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Encore quelques jours pour y aller

Publié le par Jacques SAMELA.

Encore quelques jours pour y aller
Encore quelques jours pour y aller
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 15/11/24
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 15/11/24

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 15/11/24

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 15/11/24
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 15/11/24

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Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 15/11/24

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Jeux origine France

Publié le par Jacques SAMELA.

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Biomemory (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Biomemory (suite)
Biomemory (suite)

Le français Biomemory lève $18 millions pour le stockage sur ADN

https://www.ecinews.fr/fr/le-francais-biomemory-leve-18-million-pour-le-stockage-sur-adn/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-16-12-2024

Le 14 décembre 2024

 

La société Biomemory SA (Paris, France), spécialisée dans le stockage à base d’ADN, a levé 18 millions de dollars dans le cadre d’un tour de table de série A mené par Crédit Mutuel Innovation.

Le tour de table comprenait la participation d’un investisseur existant, le fonds French Tech Seed, géré pour le compte de l’État français par Bpifrance.

Parmi les investisseurs figurent également le fonds Blast, également géré pour le compte de l’État français par Bpifrance, Paris Business Angels, Sorbonne Venture, Adnexus, Prunay, Next Sequence et Accelerem.

En décembre 2023, Biomemory a lancé son premier produit, une carte de stockage à base d’ADN au prix de 1 000 euros, d’une capacité de 1 koctet de données textuelles ! La technologie a une longue durée de vie, avec une durée de vie minimale de 150 ans, affirme Biomemory. La société a déclaré qu’elle utiliserait cette nouvelle tranche de fonds pour le développement de produits et pour étendre son front de recherche et ses partenariats.

Biomemory a été cofondée par Erfane Arwani en 2021 en tant que spin-off de l’Université de la Sorbonne et du CNRS.

Biomemory affirme que le stockage des données dans les molécules d’ADN synthétisées offre une densité de stockage si élevée que cette technologie pourrait permettre de stocker toutes les données de l’humanité dans un seul rack de 19 pouces.

« Un défi passionnant nous attend pour réinventer le stockage des données et apporter à cette industrie une nouvelle solution complémentaire de pointe pour améliorer sa durabilité et réduire drastiquement son impact environnemental et social », a déclaré Alexis Riou, investisseur deeptech au Crédit Mutuel Innovation, dans un communiqué publié par Biomemory.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/01/biomemory-l-adn-au-service-du-stockage-numerique.html

 

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Les entreprises familiales (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les entreprises familiales (suite)
Les entreprises familiales (suite)

La « Family Business Nation », le modèle pour une croissance durable

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/la-family-business-nation-le-modele-pour-une-croissance-durable-1012548.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20241204&M_BT=6363555962

Le 04 décembre 2024

 

OPINION. En 2017, la « Start-Up Nation » a insufflé un nouvel élan à l'économie française, en mettant en lumière le dynamisme des jeunes entreprises. Aujourd'hui, alors que les entreprises évoluent dans un contexte de guerre des talents et d'instabilité politique, économique, sociale, fiscale et environnementale, le « Family & Business Forum » poursuit son engagement à fédérer un écosystème et à promouvoir un modèle économique qui se distingue par sa vitalité et sa résilience : l'entreprise familiale.

Propice à créer du sens et de l'engagement, établie dans les territoires et guidée par une vision à long terme, l'entreprise familiale se distingue par sa stabilité, son engagement ESG, son ancrage local et sa capacité à concilier tradition et innovation. Soutenir et valoriser ces forces, s'assurer de créer un environnement propice à son développement sont essentiels pour garantir sa pérennité.

Un modèle économique vertueux

Les entreprises familiales représentent la majorité des entreprises en France - 68% des PME, 63% des ETI et 57% de grands groupes ; elles constituent 60% de la valeur ajoutée et plus de 60% des emplois en France, ce qui montre leur rôle essentiel dans notre économie.

Face aux crises et aux bouleversements politiques et économiques, elles font preuve d'une robustesse et d'une réactivité remarquées. Leur actionnariat stable et leur gouvernance incarnée leur permettent de s'ajuster et se transformer face aux nouvelles réalités du marché et de saisir les nouvelles opportunités.

Bien sûr, elles ne détiennent pas pour autant la « formule magique » de la pérennité ou de la performance continue, elles doivent aussi passer par des décisions douloureuses afin de pouvoir mieux envisager l'avenir comme l'actualité l'a illustré récemment. Ces moments difficiles montrent aussi leur capacité de résilience et les attentes qu'elles suscitent dans leur environnement.

Grâce à leur vision à long terme, elles investissent dans la recherche et le développement, modernisent leurs processus et adoptent les nouvelles technologies tout en préservant les savoir-faire et savoir être traditionnels.

Dans bien des cas, ce souci du long terme les pousse aussi à intégrer dans leur modèle les enjeux de transition climatique ou sociale.

Enfin, leur ancrage local contribue non seulement au développement du « Made in France » mais aussi à la stabilité et au développement d'écosystèmes partout où elles sont présentes, en France et dans le monde entier, au bénéfice des parties prenantes - collaborateurs, clients, fournisseurs, parfois d'autres actionnaires - fédérées par ce modèle porteur de sens.

