deux chambres du Congrès par le parti républicain pourrait s’avérer nécessaire pour mettre en œuvre son projet, ce qui est loin d’être gagné. Quant au programme de Kamala Harris, s’il n’évoque pas de hausse des droits de douane, il reste néanmoins très discret sur le commerce en général.

Sophie Creusillet

 

A lire et à voir

La semaine américaine (Part 2)
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La semaine américaine (Part 1)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/10/24
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L'Escadron de Chasse 2/4 Lafayette aux États-Unis pour le bicentenaire du retour triomphal du marquis de Lafayette

https://air-cosmos.com/article/l-escadron-de-chasse-2-4-lafayette-aux-etats-unis-pour-le-bicentenaire-du-retour-triomphal-du-marquis-de-lafayette-69507?utm_source=sfmc&utm_term=%%%3dRedirectTo(%40link)%3d%%&utm_content=7963&utm_id=113d7dae-1654-4c91-96b1-203be71e5c1e&sfmc_activityid=84335bd3-da26-4795-bd3e-135a37e2602b&utm_medium=email&utm_source=sfmc&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+quotidienne&utm_term=%%%3dRedirectTo(%40link)%3d%%&utm_id=133195&sfmc_id=37221109

le 22 octobre 2024

 

Pour fêter le bicentenaire du retour triomphal de Lafayette aux États-Unis, l’Armée de l’Air et de l’Espace avait déployé des Rafale B et un avion ravitailleur A330 MRTT Phénix. Les Rafale ont un lien direct avec le marquis, ceux-ci appartenant à l’Escadron de Chasse 2/4 Lafayette, reprenant les traditions de la prestigieuse Escadrille La Fayette.


Un marquis durant l'indépendance américaine

En 1775, les Treize colonies américaines se rebellent face aux forces du Royaume-Uni et le 4 juillet 1776, promulguent la Déclaration d'indépendance des Treize États-Unis d'Amérique, créant ainsi la base de ce qui est aujourd'hui les États-Unis. Cette révolution n'aurait pas réussi sans le rôle capital qu'a joué un Français ; Gilbert du Motier, plus connu sous son titre de marquis de La Fayette. Arrivé en 1777 sur le continent américain, sa bravoure au combat lui vaut d'être promu général par George Washington, occupant alors l'équivalent de l'actuel poste de commandant des Forces armées américaines. Mais il est surtout connu pour son retour en France en 1779 pour convaincre Louis XVI, roi de France, d'étendre le conflit au Royaume-Uni même. Cette action ne sera pas tentée suite à des manœuvres préventives de la Royal Navy mais aura comme conséquence d'envoyer 6 000 militaires français et une puissante escadre au large de la côte ouest américaine. Leur rôle sera décisif dans la bataille de Yorktown, où près du quart des Forces britanniques se rendent aux insurgés américains et militaires français. La guerre prend officiellement fin le 3 septembre 1783 avec la signature du traité de Paris, où le Royaume-Uni reconnait officiellement les États-Unis comme État indépendant. Revenu en France en 1781, Lafayette est invité personnellement par le President James Monroe en 1784 pour un retour triomphal aux Amériques ; banquets, parades,... il y est même fait citoyen de plusieurs États, situation confirmée à titre posthume en 2002 ; il fait partie des huit citoyens d'honneur des États-Unis.

Bicentenaire d'un retour triomphal

Pour fêter le bicentenaire de ce retour triomphal, de nombreux événements et cérémonies étaient organisées outre-Atlantique. Dans cette optique, l'Armée de l'Air et de l'Espace avait déployé, du 17 au 21 octobre, des avions de combat Rafale B et un avion ravitailleur A330 MRTT Phénix (Armée de l'Air et de l'Espace). Quatre ravitaillements en vol ont été nécessaires pour traverser l'Atlantique. Une fois sur place, les deux Rafale B ont eu l'occasion de voler en basse altitude au-dessus de Washington D.C., la capitale des États-Unis.

La base navale de Norfolk, plus grande base navale au monde, a également été survolée.

Des lieux célèbres de la guerre d'indépendance américaine ont aussi été survolés. Parmi ceux-ci, se trouvait bien évidemment Yorktown, lieu hautement symbolique de la Révolution américaine, comme expliqué précédemment. À cette occasion, un Rafale B était accompagné d'un F-22 Raptor de l'USAF.

Un troisième Rafale B avait reçu une livrée spéciale sur sa dérive : la dérive dispose du même arrière-plan que celui présent sur le blason de la famille Motier de La Fayette (en gris et en blanc) avec en avant-plan, le drapeau français uni au drapeau américain. Malheureusement, suite à un problème technique, l'appareil en question n'a pas pu traverser l'Atlantique.

Les traditions d'une unité légendaire

L'unité même de ces avions est spéciale en plusieurs points. Elle porte tout d'abord le nom du marquis, à savoir le 2/4 Lafayette. Historiquement, elle reprend les traditions de l'escadrille N°124 de l'Aéronautique militaire française.  Créée le 18 avril 1916 durant la Première Guerre mondiale, elle regroupe des pilotes américains volontaires pour participer au conflit. Elle change de dénomination à plusieurs reprises... jusqu'au 16 décembre 1916 ; autour du tout nouvel emblème, une tête de chef sioux, l'escadrille française reprend le nom du marquis français ayant combattu pour les États-Unis, devenant l'escadrille La Fayette*. Avec l'entrée en guerre des États-Unis et l'arrivée des militaires américains sur le théâtre des opérations, l'escadrille n'a plus d'intérêt et est dissoute le 18 avril 1918, reprise au sein de l'Armée américaine sous le nom de 103ème Escadron Aérien (103rd Aero Squadron). Durant cette période, les 38 pilotes américains et 5 officiers français accumuleront 3 000 patrouilles aériennes de combat, 39 victoires aériennes confirmées (ainsi qu'une centaine non-homologuées) et perdra 9 pilotes au combat. (Chemins de mémoire)

Mais ces 38 pilotes ne furent pas les seuls américains à voler pour la France durant la Grande Guerre ; grâce à la presse française et étrangère, les faits relatés ont permis d'augmenter le nombre de volontaires américains à vouloir combattre. C'est ainsi que le Corps d'Aviation Lafayette a permis de structurer ces arrivants afin de les déployer dans les unités. Au total, 269 pilotes américains ont combattu sous la cocarde française au sein de 24 unités aériennes françaises. Ils ont aussi permis, lors de l'arrivée des premières unités aériennes américaines, de transmettre leur expérience du combat aux pilotes américains néophytes, formant au passage le cœur de l'United States Army Air Service (USAAS), devenu aujourd'hui l'US Air Force (USAF).

 

Le souvenir de cette escadrille et corps aérien est rappelé par un mémorial, situé à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine). Ce dernier comprend une crypte où sont inhumé 68 pilotes américains du Corps d'Aviation Lafayette tombés au combat ou des suites de leurs blessures. Georges Thénault et Antonin Brocard, les deux premiers commandants français de l'Escadrille La Fayette et décédés bien après le conflit y reposent également. Il avaient émis le souhait de reposer à côté de "leurs" pilotes. D'ailleurs, preuve de cette véritable légende pour l'Armée de l'Air et l'US Air Force, ce mémorial a vu passer de nombreuses cérémonies et hommages, y compris différents modèles d'avions militaires. Par exemple, en 2016, pour les 100 ans de l’Escadrille, des Mirage 2000N du 2/4 Lafayette et Rafale B de l'AAE, un bombardier stratégique B-52H Stratofortress américain et quatre avions de combat F-22 Raptor du 94th Fighter Squadron ont survolé le mémorial. Si les Mirage 2000N du 2/4 représentaient le côté français de l'Escadrille La Fayette, les Raptor du 94th Fighter Squadron représentaient le côté américain, cette escadron ayant repris les traditions de l'Escadrille La Fayette au sein de l'US Air Force (Ministère des Armées).

