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Devialet & Ynsect : De la difficulté d'innover

Publié le par Jacques SAMELA.

Devialet & Ynsect : De la difficulté d'innover
Devialet & Ynsect : De la difficulté d'innover

Systèmes audio : mauvaise passe pour Devialet

https://vipress.net/systemes-audio-mauvaise-passe-pour-devialet/

Le 09 Octobre 2024 

 

Selon Challenges, cette pépite française spécialisée dans les produits audio très haut de gamme aurait initié cet été une procédure de conciliation auprès du tribunal de commerce de Paris. Fin 2023, Devialet avait perdu deux de ses cadres dirigeants.

Mais que se passe-t-il chez Devialet, cette pépite française spécialisée dans les produits audios très haut de gamme qui avait séduit des investisseurs comme Xavier Niel, Bernard Arnault ou encore Jacques-Antoine Granjon ? Un an presque jour pour jour après le départ surprise de son directeur général d’alors, Franck Lebouchard, puis, un mois plus tard, de son président, Pierre-Emmanuel Calmel, notre confrère Challenges nous apprend aujourd’hui que Devialet a initié cet été une procédure de conciliation auprès du tribunal de commerce de Paris dans le but de rééchelonner sa dette et de lever des fonds.

D’une durée maximale de 5 mois, cette procédure de conciliation donnera-t-elle à Devialet le temps de se refaire une santé financière ? Rien n’est moins sûr, d’autant que le créneau sur lequel la société s’est engouffrée, à savoir des produits audios très haut de gamme, proches d’objets de luxe, ne semble plus faire recette. Il faut dire qu’avec des enceintes pouvant atteindre des tarifs autour des 3000 euros, aussi performantes soient-elles, le marché cible est restreint, surtout en période de crise.

Devialet avait pourtant levé 50 millions d’euros auprès de ses partenaires historiques et d’un nouvel investisseur asiatique, il y a deux ans, mais cela n’a, semble-t-il, pas été suffisant. L’entreprise a bien entrepris de diversifier son offre en ajoutant des amplificateurs, des écouteurs sans fil et des barres de son à son catalogue, toujours très haut de gamme, et mis en place plusieurs partenariats (Free, Huawei, BYD…), mais les résultats n’ont a priori pas été à la hauteur.

Selon Challenges, Jacques Demont, nouveau directeur général de Devialet nommé en février dernier, tente d’accélérer le développement à l’international pour sortir l’entreprise de cette mauvaise passe, en particulier en Chine, aux États-Unis et au Moyen-Orient.

Affaire à suivre…

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/devialet-une-pepite-francaise-a-l-ecoute.html

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YNSECT icone de la Frenchtech bascule dans un plan de sauvegarde

https://www.frenchweb.fr/ynsect-icone-de-la-frenchtech-bascule-dans-un-plan-de-sauvegarde/449245

Le 26/09/2024

Ynsect, l’une des startups française à s’être lancée dans la production de protéines et d’engrais à base d’insectes, a annoncé par communiqué de presse son placement sous procédure de sauvegarde. Cette décision, validée par le tribunal de commerce d’Évry, vise à geler les dettes de l’entreprise pendant six mois, permettant ainsi à Ynsect de se concentrer sur la stabilisation de sa situation financière et sur la poursuite de ses projets industriels.

Un modèle industriel ambitieux confronté à une croissance trop rapide par rapport aux résultats commerciaux.

Fondée en 2011 par Antoine Hubert, Jean-Gabriel Levon, Fabrice Berro, et Alexis Angot, Ynsect s’est spécialisée dans l’élevage et la transformation de vers de farine, destinés à l’alimentation animale, humaine, et à la production d’engrais. Depuis sa création, l’entreprise a levé un total de 560 millions d’euros et a investi massivement dans le développement de ses infrastructures industrielles.

En octobre 2020, Ynsect a clôturé un tour de table spectaculaire en série C de 350 millions d’euros, soutenu par Astanor Ventures, Upfront Ventures, FootPrint Coalition (le fonds de l’acteur Robert Downey Jr.), Happiness Capital, Supernova Invest, et Armat Group. Ce financement avait été complété par des participations de la Caisse des dépôts, du Crédit Agricole Brie Picardie, et de la Caisse d’Epargne Hauts-de-France. En 2019, la start-up avait déjà levé 113 millions d’euros et 21 millions d’euros en subventions.

En avril 2023, lors de la série D, le vent tourne et Ynsect décide de renforcer son équipe dirigeante pour faire face à l’expansion de ses activités, notamment en réorganisant son Comité Exécutif. Shankar Krishnamoorthy, ancien membre du comité exécutif d’Engie, a été nommé CEO de Ynsect, tandis qu’Antoine Hubert, cofondateur, s’est concentré sur l’innovation et les relations avec les investisseurs, tout en restant représentant de l’entreprise en tant que vice-président exécutif et « Chief Ynnovation Officer (CŸO) ».

La ferme expérimentale de Damparis (Jura)

En 2016, Ynsect a implanté sa première ferme expérimentale à Damparis, près de Dole, dans le Jura. Ce site, qui emploie une quarantaine de personnes, est dédié à l’élevage d’insectes et sert de laboratoire pour tester et affiner les processus industriels destinés à être déployés à plus grande échelle. Cette ferme joue un rôle clé dans le développement des technologies d’Ynsect, établissant les bases pour des projets plus ambitieux.

La ferme verticale d’Amiens (Somme)

Le projet phare d’Ynsect est la construction d’une ferme verticale à Amiens, dans la Somme, conçue pour devenir « la plus grande ferme verticale au monde » dédiée à la production de protéines à base d’insectes. Ce site vise à répondre à la demande mondiale croissante en produisant des protéines et des engrais à grande échelle.

Cependant, la montée en puissance de cette infrastructure a été plus complexe que prévu. Le processus d’industrialisation, notamment en ce qui concerne la reproduction des insectes, s’avère plus long. Bien que la levée de fonds de 160 millions d’euros réalisée en 2023-2024 ait été significative, elle n’a pas suffi à couvrir tous les besoins financiers du projet d’Amiens.

Cela étant en janvier 2024, la ferme d’Amiens a franchi une étape clé en obtenant une autorisation essentielle pour la commercialisation de protéines de vers de farine destinées à l’alimentation des chiens aux États-Unis.

Une procédure de sauvegarde, le temps de boucler de nouveaux financements.

Face à cette situation Ynsect a sollicité l’ouverture d’une procédure de sauvegarde pour geler ses créances et se protéger temporairement de ses créanciers. Cette période de six mois, pouvant être prolongée, permettra à l’entreprise de finaliser les discussions avec de nouveaux investisseurs et de stabiliser ses finances.