La transmission, un enjeu de souveraineté économique

Afin de capitaliser durablement sur ces atouts, la France fait face à un défi de taille : faire grandir ses PME et accompagner le développement de ses ETI. Actuellement, la France compte seulement 5 600 ETI, à comparer à 12 000 en Allemagne et 8 000 en Italie. La transformation des PME en ETI prend en moyenne 21 ans et nécessite un soutien et un accompagnement importants.

Les entreprises familiales jouent un rôle essentiel dans cette dynamique de transformation. En France, compte tenu de leur poids dans l'économie dans l'ensemble des régions, elles contribuent significativement à l'emploi, à l'innovation, à la compétitivité et au redressement de notre balance commerciale. Par ailleurs, généralement inscrites dans le modèle du capitalisme des parties prenantes, elles prennent une part active aux transitions sociétales en cours. Il est essentiel de les aider à grandir et de faire en sorte d'éviter que le moment clé de la transmission intergénérationnelle ne fasse peser un risque sur la pérennité de ces aventures et donc sur leurs écosystèmes.

Soutenir la « Family Business Nation », une priorité sociétale

Pour assurer la vitalité de nos économies locales, nationales et européennes, il est crucial d'accompagner le développement des entreprises familiales. Il faut également poursuivre les efforts d'incitation des dirigeants à inscrire dès l'âge de 50 ans le sujet de la transmission à leur agenda. 25% des dirigeants ont plus de 60 ans et 75% d'entre eux n'ont pas encore initié de processus, alors qu'on estime qu'il faut entre 7 et 10 ans, et parfois bien plus, pour mener à bien une transmission.

Sanctuariser le Pacte Dutreil qui permet de modérer les droits de succession en contrepartie de l'engagement des actionnaires à conserver l'entreprise ou créer un indicateur de suivi des transmissions de la même manière qu'il existe un suivi des créations et des faillites par exemple, contribueront à replacer la France en meilleure position sur l'échiquier de la transmission en Europe.

Dans cette optique, il est nécessaire de mettre en œuvre une politique globale de la transmission, d'informer et fédérer l'écosystème de la « Family Business Nation » associant les experts, les conseils, les partenaires, les chercheurs, les acteurs publics... qui agissent auprès de ces organisations et de leurs décideurs et œuvrent collectivement à la réussite de ces aventures entrepreneuriales.

Les entreprises familiales doivent être valorisées pour leur contribution essentielle à l'emploi, à la souveraineté économique, à la préservation des savoir-faire français et à la responsabilité sociétale des acteurs économiques. En reconnaissant l'entreprise familiale, ce modèle économique capable de conjuguer tradition et modernité, local et global, stabilité et innovation, performance et responsabilité, dans sa croissance et sa pérennité, nous pouvons agir, ensemble, pour son succès et pour notre avenir.

Qu'attendons nous pour ériger la « Family Business Nation » en grande cause nationale ?

 

(*) Signataires :

  • Laurent Allard, Family & Co
  • Pierre-Emmanuel Costeux, Family & Co
  • Caroline Mathieu, FBN France
  • Philippe Grodner, FBN France

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/10/les-entreprises-familiales-perennite-et-competitivite.html

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France, sa dette, nouvelle notation

Publié le par Jacques SAMELA.

France, sa dette, nouvelle notation
France, sa dette, nouvelle notation

Dette : l’agence de notation S&P maintient la note de la France

https://www.ouest-france.fr/economie/budget-collectivites-etat/dette-lagence-de-notation-s-p-maintient-la-note-de-la-france-ea9a9af4-ae82-11ef-b968-56ee5c51c9ef

 

Publié le 29/11/2024 

Alors que l’adoption du budget 2025 de la France est l’objet d’intenses discussions politiques, l’agence de notation S&P a décidé ce vendredi 29 novembre de maintenir la note de la dette de la France, un indicateur scruté par les opérateurs financiers lorsqu’ils prêtent de l’argent à l’Hexagone.

En mai dernier, S&P avait abaissé d’un cran la note tricolore. Comme le rappelle l’Agence France PresseMoody’s et Fitch, les deux autres grandes agences de notation, avaient maintenu en octobre la note française à son niveau précédent, tout en l’assortissant d’une perspective négative.

S & P parie sur un redressement des finances publiques à moyen terme

« Malgré l’incertitude politique, nous nous attendons à ce que la France se conforme, avec un délai, au cadre budgétaire européen et et consolide progressivement ses finances publiques à moyen terme », a indiqué l’agence américaine dans un communiqué publié ce vendredi soir.

« En maintenant la note de la France, Standard and Poor’s témoigne du crédit accordé au gouvernement pour réduire le déficit et redresser nos finances publiques », a pour sa part réagi le ministre des Finances et de l’Économie, Antoine Armand.

Un budget 2025 très difficile à faire voter

La décision de S&P intervient alors que le gouvernement de Michel Barnier peine à réunir une majorité de députés pour voter son budget ou, à défaut, pour ne pas censurer l’équipe gouvernementale en cas de recours à l’article 49-3.

Le gouvernement a-t-il raison de demander des économies aux collectivités territoriales ?

Le Premier ministre a pourtant récemment accepté de ne pas augmenter une taxe sur l’électricité au-delà de son niveau d’avant-bouclier tarifaire et de ne pas réduire les allègements de cotisations patronales sur les bas-salaires. Ces annulations de mesures avaient été souhaitées par le Rassemblement national, qui en avaient fait une condition pour ne pas censurer le gouvernement de Michel Barnier lors du vote des budgets pour 2025 (le budget de l’État et celui de la Sécurité sociale).

