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Pétanque

Publié le par Jacques SAMELA.

Pétanque
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Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 15/03/24

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 15/03/24

Vu et lu dans Les Echos du 29/06/23
Vu et lu dans Les Echos du 29/06/23

Vu et lu dans Les Echos du 29/06/23

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Patrimoine

Publié le par Jacques SAMELA.

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Duralex & Laguiole (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Duralex & Laguiole (suites)
Duralex & Laguiole (suites)

Duralex : le tribunal de commerce d'Orléans valide le projet de SCOP des salariés, 228 emplois sauvés

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/industrie-lourde/duralex-le-tribunal-de-commerce-d-orleans-s-apprete-a-sceller-le-sort-de-la-verrerie-1003109.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240726&M_BT=6363555962

Le 26 Juillet 2024

 

Il avait fallu, la semaine dernière, six longues heures au tribunal de commerce pour étudier les trois dossiers de reprise déposés pour relancer la verrerie Duralex qui emploie 228 personnes à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), commune de l'agglomération d'Orléans. Sa décision - qui avait été mise en délibéré - n'a pris qu'un quart d'heure.

C'est la proposition de Société coopérative de production (Scop), la mieux-disante en termes d'emplois, et soutenue par 60% du personnel qui a été choisie. Le tribunal a considéré la Scop* comme un « projet marketing et commercial cohérent et sérieux » avec des « garanties fortes », estimant qu'elle apparaît en mesure de maintenir les « activités des salariés dans des conditions réalisables ».

Sauvegarde des 228 emplois

Elle était portée par la direction du site, et 150 salariés de l'entreprise favorables au projet avaient même déjà investi « 500 euros de leur poche », selon la CFDT, syndicat majoritaire.

« On est soulagé pour l'ensemble des salariés de Duralex qui se sont battus. Tout le monde est venu à nos côtés pour gagner. Les salariés sont plus que motivés, on invite tous les français à acheter Duralex ! », a lancé François Marciano, le directeur de l'usine.

Le directeur a donné rendez-vous à la presse le 2 septembre à l'usine Duralex « pour présenter le plan stratégique et un projet national inédit ». De son coté, le ministre démissionaire de l'Industrie Roland Lescure, joint par l'AFP a s'est félicité « C'est une belle victoire pour une entreprise française emblématique et connue de toutes et tous ! »

Cette offre prévoit le maintien de la totalité de l'effectif et a obtenu l'appui des élus locaux, dont celui de la région, qui a promis son soutien sous forme de garantie bancaire. La métropole d'Orléans a, en outre, proposé de racheter le site de la verrerie, pour une somme évaluée entre cinq et huit millions d'euros, afin d'aider à convaincre les banques de financer le projet. M. Marciano a d'ailleurs tenu à remercier notamment le président de la métropole, de la Région, la préfète et les banques, qui ont assuré des garanties financières. Le président de la région Centre-Val-de-Loire, François Bonneau, a évoqué « un succès » pour les salariés et « une vraie victoire sociale » pour « une entreprise emblématique », dans un communiqué transmis à la presse.

Longue procédure

Depuis son placement en redressement judiciaire fin avril, les salariés sont confrontés à une longue incertitude concernant leur avenir - une reprise ou une liquidation -, trois ans seulement après une précédente procédure. La juridiction doit à présent trancher entre les trois dossiers de reprise déposés pour relancer Duralex. Symbole de l'enjeu du verdict et de l'immense attente des salariés, lors de l'examen des propositions, la semaine dernière, deux rassemblements avaient pris place devant le tribunal à l'appel de la CGT et de la CFDT.

Le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, et le maire d'Orléans et président d'Orléans Métropole, Serge Grouard, étaient également présents à leurs côtés. « C'est une audience très importante », avait indiqué auprès de l'AFP François Bonneau, estimant avoir « confiance » en la reprise de Duralex, véritable « patrimoine culturel à part entière ».

Deux autres offres écartées

 SARL Tourres et Cie, détenue par Stéphanie et Adrien Tourres, avait également proposé une reprise de Duralex. Le couple possède deux verreries, Waltersperger (Seine-Maritime) reprise en 2018 et spécialisées dans le flaconnage de luxe pour la cosmétique. Leur plan prévoyait de conserver 179 salariés. La CGT militait  davantage pour cette seconde possibilité, estimant que « l'accompagnement d'un industriel permettra de faire davantage bouger les choses » plutôt que le projet de Scop, qu'elle considère comme un « plan B ».

Enfin, la troisième offre émanait de Carlesimo Investissements/GCB Investissements, groupe industriel familial qui possède deux fonderies, Navylest International, spécialisé dans les quilles en plomb pour les bateaux, et Lory International. Elle ne proposait la reprise que de 100 emplois.

Le secteur de la verrerie en grande souffrance

L'entreprise Duralex était aux mains de la Compagnie Française du Verre, également propriétaire de Pyrex, qui l'avait reprise à la barre de ce même tribunal en 2021. Elle a subi la flambée des prix de l'énergie, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, et a été sauvée temporairement par un prêt de 15 millions d'euros de l'Etat. En 2023, son chiffre d'affaires est tombé à 24,6 millions d'euros, contre plus de 31 millions en 2022.