Ynsect est actuellement en pourparlers avancés avec plusieurs investisseurs.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html

 

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La filière cosmétique : Rendez-vous mondial et anniversaire

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique : Rendez-vous mondial et anniversaire
La filière cosmétique : Rendez-vous mondial et anniversaire

Cosmetic360 Week : une semaine de rencontres pour la filière parfumerie-cosmétique.

https://www.industries-cosmetiques.fr/cosmetic360-week-une-semaine-de-rencontres-pour-la-filiere-parfumerie-cosmetique/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_croissant_une_info_cosmetic360_week_une_semaine_de_rencontres_pour_la_filiere_parfumerie_cosmetique&utm_term=2024-09-12

Le 12 septembre 2024

 

Organisé par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley, le salon Cosmetic360, rendez-vous mondial de l’innovation pour la filière parfumerie cosmétique, se tiendra les 16 et 17 octobre 2024 au Carrousel du Louvre à Paris.

À cette occasion, aura lieu du 14 au 20 octobre, la Cosmetic360 Week, une semaine de networking national et international, conçue également autour de visites industrielles et culturelles en lien avec la recherche, l’innovation et la distribution. Les participants auront l’opportunité de se rencontrer autour de thématiques essentielles telles que la réglementation et la Cosmétopée, tout en découvrant l’expertise de la filière à travers des workshops et un Retail Tour.

Cette année, certaines portes industrielles s’ouvriront au grand public. Les sociétés Futura Gaïa et Denis & Fils mettront en avant leur savoir-faire auprès d’un public BtoC et BtoB. Les visites de Futura Gaïa et de Denis & Fils, prévues le 14 octobre, offriront une immersion dans des technologies innovantes et des savoir-faire traditionnels.

Les participants pourront ainsi explorer l’univers innovant de Futura Gaïa. Au croisement de l’agronomie de précision et de la technologie de pointe, l’entreprise conçoit et exploite une solution de culture verticale automatisée sur terreau, une solution qui répond aux besoins des industries cosmétique et pharmaceutique en ingrédients de grande qualité et sans pesticides.

Denis & Fils – fabricant de produits home fragrance depuis plus de 120 ans – invite professionnels et grand public à participer dans son usine pour découvrir les savoir-faire traditionnels de l’entreprise, dans les bougies notamment et des techniques industrielles associées.

Le 18 octobre, le Retail Tour, en partenariat avec l’agence Missions MMM, proposera une visite inspirante de six points de vente innovants à Paris, axée sur la durabilité.

Le programme complet est disponible à l’adresse suivante : https://www.cosmetic-week.com/fr/le-programme

Au Carrousel du Louvre, le salon Cosmetic360 réunira les décideurs autour des dernières avancées technologiques et des tendances émergentes. À l’occasion du 10e anniversaire du salon lors de l’année des Jeux Olympiques à Paris, les Cosmétopiades y seront organisées. Cette compétition internationale accueillera 14 pavillons issus du monde entier qui présenteront leur écosystème cosmétique.

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Cosmetic Valley : 30 ans !

https://www.industries-cosmetiques.fr/cosmetic-valley-30-ans/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_cafe_une_info_cosmetic_valley_30_ans&utm_term=2024-09-04

Le 19 juillet 2024

 

« Nous avons transformé les défis en opportunités, accompagnant les entreprises dans leur transformation pour apprivoiser les grandes transitions digitale et écologique, technologique et géopolitique, qui font l’avenir. Nous avons participé à la définition, à la création et à l’expansion d’une industrie compétitive, audacieuse et durable », a déclaré Marc-Antoine Jamet, président de Cosmetic Valley à l’occasion de la célébration du 30e anniversaire du pôle de compétitivité. Quelque 400 professionnels du secteur, décideurs, chercheurs, élus locaux, représentants de l’État et partenaires internationaux étaient réunis le 20 juin 2024, au château de Chambord, pour cette célébration.

Créé en 1994, avec la volonté de structurer une filière, de fédérer les acteurs de l’industrie cosmétique à l’export et de promouvoir l’innovation, Cosmetic Valley rassemble l’ensemble des savoir-faire métiers, de la culture des plantes jusqu’aux produits finis, ainsi que les écoles, centres de recherche et universités engagés dans le domaine. Cet écosystème est composé de plus de 80 % de TPE PME qui œuvrent aux côtés des ETI et groupes de la filière au développement de l’emploi en France.

L’emploi est l’une des priorités du pôle de compétitivité, un moteur du développement économique des territoires. Parmi ses actions récentes, il a déployé, en partenariat avec dix entreprises leaders du secteur, une campagne de communication digitale visant à attirer les talents, mettant en lumière l’excellence de la filière ainsi que ses engagements ambitieux en matière de transition écologique et numérique, affirmant son rôle déterminant dans l’économie et l’innovation.

Cosmetic Valley représente par ailleurs les intérêts de l’industrie cosmétique auprès des institutions. Le pôle agit comme un porte-parole influent pour l’industrie cosmétique, représentant les intérêts du secteur auprès des instances régionales, nationales et européennes. Cette prise de position vise à s’assurer que les politiques prennent en compte les spécificités et les besoins de l’industrie cosmétique. Depuis 2022, l’implantation d’un bureau à Bruxelles lui a permis au pôle de renforcer ses relations avec les autorités européennes, de représenter la filière parfumerie cosmétique française à l’Europe et d’accompagner efficacement les acteurs français vers les programmes européens de financement et de soutien au développement économique, à l’innovation, à l’industrie.

Cosmetic Valley accompagne les entreprises françaises à l’export par de la veille marché et des opérations collectives sur les salons internationaux en partenariat avec l’agence d’État Business France. En outre, elle a créé l’association Global Cosmetics Cluster qui a pour but d’accroître la collaboration internationale, tant pour le business que pour des projets de recherche et d’innovation, en créant des opportunités de réseautage et de partenariats. 

En octobre (en ce moment / NDLR), le pôle de compétitivité organisera la 10e édition du salon international Cosmetic 360.

« Nous étions régionaux, nous sommes devenus hexagonaux, nous étions français. Nous sommes devenus internationaux. Nous administrions l’instant. Nous avons osé l’innovation. Nous n’étions pas assez considérés. Nous sommes devenus le second poste de la balance commerciale de notre pays », a rappelé Marc-Antoine Jamet.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/10/la-filiere-cosmetique-une-embellie-francaise.html

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Dette française : Maintien de sa note, explication, Japon

Publié le par Jacques SAMELA.