Malgré tout, le risque demeure. La cheffe de file du Rassemblement, Marine Le Pen, ne semblait toutefois pas vendredi disposée à renoncer à censurer le gouvernement la semaine prochaine (cette semaine / NDLR), lui reprochant des concessions « pas financées par des économies structurelles » et de « précipiter la crise financière ».

À la fin du 2e trimestre, la dette française s’élevait à 112 % du PIB, un total qui a beaucoup augmenté depuis la crise liée au Covid-19 (ne l'oublions pas / NDLR) et qui peine à redescendre depuis.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/agences-de-notation-la-reponse-francaise.html

 

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A savoir

 

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/la-dette-publique-des-etats-de-l-union-europeenne/#:~:text=Avec%20un%20ratio%20atteignant%20163,Portugal%20(100%2C6%20%25).

https://www.caminteresse.fr/societe/voici-les-pays-les-plus-endettes-au-monde-11196847/

 

 

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Le Nouvel Espace (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Nouvel Espace (suite)
Le Nouvel Espace (suite)

New Space : les Français Skynopy et Kinéis s’unissent pour “révolutionner” le segment sol

https://vipress.net/new-space-les-francais-skynopy-et-kineis-sunissent-pour-revolutionner-le-segment-sol/

Le 18 Oct 2024 

 

L’accord passé avec Kinéis permettra à Skynopy de lancer son propre réseau d’antennes sol et de poursuivre le développement de son service clé en main de connectivité satellite, en réponse aux besoins croissants de l’industrie spatiale.

Révolutionner le segment sol, grand oublié de l’industrie spatiale ces dernières années, tel est l’objectif du partenariat que viennent de nouer deux start-ups du New Space français, Skynopy, société parisienne spécialisée dans le domaine de la connectivité de satellites, et Kinéis, opérateur IoT satellitaire basé à Toulouse.

Selon les deux partenaires, il est grand temps que le développement du segment sol de l’industrie spatiale accélère car il « a longtemps été sous-estimé par les politiques publiques, mais aussi par les acteurs du secteur », alors même qu’il s’agit du « troisième pilier de la chaîne de valeur, après le lanceur et les satellites » et qu’il est « essentiel au rapatriement des données et représente plus de 20 % du coût d’une mission ».

L’accord passé avec Kinéis permettra à Skynopy de lancer son propre réseau d’antennes sol et de poursuivre le développement de son service clé en main de connectivité satellite, en réponse aux besoins croissants de l’industrie spatiale. Ce partenariat intervient un mois à peine après que Skynopy ait reçu l’autorisation d’exploiter, pour le compte de ses clients, le réseau de 12 stations sol d’Amazon Web Services (AWS). Avec cet accord avec Kinéis, Skynopy passe ainsi à la vitesse supérieure afin d’accélérer le déploiement de son tissu mondial d’antennes satellitaires. À court et moyen termes, son objectif est double : renforcer son expansion mondiale et améliorer l’acquisition des données satellitaires au bénéfice de ses clients, mais aussi et surtout maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur spatiale pour assurer une véritable indépendance aux opérateurs de satellites français et européens.

Pour les deux partenaires, cet accord coule de source. Fondé en 2018, Kinéis est un fournisseur de connectivité IoT par satellite et opérateur de sa propre constellation composée de 25 nanosatellites. La technologie Kinéis est utilisée pour localiser et collecter des données sur des objets fixes ou mobiles situés en dehors des zones de couverture des réseaux terrestres. En parallèle, cette start-up 100% made in France développe un réseau de stations sol sur l’ensemble du globe, restant ainsi maître et garant de l’intégralité du système.

Très concrètement, cette collaboration permettra à Skynopy de bénéficier du savoir-faire et de l’expertise de Kinéis dans le domaine de l’infrastructure sol d’antennes, en termes de choix des antennes et des sites d’installation, de documentation technique, d’obtention des licences, etc. Ce partenariat pourrait déboucher, dans le futur, sur une association plus avancée et globale.

« Skynopy répond de façon novatrice au double défi de l’acquisition des données satellites et de la souveraineté, qui constituent aujourd’hui les deux angles morts de l’industrie spatiale, souligne Alexandre Tisserant, Pdg de KinéisCombinés à notre expertise, leur modèle économique et leur vision innovante bénéficieront à l’ensemble du marché des satellites LEO qui a un besoin crucial de connectivité, et ce tout en minimisant l’empreinte au sol. »

« Cette collaboration marque une nouvelle étape de notre développement, qui se donne pour objectif de combler un manque bien identifié dans l’écosystème spatial, afin de renforcer l’émancipation technologique, la compétitivité économique et la capacité à mener des missions autonomes des opérateurs de satellites », assure, pour sa part, Pierre Bertrand, cofondateur de Kinéis.