 « Duralex est en difficulté depuis pas mal d'années », avait concédé la PDG de l'entreprise, Géraldine Fiacre, dans un entretien au quotidien régional La République du Centre, en avril. Au cours d'une audience le 24 avril, la dirigeante est allée plus loin rappelant « qu'elle n'avait pas une 'baguette magique' pour redresser les comptes », selon des propos rapportés par un élu. La gouvernement avait alors de nouveau assuré « être prêt à accompagner Duralex » si « une offre de reprise solide émerge ».

Depuis 2023, la verrerie française est en perte de vitesse, avec notamment des articles d'arts de la table en repli de 19% par rapport à 2022. Le secteur est « frappé de plein fouet par le niveau du coût de l'énergie - en particulier par comparaison avec ses concurrents internationaux -, qui s'est traduit par l'arrêt d'un certain nombre de fours chez les industriels », résumait, en mai, le comité professionnel Francéclat, dans un rapport.

(Avec AFP)

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/05/duralex-vraiment-incassable.html

 

Une SCOP ?

*http://competitiviteinfrance.overblog.com/2013/10/les-scop-ou-soci%C3%A9t%C3%A9s-coop%C3%A9ratives-et-participatives.html

 

Ils l'ont fait également, à découvrir

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/04/scop-ti-resilience-apaisante.html

 

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"L'origine du couteau, c'est bien Laguiole", les fabricants de l'Aveyron obtiennent gain de cause sur l'indication géographique

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aveyron/rodez/l-origine-du-couteau-c-est-bien-laguiole-les-fabricants-de-l-aveyron-obtiennent-gain-de-cause-sur-l-indication-geographique-3004880.html

le 15/07/2024

Après des années de bataille judiciaire, l’indication géographique (IG) du couteau de Laguiole, "enfin" reconnue. Les fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole crient "victoire". Le 11 juillet dernier, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a annulé la décision de l'Inpi en faveur de Thiers.

Ils étaient à couteaux tirés depuis deux ans, c'est désormais du passé. Les fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole se réjouissent de la sentence prise par la cour d'appel d'Aix-en-Provence, qui a annulé le 11 juillet 2024, la décision de l'Institut national de la protection industrielle (Inpi) en faveur de Thiers : "la réputation des couteaux de Laguiole est intimement liée à son lieu originel de conception et de fabrication artisanale et non à sa reproduction par d'innombrables acteurs, dont les couteliers du bassin thiernois."

"J’accueille cette décision avec une joie immense, déclare Honoré Durand, président des fabricants aveyronnais du couteau de LaguioleC’est une décision qui valide le travail que nous avons fait pendant des années et cela va pérenniser les emplois sur le secteur d’activité de Laguiole."

Une histoire de territoire, d’identité

Il y a deux ans, le syndicat des fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole avait déposé un dossier pour obtenir une IG. Indication géographique qui leur a été refusée par l’Inpi, l'Institut national de la propriété industrielle. Le syndicat fait alors appel de cette décision. En parallèle, des couteliers de Thiers par le biais de l'association le CLAA , avaient, eux aussi, effectué une demande d’IG couteau Laguiole, qui a été validé par l’Institut.

Une Indication géographique qui englobe donc un vaste territoire de six départements, de l’Aveyron à l’Allier. Impensable pour le syndicat

"Si la Cour de cassation confirme cette décision, l’IG portera définitivement sur le territoire nord Aveyron, là où est né le couteau, là où il se développe", rajoute Honoré Durand.

Une IG comme vecteur de transparence

La fabrication de la lame du couteau Laguiole fait appel à un savoir-faire ancestral. Le marquage des lames confirme la qualité de l’acier utilisé, la marque de l’entreprise se pose en creux de cette lame et ne doit pas être mise en fin de fabrication au laser. Le cahier des charges IG couteau de Laguiole est strict et impose des critères de fabrication. Toute entreprise qui souhaite adhérer au syndicat doit scrupuleusement les respecter.

"L’IG couteau de Laguiole est très emblématique. Cela nous permet de rassurer le consommateur et de l’informer du lieu où est fabriqué le couteau qu’il achète. C’est primordial car aujourd’hui, il y a beaucoup de choses dites et faites en France ou ailleurs et cela permet d’identifier le lieu de fabrication", précise le président du syndicat des fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole.

Un modèle pas une marque

Quand on vous dit Laguiole, vous pensez ? Couteau, évidemment.

Le nom est indissociable du territoire sur lequel il a pris vie. C’est dans tous les cas le sentiment exprimé par le maire de la commune, Vincent Alazard, qui se bat depuis le début aux côtés du syndicat des fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole. Il avait, au nom de la commune, lui aussi porté l’affaire devant la justice car c’était pour lui "une utilisation de notre image". Notre combat était de démontrer qu’ils utilisaient notre image, notre savoir-faire et ensuite notre nom. Les choses sont rétablies comme quoi un produit et un territoire sont intimement liés."

Le couteau de Laguiole n’est pas une marque, mais un modèle taillé et conçu sur un même territoire, il y a près de 200 ans, en 1829. "Par rapport au modèle, il aurait été difficile de déposer une demande d'appellation. On peut la déposer quand on est une entreprise ou un groupement. Nous aurions donc pu faire une marque collective mais une IG, cela est reconnu dans le monde entier. Cela apporte un plus, c’est important pour l’exportation", explique Honoré Durand, président des fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole.