Dette française : Maintien de sa note, explication, Japon
Dette française : Maintien de sa note, explication, Japon

Fitch s'inquiète mais maintient la note de la dette française

https://www.journaldeleconomie.fr/Fitch-s-inquiete-mais-maintient-la-note-de-la-dette-francaise_a13960.html

Le 14 Octobre 2024

L'agence de notation américaine Fitch a maintenu la note de la France à AA-, tout en la plaçant sous « perspective négative ». Un signal d'alarme pour les finances publiques françaises, en raison de l'aggravation du déficit et d'une dette publique en hausse.

Une note avec une « perspective négative » qui inquiète

L’agence Fitch a décidé de maintenir la note de la dette française à AA-, tout en lui attribuant une « perspective négative », indiquant une possible dégradation future si les comptes publics ne s'améliorent pas. Cette décision survient après la présentation du projet de budget 2025 par le gouvernement, qui prévoit un effort de 60 milliards d’euros pour réduire le déficit. Cependant, l’agence reste sceptique quant à la capacité de la France à atteindre les objectifs fixés.
Pour Fitch, la trajectoire budgétaire française semble de plus en plus défavorable. L’agence prévoit un déficit public qui devrait atteindre 6,1 % du produit intérieur brut (PIB) en 2024, loin des 4,4 % initialement espérés. Malgré les efforts annoncés, l'agence estime que le déficit ne descendra pas sous les 5 % du PIB avant 2025, voire 2026, et s'inquiète particulièrement de la dette publique, qui pourrait atteindre 118,5 % du PIB d'ici 2028.

 

Le ministre de l’Économie, Antoine Armand, a rapidement réagi, affirmant « prendre acte » de la décision de Fitch, tout en soulignant les points positifs mis en avant par l’agence, tels que la solidité de l’économie française et l’efficacité des institutions. Néanmoins, les doutes subsistent quant à la capacité du gouvernement à maîtriser la dette et à ramener le déficit sous la barre des 3 % du PIB d'ici 2029, comme l’exigent les traités européens.

Des obstacles politiques et économiques persistants

Fitch met également en avant des obstacles politiques qui compliquent la situation. La fragmentation politique en France, avec un gouvernement minoritaire, rend la mise en œuvre de réformes budgétaires difficile. Ce contexte politique tendu renforce l'incertitude quant à la capacité du pays à réduire son déficit dans les années à venir. « Le gouvernement pourrait devoir faire des concessions pour s'assurer le soutien des partis d'opposition », souligne l’agence, mettant en lumière les tensions qui risquent de compliquer la réalisation des objectifs budgétaires.
 

En comparaison avec d'autres pays européens, la situation de la France est préoccupante. L'Espagne et l'Italie, par exemple, affichent des prévisions de déficit plus faibles, avec respectivement 2,5 % et 3,3 % du PIB en 2024. Selon Oxford Economics, la France apparaît comme une « exception » dans la zone euro, en raison de ses difficultés à contrôler ses finances publiques.
 

Cet avertissement de Fitch, qui précède les évaluations des agences Moody’s et Standard & Poor’s prévues respectivement fin octobre et novembre, met une pression supplémentaire sur le gouvernement. Ces décisions futures seront déterminantes pour savoir si la France parvient à maintenir la confiance des marchés financiers ou si elle devra affronter une nouvelle dégradation de sa note souveraine, avec des conséquences potentielles sur ses taux d'emprunt et son économie.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/agences-de-notation-la-reponse-francaise.html

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Dette : mieux d'Etat ? Non, moins d'Etat !

https://www.linkedin.com/pulse/dette-mieux-detat-non-moins-thierry-breton-5xcxe/?trackingId=VQuQhnmhBjUaFGUUY%2F%2BFAA%3D%3D

Le 06 octobre 2024

 

En 1974, lorsqu'il accède au pouvoir à 48 ans, Valéry Giscard d'Estaing hérite d'un endettement de la France de 14,5 % par rapport au produit intérieur brut (PIB). Le 21 décembre prochain, lorsqu'Emmanuel Macron fêtera ses 47 ans, l'endettement de la France - quasiment multiplié par dix en un demi-siècle - dépassera les 112 %. Le recours à l'endettement - aux générations futures, donc - pour financer jusqu'à l'intenable notre modèle social, les conséquences de chocs imprévus, voire parfois un aventurisme économico-politique, est devenu, en cinquante ans, une spécificité française.

Comment en est-on arrivé là et qui en est, ou plutôt qui en sont les principaux responsables ?

Revenons sur l'évolution du ratio dette sur PIB au cours des cinquante dernières années et à son corollaire, la capacité de remboursement de la France. Cet indicateur est plus pertinent que la seule valeur absolue de notre dette, pour suivre l'évolution de nos performances dans la durée, car il intègre l'impact de la croissance et de l'inflation. Si la question vaut d'être posée, c'est naturellement parce qu'elle dépasse largement le champ de la macroéconomie et qu'elle dit beaucoup sur notre modèle socioculturel.

Addiction à la dette

À l'heure où la France semble découvrir, atterrée, la situation financière dramatique qui est la sienne, une lecture de la progression de l'endettement sous les six dernières présidences donne un éclairage inédit, parfois inattendu, des causes et circonstances de notre dérive collective. Elle permet d'en extraire une interprétation archéologique des strates de décisions politiques qui ont constitué notre dette. Un mot sur la méthodologie : afin d'obtenir un classement juste et équitable, nous retiendrons comme indicateur pertinent l'accroissement du ratio d'endettement annuel du pays sur la durée de chacun des mandats de nos présidents successifs. Et nous débuterons par la présidence qui, sur la foi de ces indicateurs, a été la plus importante contributrice à la situation actuelle. Pour finir par celle qui l'aura été le moins.

Il n'est pas question de décerner blâmes ou satisfecit mais de mettre en lumière, par l'analyse des performances de chacun, les racines du mal qui mine le pays à cause de son addiction à la dette. Une évidence s'impose : ce n'est pas de mieux d'Etat dont nous avons besoin mais de moins d'Etat.

. Présidence de Nicolas Sarkozy

De mai 2007 à mai 2012, l'augmentation de l'endettement généré sous le mandat du successeur de Jacques Chirac a atteint 24,7 points (de 64,5 % à 89,2 %). Soit une moyenne de 4,94 points par an qui en fait la présidence la plus dépensière (la dépense n'étant pas l'unique critère du déficit) de la Ve République. Comme les dirigeants des autres pays d'Europe, Nicolas Sarkozy, c'est vrai, a dû affronter la crise bancaire des subprimes et des dettes souveraines. Mais il aura été le plus dépensier de tous en étant à la genèse d'un « quoi qu'il en coûte » massif avant l'heure. L'Allemagne - qui a connu la même crise bancaire de l'autre côté du Rhin - a vu pour sa part son endettement évoluer de 13,3 points seulement (de 66,7 % à 80 %) sur la même période. Près de deux fois moins qu'en France.