Fondé en octobre 2023 par Pierre Bertrand, CEO, et Antonin Hirsch, CTO, deux anciens directeurs de Loft Orbital (start-up franco-américaine développant des satellites partagés et vendus as-a-service et ayant levé un total de 200 M$), Skynopy ambitionne d’apporter le modèle économique du service d’infrastructure (as-a-service) au réseau de stations sol (antennes) nécessaires pour télécharger les données des satellites en orbite. Le service clé en main permet aux opérateurs de satellites de bénéficier d’une communication fluide et accessible et de contrôler leur satellite aussi facilement qu’un téléphone portable, assure la société. Skynopy dispose déjà d’un réseau mondial d’antennes, via des partenariats, et offre déjà ses services d’optimisation de connectivité à des premiers clients tels que Hemeria. Elle a réalisé en juin dernier une levée de fonds de 3,1 millions d’euros.

Créé en 2018, Kinéis est un opérateur satellitaire et fournisseur de connectivité globale pour l’IoT, qui s’est fixé comme mission d’aider ses clients à assurer la transmission des données de leurs objets connectés, en tout point du globe, grâce à la constellation de 25 satellites que le Toulousain est en train de mettre en orbite. La société utilise une technologie fiable grâce à l’héritage de quarante ans d’expertise dans la collecte de données depuis l’espace, adaptée pour l’IoT. En plus de ses actionnaires principaux (CLS et le CNES), Kinéis a levé 100 millions d’euros en 2020.

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AIS et IoT : succès du 3ème lancement de nanosatellites de la constellation KINEIS

https://www.actuia.com/actualite/ais-et-iot-succes-du-3eme-lancement-de-nanosatellites-de-la-constellation-kineis/?mc_cid=0c81354944&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 26 novembre 2024

Kineis, acteur spatial français, annonce que ce lundi 25 novembre, à 4h55 (heure de Paris), le lanceur Electron de Rocket Lab a réussi la mise en orbite de 5 nouveaux satellites de sa constellation dédiée aux marchés mondiaux de l’Internet des Objets (IoT) et au secteur maritime, l’AIS (Automatic Identification System). Avec ce troisième lancement, baptisé « Ice AIS Baby », la start-up toulousaine se rapproche de son objectif : 15 nanosatellites sur les 25 prévus sont désormais déployés en orbite basse (LEO).

Kineis a été fondée en 2018 par le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et sa filiale CLS (Collecte Localisation Satellites) pour opérer le système Argos. Ce système mondial de localisation et de collecte de données géo-positionnées par satellite a été créé en 1978 à l’initiative du CNES, de la NASA et de l’agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).

En 2020, Kineis a levé 100 millions d’euros pour financer le développement et le déploiement des 25 nanosatellites et 20 stations terrestres qui vont constituer sa constellation dont l’objectif est de démultiplier les capacités de suivi du système Argos.

Après avoir mis en orbite cinq premiers satellites en juin, puis cinq autres en septembre, depuis la base de lancement néo-zélandaise de Rocket Lab, située dans la péninsule de Māhia, le lanceur Electron vient donc de réaliser avec succès le troisième lancement. Le prochain devrait avoir lieu en décembre et le dernier, début 2025.

Alexandre Tisserant, Président de Kinéis, a salué cette étape :

“Les équipes Kinéis démontrent une fois de plus leurs capacités techniques
d’opérateur satellitaire avec la prise en charge de ces 5 nouveaux satellites
dans une cadence soutenue de lancements. Cet exploit n’aurait pu avoir lieu
sans la précision d’Electron de Rocket Lab pour placer nos satellites sur leurs
positionnements planifiés. Avec 15 satellites désormais en orbite, nous nous
rapprochons du déploiement complet de notre constellation dédiée à l’IoT
pour transmettre de la data en quasi-temps réel, en n’importe quel point du
globe. Félicitations à toutes nos équipes qui réalisent un travail incroyable,
et rappelons-le, une première européenne !”.

Une constellation dédiée à l’IoT mais également à la surveillance maritime

Initialement dédiée à l’IOT, Kinéis s’adresse depuis peu à un second marché tout aussi stratégique, celui de la surveillance du trafic maritime.

L’AIS satellitaire est un système maritime d’identification automatique des navires qui fonctionne par radiofréquences VHF (très haute fréquence). Il permet aux navires équipés de transpondeurs et aux systèmes de surveillance de connaître l’identité, la position, la direction et le statut des navires en mer.

Les données AIS sont utilisées pour la gestion du trafic maritime, la détection des comportements suspects, l’optimisation logistique, le renforcement de la défense et de la sécurité, la protection environnementale et l’analyse des données. Traditionnellement limitée à une portée de 100 km autour des antennes terrestres, l’AIS voit ainsi son efficacité multipliée grâce aux satellites Kinéis.

Innovation technologique et souveraineté européenne

La technologie S-AIS de Kinéis, une antenne multibrins, constitue une avancée majeure. Par rapport aux satellites mono-brin classiques. L’antenne AIS Kinéis assure une qualité supérieure de réception puisque le signal du navire est reçu par chacun des 6 brins métalliques indépendants de l’antenne.

Celle-ci permet ainsi de capter jusqu’à 80 % des signaux dans des zones densément peuplées de navires. Cette performance, couplée à des algorithmes de détection sophistiqués (intégrant l’effet Doppler), garantit la fiabilité des données, même face aux tentatives de falsification de positionnement ou de « spoofing ».

En s’appuyant sur une technologie 100 % française, Kinéis revendique son rôle d’acteur souverain face à une compétition internationale dominée par des entreprises américaines ou asiatiques. La start-up ambitionne de traiter quotidiennement des millions de messages AIS, offrant une vision détaillée et fiable du trafic maritime mondial.