Pour le maire de Laguiole, le couteau porte le nom de sa commune, ils sont tous les deux intimement liés et cette décision prise par la cour d’appel d'Aix-en-Provence, le rassure.

Laguiole, il y a le fromage et le couteau, que les deux produits emblématiques puissent porter un signe officiel de qualité, cela est très important. C’est la reconnaissance de la création sur un territoire, la géographie, l’origine du couteau, c'est bien Laguiole."

Les Thiernois de l’association CLAA ont deux mois pour se pourvoir en cassation afin de contester cette décision.

Propos recueillis par Nathalie Rougeau et Clément Alet.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/05/laguiole-opinel-a-couteaux-tires.html

 

 

 

 

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Ma petite contribution aux JO de Paris 2024 (3)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ma petite contribution aux JO de Paris 2024 (3)
Ma petite contribution aux JO de Paris 2024 (3)
Vus et lus dans Télérama JO'Paris, Télérama n° 3888 du 17/07/24, et Prima n° 502 de juillet 2024
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Vus et lus dans National Geographic de juin 2024, et Télérama n° 3884 du 19/06/24
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Vu et lu dans Les Echos du 12/01/24

Vu et lu dans Les Echos du 12/01/24

Vus et lus dans Les Echos du 14/11/23, et Femme Actuelle n° 2072 du 08/06/24

Vus et lus dans Les Echos du 14/11/23, et Femme Actuelle n° 2072 du 08/06/24

Vu et lu dans Les Echos du 27/06/23
Vu et lu dans Les Echos du 27/06/23

Vu et lu dans Les Echos du 27/06/23

Vu et lu dans Les Echos du 27/02/24

Vu et lu dans Les Echos du 27/02/24

 

4 milliards de cyberattaques attendues pendant les JO

https://www.maddyness.com/2024/07/18/4-milliards-de-cyberattaques-attendues-pendant-les-jo/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=3786ca20e8-EMAIL_CAMPAIGN_2024_07_21_03_43&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-3786ca20e8-%5BLIST_EMAIL_ID%5D

Le 22/07/24

 

Les JO de Paris 2024 attirent l’attention sur le tissu économique français. 4 milliards de cyberattaques pourraient avoir lieu pendant les Jeux. Il n’est pas trop tard pour protéger votre entreprise.

La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 se tient dans 8 jours et il n’est pas encore trop tard pour préparer son entreprise aux cyberattaques attendues. Mais il faut faire vite. Selon l’organisation de Paris 2024, 4 milliards de cyberattaques pourraient intervenir durant les quinze jours de compétition. Ces cyberattaques peuvent viser des institutions et des parties prenantes dans l’organisation des Jeux, mais aussi des entreprises. «Les secteurs essentiels comme l’eau, l’électricité, les transports pourront être visés», analyse Julien Lopizzo, PDG de Semkel, un cabinet de sécurité économique. 

«Tous les événements vitrines sont cibles d’attaques», confirme Jérôme Calmelet, président de Kyndryl. «La plupart des entreprises ne sont pas prêtes mais il n’est pas trop tard», insiste Julien Lopizzo.  Quels sont les bons gestes à adopter pour se protéger ? D’abord, installer un anti-virus, faire des sauvegardes de ses données. Cela peut paraître évident mais fera la différence en cas de tentatives d’attaques ou d’attaques. On peut également faire appel à un SOC : un Security operating partner. Julien Lopizzo donne un autre conseil plus radical : «Si votre entreprise ferme pendant l’été, débranchez tous vos serveurs non essentiels. Il ne suffit pas de les éteindre ou de les mettre en veille.»

Des nouveaux types d’attaques

En effet, l’analyste spécialiste des risques économiques note une recrudescence des attaques dites silencieuses. Le virus vient se loger dans les systèmes informatiques de manière indolore de l’entreprise et ne se déclare que plusieurs jours ou mois plus tard. Julien Lopizzo note également le retour des ransomwares, ces cyberattaques qui prennent vos données en otage contre une rançon. Jérôme Calmelet alerte sur un nouveau type d’attaques permis par l’intelligence artificielle. Avec les deepfakes, les attaquants peuvent se faire passer pour le président ou le DG de l’entreprise visée. 

«Vous recevez un message de votre président d'entreprise disant ‘j’ai une information strictement confidentielle à partager avec vous, veuillez vous connecter à ce lien à 16 heures dans l'après-midi.’ Là, vous allez avoir une vidéo de votre président qui vous demande d’aller voir votre directeur financier pour faire un certain nombre de transferts parce que vous voulez faire une acquisition locale, mais comme c'est confidentiel, il ne faut surtout pas partager cette information. Votre président vous parle en visio générée par l'intelligence artificielle. Il y a quelques mois, quelques années, cela n’existait pas. Donc quand vous êtes en visio avec quelqu'un qui a la même voix, la même intonation, qui peut interagir, cela crée des doutes et une certaine pression sur les employés.Ce genre d’attaques arrivent régulièrement.» Il faut donc faire de la prévention ! 