Le quinquennat Sarkozy marque le début d'un décrochage massif - et mortifère - de notre endettement face à celui de l'Allemagne. Alors que la France était entrée dans la crise en meilleure position - avec un endettement en 2006 de 64,6 % contre 66,7 % pour l'Allemagne -, les courbes avaient significativement divergé fin 2012, le ratio de la France ressortant à 90,6 % et celui de l'Allemagne restant limité à 81,1 %.

Au nombre des facteurs qui entrent en ligne de compte pour expliquer cet accroissement massif de 25 points de PIB en cinq ans, un certain nombre de décisions économiques contracycliques ou à contresens, dont la loi Tepa (travail, emploi, pouvoir d'achat).

. Présidence de François Mitterrand

En quatorze ans, de mai 1981 à mai 1995, l'augmentation de l'endettement de la France passe de 21,3 % à 52,65 %, soit 31,35 points durant deux septennats qui, certes, comportent deux phases de cohabitation de deux ans chacune (1). En moyenne, notre endettement a crû de 2,25 points par an. François Mitterrand aura été l'inventeur du financement, par l'endettement et donc par les générations futures, des « avancées sociales à la française » qui se sont notamment concrétisées par la réduction du temps de travail, la 5e semaine de congés payés, la retraite à 60 ans, l'embauche de 1,5 million fonctionnaires, les nationalisations…

Le mythe mitterrandien du « travailler moins tout en maintenant un niveau élevé de prestations sociales » massivement financé à crédit a survécu à son auteur. Il est l'une des principales dynamiques de la dramatique dérive de nos finances publiques qui, aujourd'hui, menace la pérennité même de notre modèle social. Personne, à gauche, n'a eu le courage politique de confronter le dogme à la réalité, condition sine qua non à la refondation d'une gauche sociale démocrate et moderne de gouvernement.

. Présidence de François Hollande

En cinq ans, de mai 2012 à mai 2017, l'augmentation de l'endettement a été de 9 points (de 89,2 % à 98,2 %), soit de 1,8 point par an. Nouvellement élu, le président Hollande refuse de reprendre à son compte les conclusions du rapport du premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, sur le quinquennat Sarkozy. Fustigeant l'accroissement de 50 % de la dette de la France en cinq ans (de 1.200 à 1.800 milliards), ce rapport préconisait notamment des mesures immédiates et radicales de redressement des finances publiques. Au lieu de quoi, et malgré l'effet d'aubaine offert par la baisse des taux d'intérêt pour réduire la dette, on laissera filer dépenses et déficits.

. Présidence d'Emmanuel Macron

En sept ans et sept mois, l'augmentation de l'endettement de la France s'est élevée à 13,8 points (de 98,2 % à 112 %), soit 1,8 point d'endettement par an. Contrairement au sentiment répandu, Emmanuel Macron a donc réalisé exactement la même 'performance' que François Hollande en termes de contribution à l'endettement public. Le président Macron, on le sait, a dû faire face à la crise du Covid et réagir, comme tous les pays, à ses multiples conséquences économiques et sociales.

La France, grâce à la politique du « quoi qu'il en coûte », a été l'un des pays les plus généreux et les plus réactifs. La crise de l'énergie et les dispositifs destinés à compenser l'inflation ont pesé lourdement sur l'endettement. Non gagés, la nécessaire décrue des prélèvements obligatoires visant à accroître, non sans succès, l'attractivité du pays, la « facture gilets jaunes », la suppression de la taxe d'habitation sont parmi les facteurs qui, avec la réforme trop tardive de la loi sur les retraites, ont accentué la dérive spontanée des déficits et hissé l'endettement à plus de 3.200 milliards d'euros.

. Présidence de Valéry Giscard d'Estaing

En sept ans, de mai 1974 à mai 1981, l'augmentation de l'endettement a atteint 6,9 points (de 14,4 % à 21,3 %), soit 0,98 point par an. Le septennat du président Giscard d'Estaing a été percuté par le premier choc pétrolier de 1973 dont les conséquences économiques se feront ressentir jusqu'en 1976 avant d'être aggravées par le second choc de 1979. Le rôle du Premier ministre Raymond Barre, artisan d'une politique de rigueur budgétaire, a été déterminant pour limiter les conséquences et la première envolée de la dette… à un peu plus de 20 % !

. Présidence de Jacques Chirac

En douze ans, de mai 1995 à mai 2007, l'augmentation de l'endettement a été de 11,85 points (de 52,65 % à 64,5 %), soit de 0,98 point par an. Cette contribution annuelle est à l'identique de celle de Valéry Giscard d'Estaing. Il convient, bien entendu, d'intégrer dans ce bilan les cinq années de cohabitation Jospin, de juin 1997 à mai 2002, période de croissance soutenue qui marque le passage à l'euro et au cours de laquelle l'endettement va passer de 60,7 % à 59,3 %.

Sur la fin du mandat du président Chirac, la France, suivant en cela les recommandations du rapport Pébereau, va s'attaquer résolument à la réduction de son endettement. Son action a débouché sur une baisse de près de 3 points en deux ans (de 67,4 % en 2005 à 64,5 % en 2007) et au retour à un excédent primaire en 2006, c'est-à-dire un budget à l'équilibre avant charge des intérêts de la dette. Cet élan sera stoppé net en juillet 2007 après que Nicolas Sarkozy, nouvellement élu, eut annoncé à l'Eurogroup que la France renonçait à sa trajectoire de réduction d'endettement à 60 %, programmée pour l'horizon 2010.

Nos faiblesses passées

En matière d'endettement public, les chiffres disent crûment et mieux que tout la vérité sur la part de chacun dans l'affaissement, sur 50 ans, de la France face à son addiction à la dette.

Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac se retrouvent côte à côte sur le podium des présidents les plus « vertueux ». Emmanuel Macron et François Hollande, dont le destin semble décidément lié, partagent une part contributive similaire durant leur mandat. Enfin, si tout semble opposer François Mitterrand et Nicolas Sarkozy, ils auront été l'un et l'autre, le second surtout, l'avers et le revers d'une même réalité : les deux plus importants contributeurs à ce mal français qu'est notre préférence pour le déficit et la dette.

Le laisser-aller, les demi-mesures, le seul objectif du 'mieux d'Etat', cela n'a jamais marché depuis 50 ans.

En moyenne lissée, notre endettement se sera accru chaque année de 1,9 point de PIB depuis 1974 ; un chiffre à mettre en parallèle avec la moyenne annualisée de nos déficits au cours de la période, soit 57,4 milliards d'euros par an.