Alexandre Tisserant conclut :

“Nous sommes également enthousiastes concernant notre seconde mission, l’AIS. Dans un marché en pleine consolidation, Kinéis s’impose comme un acteur européen souverain combinant expertise technologique et indépendance stratégique. Grâce à notre nouvelle offre AIS, les acteurs maritimes bénéficient d’une visibilité renforcée sur leurs flottes et d’une fiabilité accrue des données”.

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L'isolationnisme, qu'est-ce donc ?

Publié le par Jacques SAMELA.

L'isolationnisme, qu'est-ce donc ?
L'isolationnisme, qu'est-ce donc ?

L’isolationnisme moral des Américains

https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2021-01-24/l-isolationnisme-moral-des-americains.php

 

le 24 janv. 2021

 

Il aura fallu la Première Guerre mondiale pour que les Américains abandonnent la fameuse doctrine Monroe qui, jusque-là, guidait leurs relations internationales fondées sur l’isolationnisme. Ironiquement, c’est l’intervention tant redoutée dans les affaires européennes qui allait leur permettre de devenir la première puissance mondiale. Comme quoi, les « voyages » ne forment pas seulement la jeunesse. Ils façonnent aussi les empires.

Un siècle plus tard, c’est un slogan qui peut sans doute le mieux résumer les années trumpiennes : « Make America Great Again ». Derrière ce slogan qui a fait le bonheur des fabricants de casquettes se cache ce bon vieux fond de repli sur soi évoqué par la doctrine Monroe qui n’a en réalité jamais véritablement quitté l’Amérique, doctrine qu’on renommera « isolationnisme moral », car, au XXIe siècle, il est bien sûr impossible de se couper du reste du monde comme on pouvait encore le faire au XIXe siècle.

Surtout pas quand, comme nos voisins du Sud, ont est au cœur des échanges économiques mondiaux et du nouveau noyau industriel récemment constitué par les GAFAM qui ont transformé l’Amérique en empire invisible, selon la brillante formule de l’essayiste Mathieu Bélisle.

Non, cet isolationnisme est d’abord et avant tout de nature morale, comme en fait étalage celui qui, leurré pas son omnipuissance (on peut penser au monarque de droit divin), a perdu la capacité de composer avec l’altérité, l’autre ne pouvant être qu’un sujet ou un ennemi à soumettre.

Qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières. C’est cela que révèle le « Make America Great Again ».

Aveuglés par leur magnificence

Dans son plus récent ouvrage, le biologiste et géographe américain Jared Diamond décrit ainsi ce repliement sur soi de ses concitoyens incapables par exemple de s’inspirer de ce qui se fait ailleurs pour surmonter leurs crises. Il parle du « refus d’apprendre ». Ce refus, nous dit-il, « est lié à la croyance dans le caractère “exceptionnel” des États-Unis, c’est-à-dire la conviction que ce pays est si singulier que rien de ce qui s’est fait ailleurs ne peut s’appliquer à lui »*. Autrement dit, les Américains seraient aveuglés par leur magnificence. « Miroir, miroir, dis-moi qui est la plus belle. »

Aujourd’hui, après l’investiture de Joe Biden, on peut espérer que la vente de casquettes reculera un peu et que l’ère de l’emmurement (au propre et au figuré) disparaîtra tranquillement.

L’isolationnisme moral pourrait effectivement un peu s’atténuer. Mais les États-Unis font face à tant de défis qu’il est permis de rester sceptique quant à leurs chances de vaincre le repli identitaire à la source de leur paralysie idéologique. Les manifestations de cette paralysie sont nombreuses : anticommunisme primaire, pensée manichéenne, bigoterie religieuse et cette incapacité à reconnaître l’altérité évoquée plus haut. La cuite narcissique des quatre dernières années n’a fait qu’amplifier le phénomène et aggraver ses conséquences sociales, politiques et économiques qui minent les États-Unis. Celles-ci sont maintenant bien documentées : polarisation extrême, inégalités galopantes, déliquescence des institutions politiques, menace du terrorisme intérieur, déficit budgétaire monstrueux et dysfonction de l’État dont témoignent en premier lieu un système de santé cauchemardesque (révélé en outre par l’inaccessibilité des soins de santé, la baisse de l’espérance de vie et plus de 400 000 victimes de la pandémie) ainsi qu’un système d’éducation en péril. Et ultime dérapage de l’épisode de délire narcissique trumpienne : les camouflets nombreux aux alliés, y compris les plus chers, comme le Canada.

Cette idéologie exacerbée de repliement sur soi, ce chauvinisme érigé en raison d’être ont des conséquences plus graves encore. Les États-Unis sont devenus non seulement dangereux pour eux-mêmes, mais aussi pour le monde. Avant de s’écrouler, Rome était devenue trop grosse, trop bureaucratique, trop corrompue, trop ingérable. Sa chute a entamé une longue période de noirceur. Aujourd’hui, les États-Unis sont menacés par la Chine, la Russie, le terrorisme islamique (qui est toujours bien vivant), et par bien d’autres périls. Aucun empire n’aime céder sa place. Le plus grand défi des Américains sera de regarder ce miroir en pleine face et de cesser d’en contempler la grandeur. En seront-ils capables ? Bonne chance à vous, M. Biden !