 

Intégrée au FAS

Autre particularité, et pas des moindres ; l'actuel EC 2/4 Lafayette fait partie des Forces Aériennes Stratégiques (FAS) et ce, depuis mars 1988 et l'arrivée des premiers Mirage 2000N. Cette capacité stratégique est actuellement assurée par des Rafale B (équipés de missiles Air-Sol Moyenne Portée Amélioré [ASMP-A]), suite au retrait du Mirage 2000N en 2016, fruit du hasard ou non, année centenaire de l'Escadrille Lafayette. Un Mirage 2000N de l'EC 2/4 a ainsi reçu une livrée spéciale pour le centenaire de l'unité. La seconde image ci-dessous montre d'ailleurs l'avion en question, suivi par le Mirage 2000N (125-CO). Celui-ci recevra par après une livrée "Mirage 2000 eNd", et clôturera le dernier vol du Mirage 2000N de l'AAE en 2018 (troisième image ci-dessous).

L'Escadron de Chasse 2/4 est actuellement basé sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier-Robinson (Haute-Marne), où trône notamment le Mirage 2000N (125-AM) dans sa livrée spéciale 100 ans de l'EC 2/4. À noter que ces avions sont spécialement entrainés pour la frappe nucléaire mais sont entrainés (mission secondaire de l'unité) aux frappes conventionnelles. C'est ainsi qu'entre septembre et décembre 2015, trois Mirage 2000N de l'escadron avaient été déployés en Jordanie dans le cadre de l'opération Chammal (lutte contre Daesh en Syrie et Irak). En un peu plus de 200 sorties, ce sont pas moins de 500 ravitaillements en vol qui ont été effectués, largués plus d'une centaine de munitions air-sol et ont accumulés environ 900 heures de vol. Cette participation "conventionnelle" n'est qu'un exemple parmi d'autres déploiements de cette unité au passé historique reconnu en France et outre-Atlantique.

À noter que le nom de Lafayette est aussi repris sur les mers et océans ; dans la Marine nationale avec une frégate multi-missions La Fayette (F710, premier navire de la classe La Fayette) mais aussi dans l'US Navy, avec la future frégate lance-missile USS Lafayette (FFG-65, classe Constellation).

*Après la Révolution française, Gilbert du Motier de la Fayette change sa signature en Lafayette en réaction à la fin du système nobiliaire. Depuis lors, c'est cette écriture en un seul mot qui persiste, sauf pour quelques exceptions, telles que l'Escadrille La Fayette.

 

 

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La semaine française (suite et fin)

Publié le par Jacques SAMELA.

La semaine française (suite et fin)
La semaine française (suite et fin)

France | Pourtant ce n’est pas si mal que ça

https://lejournaldeleco.fr/france-pourtant-ce-nest-pas-si-mal-que-ca/#close-ep

Par Marc-Alexis Roquejoffre | Article publié le 27/06/2024

 

En ces temps où la grisaille semble s’être installée non seulement dans le ciel mais aussi dans les esprits, il est bon de rappeler que la France, malgré ses défis, reste un pays unique en son genre, regorgeant d’atouts qui nous font l’aimer, parfois même sans le savoir.

Prenons un instant pour souffler et regarder autour de nous. Oui, la politique fait des siennes et les entreprises peuvent vaciller sous le poids des taxes. Les contraintes administratives nous font parfois croire que nous sommes les héros d’un labyrinthe bureaucratique sans fin. Et les risques d’attentats planent, ajoutant à notre inquiétude à quelques semaines des Jeux Olympiques de Paris. Même le ciel semble comploter contre nous avec cette pluie incessante depuis six mois. Mais ne laissons pas tout cela obscurcir notre vision de ce que la France a de magnifique à offrir.

Liberté, égalité, philosophie

Le monde entier nous envie notre liberté. La France est le berceau des Droits de l’Homme et des Lumières. Nos philosophes, de Voltaire à Sartre, ont sculpté des idéaux qui continuent de guider les esprits libres du monde entier. C’est ici que l’on peut s’asseoir dans un café, débattre de tout et de rien, avec une passion qui fait notre charme et notre singularité.

Un patrimoine à couper le souffle

Notre patrimoine est inégalé. Des châteaux de la Loire à la Tour Eiffel, en passant par les plages du Débarquement et les vignobles de Bordeaux, chaque coin de notre hexagone raconte une histoire. Et que dire de notre diversité paysagère ? Entre les montagnes des Alpes, les plaines de la Beauce, les falaises de Normandie et les calanques de Marseille, il y en a pour tous les goûts et toutes les envies.

La France, c’est aussi une mosaïque de cultures locales, chacune avec ses traditions, ses dialectes et ses fêtes. Du fest-noz breton aux marchés de Noël alsaciens, de la feria de Nîmes aux carnavals antillais, chaque région offre une palette de découvertes inépuisable.

Infrastructures et avancées technologiques

Nos infrastructures n’ont rien à envier à celles des autres pays. Le TGV file à travers le pays à une vitesse vertigineuse, tandis que nos métros et tramways, bien que parfois bondés, facilitent notre quotidien. Sur le plan technologique, la France n’est pas en reste. De la recherche médicale aux start-ups de la French Tech, notre pays innove et avance.

La force de l’enseignement

La France brille également par la qualité de son enseignement. Nos universités et grandes écoles, qu’elles soient publiques ou privées, proposent des formations d’excellence reconnues à l’international. De la Sorbonne à l’École Polytechnique, en passant par Sciences Po et HEC, nos établissements forment des esprits brillants prêts à conquérir le monde. Les jeunes Français bénéficient d’une éducation rigoureuse et polyvalente, alliant savoir académique et compétences pratiques, leur ouvrant ainsi les portes de nombreuses opportunités professionnelles. Nos enseignants, passionnés et dévoués, sont les artisans de cette réussite éducative qui continue de faire la fierté de notre pays.

Enfin, n’oublions pas notre inégalable art de vivre. Quand la météo nous offre une trêve, il n’y a rien de plus agréable que de s’attabler en terrasse, savourer un bon petit plat accompagné d’un verre de vin. Nos chefs cuisiniers, étoilés ou non, régalent nos papilles avec des mets raffinés et créatifs. Et même si le ciel est gris, le sourire d’un serveur apportant un café bien chaud suffit souvent à illuminer notre journée.

Alors oui, la France a ses défis, mais elle a aussi et surtout des trésors. En ces moments de morosité, n’oublions pas de lever les yeux et d’apprécier tout ce qui fait de notre pays un lieu unique, où la liberté, la culture, le patrimoine et l’art de vivre se conjuguent pour former un tableau inimitable. Malgré tout, ce n’est pas si mal que ça, n’est-ce pas ?

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L'industrie en France : état des lieux d’un secteur stratégique

https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-actualites/lindustrie-en-france-etat-des-lieux-dun-secteur-strategique

 

Le 12 juillet 2024

 

Quelle place occupe l’industrie en France ? Quels sont ses secteurs les plus porteurs ? Comment se situe-t-elle par rapport à ses voisins européens et dans le reste du monde ? Pour répondre, quelques chiffres à retrouver dans une infographie proposée par Bpifrance le Hub.  

Entre opportunités et défis, l’industrie en France se situe à un tournant crucial de son évolution. Elle doit en effet innover et se démarquer pour rester compétitive et préserver sa place de puissance incontournable au sein de l’échiquier économique mondial. Dans son infographie, Bpifrance le Hub, brosse le portrait de l’industrie française, évalue sa position face à ses concurrents internationaux en exposant ses forces, ses faiblesses, mais aussi les grands projets nationaux comme France 2030. 