Alors que la France fait désormais partie des pays européens les plus laxistes en matière de finances publiques et que la Commission européenne a ouvert à son encontre une procédure pour déficit excessif, sachent nos faiblesses passées éclairer ceux qui s'apprêtent à prendre des décisions essentielles pour l'avenir du pays. Quand la France a résolument baissé son endettement, ce fut au prix d'une politique volontariste , prioritaire, clairement affichée et déroulée contre vents et marées.

Le laisser-aller, les demi-mesures, le seul objectif du « mieux d'Etat », cela n'a jamais marché depuis 50 ans.

Pour lutter contre le chômage structurel, la baisse de compétitivité, le plafonnement de la croissance et de l'innovation, et pour sauvegarder notre modèle social, c'est au « moins d'Etat » qu'il faut s'attaquer. Résolument.

Thierry Breton est ancien ministre de l'Economie des finances et de l'industrie, ancien commissaire européen au marché intérieur.

(1) De 1993 à 1995, Edouard Balladur, Premier ministre de cohabitation, avait augmenté l'endettement de plus de 10 points conséquemment à la crise du Système Monétaire Européen de 1993 et l'explosion du déficit à plus de 6 %.

Tribune publiée par Les Echos le 6 octobre 2024 : https://www.lesechos.fr/idees-debats/crible/dette-mieux-detat-non-moins-detat-2123513

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/03/thierry-breton-nicolas-dufourcq-en-mission.html

 

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Bpifrance, Deeptech, Euratechnologies, INPI (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Bpifrance, Deeptech, Euratechnologies, INPI (suites)
Bpifrance, Deeptech, Euratechnologies, INPI (suites)

Deeptech : EuraTechnologies s’allie à Bpifrance pour détecter les futurs champions français

https://www.alliancy.fr/deeptech-euratechnologies-bpifrance-detecter-futurs-champions-francais?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20241007

Le 3 octobre 2024 

 

Grâce à un partenariat avec Bpifrance, le hub de start-up EuraTechnologies lance un parcours Deeptech dans ses programmes d’incubation et d’accélération.

C’est en 2019 que l’État a lancé son plan Deeptech, opéré par Bpifrance, pour mettre en valeur les innovations de rupture issues de la recherche. Cinq ans plus tard, les acteurs de l’innovation ont gagné en maturité sur le sujet, à travers les nombreuses entreprises qui ont émergé. “Nous avons des entreprises qui développent des innovations de rupture”, indique Élise Mondot, start-up manager pour EuraTechnologies. Ce hub, basé dans le nord de la France, incube près de 200 nouveaux projets par an et accueille plus de 300 start-ups résidentes. “Ces entreprises Deeptech ont besoin de collaborer avec des laboratoires de recherche”, poursuit la porteuse de ce nouveau parcours, qui met en avant la capacité d’EuraTechnologies à créer ce lien entre la recherche et les start-ups.

Le nouveau parcours permet à toutes les spécialités d’entreprises (PropTech, Retail/Ecommerce, FinTech/InsurTech, Cybersécurité, AgTech/GreenTech, EdTech/HRTech, Industries/Robotique/SpaceTech) d’y accéder durant le programme d’accompagnement. « Nous nous sommes rendu compte que la deeptech concernait toutes les verticales”, indique Élise Mondot, spécialisée dans l’accompagnement de la branche Industrie/Robotique/SpaceTech.

Les points clés du parcours :

  • Visite des laboratoires de recherche de la région Hauts-de-France
  • Keynotes spécifiques aux besoins techniques et de développement (certifications CE, financements Deeptech, du prototypage au produit viable)
  • Accompagnement personnalisé avec un startup manager d’EuraTechnologies, ainsi qu’avec l’appui d’un chargé d’affaires Bpifrance dès le début de l’incubation ou de l’accélération
  • Accès à des mentors pour accompagner le développement du projet
  • Une analyse précise de leur projet pour vérifier leur éligibilité à un financement Deeptech

Mais au-delà de son rôle dans le parcours, Bpifrance aura la charge de détecter les start-ups basées sur des innovations de rupture en validant les dossiers présentés. “Ces start-ups pourront accéder à des bourses spécifiques, à des avantages fiscaux, ainsi qu’à une meilleure capacité à convaincre des investisseurs”, précise Élise Mondot. “C’est une forme de labellisation.”

La nouvelle promotion, qui pourra bénéficier de ce parcours spécifique, s’ouvrira au cours du mois d’octobre. « Nous n’observons pas d’augmentation forte du nombre de candidatures par rapport aux promotions précédentes, mais nous constatons un meilleur questionnement des start-ups sur les sujets Deeptech », indique Élise Mondot, qui se félicite de l’aspect décentralisé du plan national favorisant les innovations de rupture, permettant aux régions de prendre leur part dans cette aventure.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte


http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/06/de-sophia-antipolis-a-euratechnologies.html

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html

 

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La France et les USA coopèrent sur les IP et les brevets

https://www.ecinews.fr/fr/la-france-et-les-usa-cooperent-sur-les-ip-et-les-brevets/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-03-10-2024

Le 2 octobre 2024

L’Office français des brevets a signé un accord avec les États-Unis sur le partage de l’information en matière de brevets et sur la protection et l’application de la propriété intellectuelle.

Un accord quinquennal entre l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) et l’Office américain des brevets et des marques (USPTO) prévoit des échanges d’informations, des actions de sensibilisation auprès des entreprises locales et la promotion du programme Patent Prosecution Highway existant.

Le nouveau protocole d’accord signé par le directeur général de l’INPI, Pascal Faure, et la sous-secrétaire au commerce chargée de la propriété intellectuelle, Kathi Vidal, fournit un cadre pour la poursuite de la coopération entre les deux offices de propriété intellectuelle en ce qui concerne la protection et l’application des droits de propriété intellectuelle.

Cette décision fait suite à un accord entre le Royaume-Uni et les États-Unis sur les brevets essentiels.

« Nous nous félicitons de ce nouvel accord avec l’INPI France, qui approfondit et étend les relations déjà solides qui existent entre nos deux offices depuis de nombreuses années », a déclaré le directeur de l’USPTO, M. Vidal. « Ce nouvel accord s’appuiera sur cette histoire pour renforcer la coopération en matière de protection et d’application des droits de propriété intellectuelle dans nos deux pays.

Le protocole d’accord prévoit l’échange d’informations sur les nouveaux défis en matière de protection et d’application de la propriété intellectuelle, la collaboration à des initiatives de formation en matière de propriété intellectuelle destinées aux communautés locales de la propriété intellectuelle et des affaires, et la promotion du programme Patent Prosecution Highway existant entre les deux offices, qui a également été prolongé pour une durée de cinq ans.

L’accord entre en vigueur à la date de la signature et se poursuivra pendant cinq ans.

Pour plus d’informations sur la protection internationale de la propriété intellectuelle, consultez la page web de l’USPTO consacrée à la protection internationale de la propriété intellectuelle.