La résilience cyber 

Dans ce sens, il est essentiel de réduire au maximum le risque d’attaques «en évitant d’avoir les fenêtres ouvertes, les portes ouvertes», image Jérôme Calmelet. «Cela passe par de la prévention auprès de chaque collaborateur de la société. C’est dans leur quotidien : ils sont sous stress, sous pression dans leur travail, ils reçoivent un SMS en disant ‘votre colis n'a pas pu être livré, veuillez cliquer sur ce lien-là, vous êtes en pleine réunion, les enfants ne sont pas à la maison, voilà.’ Et donc les gens cliquent. C’est un vrai travail d’évangélisation.»

Si on se retrouve dans une telle situation, que faire ? «Tout le monde va être attaqué et à un moment donné, l’attaque va gagner», insiste le président de Kyndryl. «Le plus important est que l’impact soit mineur pour l’entreprise et de pouvoir redémarrer au plus vite. C’est ce qu’on appelle la cyber-résilence.» Chaque structure doit mettre en place un plan de reprise d’activité scriptant la marche à suivre pour récupérer ses données. Il faut bien sûr cartographier ses datas et investir dans un cloud de secours pour les sauvegarder. «Les entreprises nous disent que cela coûte cher de se protéger. Mais c’est encore moins cher que de se préparer à devoir redémarrer avec des sarcophages et autres protections», conclut Jérôme Calmelet. 

           

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Ma petite contribution aux JO de Paris 2024 (2)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ma petite contribution aux JO de Paris 2024 (2)
Ma petite contribution aux JO de Paris 2024 (2)
Vu et lu dans Télérama n° 3875 du 17/04/24
Vu et lu dans Télérama n° 3875 du 17/04/24

Vu et lu dans Télérama n° 3875 du 17/04/24

Vu et lu dans Télérama n° 3875 du 17/04/24
Vu et lu dans Télérama n° 3875 du 17/04/24
Vu et lu dans Télérama n° 3875 du 17/04/24

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Vu et lu dans le Figaro Magazine du 21/06/24

Vu et lu dans le Figaro Magazine du 21/06/24

Vu et lu dans Les Echos du 22/02/24
Vu et lu dans Les Echos du 22/02/24

Vu et lu dans Les Echos du 22/02/24

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/23
Vu et lu dans Les Echos du 15/12/23

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/23

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Ma petite contribution aux JO de Paris 2024 (1)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ma petite contribution aux JO de Paris 2024 (1)
Ma petite contribution aux JO de Paris 2024 (1)

Alors que les JO de Paris 2024 commence vraiment aujourd’hui avec la cérémonie d’ouverture, voici étalées sur 3 jours quelques infos, insolites, anecdotes, histoires, qui je l’espère vous feront découvrir, peut-être différemment, ce moment tant attendu, redouté également, avec quelques idées à faire durant celui-ci, fans ou pas de sport.

Que les meilleur(e)s gagnent, mais surtout les français(e)s, pour faire juste un peu de chauvinisme, mais dans un bon esprit bien sûr.

Jacques Samela

 

Vu et lu dans Les Echos du 29/02/24

Vu et lu dans Les Echos du 29/02/24

Vus et lus dans Art & Décorationn° 587 de juillet/août 2024, et Télérama JO'24
Vus et lus dans Art & Décorationn° 587 de juillet/août 2024, et Télérama JO'24
Vus et lus dans Art & Décorationn° 587 de juillet/août 2024, et Télérama JO'24

Vus et lus dans Art & Décorationn° 587 de juillet/août 2024, et Télérama JO'24

Vu dans Télérama JO'24
Vu dans Télérama JO'24

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Vu dans Paris vous Aime Magazine
Vu dans Paris vous Aime Magazine

Vu dans Paris vous Aime Magazine

Vu dans Paris vous Aime Magazine
Vu dans Paris vous Aime Magazine
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Vu dans Télérama JO'24
Vu dans Télérama JO'24

Vu dans Télérama JO'24

Vu et lu dans Les Echos du 29/02/24
Vu et lu dans Les Echos du 29/02/24
Vu et lu dans Les Echos du 29/02/24

Vu et lu dans Les Echos du 29/02/24

Vus et lus dans Les Echos du 29/02/24
Vus et lus dans Les Echos du 29/02/24

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Vu et lu dans Les Echos du 29/02/24

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Le Wagon (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Wagon (suite)
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Le Wagon fête ses 10 ans

https://www.maddyness.com/2024/07/15/le-wagon-fete-ses-10-ans/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=3786ca20e8-EMAIL_CAMPAIGN_2024_07_21_03_43&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-3786ca20e8-%5BLIST_EMAIL_ID%5D

Le 22/07/24

 

Le Wagon célèbre les 10 ans de sa première formation. L’école cherche maintenant à étendre son activité vers l’enseignement supérieur et les pays nordiques.

En une décennie depuis sa création par les frères Boris et Romain Paillard,  accompagnés de Sébastien Saunier, l’école Le Wagon s’est affirmée comme un acteur reconnu de l’apprentissage des métiers de la tech. Le Wagon compte actuellement 40 campus dans le monde.

Dernière formation en date, de nouveaux cours d'introduction à l’IA générative pour se familiariser avec les nouveaux outils comme ChatGPT, Copilote, Faire, Piste et Perplexité. « Ce sont des cours en ligne de quarante heures que vous pouvez suivre à votre rythme », résume Boris Paillard.

Aujourd’hui, Le Wagon s'adapte aux nouveaux besoins des entreprises. Les étudiants ont la possibilité de se former au développement web, en Data Science & IA, Data Engineering, Data Analytics et Growth Marketing. 