Bouleversement, Jared Diamond, Gallimard, 2019, p. 318

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/1823-doctrine-monroe-certains-l-aiment-isolationniste-4875770

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/multilateralisme-vs-protectionnisme-ou-tel-est-pris-qui-croyait-prendre.html

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Les Jours Tricolores VS le Black Friday

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Jours Tricolores VS le Black Friday
Les Jours Tricolores VS le Black Friday

Les Jours Tricolores, c'est quoi ?

https://www.lesjourstricolores.fr/

 

11 jours d’une opération de communication commerciale collective se déroulant du 22 novembre au 2 décembre 2024.

#LesJoursTricolores sont une opération de communication commerciale gratuite, libre et flexible.

#LesJoursTricolores sont une réponse collective au #BlackFriday invitant à relocaliser ses achats. Un mois avant Noël, unissons nos forces en additionnant nos communautés et audiences, réseaux sociaux et newsletters.

#LesJoursTricolores sont une réponse collective à l’inflation en mettant en place toutes les mécaniques de bonnes affaires rendant le Made in France plus accessible que jamais.

#LesJoursTricolores sont une réponse collective aux #FrenchDays et aux pratiques trompeuses de francolavage ne faisant cette fois uniquement
la promotion de produits
Made in France.

 

Le Made in France unit ses forces pour contrer le Black Friday

Du 22 novembre au 2 décembre se dérouleront #LesJoursTricolores, la réponse collective du Made in France au Black Friday. Cette opération collective de communication commerciale a réuni plus de 200 marques en 2023.

Nous espérons faire encore mieux en 2024. Unissons les forces de tous les acteurs de Made in France durant cette période décisive : rejoignez le collectif !

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Le 11 novembre (rappels)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le 11 novembre (rappels)
Le 11 novembre (rappels)

Le 11 novembre 1940

https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-11-novembre-1940

 

14 juin 1940 : après cinq semaines de combats, la France chancelle. Les Allemands pénètrent dans Paris déclarée ville ouverte. Le 17 juin, le maréchal Pétain ordonne la cessation des combats et, le 22 juin, un armistice est signé.

A la fin de l'été, les réfugiés parisiens reviennent et la capitale française occupée retrouve progressivement une animation. Les vacances scolaires terminées, les cours reprennent dans les écoles, les lycées et les universités. En apparence, la vie commence à redevenir normale.

Le principal souci des Parisiens est de s'adapter à la nouvelle situation. Si les tous premiers mouvements de résistance s'esquissent, la plupart de ceux qui pensent qu'il "faut faire quelque chose" n'ont pas encore trouvé le moyen de traduire leur pensée.

Il en va ainsi dans le milieu étudiant et enseignant où la présence ennemie dans la capitale suscite un rejet pour des raisons diverses, naissant, à droite, du spectacle offert par le désastre et l'humiliation nationale, et, à gauche, de l'extinction des libertés et du règne du fascisme abhorré, la position des étudiants communistes étant quant à elle plus nette que celle du parti.

Vont ainsi entrer dans l'action des hommes et des femmes aussi différents que Roger Morais, de la Corpo des lettres, l'un des fondateurs, dès septembre, du groupe Maintenir. Philippe Viannay, étudiant en philosophie, et Robert Salmon, élève au lycée Louis-le-Grand, qui, avec Hélène Mordkovitch, bibliothécaire à la faculté des sciences, vont être à l'origine du mouvement Défense de la France qui naît à l'hiver 40-41. Jean Ebstein, sympathisant de l'Action française, qui, avec ses amis fait du comité de la Corpo de Droit un bloc d'opposition  Claude Lalet, étudiant en histoire, qui réunit des étudiants communistes pour rédiger des tracts et écrire un journal clandestin, La Relève.

Dans cette atmosphère, le milieu étudiant, traditionnellement indocile, s'agite : des "V" - initiale du mot "Victoire" - sont tracés sur les murs, des "Vive de Gaulle" sont criés dans les couloirs du métro, des tracts sont lancés dans des amphithéâtres... Des incidents, voire des bagarres, éclatent parfois entre jeunes et soldats allemands.

Après la parution du décret du 3 octobre excluant les juifs de l'enseignement conformément au Statut des juifs, des professeurs manifestent leur sympathie envers les collègues évincés. La rencontre, le 24 octobre à Montoire, d'Hitler et du maréchal Pétain, et le discours du 30 octobre où apparaît le mot "collaboration", jettent le trouble parmi ceux qui font confiance au chef de l'Etat français.

Ce même 30 octobre, le professeur Langevin - physicien réputé et fondateur en 1934 du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes - est arrêté et interné. En riposte, les étudiants proches du Parti communiste français manifestent devant le Collège de France où enseigne cet universitaire, le 8 novembre.

Le 28 octobre, le préfet de police Langeron note : "On parle de manifester le 11 novembre. (..) Montoire a déjà eu un résultat, celui de stimuler la propagande gaulliste chez les étudiants".

La date du 11 novembre est un symbole : si l'Allemagne l'emporte aujourd'hui, elle fut vaincue le 11 novembre 1918. La célébration de ce 22e anniversaire donne aux Parisiens l'occasion de témoigner leur opposition à l'ennemi et à ses partisans.