Pour plus d’informations sur le programme pilote USPTO-INPI France Patent Prosecution Highway, visitez le site web de l’USPTO. 

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/04/france-brevets-valorisation-a-la-francaise.html

 

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Les IAA en 2024

Publié le par Jacques SAMELA.

Les IAA en 2024
Les IAA en 2024

L’agroalimentaire, secteur en pleine expansion

https://www.ecoreseau.fr/expressions/tribune-libre/lagroalimentaire-secteur-en-pleine-expansion-2024-09-29-107982?utm_campaign=Lundi%2030092024&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 29 septembre 2024

 

"Par Laurine Cassé, International Recruitment Consultant, est experte agroalimentaire chez Approach People Recruitment."

TRIBUNE. Le secteur agroalimentaire, pilier de l’économie française, continue d’évoluer et de prospérer, entraînant une demande croissante de profils aussi variés que spécialisés. Aux besoins de main-d’œuvre qualifiée, notamment de profils commerciaux, s’ajoutent des demandes croissantes en maîtrise des langues rares. La digitalisation croissante de l’industrie ouvre quant à elle la voie à de nouveaux métiers, nourrissant une dynamique profonde d’expansion dans le secteur.

Un secteur toujours aussi dynamique

L’agroalimentaire constitue l’une des industries les plus importantes et dynamiques de France. Elle se distingue notamment par la diversité des opportunités de poste, que ce soit pour des profils juniors ou seniors pour des missions opérationnelles ou stratégiques. Le secteur couvre ainsi un large éventail de profils et de compétences, offrant un grand nombre de postes et de métiers à pourvoir pour des professionnels d’horizons et de niveaux d’expérience très variés.

L’industrie agroalimentaire dispose de nombreux postes en logistique, notamment sur les profils très recherchés de techniciens. Parmi les métiers les plus porteurs figurent également les chefs de secteurs, indispensables sur le terrain, en relation directe avec les clients. En parallèle, la digitalisation croissante fait émerger de nouveaux métiers depuis quelques années (chef de projet numérique, commercial web, analyste marketing, business analyst, etc.), offrant des opportunités de carrières stimulantes pour les talents orientés vers l’innovation et la technologie.

Enfin, ces industries travaillant à l’international recherchent des profils qui maîtrisent des langues étrangères mais ces postes restent néanmoins complexes à pourvoir, comme dans de nombreux autres secteurs.

Accompagner les entreprises

Bien qu’attirant en matière d’embauches, le secteur agroalimentaire n’échappe pas à la versatilité des candidats, à la volatilité des commerciaux et à la pénurie de candidats. Face à cela, les entreprises du secteur doivent trouver des solutions innovantes. En effet, les candidats aux compétences spécialisées étant peu nombreux et très prisés, les recruteurs du secteur agroalimentaire sont amenés à réinventer leur stratégie d’embauche. Il est plus important que jamais pour les entreprises de se donner les moyens de capter les bons candidats.

Pour combiner efficacement des critères de stabilité, curiosité et connaissance de l’industrie en plus des compétences techniques, et ainsi trouver le candidat idéal, l’entreprise doit autant être à l’écoute de ses propres besoins que ceux de son candidat. L’intégration de spécialistes en ressources humaines se révèle de plus en plus courante au sein des grandes sociétés afin de définir les stratégies de recrutement optimales. Ces dernières mettent l’accent sur la marque employeur de l’entreprise et les atouts qui permettront d’investir durablement dans des profils alignés avec la culture d’entreprise et la vision à long terme. Elles doivent séduire les candidats potentiels tout en retenant les salariés actuels. La formation continue et les possibilités d’évolution, par exemple, sont des facteurs clés pour assurer la captation et la fidélisation des talents. La qualité de vie au travail est également étudiée par les candidats, qui ne choisissent pas simplement un salaire mais ont une vision plus globale (localisation, formation, télétravail, évolution, turnover, projet de l’entreprise, avantages sociaux, atmosphères, manager, etc.).

Une industrie mouvante soumise à l’influence sociétale et technologique

L’avenir du recrutement dans le secteur agroalimentaire sera influencé par ces recruteurs et ces nouvelles stratégies de recrutement. Dans un marché où le savoir être est aussi important que le savoir-faire, les recruteurs se montrent prêts à se tourner vers des profils plus atypiques qu’ils s’engagent à former, quand cela est possible. La lumière est ainsi mise sur l’alignement de l’entreprise et des candidats au niveau des valeurs, tout en prenant le pari que les compétences seront acquises grâce à un parcours de formation créé sur mesure. Par ailleurs, les avancées technologiques telles que l’intelligence artificielle auront un impact significatif sur l’industrie, faisant émerger de nouveaux métiers et créant de nouvelles opportunités professionnelles (création de nouveaux produits, accès à de l’information comme des listes de prospects, de nouvelles approches commerciales, des analyses de consommation, etc.).

Par sa nature même, l’industrie évolue et continuera d’évoluer au rythme des changements d’habitudes et de mentalités en matière de consommation (végétarisme et véganisme, favorisation des produits locaux et de saison, expansion du bio, etc.). Les acteurs du secteur doivent voir ces opportunités comme prometteuses et s’y adapter rapidement.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/03/les-iaa-de-nombreux-challenges-a-relever.html

 

https://agriculture.gouv.fr/industries-agroalimentaires-les-chiffres-et-indicateurs-cles-2024

 

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Les Journées européennes du Patrimoine, mon choix, ma visite

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Journées européennes du Patrimoine, mon choix, ma visite
Les Journées européennes du Patrimoine, mon choix, ma visite
Photos C.S et J.S
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Photos C.S
Photos C.S

Photos C.S

Photos J.S et C.S
Photos J.S et C.S
Photos J.S et C.S

Photos J.S et C.S

Photos J.S
Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

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La visite du patrimoine continue

Publié le par Jacques SAMELA.

La visite du patrimoine continue
La visite du patrimoine continue

Les très riches heures du château de Chantilly

 

« Un cygne endormi sur les eaux ». Voilà comment le duc d’Aumale décrivait Chantilly, cet impressionnant domaine au coeur de l’Oise, à l’orée d’une forêt, entre jardins et plans d’eau. Le fils de Louis-Philippe hérite en 1830 de l’impressionnante bâtisse, à l’âge de huit ans. En effet, son parrain, le dernier prince de Condé, fut retrouvé pendu à l’espagnolette d’une fenêtre du château de Saint-Leu, dans des conditions assez troubles. Le malheureux n’avait pas d’enfants. Toutefois, il faut imaginer l’émerveillement que ressentit le tout jeune duc d’Aumale lorsqu’il découvrit sa nouvelle demeure aux airs de paradis bucolique. 