Très tôt après la création de son campus à Paris, Le Wagon a dupliqué son modèle en ouvrant d'autres centres à Londres puis à Berlin, tout en élargissant son offre de formation. « Nous sommes une entreprise d’éducation intensive. Au début, nous étions spécialisés dans les métiers du développement logiciel et web. Nous avons diversifié notre offre à plusieurs métiers. Aujourd'hui, nous couvrons tous les métiers techniques. Nous formons à l’IA, à la Data Science et à l’analyse de données », explique Boris Paillard, cofondateur de Le Wagon

Des vues vers le supérieur classique

En une décennie, Le Wagon s’est forgé une solide communauté. Les startups créées par des anciens élèves sont parvenues à lever 1 milliard de dollars en cumulé. Sur plus de 26 000 étudiants formés, près de 90 % d'entre eux ont trouvé un emploi dans des scaleups : « Chez Doctolib par exemple, une cinquantaine de développeurs sont issus de notre école. Il y a une sorte de mini-communauté Wagon chez Doctolib », explique Boris Paillard.

À l'avenir, Le Wagon veut devenir un établissement traditionnel d’études supérieures comme l’explique son cofondateur : « Nous avons maintenant des étudiants de plus en plus jeunes, parfois des jeunes diplômés et même des étudiants post-bac. On est en train de regarder comment lancer des programmes de Bachelor et de Master avec des écoles de commerce. » Le Wagon veut également se développer dans les pays nordiques, notamment en Suède ou au Danemark. 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/04/le-wagon-sur-de-bons-rails.html

 

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MagREEsource (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

MagREEsource (suite)
MagREEsource (suite)

MagREEsource lance la première usine d’aimants permanents en Isère

Frenchweb du 01/07/24



La start-up iséroise MAGREESOURCE a inauguré son 1er site industriel de production d’aimants permanents à Noyarey, en présence de responsables européens et locaux. Ce site, s’étendant sur 1500 m², représente un investissement de 8,5 millions d’EUR et 18 mois de travaux.

Il emploiera 35 personnes en 2025 et produira, dès septembre 2024, 50 tonnes annuelles d’aimants frittés haute performance entièrement fabriqués à partir de matières recyclées. Cette usine importe pour répondre à la demande croissante en aimants dans l’industrie automobile et éolienne, secteur stratégique pour la transition énergétique.

MagREEsource s’attache à la résilience de l’approvisionnement européen grâce à une technologie de production innovante et circulaire, réduisant de 91 % les émissions de CO2 par rapport à la production chinoise.

 L’inauguration de cette usine précède la construction de la MagFactory, soutenue par un financement de 25 millions d’EUR du programme France2030Métaux critiques. Cette nouvelle usine, opérationnelle en 2027, devrait produire 500 tonnes par an, créant 200 emplois directs. Frenchweb du 01/07/24

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/10/magreesource-recyclage-et-souverainetes.html

 

Vu et lu dans Pour l'Eco de juin 2024
Vu et lu dans Pour l'Eco de juin 2024

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France 2030 (résultats)

Publié le par Jacques SAMELA.

France 2030 (résultats)
France 2030 (résultats)

Rapport d’activité 2023 de France 2030 : déjà de nombreux résultats et impacts concrets

https://www.actuia.com/actualite/rapport-dactivite-2023-de-france-2030-deja-de-nombreux-resultats-et-impacts-concrets/?mc_cid=fff26fd36e&mc_eid=ed2cb670a6

Le 4 juillet 2024

 

Le plan d’investissement France 2030 a été lancé en octobre 2021 pour permettre à la France et à l’Europe de retrouver leur indépendance sur des industries et des compétences d’avenir. Ce programme d’envergure est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), placé sous l’autorité du 1er Ministre, qui a rendu son rapport d’activité pour l’année 2023 le mois dernier.

France 2030, initialement doté de 30 milliards d’euros, a vu rapidement son budget porté à 54 milliards d’euros pour faire de la France un leader mondial. Le plan s’articule autour de 10 objectifs et 6 leviers pour accompagner la transformation de l’économie française vers une croissance plus durable, centrée sur les secteurs d’avenir comme le numérique, l’hydrogène, les batteries, l’espace ou la santé.

Depuis son lancement en 2021, plus de 29,9 milliards d’euros avaient été engagés sur les 54 Mds€ alloués au 31 décembre 2023, soutenant plus de 6000 bénéficiaires, dont 4 200 structures uniques, et plus de 3650 projets qui devraient générer entre 55 000 et 300 000 emplois directs d’ici 2030. Plus de 250 dispositifs avaient été lancés.

Les aides ont été réparties entre les PME et ETI (56 %), les collectivités et les établissements publics (19 %), les grands groupes (16 %) et les personnes physiques, les associations et autres entités (9 %). Par effet de levier, pour chaque euro investi par le programme, 1,3 euros supplémentaires ont été investis, principalement par le secteur privé.

Le bilan de l’année 2023

France 2030 compte déjà de nombreux résultats et impacts concrets dans les domaines de l’IA, du quantique, de la recherche, de l’hydrogène, de mini-lanceurs, des véhicules électriques ou encore de la formation permettant d’évaluer les effets sur tous les territoires. En 2023 :

  • 4 621 demandes de brevets ont été déposés ;
  • Près de 34 000 places de formations certifiantes et diplômantes ont été créées ;
  • 490 000 véhicules électriques et hybrides ont été produits ;
  • 9 biomédicaments ont été également produits en France ;
  • 82 220 emplois directs ont été créés ou maintenus.