L’industrie française en chiffres  

Différentes études permettent de mieux appréhender le tissu industriel de l’Hexagone et sa place au sein de l’industrie mondiale : 

  • la France est le troisième acteur industriel en Europe et se positionne au cinquième rang mondial ; 
  • Le secteur industriel génère plus de mille milliards d’euros de chiffre d’affaires et trois cent vingt-cinq milliards de valeur ajoutée ;  
  • En 2021, plus de 270 000 entreprises industrielles opéraient en France employant plus de trois millions de personne ;  
  • Cette même année, les créations d'emplois dans l'industrie ont doublé et les investissements étrangers ont augmenté de 32 % ; 
  • 70 % des exportations françaises sont générées par l’industrie ; 

Les principaux secteurs industriels en France  

La France bénéficie d'un tissu industriel diversifié. L’industrie agroalimentaire, avec ses 500 000 emplois et 17 000 entreprises, est le premier secteur industriel français. Elle est suivie par la métallurgie, la cosmétique, le luxe, l’aéronautique et l’automobile. Chaque secteur se distingue par des entreprises de renommée mondiale telles que Danone, L’Oréal, Airbus, Dassault et PSA. Le secteur du luxe, dominé par des géants comme LVMH et Hermès, génère à lui seul près de 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires.  

Comment évaluer l’industrie en France par rapport à ses concurrents ? 

Le premier atout de l’Hexagone est la diversification de son tissu industriel. La présence de nombreux géants dans différents secteurs d’activité assure à la France polyvalence et résilience. La France est aussi une nation innovante qui maîtrise certaines technologies de pointe, comme le spatial ou le nucléaire.

Elle est aidée dans sa croissance par une main-d’œuvre très qualifiée, aux compétences techniques élevées qui, souvent d’ailleurs, s’accompagnent de prétentions salariales élevés engendrant un problème de compétitivité à l’international. Le manque de souplesse du marché du travail, dû à une importante réglementation et une charge fiscale importante limite la flexibilité du secteur et peut être un frein à l’investissement. 

La France au sein de l’Union européenne, des opportunités à saisir 

Selon les données de la Banque mondiale, voici ce que représente le secteur industriel en pourcentage au sein de l’économie française, ainsi que dans l’économie de certains partenaires commerciaux :  

  • France : 16,8 % du PIB ; 
  • Allemagne : 26,6 % du PIB ; 
  • Royaume-Uni : 17,7 % du PIB ; 
  • Italie : 22,6 % du PIB. 

Si la France est légèrement en retard, elle n’a pas dit son dernier mot. Certaines initiatives comme France 2030 témoignent d’une réelle volonté d’investir dans l’industrie. L’hydrogène vert, la décarbonation de l’industrie, la production de véhicules électriques et d’avions bas carbone en France sont quelques-uns des projets d'avenir du pays. 

Les opportunités pour le pays se manifestent sous la forme de trois piliers principaux :  

  • L’IA, avec l’essor de l’intelligence artificielle en France (dont 16 licornes françaises) ;  
  • L’industrie 4.0, avec la nouvelle France industrielle voulue pour le gouvernement ;  
  • Les technologies vertes, notamment via l'initiative Green Tech Innovation.  

Cette nouvelle dynamique se traduit notamment par la création de startups toujours plus nombreuses, acteurs indispensables à la croissance et à la pérennité de notre industrie nationale. 

Sofia Ben Dhaya

 

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L’industrie en France : de nombreux atouts et des opportunités à saisir

https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/l-industrie-en-france-de-nombreux-atouts-et-des-opportunites-a-saisir-137349/

le 2 septembre 2024 

 

Au cours de l’été, Bpifrance a publié un état des lieux de l’industrie française sous forme d’infographies. Comment se porte notre industrie ? Est-elle toujours en déclin, comme beaucoup le disent, ou la réindustrialisation est-elle en marche ? Voyons ce qu’en disent les chiffres.

La désindustrialisation de la France est l’un des plus grands traumatismes économiques de l’histoire récente de notre pays. Avec à peine 13,4 % du PIB en 2021, contre 23 % en 1980 et 30 % dans les années 1950, l’industrie française n’a plus le même poids que par le passé.

Mais elle reste malgré tout dynamique et l’infographie de Bpifrance le Hub, dresse un portrait plutôt encourageant de l’état de notre industrie. Si la France souffre bel et bien des effets de 40 ans de désindustrialisation, une réindustrialisation reste possible, car la France dispose de nombreux atouts lui permettant de saisir des opportunités nouvelles.

L’industrie française en Europe et dans le monde

Selon l’infographie de Bpifrance, l’industrie française serait au 3e rang européen, derrière l’Allemagne et l’Italie. Néanmoins, si l’écart avec l’Allemagne est très important, il semble que la France et l’Italie se partagent en fait la 2e place ex æquo. Si l’on en croit les chiffres de l’INSEE, en 2020 l’industrie française était même légèrement devant l’Italie, avec près de 1 096 milliards de chiffre d’affaires contre 1 077 pour notre voisin. Toujours selon l’INSEE, le CA des entreprises industrielles était de 1 255 milliards d’euros en 2021, pour une valeur ajoutée de 325 milliards d’euros.

En revanche, pour ce qui est du palmarès mondial, Bpifrance classe l’industrie française au 5e rang mondial. Mais selon un rapport de la Cour des comptes daté du 14 décembre 2021, l’industrie française serait plutôt au huitième rang mondial (chiffres de 2019), alors qu’elle était encore la 6e puissance industrielle en 2004.

La réindustrialisation de la France semble se confirmer

Néanmoins, ces chiffres sont à relativiser, car les performances récentes du secteur industriel sont encourageantes. Avec 176 projets d’ouverture d’usines contre 56 fermetures, deux fois plus de créations d’emplois que de destructions, un boom de 32 % d’investissements étrangers et 87 retours d’entreprises contre 16 délocalisations, 2021 a ainsi été l’année de tous les records pour l’industrie française.

Et cette tendance positive semble se confirmer, puisque d’après le baromètre industriel de l’état, il y a eu 176 ouvertures nettes de sites industriels en 2022 et 201 en 2023.

La place de l’industrie dans l’économie française

En 2021, la France comportait plus de 270 000 entreprises industrielles, représentant plus de 3 millions d’emplois directs. Si la France reste une économie de services (le tertiaire embauche 80 % de la population active), l’industrie représente encore 16,8 % du PIB, soit un peu moins que le Royaume-Uni (17,7 %), mais bien moins que l’Allemagne (26,6 %).

Nous sommes donc en retard, mais l’industrie française possède tous les atouts pour se relever.

Un tissu industriel diversifié : avantage indéniable pour la France

Pour relancer son industrie, la France peut compter sur un tissu industriel varié et des secteurs particulièrement dynamiques comme l’agroalimentaire, la métallurgie (42 000 entreprises selon l’UIMM[1]), un secteur qui prévoit de recruter 110 000 personnes par an d’ici 2025, sans oublier le cosmétique, le luxe, l’automobile ou encore l’aéronautique, véritable booster de la croissance française.

Enfin, la France a aussi la chance de posséder, sur chaque secteur, des entreprises de renommée mondiale telles que L’Oréal, Danone, Airbus, PSA, Dassault, LVMH ou Hermès.

Et si cette diversification est un atout, vis-à-vis des autres pays, elle n’est pas la seule, car la France peut aussi compter sur une main-d’œuvre très qualifiée et une maîtrise de technologies de pointe (spatial, nucléaire, etc.).

De nouvelles opportunités à saisir !

Il y a au moins trois grandes familles de secteurs émergents sur lesquels la France semble de taille à rivaliser. Elle doit donc absolument miser sur ces opportunités pour confirmer sa dynamique de réindustrialisation sur le long terme :

  • les technologies vertes – que l’État soutient via l’initiative Green Tech Innovation ;
  • l’Intelligence artificielle – la France compte déjà presque 600 startups dans le domaine, dont 16 licornes ;
  • l’industrie 4.0 et le numérique.
  • Mais si elle veut relancer durablement son industrie, la France devra aussi, entre autres, augmenter ses investissements dans la recherche et allouer beaucoup de moyens à la R&D, à l’innovation et à l’enseignement supérieur.

    Quoi qu’il en soit, les leviers de réindustrialisation sont connus et sont intégrés au plan d’investissement France 2030. L’avenir nous dira si les efforts de réindustrialisation actuels seront suffisants, mais les perspectives semblent encourageantes.