Des jardins vraiment extraordinaires

Dans les couloirs du château, il rêve en observant les portraits du Grand Condé, ce cousin de Louis XIV qui fit connaître Chantilly dans tout le Royaume. Tour-à-tour seigneur de guerre et traître à la couronne, le Grand-Condé transforma Chantilly en « contre-Versailles » et y reçût la fine-fleur artistique française, en toute liberté, loin de l’oppression de la Cour.

C’est au Grand-Condé que Chantilly doit ses prodigieux jardins, commandés à André Le Nôtre. De manière assez originale, ils ne sont pas organisés par rapport au château, mais vis-à-vis de l’escalier du Connétable. Ces jardins à la française sont un modèle du genre : ils repoussent la nature sur les côtés et dévoilent un univers organisé, maîtrisé, entièrement tenu par la main de l’Homme.

Et puis bien sûr, il y a l’immense plan d’eau, les fontaines, le grand canal long de plus de deux kilomètres (plus grand que celui de Versailles). Sans compter les ajouts plus récents que constituent le jardin anglais et le jardin anglo-chinois. Le duc d’Aumale n’aura toutefois pas la chance d’observer les jeux de la fontaine de Beauvais, chef d’oeuvre d’André Le Nôtre malheureusement détruit à la Révolution… Mais aimera s’amuser avec les nombreux animaux qui peuplent les lieux : cygnes, oies égyptiennes, moutons, poules d’eau…

Et bien entendu, les chevaux, qui sont l’âme même de Chantilly. Les grandes écuries voisines sont un véritable temple dédié à cet animal fascinant, sans compter les courses qui se tiennent tout à côté. Citons notamment le prix de Diane, incomparable rendez-vous de l’élégance française, où les dames rivalisent de magnificence avec leurs chapeaux.

Le destin de Chantilly se confond dans celui de son bienfaiteur, le duc d’Aumale 

« CHANTILLY EST LA PLUS BELLE MAISON DE FRANCE » – HENRI IV

Revenons au duc d’Aumale, passons quelques années. En 1843, devenu jeune homme, Aumale se distingue en Algérie, vainqueur d’Abd-el- Kader. Il rentre à Paris tout auréolé de gloire. Son roi de père, Louis-Philippe, commande un immense tableau à Horace Vernet pour inscrire cet événement dans l’Histoire.

Mais l’apothéose est de courte durée. En 1848, une révolution chasse Louis-Philippe du pouvoir. Les Orléans doivent fuir la France. Aumale doit dire au revoir à Chantilly. Tout ce beau monde se retrouve à Orléans House, non loin de Londres, où ils couleront un exil confortable sur le plan matériel, mais tout de même assez amère. Aumale s’y révèle aussi bon amateur d’art qu’il ne fut chef de guerre. Toute la bonne société britannique vient admirer ses collections. Napoléon III, à la faveur d’un coup de force, condamne plus tard les Orléans à se défaire de tous leurs biens en France.

Aumale vend tout, sauf Chantilly, qu’il parvient à conserver dans son escarcelle, grâce à des prête-noms anglais. Le voilà du même coup à la tête d’une immense fortune, pratiquement inégalée en Europe… Il faudra attendre 1870, la chute de Napoléon III à Sedan et le retour de la République, pour que le duc d’Aumale soit autorisé à regagner la France. Il sera d’ailleurs élu député de l’Oise dans la foulée, et certains tenteront même de le porter à la Présidence de la République. Son retour à Chantilly est évidemment marqué par l’émotion. Après vingt-deux ans d’exil, il porte haut sa devise : « J’attendrai ».

Aumale décide de consacrer son immense fortune à l’entretien du château, qu’il rêvait déjà de réhabiliter dans sa prime jeunesse. Les jardins sont magnifiés, des tours sont ajoutées, les douves sont reconstruites. Le duc d’Aumale décide d’entreposer à Chantilly son impressionnante collection de tableaux anciens – encore à ce jour la deuxième de France, après celle du Louvre.

Une ode à la défense du patrimoine

L’âge venant, une angoisse le traverse. Comment garantir l’avenir du château et de ses jardins, lorsqu’il ne sera plus là pour le défendre ? Il imagine avec horreur l’éparpillement de sa collection, fruit d’une vie de labeur… Et puis l’homme a appris – comme on l’a vu – à se méfier des tribulations politiques françaises. Le duc d’Aumale finit par trouver la solution. Il lèguera Chantilly, le château, ses jardins et toutes ses collections à l’Institut de France.

Cette maison le compte d’ailleurs trois fois parmi des membres (Académie Française, Institut des sciences morales et politiques, Académie des beaux-arts). La Coupole, qui se tient à l’écart des bouleversements politiques, saura préserver son héritage, cela jusqu’à aujourd’hui. Conformément à ses dernières volontés, l’agencement des pièces est laissé tel qu’il l’avait voulu.

Aucune oeuvre de sa sublime collection de peinture n’est d’ailleurs autorisée à sortir du château, fusse pour un prêt. Le duc d’Aumale, par ses innombrables efforts, est ainsi le père de tous les défenseurs du patrimoine. En léguant ses biens à l’Institut de France, c’est finalement à nous tous, Françaises et Français, qu’il fit un immense cadeau.

VALENTIN GAURE

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/05/le-chateau-de-chantilly-son-domaine-et-ses-a-cotes.html

La visite du patrimoine continue
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L'animation française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Comme quoi elles aussi

Publié le par Jacques SAMELA.

Comme quoi elles aussi
Comme quoi elles aussi

Etats-Unis : les agences de notation mises à l'amende

https://www.latribune.fr/economie/international/etats-unis-les-agences-de-notation-mises-a-l-amende-1005518.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240904&M_BT=6363555962

Le 04 Sept 2024

 

Six agences de notation, dont les trois grandes Moody's, S&P et Fitch, vont payer un total de 49 millions de dollars d'amendes pour avoir mal protégé leurs données.

Les agences de notation financière sanctionnées. Elles sont six, dont les trois plus grandes - Moody's, S&P et Fitch - à avoir été condamnées par la Securities and exchange commission (SEC) à payer un total de 49 millions de dollars d'amendes civiles. La raison, selon un communiqué : des « manquements importants en matière de tenue de registres ».

Moody's et S&P ont ainsi accepté de payer chacune une amende de 20 millions de dollars, tandis que celle de Fitch s'élève à 8 millions. Trois autres agences sont également concernées par cette mise en cause : HR Ratings de México qui a accepté de payer une amende de 250.000 dollars, A.M. Best Rating Services, dont l'amende est d'un million de dollars, et Demotech, pour 100.000 dollars.