Dès les premiers jours de novembre, des tracts circulent dans les lycées parisiens, à Janson de Sailly, Carnot, Condorcet, Buffon, Chaptal, Saint-Louis et Henri IV, ainsi qu'à la Corpo de Droit, dans le Quartier latin... Parmi ces tracts, celui émanant d'un groupe lié au réseau Maintenir et tiré au Centre d'entraide aux étudiants mobilisés et prisonniers, appelle à manifester le jour de l'armistice, place de l'Etoile à 17h30.

 La radio de Londres, voix française de la France Libre, invite d'ailleurs la population parisienne à commémorer la victoire de 1918 en fleurissant la statue de Clemenceau et la tombe du Soldat inconnu.

Le 10 novembre, les journaux parisiens publient un communiqué de la préfecture de police stipulant que : "Les administrations publiques et les entreprises privées travailleront normalement le 11 novembre à Paris et dans le département de la Seine. Les cérémonies commémoratives n'auront pas lieu. Aucune démonstration publique ne sera tolérée."

L'avis interdisant de manifester pour le 11 novembre est affiché dans les lycées et les facultés parisiennes, avec des instructions très fermes aux inspecteurs d'Académie et aux chefs d'établissement. Cette interdiction provoque un mouvement spontané contre l'injonction assimilée à une brimade.

Les initiatives lancées pour le 11 novembre émanent de petits groupes, souvent sans liens entre eux mais dont l'action converge, influençant plus ou moins une masse de jeunes qui veut surtout défier l'occupant.

Ils bravent à la fois le communiqué du 10 novembre, l'ordonnance allemande du 20 juin 1940 qui interdit les manifestations, et l'article 4 du décret-loi du 23 octobre 1935 qui prévoit des sanctions correctionnelles à l'encontre de ceux qui participent à une manifestation non déclarée ou interdite.

Les autorités se méfient des éventuelles réactions de la jeunesse. Au matin de ce lundi 11 novembre, des inspecteurs de police visitent les lycées parisiens mais ne constatent rien d'anormal.

Or, vers 5h30, André Weil-Curiel, Michel Edinger et Léon-Maurice Nordmann, membres d'un groupe d'opposants rassemblant des avocats, des professeurs et des intellectuels, déposent, en toute hâte, une gerbe au pied de la statue de Georges Clemenceau sur les Champs-Élysées, "En témoignage d'admiration envers l'homme qui ne voulut jamais capituler et ne désespéra pas de la Patrie". La gerbe est entourée d'un ruban tricolore et accompagnée d'une grande carte de visite au nom du général de Gaulle.

Carte et ruban disparaissent au cours de la matinée, mais des mains anonymes continuent à placer des bouquets près de la gerbe.

Vers midi, une centaine de jeunes gens arborant des cocardes tricolores se heurte à la police sur les Champs-Elysées. Un professeur qui s'interpose est arrêté.

Entre 16h30 et 17h30, à la sortie des cours, ou les ayant "séchés", des lycéens, des étudiants, des enseignants, se mêlent aux promeneurs venus flâner sur la grande artère.

Individuellement, en petits groupes, en cortèges un instant compacts et celui d'après éclatés puis reformés à nouveau, les Parisiens convergent vers les Champs-Elysées et la Place de l'Etoile. Des cortèges viennent des Lycées Carnot, Buffon, Janson de Sailly...

Dans ce dernier établissement, les lycéens ont organisé une quête pour acheter une gerbe, à laquelle le fleuriste choisit de donner une forme de Croix de Lorraine. Peu avant 16 h, les élèves de Schotten et Dubost, la déposeront sur la tombe du Soldat inconnu, avec l'accord tacite des policiers, avant de rejoindre leurs camarades.

Cette gerbe rejoint de nombreux bouquets et quelques gerbes dont une aux couleurs de la Belgique. Les manifestants offrent un large échantillonnage politique, du sympathisant royaliste Alain Griotteray au guadeloupéen communisant Tony Bloncourt...

Des lycéens et des étudiants, mais aussi des professeurs comme Edmond Lablénie, de Janson de Sailly ou Raymond Burgard, de Buffon. La foule ne cesse de grossir sur les Champs-Elysées, estimée entre 3 000 et 5 000 personnes. Sur toute l'avenue, alors que la nuit tombe, des cortèges défilent, se dispersent, se regroupent en fonction des interventions de la police.

Certains manifestants, cravatés de noir, arborent des rubans tricolores ou portent une croix de Lorraine à la boutonnière. L'esprit estudiantin inspire à certains de brandir deux cannes à pêche au cri de "Vive" suivi d'un bref silence (sous-entendu "deux gaules" - "de Gaulle"), sous le sourire des passants. Des drapeaux tricolores font leur apparition. Pourchassant sans ardeur les manifestants, la police se contente surtout de canaliser la foule ou conseille aux jeunes de déguerpir.

De ces attroupements fusent bientôt des acclamations : "Vive la France", "A bas Pétain", "A bas Hitler"... Ça et là éclatent la Marseillaise et le Chant du Départ.

Les plus surpris sont sans doute les Allemands installés dans les cafés ou qui stationnent dans le hall des cinémas.

Tandis qu'à l'Etoile, des bouquets sont encore déposés sur la tombe du Soldat inconnu, des bagarres éclatent plus bas, devant le siège de deux organisations collaborationnistes. Des Allemands interviennent et arrêtent des étudiants.