    [1] L’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie 

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Spectacle National I Raconte-moi la France

https://lejournaldeleco.fr/spectacle-national-i-raconte-moi-la-france/#close-ep

le 24/10/2024

 

Nombreux sont celles et ceux qui rêvent de voyager dans le passé, de revivre les épopées marquantes de notre histoire. Tel est le pari de “Raconte-moi la France” , un spectacle grandiose et magique qui transportera petits et grands à travers le temps. De la préhistoire à l’antiquité, du Moyen-âge aux temps modernes, de la révolution industrielle à aujourd’hui, le point de départ se trouve au plateau de Gergovie. L’aventure débutera au zénith de Clermont-Ferrand du 26 au 31 octobre.


Il était une fois…

Accrochez vos ceintures car il est temps de partir à la recherche de nos origines et des bouleversements qui ont changé le cours du destin. Dans la lumière et l’obscurité,  l’histoire retrace ce qui a de plus beau et de plus mystérieux, l’évolution. Ce spectacle hors du commun révèlera en deux heures ses rois et ses reines, ses héroïnes mais aussi le peuple français : Vercingétorix, Clovis, Charlemagne, les vikings, Jeanne d’arc, Napoléon, tous seront présents.

Tout commence avec un homme d’affaires qui revient en France et hérite d’une vieille demeure de son oncle. Il fait alors la connaissance d’un jeune garçon qui lui donne un objet mystérieux. Pourquoi l’enfant lui a-t-il donné cet objet ? Serait-il doté d’un pouvoir extraordinaire ? Tom va passer une nuit qu’il n’oubliera jamais.

L’envers du décor

Le voyage de Tom promet d’être épique, 2h de magie avec au total  57 scènes dans un décor monumental de 30 mètres de base et de 14 mètres de haut. Plus de 3000 costumes et une centaine de comédiens, cavaliers cascadeurs et danseurs pour en prendre plein les yeux.  Porté par une bande son originale interprétée par les grandes voix du cinéma, l’immersion sera féerique.

Ce chef d’œuvre est signé Bruno Seillier. Avec ses 28 années d’expériences et plus de 80 créations originales. Son équipe s’est lancée dans ce pari fou de réconcilier le peuple français avec sa propre histoire. Va t-il réussir ? La suite au prochain épisode.

“Susciter dans le coeur du spectateur, plus qu’une émotion ou un plaisir fugace, une admiration, un émerveillement, préludes à un dialogue intérieur” évoque Bruno Seillier, scénariste et metteur en scènes international

5 années de tournée sont prévues pour diffuser cet hymne national qui restera gravé dans les mémoires. C’est le plus grand spectacle historique itinérant jamais réalisé en France ! L’indice pour découvrir la deuxième ville :  on la surnomme “la ville Lumière”. La Région Auvergne-Rhône-Alpes a le plaisir d’être le premier partenaire du spectacle !

 

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La semaine française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La semaine française (suite)
La semaine française (suite)
Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 20/10/24
Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 20/10/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 20/10/24

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Réindustrialisation de la France à horizon 2035 : besoins, contraintes et effets potentiels

https://www.strategie.gouv.fr/publications/reindustrialisation-de-france-horizon-2035-besoins-contraintes-effets-potentiels-0

Publié le Vendredi 12 juillet 2024 - Mis à jour le 13 septembre 2024

 

France Stratégie met en ligne un document de travail qui analyse différents scénarios de réindustrialisation à l'horizon 2035 et évalue leurs impacts en termes de ressources nécessaires pour y parvenir ainsi que les effets possibles sur les émissions de CO2 et sur certaines variables macroéconomiques d'intérêt. Ce travail de prospective doit aider les pouvoirs publics à déterminer le réalisme et le caractère souhaitable de chacun de ces scénarios, afin de sélectionner les leviers de réindustrialisation les plus adéquats pour parvenir au scénario choisi.

Cette étude prospective de France Stratégie a pour objectif de documenter les différents scénarios de réindustrialisation arrêtés par Olivier Lluansi dans la mission qui lui a été confiée en novembre 2023 par le ministre chargé de l’Économie et des Finances et par le ministre délégué à l’industrie sur l’avenir de nos politiques industrielles. 

Pour réaliser ces travaux, un groupe de travail technique a été mis en place par France Stratégie réunissant administrations (la Direction générale du Trésor, la Direction générale de l’énergie et du climat, la Direction générale des entreprises, le Secrétariat général à la planification écologique et l’Insee) et opérateurs (RTE et BPI France).

Huit scénarios de plus ou moins forte réindustrialisation ont été construits sur la période 2022-2035. Ils se différencient par la part qu’atteint en 2035 la valeur ajoutée manufacturière exprimée en pourcentage du PIB – 8 %, 10 %, 12 % ou 15 % – et pour certains par un accent mis sur les branches manufacturières considérées comme technologiques, sur les branches dites « en amont » ou sur celles « en aval ».

Ces huit scénarios offrent un cadre pour répondre notamment aux questions suivantes : quels sont les effets d’une augmentation de la part de la valeur ajoutée manufacturière dans l’économie sur les ressources nécessaires à un tel rebond industriel, telles que l’eau et le foncier ? Sur la consommation d’énergie et les émissions de CO2 ?

L’industrie manufacturière compte 3,1 millions d’emplois en 2022, soit environ 11 % des emplois en France métropolitaine. Une industrie manufacturière à 12 % du PIB pourrait nécessiter la création de 740 000 emplois entre 2022 et 2035, dans le cas où la réindustrialisation se ferait essentiellement par les secteurs aval et technologique.

Dans le cas d’une réindustrialisation par l’amont, les emplois progresseraient moins vite, avec potentiellement 580 000 emplois créés d’ici 2035. En termes de métiers, les ouvriers qualifiés et les techniciens et agents de maîtrise seraient les premiers bénéficiaires, en nombre, d’une réindustrialisation à 12 % du PIB.

Néanmoins, en relatif, la croissance des effectifs serait la plus forte (plus de 30 %) parmi les ingénieurs et cadres de l’industrie et les personnels d’études et de recherche exerçant dans les secteurs manufacturiers. Le besoin en emplois qualifiés augmenterait nettement plus vite que la part de la valeur ajoutée manufacturière dans le PIB.

Dans tous les scénarios, nous supposons à horizon 2035 une décarbonation dans l’industrie manufacturière. Mécaniquement, cela conduirait à réduire fortement sa consommation directe d’énergies fossiles dans les scénarios centraux (-58 % dans « Tech 10 % » et -45 % dans « Tech 12 % ») et donc ses émissions directes de gaz à effet de serre (-46 % et -32 %, respectivement).

Le corollaire de cette baisse des énergies fossiles est une hausse de la consommation d’électricité, qui se traduirait donc par une diminution des exports français d’électricité. L’échéance de 2035 se situant avant une possible mise en service de nouveaux réacteurs nucléaires, ces besoins supplémentaires pourront difficilement provenir intégralement d’une production d’électricité bas-carbone supplémentaire.

Dans le scénario « 15 % », la consommation d’électricité excéderait même largement les productions électriques bas-carbone anticipées : il serait alors nécessaire de solliciter de manière accrue les centrales à gaz fossile en France ou en Europe. Néanmoins, une plus forte réindustrialisation, venant se substituer à des productions industrielles étrangères, devrait être favorable à la baisse des émissions, si ce n’est à l’échelle française, du moins à l’échelle mondiale.

L’eau et le foncier sont des ressources naturelles finies dont la tension risque de s’accroître fortement ces prochaines années du fait du changement climatique. Cela impose d’anticiper les besoins potentiels liés à une réindustrialisation de la France.

Au total, ces besoins évolueraient très peu dans les scénarios à 10 %, mais la localisation des emplois et des nouvelles usines pourrait avoir un impact différencié selon la disponibilité de ces ressources dans les territoires concernés.

Une réindustrialisation à 12 % serait quant à elle synonyme d’intensification des besoins en foncier (de 23 000 à 30 000 hectares supplémentaires d’ici 2035) et en eau. Les prélèvements et la consommation d’eau de l’industrie manufacturière pourraient en effet largement augmenter si aucune amélioration dans les procédés n’est réalisée d’ici là (de 53 % à 60 % selon les scénarios).