La tenue de registres en cause

Et Sanjay Wadhwa, directeur adjoint de la division de l'application de la SEC, d'expliquer : « Nous avons constaté à plusieurs reprises que le fait de ne pas tenir et préserver les registres requis peut entraver la capacité du personnel à garantir que les entreprises respectent leurs obligations, et la capacité de la Commission à demander des comptes à celles qui ne respectent pas ces obligations, souvent aux dépens des investisseurs. »

« Les entreprises reconnaissent avoir commis des actes répréhensibles et acceptent de payer des pénalités totalisant plus de 49 millions de dollars pour solder les accusations de la SEC », conclut la haute cadre. « Chacune des agences de notation de crédit, à l'exception d'A.M. Best et de Demotech, doivent également retenir les services d'un consultant en conformité », indique encore la SEC dans son communiqué.

Outre les agences de notation, l'organisme a infligé des amendes à des dizaines d'entreprises pour avoir omis de tenir des registres, principalement en rapport avec l'utilisation par les employés de messages texte et d'applications de messagerie telles que WhatsApp.

L'Europe encadre aussi les pratiques des agences

Les agences de notation, rappelle sur son site le ministère français de l'Économie, sont des entreprises privées qui apprécient le risque de solvabilité financière d'une entreprise, d'un État, d'une collectivité locale (communes, départements, régions) ou d'une opération financière. En France, une agence de notation devait obtenir un visa de l'Autorité des marchés financiers, sous la supervision de la Direction du Trésor, pour exerce. Les conditions d'obtention de ce visa se sont considérablement durçies depuis la crise financière de 2008.

Un règlement adopté en 2010 les oblige à s'enregistrer dans les pays européens où elles opèrent. Par ailleurs, pour éviter les conflits d'intérêts, les investisseurs ne peuvent pas détenir plus de 5 % du capital de deux agences différentes, De la même façon, une agence ne peut noter une entité dont elle détiendrait plus de 10 % du capital. Elles doivent aussi être transparentes et rendre publics les modèles, les méthodes et les principales hypothèses sur lesquelles elles fondent leurs notations. En Europe, tout comme la SEC américaine, l'Autorité européenne des marchés financiers a la capacité de les sanctionner en cas de manquement à leurs obligations.

(Avec AFP)

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/agences-de-notation-la-reponse-francaise.html

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La DeepTech française à découvrir

Publié le par Jacques SAMELA.

La DeepTech française à découvrir
La DeepTech française à découvrir

So Deep Tech : le podcast de la journée "La French Deep Tech existe-elle ?"

https://systematic-paris-region.org/podcast-systematic/

 

L'édition 2024 de SO DEEP TECH par Systematic vous a proposé, en plus des 3 jours de webinars, une journée en présentiel sur le thème "La French Deep Tech existe-elle ?"

Vous êtes passé à côté de cet événement ? Vous n'avez pas pu vous inscrire ? Vous n'étiez pas disponible ? Pas de problème !

Le Pôle est heureux de vous proposer son nouveau media, le Podcast Systematic, qui va vous permettre de revivre la journée SO DEEP TECH du 3 juillet dernier, (presque) comme si vous y étiez :

  • Une matinée sur le thème « La French Deep Tech existe-t-elle ? » avec cybersécurité, quantique, IA générative et financements au programme.
  • Un après-midi dédié aux Appels à Projets, à l’émergence de projets et à la recherche de compétences, en France comme à l’Europe.

Bonne écoute !

 

AU PROGRAMME DU PODCAST :

Playlist 1 : La French-Deep Tech existe-t-elle ? 

1. INTERVIEW de Jean-Luc Beylat, Président de Systematic :

Ouverture de la journée par Johan d’Hose, DGA de Systematic
Interview de Jean-Luc Beylat, qui présente les missions, l’expertise et la vision de Systematic.


2. CYBERSECURITE : Regards croisés sur les enjeux règlementaires
Avec :
Cécile Théard-Jallu, Avocat & Partner, De Gaulle Fleurance
Frank Van Caenegem, CISO Schneider Electric, Administrateur CESIN
Alexandre Hervin, Coordinateur Hub Cyber & Security Systematic


3. FINANCEMENTS : investissement & renaissance industrielle
Avec :
Gabrielle Le Fever, Déléguée Innovation Île-de-France Est BpiFrance
Fadwa Sube, Vice-Présidente Systematic, Présidente Soverency


4. QUANTIQUE : Design-fiction & Etude Quantum 2042
Avec :
Christophe Vautey, Direction de la Recherche TechnologiqueService Prospective & Innovation CEA
Bruno Truong, Président A.F.A.P
Daniel Vert, Coordinateur Hub Advanced Engineering & Computing Systematic


5. IA GENERATIVE : Panorama technologique & cas d’usages
Avec :
Sylvain Massip, CEO & Co-founder Opscidia
Laurent Daudet, Directeur Général LightOn


6. CONCLUSION
Par Karine Jacq, Déléguée Générale Systematic


PLAYLIST 2 : Atelier innov’action & émergence de projets

1. LA LABELLISATION DE PROJETS AVEC SYSTEMATIC
Introduction - Présentation du process d’accompagnement sur le montage, l’optimisation, la labellisation et le suivi de projet par les experts de Systematic

2. IA GENERATIVE, QUANTIQUE ET CYBERSECURITE : OPPORTUNITES DE FINANCEMENTS & PERSPECTIVES
Avec :
Juliette Mattioli, Expert sénior en intelligence artificielle Thales & Présidente du Hub DSAI de Systematic
Gilles Desoblins, Program Director Innovation, Cybersecurity & Digital Transformation IRT SystemX & Président du Hub Cyber & Security de Systematic
Laurent Guiraud, Co-Founder & Quantum Computing R&D lead ColibriTD

 
3. CHOISIR VOTRE APPEL A PROJET & Y REPONDRE
Zoom sur les différents types de projets, avec un focus sur I Demo National et I Demo Régionalisé

4. PRESENTATION DE L’EQUIPE EUROPE DE SYSTEMATIC
Missions, actions et ambitions

5. PITCHS : PROJETS RECHERCHENT PARTENAIRES ET/OU COMPETENCES
Avec :
Michel Kurek, Directeur Général Multiverse Computing France
Yves Dufayet,Directeur Commercial P4S
Sasan Minaeian, CEO Wattzhub
Stéphanie Kermarrec, Startup incubator manager Software République
Thierry Grenot, Président Agora Software
Pierre-Jacquelin Romani, Partner Great Engineering
Olivier Cayrol, DGA Logilab
Julius Lawson, CEO Optopartner
Isabelle Guillobez, Responsable R&D Skales
Pascal Krapf, CEO Syscience
Laurent Guiraud, Co-Founder & Quantum Computing R&D lead ColibriTD

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