Différentes actions ont été menées et projets ont été soutenus en faveur de :

  • La décarbonisation de l’industrie et de l’économie : l’émission de CO2 par l’industrie sera réduite de 6 millions de tonnes par an, celle de l’économie de 11 millions de tonnes, à partir de 2030 ;
  • La capacité d’électrolyse sécurisée, qui sera multipliée par 2,7 d’ici 2030.

Transformer notre économie et renforcer notre compétitivité technologique par l’Intelligence
Artificielle

Le rapport revient sur les projets et actions financés dans le domaine de l’IA dans son pôle “Souveraineté numérique”.

En 2023, la France a consolidé sa position de leader dans le secteur de l’IA, notamment l’IA générative. Ce succès repose sur un écosystème dynamique de recherche et d’innovation, des talents issus de formations d’excellence, et des infrastructures avancées comme les supercalculateurs. La stratégie nationale pour l’IA, lancée en 2018, a d’abord structuré cet écosystème, puis s’est concentrée sur la diffusion de l’IA dans l’économie, dans sa seconde phase.

France 2030 a soutenu des projets prioritaires et stratégiques, de la recherche fondamentale à l’industrialisation, en investissant dans des technologies performantes et en augmentant la puissance de calcul du supercalculateur Jean Zay. Un appel des communs numériques a également été lancé pour soutenir la croissance des acteurs clés de l’IA générative et libérer des bases de données d’apprentissage et de test.

En 2023, des projets structurants ont été financés dans trois domaines prioritaires pour la France et l’Europe :

  • IA embarquée : Ce volet vient appuyer le Chips Act, la stratégie européenne de développement de composants, les investissements d’industrialisation des composants électroniques au niveau national (2,9 milliards d’euros d‘aide pour l’usine de de semi-conducteurs de Crolles), ainsi que la stratégie d’accélération électronique. 17 projets ont été financés pour renforcer l’expertise française en intégration de l’IA dans les systèmes embarqués ;
  • IA frugale : Pour favoriser la frugalité des IA en consommation énergétique et en données, un AAP a été lancé dans le cadre du dispositif DIAT (Démonstrateurs d’IA frugale au service de la transition écologique des territoires), afin d’aider les collectivités territoriales à investir dans des technologies efficientes pour assurer leur transition écologique, dans le cadre de projets de villes connectées et de transports intelligents ;
  • IA de confiance :  Au niveau mondial, la France fait parmi des premiers pays à se préoccuper des incidences éthiques et démocratiques des progrès de l’IA, un enjeu pour les industriels français, alors que l’AI Act va prochainement entrer en vigueur.

France 2030 vise également à démocratiser l’IA et, dans ce but, a également soutenu des outils open source comme Scikit-learn, initiée par Inria et seule bibliothèque logicielle européenne sur la science de la donnée dont les fonctionnalités et applications sont améliorées pour fournir aux acteurs industriels une infrastructure technologique souveraine pour l’extraction, la publication, l’échange de leurs données, puis leur exploitation grâce à une large gamme de fonctionnalités. Le programme IA Booster a d’autre part été lancé en juin 2023 pour aider les PME et ETI françaises à intégrer l’intelligence artificielle afin d’améliorer leur compétitivité et moderniser leur production.

https://www.economie.gouv.fr/france-2030

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Eurotunnel (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Eurotunnel (suite)
Eurotunnel (suite)

Le plus grand projet d’ingénierie du XXe siècle : le tunnel sous la Manche a 30 ans

https://www.lemoci.com/le-plus-grand-projet-dingenierie-du-xxe-siecle-le-tunnel-sous-la-manche-a-30-ans/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

 

Il y a trente ans, le 6 mai 1994, la reine Elisabeth II d’Angleterre et le président François Mitterrand inauguraient le Tunnel sous la Manche. L’événement a marqué son époque : l’idée de construire une liaison fixe entre l’Angleterre et la France a occupé les esprits pendant presque deux siècles ; l’ouvrage, bien plus qu’un tunnel, est un système de transport unique en son genre ; sa dimension symbolique est considérable. La liaison ferroviaire fixe transmanche a changé la géographie européenne en facilitant la mobilité de quelques 500 millions de voyageurs et en recomposant les chaînes logistiques. Aujourd’hui, elle capte un quart des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et le continent. Elle démontre au quotidien que l’intégration économique dépend de réseaux performants d’infrastructures transfrontalières. Retour sur cette histoire avec l’historien des transports Laurent Bonnaud.

Une histoire qui vient de loin
 

Pendant un siècle et demi, les projets de liaison fixe transmanche sont une suite de visions d’ingénieurs et d’entrepreneurs, de polémiques stratégiques et d’abandons fracassants. Albert Mathieu-Favier, ingénieur des mines, soumet un projet de galerie forée à Napoléon Ier en 1802. À une toute autre échelle, les grandes compagnies ferroviaires soutiennent un premier chantier, au début des années 1880. Mais le tunnel cristallise les paniques d’invasion britanniques. Les travaux sont interrompus.