"Les opinions exprimées dans ce document engagent leurs auteurs 
et n'ont pas vocation à refléter la position du gouvernement".

 

Auteurs

Grégory Claeys

Economie

Ruben Fotso

Economie

Maxime Gérardin

Développement durable et numérique

Coline Bouvart

Anciens auteurs de France Stratégie

Nassim Zbalah, Economie

François Belle-Larant, Economie

 

À télécharger

. https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-2024-ns-reindustrialisation.pdf

. https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-2024-dt-mission-industrie-22juillet10h-couv-final.pdf

. https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-2024-traduction_uk_lluansi_synth_v3-juillet.pdf

 

 

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La semaine française: Le fabriqué en France 2

Publié le par Jacques SAMELA.

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La semaine française : Le Fabriqué en France 1

Publié le par Jacques SAMELA.

La semaine française : Le Fabriqué en France 1
La semaine française : Le Fabriqué en France 1

Après l’édition 2021, me voici donc de nouveau à l’Elysée pour celle de 2024, avec quelques photos à l’appui aujourd’hui et demain, initiant en cela une semaine dédiée à la France des projets d’avenir, porteurs de compétitivité pour l’industrie, mais aussi de positivité et d’optimisme pour le pays.

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Le Wagon, 10 ans déjà

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Wagon, 10 ans déjà
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Le Wagon fête ses 10 ans

https://www.maddyness.com/2024/07/15/le-wagon-fete-ses-10-ans/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=3786ca20e8-EMAIL_CAMPAIGN_2024_07_21_03_43&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-3786ca20e8-%5BLIST_EMAIL_ID%5D

Le 22/07/24

 

Le Wagon célèbre les 10 ans de sa première formation. L’école cherche maintenant à étendre son activité vers l’enseignement supérieur et les pays nordiques.

En une décennie depuis sa création par les frères Boris et Romain Paillard,  accompagnés de Sébastien Saunier, l’école Le Wagon s’est affirmée comme un acteur reconnu de l’apprentissage des métiers de la tech. Le Wagon compte actuellement 40 campus dans le monde.

Dernière formation en date, de nouveaux cours d'introduction à l’IA générative pour se familiariser avec les nouveaux outils comme ChatGPT, Copilote, Faire, Piste et Perplexité. « Ce sont des cours en ligne de quarante heures que vous pouvez suivre à votre rythme », résume Boris Paillard.

Aujourd’hui, Le Wagon s'adapte aux nouveaux besoins des entreprises. Les étudiants ont la possibilité de se former au développement web, en Data Science & IA, Data Engineering, Data Analytics et Growth Marketing. 

Très tôt après la création de son campus à Paris, Le Wagon a dupliqué son modèle en ouvrant d'autres centres à Londres puis à Berlin, tout en élargissant son offre de formation. « Nous sommes une entreprise d’éducation intensive. Au début, nous étions spécialisés dans les métiers du développement logiciel et web. Nous avons diversifié notre offre à plusieurs métiers. Aujourd'hui, nous couvrons tous les métiers techniques. Nous formons à l’IA, à la Data Science et à l’analyse de données », explique Boris Paillard, cofondateur de Le Wagon

Des vues vers le supérieur classique

En une décennie, Le Wagon s’est forgé une solide communauté. Les startups créées par des anciens élèves sont parvenues à lever 1 milliard de dollars en cumulé. Sur plus de 26 000 étudiants formés, près de 90 % d'entre eux ont trouvé un emploi dans des scaleups « Chez Doctolib par exemple, une cinquantaine de développeurs sont issus de notre école. Il y a une sorte de mini-communauté Wagon chez Doctolib », explique Boris Paillard.

À l'avenir, Le Wagon veut devenir un établissement traditionnel d’études supérieures comme l’explique son cofondateur : « Nous avons maintenant des étudiants de plus en plus jeunes, parfois des jeunes diplômés et même des étudiants post-bac. On est en train de regarder comment lancer des programmes de Bachelor et de Master avec des écoles de commerce. » Le Wagon veut également se développer dans les pays nordiques, notamment en Suède ou au Danemark. 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/04/le-wagon-sur-de-bons-rails.html

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Devialet & Ynsect : De la difficulté d'innover

Publié le par Jacques SAMELA.

Devialet & Ynsect : De la difficulté d'innover
Devialet & Ynsect : De la difficulté d'innover

Systèmes audio : mauvaise passe pour Devialet

https://vipress.net/systemes-audio-mauvaise-passe-pour-devialet/

Le 09 Octobre 2024 

 

Selon Challenges, cette pépite française spécialisée dans les produits audio très haut de gamme aurait initié cet été une procédure de conciliation auprès du tribunal de commerce de Paris. Fin 2023, Devialet avait perdu deux de ses cadres dirigeants.

Mais que se passe-t-il chez Devialet, cette pépite française spécialisée dans les produits audios très haut de gamme qui avait séduit des investisseurs comme Xavier Niel, Bernard Arnault ou encore Jacques-Antoine Granjon ? Un an presque jour pour jour après le départ surprise de son directeur général d’alors, Franck Lebouchard, puis, un mois plus tard, de son président, Pierre-Emmanuel Calmel, notre confrère Challenges nous apprend aujourd’hui que Devialet a initié cet été une procédure de conciliation auprès du tribunal de commerce de Paris dans le but de rééchelonner sa dette et de lever des fonds.

D’une durée maximale de 5 mois, cette procédure de conciliation donnera-t-elle à Devialet le temps de se refaire une santé financière ? Rien n’est moins sûr, d’autant que le créneau sur lequel la société s’est engouffrée, à savoir des produits audios très haut de gamme, proches d’objets de luxe, ne semble plus faire recette. Il faut dire qu’avec des enceintes pouvant atteindre des tarifs autour des 3000 euros, aussi performantes soient-elles, le marché cible est restreint, surtout en période de crise.

Devialet avait pourtant levé 50 millions d’euros auprès de ses partenaires historiques et d’un nouvel investisseur asiatique, il y a deux ans, mais cela n’a, semble-t-il, pas été suffisant. L’entreprise a bien entrepris de diversifier son offre en ajoutant des amplificateurs, des écouteurs sans fil et des barres de son à son catalogue, toujours très haut de gamme, et mis en place plusieurs partenariats (Free, Huawei, BYD…), mais les résultats n’ont a priori pas été à la hauteur.

Selon Challenges, Jacques Demont, nouveau directeur général de Devialet nommé en février dernier, tente d’accélérer le développement à l’international pour sortir l’entreprise de cette mauvaise passe, en particulier en Chine, aux États-Unis et au Moyen-Orient.

Affaire à suivre…

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/devialet-une-pepite-francaise-a-l-ecoute.html

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YNSECT icone de la Frenchtech bascule dans un plan de sauvegarde

https://www.frenchweb.fr/ynsect-icone-de-la-frenchtech-bascule-dans-un-plan-de-sauvegarde/449245

Le 26/09/2024

Ynsect, l’une des startups française à s’être lancée dans la production de protéines et d’engrais à base d’insectes, a annoncé par communiqué de presse son placement sous procédure de sauvegarde. Cette décision, validée par le tribunal de commerce d’Évry, vise à geler les dettes de l’entreprise pendant six mois, permettant ainsi à Ynsect de se concentrer sur la stabilisation de sa situation financière et sur la poursuite de ses projets industriels.

Un modèle industriel ambitieux confronté à une croissance trop rapide par rapport aux résultats commerciaux.

Fondée en 2011 par Antoine Hubert, Jean-Gabriel Levon, Fabrice Berro, et Alexis Angot, Ynsect s’est spécialisée dans l’élevage et la transformation de vers de farine, destinés à l’alimentation animale, humaine, et à la production d’engrais. Depuis sa création, l’entreprise a levé un total de 560 millions d’euros et a investi massivement dans le développement de ses infrastructures industrielles.

En octobre 2020, Ynsect a clôturé un tour de table spectaculaire en série C de 350 millions d’euros, soutenu par Astanor Ventures, Upfront Ventures, FootPrint Coalition (le fonds de l’acteur Robert Downey Jr.), Happiness Capital, Supernova Invest, et Armat Group. Ce financement avait été complété par des participations de la Caisse des dépôts, du Crédit Agricole Brie Picardie, et de la Caisse d’Epargne Hauts-de-France. En 2019, la start-up avait déjà levé 113 millions d’euros et 21 millions d’euros en subventions.

En avril 2023, lors de la série D, le vent tourne et Ynsect décide de renforcer son équipe dirigeante pour faire face à l’expansion de ses activités, notamment en réorganisant son Comité Exécutif. Shankar Krishnamoorthy, ancien membre du comité exécutif d’Engie, a été nommé CEO de Ynsect, tandis qu’Antoine Hubert, cofondateur, s’est concentré sur l’innovation et les relations avec les investisseurs, tout en restant représentant de l’entreprise en tant que vice-président exécutif et « Chief Ynnovation Officer (CŸO) ».

La ferme expérimentale de Damparis (Jura)

En 2016, Ynsect a implanté sa première ferme expérimentale à Damparis, près de Dole, dans le Jura. Ce site, qui emploie une quarantaine de personnes, est dédié à l’élevage d’insectes et sert de laboratoire pour tester et affiner les processus industriels destinés à être déployés à plus grande échelle. Cette ferme joue un rôle clé dans le développement des technologies d’Ynsect, établissant les bases pour des projets plus ambitieux.

La ferme verticale d’Amiens (Somme)

Le projet phare d’Ynsect est la construction d’une ferme verticale à Amiens, dans la Somme, conçue pour devenir « la plus grande ferme verticale au monde » dédiée à la production de protéines à base d’insectes. Ce site vise à répondre à la demande mondiale croissante en produisant des protéines et des engrais à grande échelle.

Cependant, la montée en puissance de cette infrastructure a été plus complexe que prévu. Le processus d’industrialisation, notamment en ce qui concerne la reproduction des insectes, s’avère plus long. Bien que la levée de fonds de 160 millions d’euros réalisée en 2023-2024 ait été significative, elle n’a pas suffi à couvrir tous les besoins financiers du projet d’Amiens.

Cela étant en janvier 2024, la ferme d’Amiens a franchi une étape clé en obtenant une autorisation essentielle pour la commercialisation de protéines de vers de farine destinées à l’alimentation des chiens aux États-Unis.

Une procédure de sauvegarde, le temps de boucler de nouveaux financements.

Face à cette situation Ynsect a sollicité l’ouverture d’une procédure de sauvegarde pour geler ses créances et se protéger temporairement de ses créanciers. Cette période de six mois, pouvant être prolongée, permettra à l’entreprise de finaliser les discussions avec de nouveaux investisseurs et de stabiliser ses finances.

Ynsect est actuellement en pourparlers avancés avec plusieurs investisseurs.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html

 

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La filière cosmétique : Rendez-vous mondial et anniversaire

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique : Rendez-vous mondial et anniversaire
La filière cosmétique : Rendez-vous mondial et anniversaire

Cosmetic360 Week : une semaine de rencontres pour la filière parfumerie-cosmétique.

https://www.industries-cosmetiques.fr/cosmetic360-week-une-semaine-de-rencontres-pour-la-filiere-parfumerie-cosmetique/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_croissant_une_info_cosmetic360_week_une_semaine_de_rencontres_pour_la_filiere_parfumerie_cosmetique&utm_term=2024-09-12

Le 12 septembre 2024

 

Organisé par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley, le salon Cosmetic360, rendez-vous mondial de l’innovation pour la filière parfumerie cosmétique, se tiendra les 16 et 17 octobre 2024 au Carrousel du Louvre à Paris.

À cette occasion, aura lieu du 14 au 20 octobre, la Cosmetic360 Week, une semaine de networking national et international, conçue également autour de visites industrielles et culturelles en lien avec la recherche, l’innovation et la distribution. Les participants auront l’opportunité de se rencontrer autour de thématiques essentielles telles que la réglementation et la Cosmétopée, tout en découvrant l’expertise de la filière à travers des workshops et un Retail Tour.

Cette année, certaines portes industrielles s’ouvriront au grand public. Les sociétés Futura Gaïa et Denis & Fils mettront en avant leur savoir-faire auprès d’un public BtoC et BtoB. Les visites de Futura Gaïa et de Denis & Fils, prévues le 14 octobre, offriront une immersion dans des technologies innovantes et des savoir-faire traditionnels.

Les participants pourront ainsi explorer l’univers innovant de Futura Gaïa. Au croisement de l’agronomie de précision et de la technologie de pointe, l’entreprise conçoit et exploite une solution de culture verticale automatisée sur terreau, une solution qui répond aux besoins des industries cosmétique et pharmaceutique en ingrédients de grande qualité et sans pesticides.

Denis & Fils – fabricant de produits home fragrance depuis plus de 120 ans – invite professionnels et grand public à participer dans son usine pour découvrir les savoir-faire traditionnels de l’entreprise, dans les bougies notamment et des techniques industrielles associées.

Le 18 octobre, le Retail Tour, en partenariat avec l’agence Missions MMM, proposera une visite inspirante de six points de vente innovants à Paris, axée sur la durabilité.

Le programme complet est disponible à l’adresse suivante : https://www.cosmetic-week.com/fr/le-programme

Au Carrousel du Louvre, le salon Cosmetic360 réunira les décideurs autour des dernières avancées technologiques et des tendances émergentes. À l’occasion du 10e anniversaire du salon lors de l’année des Jeux Olympiques à Paris, les Cosmétopiades y seront organisées. Cette compétition internationale accueillera 14 pavillons issus du monde entier qui présenteront leur écosystème cosmétique.

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Cosmetic Valley : 30 ans !

https://www.industries-cosmetiques.fr/cosmetic-valley-30-ans/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_cafe_une_info_cosmetic_valley_30_ans&utm_term=2024-09-04

Le 19 juillet 2024

 

« Nous avons transformé les défis en opportunités, accompagnant les entreprises dans leur transformation pour apprivoiser les grandes transitions digitale et écologique, technologique et géopolitique, qui font l’avenir. Nous avons participé à la définition, à la création et à l’expansion d’une industrie compétitive, audacieuse et durable », a déclaré Marc-Antoine Jamet, président de Cosmetic Valley à l’occasion de la célébration du 30e anniversaire du pôle de compétitivité. Quelque 400 professionnels du secteur, décideurs, chercheurs, élus locaux, représentants de l’État et partenaires internationaux étaient réunis le 20 juin 2024, au château de Chambord, pour cette célébration.

Créé en 1994, avec la volonté de structurer une filière, de fédérer les acteurs de l’industrie cosmétique à l’export et de promouvoir l’innovation, Cosmetic Valley rassemble l’ensemble des savoir-faire métiers, de la culture des plantes jusqu’aux produits finis, ainsi que les écoles, centres de recherche et universités engagés dans le domaine. Cet écosystème est composé de plus de 80 % de TPE PME qui œuvrent aux côtés des ETI et groupes de la filière au développement de l’emploi en France.

L’emploi est l’une des priorités du pôle de compétitivité, un moteur du développement économique des territoires. Parmi ses actions récentes, il a déployé, en partenariat avec dix entreprises leaders du secteur, une campagne de communication digitale visant à attirer les talents, mettant en lumière l’excellence de la filière ainsi que ses engagements ambitieux en matière de transition écologique et numérique, affirmant son rôle déterminant dans l’économie et l’innovation.

Cosmetic Valley représente par ailleurs les intérêts de l’industrie cosmétique auprès des institutions. Le pôle agit comme un porte-parole influent pour l’industrie cosmétique, représentant les intérêts du secteur auprès des instances régionales, nationales et européennes. Cette prise de position vise à s’assurer que les politiques prennent en compte les spécificités et les besoins de l’industrie cosmétique. Depuis 2022, l’implantation d’un bureau à Bruxelles lui a permis au pôle de renforcer ses relations avec les autorités européennes, de représenter la filière parfumerie cosmétique française à l’Europe et d’accompagner efficacement les acteurs français vers les programmes européens de financement et de soutien au développement économique, à l’innovation, à l’industrie.