Londres, récent membre de l’OTAN, abandonne ses objections militaires en 1955. Au début des années 1960, au sein du Groupe d’études du tunnel sous la Manche (GETM), des ingénieurs de la SNCF et de British Railways mettent au point un système de navettes pour automobiles et poids lourds, inspiré de services proposés dans les Alpes suisses dès les années 1930. Roger Hutter, inventeur des trains autos-couchettes, le perfectionne avec une boucle fermée.

Le second chantier, entamé en 1973, accompagne l’adhésion du Royaume-Uni à la CEE. Il est abandonné par le gouvernement travailliste de Harold Wilson en 1975 : le pays traverse une situation économique et sociale critique et doit financer un autre projet franco-britannique hors-norme : l’avion supersonique Concorde.

Une fenêtre d’opportunités, un système de transport intégré

Les gouvernements français et britanniques s’accordent de nouveau sur la construction d’une liaison fixe en 1984. Période exceptionnellement favorable : Margaret Thatcher et François Mitterrand, défenseurs du projet, restent au pouvoir pendant toute la décennie. À Bruxelles, la Commission Delors impulse le triple élan du Marché unique, de l’euro et de l’élargissement européen.

Fonctionnaires et promoteurs doivent résoudre la quadrature du cercle : comment accueillir sous la Manche voyageurs et marchandises dans des conditions optimales de sécurité et de confort ?

L’entreprise touche toutes les limites techniques et financières et fait face à une forte opposition en Angleterre : perte de l’insularité, coût de l’ouvrage et de la voie ferrée entre le tunnel et Londres, menaces sur l’emploi dans les ports, hausse du trafic dans le « jardin de l’Angleterre »… En outre, Margaret Thatcher voudrait « traverser la Manche au volant de sa voiture » et un financement entièrement privé. La partie française favorise un tunnel ferroviaire, vitrine du TGV, et n’exclut pas un financement public.

Plusieurs projets sont en lice. Dans la Manche, alors le détroit le plus fréquenté au monde, le tunnel s’avère préférable au pont, vulnérable aux collisions maritimes. Par ailleurs, un tunnel routier sous-marin de plus de quarante kilomètres pose des défis de sécurité et de ventilation. Finalement, ce sera un ouvrage ferroviaire financé et opéré par le privé. Eurotunnel se voit attribuer la concession en 1986. Les exigences des banques ont été décisives dans ce choix.

Il reprend, dans ses grandes lignes, le concept abandonné en 1975 : deux galeries de circulation ferroviaire (diamètre : 7,6 mètres) et une galerie centrale de service et de secours (4,8 mètres), accessibles par deux terminaux connectés aux réseaux de transport terrestres des deux pays. Deux interconnections, véritables cathédrales sous la mer, permettent de permuter le trafic. Les tunnels mesurent 50,5 km de longueur, dont 37,5 km sous le Pas de Calais.

Les travaux commencent à la toute fin de 1986. Le 1er décembre 1990, les équipes française et britannique font leur jonction sous la Manche avec  une poignée de mains historique. L’ouvrage est livré au concessionnaire le 10 décembre 1993, un temps record, et inauguré le 6 mai 1994. Dix ans après la décision politique et au terme d’un chantier titanesque qui a mobilisé plus de 10 000 personnes et sept tunneliers géants, le tunnel sous la Manche est une réalité.

Il accueille des trains directs de voyageurs (Eurostar) et marchandises et les navettes (Le Shuttle). L’Eurostar est un train prototype GEC-Alsthom, grande vitesse tri-courant pour circuler em France, en Angleterre et en Belgique, et à gabarit étroit pour se conformer aux normes de British Rail.

Les deux pays financent les infrastructures d’accompagnement : réaménagement complet de la desserte de Lille, sous l’impulsion de Pierre Mauroy ; raccordement autoroutiers dans le Pas-de-Calais et le Kent ; TGV Nord prêt pour l’inauguration du tunnel, Ligne à grande vitesse belge en 1997. La liaison ferroviaire à grande vitesse entre Londres et le tunnel n’est achevée qu’en 2007. L’Eurostar arrive désormais en garde de St Pancras au lieu de Waterloo. Le train devient plus attractif que l’avion entre Paris, Bruxelles et Londres.

Une autre géographie européenne

Depuis 1994, le concessionnaire, renommé Getlink en 2017, a surmonté les défis d’une montée en charge sans équivalent. Le financement de projet, entièrement privé, a été restructuré avec l’aide des pouvoirs publics. Les premiers actionnaires et prêteurs y ont perdu une partie de leur mise. Les enjeux sécuritaires de l’ouvrage ont été maîtrisés. Deux graves incendies, en 1996 et 2008, n’ont fait aucune victime, démontrant la résilience du concept technique.

Le tunnel sous la Manche est devenu la voie ferroviaire la plus fréquentée au monde. En rendant possible la traversée du Pas de Calais sans rupture de charge et par tous les temps, il a bouleversé les échanges entre l’archipel britannique et l’Union européenne : en train à grande vitesse Eurostar pour environ 10 millions de touristes et voyageurs d’affaires par an ; dans les navettes ferroviaires Le Shuttle, qui accueillent par millions automobiles, motocycles et poids lourds ; a contrario, les trains de marchandises directs restent marginaux.