Cosmetic Valley accompagne les entreprises françaises à l’export par de la veille marché et des opérations collectives sur les salons internationaux en partenariat avec l’agence d’État Business France. En outre, elle a créé l’association Global Cosmetics Cluster qui a pour but d’accroître la collaboration internationale, tant pour le business que pour des projets de recherche et d’innovation, en créant des opportunités de réseautage et de partenariats. 

En octobre (en ce moment / NDLR), le pôle de compétitivité organisera la 10e édition du salon international Cosmetic 360.

« Nous étions régionaux, nous sommes devenus hexagonaux, nous étions français. Nous sommes devenus internationaux. Nous administrions l’instant. Nous avons osé l’innovation. Nous n’étions pas assez considérés. Nous sommes devenus le second poste de la balance commerciale de notre pays », a rappelé Marc-Antoine Jamet.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/10/la-filiere-cosmetique-une-embellie-francaise.html

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Dette française : Maintien de sa note, explication, Japon

Publié le par Jacques SAMELA.

Dette française : Maintien de sa note, explication, Japon
Dette française : Maintien de sa note, explication, Japon

Fitch s'inquiète mais maintient la note de la dette française

https://www.journaldeleconomie.fr/Fitch-s-inquiete-mais-maintient-la-note-de-la-dette-francaise_a13960.html

Le 14 Octobre 2024

L'agence de notation américaine Fitch a maintenu la note de la France à AA-, tout en la plaçant sous « perspective négative ». Un signal d'alarme pour les finances publiques françaises, en raison de l'aggravation du déficit et d'une dette publique en hausse.

Une note avec une « perspective négative » qui inquiète

L’agence Fitch a décidé de maintenir la note de la dette française à AA-, tout en lui attribuant une « perspective négative », indiquant une possible dégradation future si les comptes publics ne s'améliorent pas. Cette décision survient après la présentation du projet de budget 2025 par le gouvernement, qui prévoit un effort de 60 milliards d’euros pour réduire le déficit. Cependant, l’agence reste sceptique quant à la capacité de la France à atteindre les objectifs fixés.
Pour Fitch, la trajectoire budgétaire française semble de plus en plus défavorable. L’agence prévoit un déficit public qui devrait atteindre 6,1 % du produit intérieur brut (PIB) en 2024, loin des 4,4 % initialement espérés. Malgré les efforts annoncés, l'agence estime que le déficit ne descendra pas sous les 5 % du PIB avant 2025, voire 2026, et s'inquiète particulièrement de la dette publique, qui pourrait atteindre 118,5 % du PIB d'ici 2028.

 

Le ministre de l’Économie, Antoine Armand, a rapidement réagi, affirmant « prendre acte » de la décision de Fitch, tout en soulignant les points positifs mis en avant par l’agence, tels que la solidité de l’économie française et l’efficacité des institutions. Néanmoins, les doutes subsistent quant à la capacité du gouvernement à maîtriser la dette et à ramener le déficit sous la barre des 3 % du PIB d'ici 2029, comme l’exigent les traités européens.

Des obstacles politiques et économiques persistants

Fitch met également en avant des obstacles politiques qui compliquent la situation. La fragmentation politique en France, avec un gouvernement minoritaire, rend la mise en œuvre de réformes budgétaires difficile. Ce contexte politique tendu renforce l'incertitude quant à la capacité du pays à réduire son déficit dans les années à venir. « Le gouvernement pourrait devoir faire des concessions pour s'assurer le soutien des partis d'opposition », souligne l’agence, mettant en lumière les tensions qui risquent de compliquer la réalisation des objectifs budgétaires.
 

En comparaison avec d'autres pays européens, la situation de la France est préoccupante. L'Espagne et l'Italie, par exemple, affichent des prévisions de déficit plus faibles, avec respectivement 2,5 % et 3,3 % du PIB en 2024. Selon Oxford Economics, la France apparaît comme une « exception » dans la zone euro, en raison de ses difficultés à contrôler ses finances publiques.
 

Cet avertissement de Fitch, qui précède les évaluations des agences Moody’s et Standard & Poor’s prévues respectivement fin octobre et novembre, met une pression supplémentaire sur le gouvernement. Ces décisions futures seront déterminantes pour savoir si la France parvient à maintenir la confiance des marchés financiers ou si elle devra affronter une nouvelle dégradation de sa note souveraine, avec des conséquences potentielles sur ses taux d'emprunt et son économie.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/agences-de-notation-la-reponse-francaise.html

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Dette : mieux d'Etat ? Non, moins d'Etat !

https://www.linkedin.com/pulse/dette-mieux-detat-non-moins-thierry-breton-5xcxe/?trackingId=VQuQhnmhBjUaFGUUY%2F%2BFAA%3D%3D

Le 06 octobre 2024

 

En 1974, lorsqu'il accède au pouvoir à 48 ans, Valéry Giscard d'Estaing hérite d'un endettement de la France de 14,5 % par rapport au produit intérieur brut (PIB). Le 21 décembre prochain, lorsqu'Emmanuel Macron fêtera ses 47 ans, l'endettement de la France - quasiment multiplié par dix en un demi-siècle - dépassera les 112 %. Le recours à l'endettement - aux générations futures, donc - pour financer jusqu'à l'intenable notre modèle social, les conséquences de chocs imprévus, voire parfois un aventurisme économico-politique, est devenu, en cinquante ans, une spécificité française.

Comment en est-on arrivé là et qui en est, ou plutôt qui en sont les principaux responsables ?

Revenons sur l'évolution du ratio dette sur PIB au cours des cinquante dernières années et à son corollaire, la capacité de remboursement de la France. Cet indicateur est plus pertinent que la seule valeur absolue de notre dette, pour suivre l'évolution de nos performances dans la durée, car il intègre l'impact de la croissance et de l'inflation. Si la question vaut d'être posée, c'est naturellement parce qu'elle dépasse largement le champ de la macroéconomie et qu'elle dit beaucoup sur notre modèle socioculturel.

Addiction à la dette

À l'heure où la France semble découvrir, atterrée, la situation financière dramatique qui est la sienne, une lecture de la progression de l'endettement sous les six dernières présidences donne un éclairage inédit, parfois inattendu, des causes et circonstances de notre dérive collective. Elle permet d'en extraire une interprétation archéologique des strates de décisions politiques qui ont constitué notre dette. Un mot sur la méthodologie : afin d'obtenir un classement juste et équitable, nous retiendrons comme indicateur pertinent l'accroissement du ratio d'endettement annuel du pays sur la durée de chacun des mandats de nos présidents successifs. Et nous débuterons par la présidence qui, sur la foi de ces indicateurs, a été la plus importante contributrice à la situation actuelle. Pour finir par celle qui l'aura été le moins.

Il n'est pas question de décerner blâmes ou satisfecit mais de mettre en lumière, par l'analyse des performances de chacun, les racines du mal qui mine le pays à cause de son addiction à la dette. Une évidence s'impose : ce n'est pas de mieux d'Etat dont nous avons besoin mais de moins d'Etat.

. Présidence de Nicolas Sarkozy

De mai 2007 à mai 2012, l'augmentation de l'endettement généré sous le mandat du successeur de Jacques Chirac a atteint 24,7 points (de 64,5 % à 89,2 %). Soit une moyenne de 4,94 points par an qui en fait la présidence la plus dépensière (la dépense n'étant pas l'unique critère du déficit) de la Ve République. Comme les dirigeants des autres pays d'Europe, Nicolas Sarkozy, c'est vrai, a dû affronter la crise bancaire des subprimes et des dettes souveraines. Mais il aura été le plus dépensier de tous en étant à la genèse d'un « quoi qu'il en coûte » massif avant l'heure. L'Allemagne - qui a connu la même crise bancaire de l'autre côté du Rhin - a vu pour sa part son endettement évoluer de 13,3 points seulement (de 66,7 % à 80 %) sur la même période. Près de deux fois moins qu'en France.

Le quinquennat Sarkozy marque le début d'un décrochage massif - et mortifère - de notre endettement face à celui de l'Allemagne. Alors que la France était entrée dans la crise en meilleure position - avec un endettement en 2006 de 64,6 % contre 66,7 % pour l'Allemagne -, les courbes avaient significativement divergé fin 2012, le ratio de la France ressortant à 90,6 % et celui de l'Allemagne restant limité à 81,1 %.

Au nombre des facteurs qui entrent en ligne de compte pour expliquer cet accroissement massif de 25 points de PIB en cinq ans, un certain nombre de décisions économiques contracycliques ou à contresens, dont la loi Tepa (travail, emploi, pouvoir d'achat).

. Présidence de François Mitterrand

En quatorze ans, de mai 1981 à mai 1995, l'augmentation de l'endettement de la France passe de 21,3 % à 52,65 %, soit 31,35 points durant deux septennats qui, certes, comportent deux phases de cohabitation de deux ans chacune (1). En moyenne, notre endettement a crû de 2,25 points par an. François Mitterrand aura été l'inventeur du financement, par l'endettement et donc par les générations futures, des « avancées sociales à la française » qui se sont notamment concrétisées par la réduction du temps de travail, la 5e semaine de congés payés, la retraite à 60 ans, l'embauche de 1,5 million fonctionnaires, les nationalisations…

Le mythe mitterrandien du « travailler moins tout en maintenant un niveau élevé de prestations sociales » massivement financé à crédit a survécu à son auteur. Il est l'une des principales dynamiques de la dramatique dérive de nos finances publiques qui, aujourd'hui, menace la pérennité même de notre modèle social. Personne, à gauche, n'a eu le courage politique de confronter le dogme à la réalité, condition sine qua non à la refondation d'une gauche sociale démocrate et moderne de gouvernement.

. Présidence de François Hollande

En cinq ans, de mai 2012 à mai 2017, l'augmentation de l'endettement a été de 9 points (de 89,2 % à 98,2 %), soit de 1,8 point par an. Nouvellement élu, le président Hollande refuse de reprendre à son compte les conclusions du rapport du premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, sur le quinquennat Sarkozy. Fustigeant l'accroissement de 50 % de la dette de la France en cinq ans (de 1.200 à 1.800 milliards), ce rapport préconisait notamment des mesures immédiates et radicales de redressement des finances publiques. Au lieu de quoi, et malgré l'effet d'aubaine offert par la baisse des taux d'intérêt pour réduire la dette, on laissera filer dépenses et déficits.

. Présidence d'Emmanuel Macron

En sept ans et sept mois, l'augmentation de l'endettement de la France s'est élevée à 13,8 points (de 98,2 % à 112 %), soit 1,8 point d'endettement par an. Contrairement au sentiment répandu, Emmanuel Macron a donc réalisé exactement la même 'performance' que François Hollande en termes de contribution à l'endettement public. Le président Macron, on le sait, a dû faire face à la crise du Covid et réagir, comme tous les pays, à ses multiples conséquences économiques et sociales.

La France, grâce à la politique du « quoi qu'il en coûte », a été l'un des pays les plus généreux et les plus réactifs. La crise de l'énergie et les dispositifs destinés à compenser l'inflation ont pesé lourdement sur l'endettement. Non gagés, la nécessaire décrue des prélèvements obligatoires visant à accroître, non sans succès, l'attractivité du pays, la « facture gilets jaunes », la suppression de la taxe d'habitation sont parmi les facteurs qui, avec la réforme trop tardive de la loi sur les retraites, ont accentué la dérive spontanée des déficits et hissé l'endettement à plus de 3.200 milliards d'euros.

. Présidence de Valéry Giscard d'Estaing

En sept ans, de mai 1974 à mai 1981, l'augmentation de l'endettement a atteint 6,9 points (de 14,4 % à 21,3 %), soit 0,98 point par an. Le septennat du président Giscard d'Estaing a été percuté par le premier choc pétrolier de 1973 dont les conséquences économiques se feront ressentir jusqu'en 1976 avant d'être aggravées par le second choc de 1979. Le rôle du Premier ministre Raymond Barre, artisan d'une politique de rigueur budgétaire, a été déterminant pour limiter les conséquences et la première envolée de la dette… à un peu plus de 20 % !

. Présidence de Jacques Chirac

En douze ans, de mai 1995 à mai 2007, l'augmentation de l'endettement a été de 11,85 points (de 52,65 % à 64,5 %), soit de 0,98 point par an. Cette contribution annuelle est à l'identique de celle de Valéry Giscard d'Estaing. Il convient, bien entendu, d'intégrer dans ce bilan les cinq années de cohabitation Jospin, de juin 1997 à mai 2002, période de croissance soutenue qui marque le passage à l'euro et au cours de laquelle l'endettement va passer de 60,7 % à 59,3 %.

Sur la fin du mandat du président Chirac, la France, suivant en cela les recommandations du rapport Pébereau, va s'attaquer résolument à la réduction de son endettement. Son action a débouché sur une baisse de près de 3 points en deux ans (de 67,4 % en 2005 à 64,5 % en 2007) et au retour à un excédent primaire en 2006, c'est-à-dire un budget à l'équilibre avant charge des intérêts de la dette. Cet élan sera stoppé net en juillet 2007 après que Nicolas Sarkozy, nouvellement élu, eut annoncé à l'Eurogroup que la France renonçait à sa trajectoire de réduction d'endettement à 60 %, programmée pour l'horizon 2010.

Nos faiblesses passées

En matière d'endettement public, les chiffres disent crûment et mieux que tout la vérité sur la part de chacun dans l'affaissement, sur 50 ans, de la France face à son addiction à la dette.

Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac se retrouvent côte à côte sur le podium des présidents les plus « vertueux ». Emmanuel Macron et François Hollande, dont le destin semble décidément lié, partagent une part contributive similaire durant leur mandat. Enfin, si tout semble opposer François Mitterrand et Nicolas Sarkozy, ils auront été l'un et l'autre, le second surtout, l'avers et le revers d'une même réalité : les deux plus importants contributeurs à ce mal français qu'est notre préférence pour le déficit et la dette.

Le laisser-aller, les demi-mesures, le seul objectif du 'mieux d'Etat', cela n'a jamais marché depuis 50 ans.

En moyenne lissée, notre endettement se sera accru chaque année de 1,9 point de PIB depuis 1974 ; un chiffre à mettre en parallèle avec la moyenne annualisée de nos déficits au cours de la période, soit 57,4 milliards d'euros par an.

Alors que la France fait désormais partie des pays européens les plus laxistes en matière de finances publiques et que la Commission européenne a ouvert à son encontre une procédure pour déficit excessif, sachent nos faiblesses passées éclairer ceux qui s'apprêtent à prendre des décisions essentielles pour l'avenir du pays. Quand la France a résolument baissé son endettement, ce fut au prix d'une politique volontariste , prioritaire, clairement affichée et déroulée contre vents et marées.

Le laisser-aller, les demi-mesures, le seul objectif du « mieux d'Etat », cela n'a jamais marché depuis 50 ans.

Pour lutter contre le chômage structurel, la baisse de compétitivité, le plafonnement de la croissance et de l'innovation, et pour sauvegarder notre modèle social, c'est au « moins d'Etat » qu'il faut s'attaquer. Résolument.

Thierry Breton est ancien ministre de l'Economie des finances et de l'industrie, ancien commissaire européen au marché intérieur.

(1) De 1993 à 1995, Edouard Balladur, Premier ministre de cohabitation, avait augmenté l'endettement de plus de 10 points conséquemment à la crise du Système Monétaire Européen de 1993 et l'explosion du déficit à plus de 6 %.

Tribune publiée par Les Echos le 6 octobre 2024 : https://www.lesechos.fr/idees-debats/crible/dette-mieux-detat-non-moins-detat-2123513

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/03/thierry-breton-nicolas-dufourcq-en-mission.html

 

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