Les voyages en train entre Londres, Paris, Bruxelles et, depuis 2018, Amsterdam, se sont multipliés et ont capté la plus grande part du trafic aérien entre ces villes. Les services de ferries conservent une part de marché significative après s’être modernisés, restructurés et concentrés sur le Pas de Calais. De nouvelles chaînes logistiques relient les industries britanniques à leurs clients et fournisseurs dans toute l’Europe. Plus de 3,6 millions de ressortissants européens vivent désormais au Royaume-Uni, dont plus de 200 000 Français à Londres et 1,2 million de citoyens britanniques dans des pays membres de l’UE, au premier rang desquels, l’Espagne et la France.

En dépit de cette intégration croissante et contre la vision des promoteurs du tunnel, qui souhaitaient « arrimer la Grande-Bretagne à l’Europe », une majorité de Britanniques s’est exprimée, le 23 juin 2016, en faveur d’une sortie de l’Union européenne. Ce n’est pas le moindre paradoxe du Brexit.

La liaison fixe transmanche, seule frontière du Royaume-Uni avec le continent, est à la charnière de ce bouleversement économique et politique. Connaître son histoire, c’est plonger dans les récits collectifs qui construisent chaque génération et qui s’incarnent à un degré rare dans le « chantier du siècle ».

L’avenir du tunnel

Le concessionnaire emploie 3 500 salariés. Actif également dans les services de fret ferroviaire et l’interconnexion électrique, il génère suffisamment de liquidités pour rembourser sa dette et rémunérer ses actionnaires. Il a réalisé en 2023 un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros et transporté 18 millions de voyageurs, partagés à parts égales entre l’Eurostar et les navettes, 2,25 millions de voitures et 1,2 millions de camions.

Le tunnel n’est utilisé qu’à moitié de sa capacité et la concession court jusqu’en 2086. Des gains de parts de marché sont envisageables sur le transport des poids lourds et il existe un potentiel important dans les trains de marchandises directs. Toutefois, les services ferroviaires sont contraints par le gabarit plus étroit au Royaume-Uni et par les différents systèmes d’alimentation et de signalisation dans les pays desservis. Seules les lignes à très forte fréquentation sont rentables, à moins d’une péréquation ou d’un abondement public.

Les nouvelles rames Siemens Velaro d’Eurostar prennent en compte ces défis : 20 % plus spacieuses, quadricourant, elles peuvent rouler jusqu’aux Pays-Bas et en Allemagne. Par ailleurs, la récente fusion avec Thalys change l’échelle de l’opérateur historique et permet d’envisager de nouvelles stratégies.

La ligne à grande vitesse High Speed 2 vers le nord de la Grande-Bretagne, prévue dès les années 1980, sera prête à la fin de la décennie : elle devrait générer du trafic pour le tunnel.

Une demande existe pour des liaisons interrégionales, par exemple entre le Kent et les Hauts de France et pour des liaisons entre le sud-est de l’Angleterre et le continent (provinces françaises, ouest de l’Allemagne, Genève / Lausanne), dominées par les compagnies aériennes à bas coûts.

De nouveaux opérateurs passagers peuvent encourager la concurrence : l’opérateur public espagnol Renfe a entamé des négociations fin 2021 pour l’exploitation de trains Paris-Londres ; le groupement d’investisseurs Evolyn  a signalé son intention d’ouvrir des services transmanche en octobre 2023. Il est animé par Alsa, le groupe de transports routiers espagnol de la famille Cosmen, allié  depuis 2005 à un grand acteur du transport terrestre britannique, National Express Group ; des investisseurs néerlandais ont également signalé leur intérêt.

Conclusion : un axe stratégique européen

L’histoire du tunnel sous la Manche est riche d’enseignement pour la conception, le financement et l’exploitation des grandes infrastructures, dont l’Europe et le monde ont un besoin majeur dans les prochaines décennies. Un récent programme de recherche de Rails et histoire, l’association d’histoire des chemins de fer, a établi l’état des connaissances sur la Liaison fixe trans-Manche, mesuré ses réalisations et tiré des enseignements pour l’avenir. Il a permis d’établir l’importance pour les grands projets de la gouvernance, des infrastructures d’accompagnement et des effets économiques et sociaux élargis.

La rentabilité d’une infrastructure ne s’évalue pas seulement à l’aune de ses coûts et bénéfices directs, mais doit prendre en compte les externalités les plus larges, comme la réduction des émissions de CO2  sur la traversée ou celle des accidents maritimes.

Connaître cette histoire, du projet Mathieu-Favier à nos jours, c’est également mieux comprendre les mutations du Royaume-Uni, de la France et de l’Europe, et leurs relations paradoxales sur la longue durée.

La liaison fixe transmanche constitue un axe stratégique européen, qui renforce l’importance séculaire du détroit du Pas de Calais pour l’Europe et le monde. Son importance économique et commerciale ne doit pas faire oublier qu’elle est également une voie d’approvisionnement majeure en cas de conflit, telle qu’elle a été perçue par de nombreux témoins de sa longue histoire.

Laurent Bonnaud
Historien économiste
Fondateur et dirigeant de Sponte Sua SRL

Du même auteur, lire : Le tunnel sous la Manche, l’autre frontière du Brexit ?

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/05/eurotunnel-happy-anniversaire.html

 

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