C'est vers 18 heures que débouchent sur les Champs-Elysées et la place de l'Etoile des soldats de la Wehrmacht, armés de fusils, de mitrailleuses et de grenades, pour disperser violemment la manifestation.

Tandis que certains soldats chargent entre l'avenue Georges V et le rond-point des Champs Elysées, maniant la matraque ou la crosse de fusil, d'autres tirent au jugé en direction de la foule, tandis que des véhicules militaires ratissent les trottoirs en roulant en zigzag. La confusion est totale.

La police interdit l'accès à l'Arc de Triomphe. Ayant fait le vide sur les Champs-Elysées, les soldats allemands déboulent sur la foule amassée place de l'Etoile, tout en poursuivant les fuyards par les rues de Tilsitt ou de Galilée. Les fourgons de police et les camions militaires se remplissent.

Moins de trente minutes plus tard, les abords de la place de l'Etoile sont déserts de tout manifestant. Des groupes d'étudiants continuent à manifester aux environs de la place de la Concorde, des échauffourées ont encore lieu vers 19 h.

Vers 18 h 30, comme de tradition depuis 1923 et en dépit des évènements de la journée, la Flamme du Souvenir est ravivée par le Comité en présence d'une centaine de personnes.

Le lendemain, la radio de Londres va dénoncer la mort de plusieurs manifestants. Il n'y a eu de fait, que des blessés, dont quelques-uns, certes, grièvement, et des arrestations.

Le nombre exact de ces arrestations est difficile à établir. Une liste de la Préfecture de Police de Paris énumère 105 noms (93 étudiants et lycéens, 1 professeur, 11 personnes de professions diverses et plus âgées que les étudiants, dont 4 femmes), un communiqué de la vice-présidence du Conseil, en date du 8 décembre 1940, énonce 123 arrestations dont 104 étudiants et lycéens. Un communiqué du Commandement militaire allemand en France, du 13 décembre, évoque l'arrestation de 143 étudiants. Le nouveau recteur, Jérôme Carcopino, avance le chiffre de 150 étudiants arrêtés.

 Beaucoup d'entre eux font un court séjour dans les postes de police. D'autres sont emmenés dans les prisons du Cherche-Midi et de la Santé, molestés et incarcérés. Ils seront, pour la plupart, relâchés dans les semaines qui suivent. En cette fin de 1940, le souhait de ne pas abimer l'image de la politique de collaboration qu'essaient d'entretenir aussi bien les autorités allemandes que le gouvernement pétainiste peut expliquer cette clémence.

Premier témoignage massif de l'opposition des Parisiens à l'occupant, la manifestation du 11 novembre 1940 est perçue aujourd'hui comme le premier acte collectif de résistance.

Menée en grande partie par des lycéens et des étudiants, une part de romantisme entre, certes, dans cette action. Mais, en manifestant contre les Allemands, la jeunesse intellectuelle a surtout affirmé sa résolution de combattre pour la liberté. Moins de trois semaines après l'entrevue de Montoire, l'événement est significatif.

Cette manifestation heurte d'ailleurs le gouvernement de Vichy qui voudrait mobiliser la jeunesse autour de son programme. Le 13 novembre, l'Université de Paris et une trentaine d'autres établissements d'enseignement supérieur sont fermés (ils rouvriront avant les congés de Noël). Gustave Roussy, recteur de l'Université de Paris, est limogé et remplacé par Jérôme Carcopino. Plaçant le quartier latin sous haute surveillance, les autorités allemandes procèdent à des arrestations préventives - plus d'un millier, pour quelques heures seulement - le 21 novembre. Les journaux parisiens ne parlent de la manifestation, de manière plus ou moins directe, qu'à partir du 15 novembre et ne publient un communiqué du gouvernement donnant un "bilan officiel" des manifestations que le 8 décembre.

Vue de Londres, où vient de parvenir la nouvelle du ralliement du Gabon à la France libre, la manifestation parisienne est ressentie comme un opportun témoignage d'encouragement pour le général de Gaulle.

Au lendemain de l'évènement, beaucoup d'étudiants, craignant pour leurs études, préfèrent se vouer à celles-ci dès que les cours reprennent. Mais d'autres, encouragés par leur propre audace et choqués par la répression disproportionnée, vont entrer en résistance.

Clandestinement, ils vont constituer des petits groupes qui, peu à peu, se rapprocheront des grands mouvements de résistance, commençant leur action par l'impression et la diffusion de tracts ou de journaux, et la poursuivant avec la falsification de papiers, la récupération et le stockage d'armes...

Tandis que certains manifestants rejoindront par la suite des réseaux de résistance, d'autres choisiront de gagner les rangs de la France Libre.

Les Parisiens ne sont pas les seuls à avoir manifesté le 11 novembre 1940. Rouen ou Dijon ont vu éclore les rubans tricolores, à Nantes, c'est un drapeau français qui est hissé sur la cathédrale. Des arrêts de travail ont lieu dans les houillères du Nord.

Durant toute la Seconde Guerre mondiale, le jour du 11 novembre, par ailleurs toujours célébré par les autorités officielles, va donner lieu à des gestes symboliques, dont le plus célèbre est le défilé des maquisards à Oyonnax, en 1943.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/11/le-11-novembre-anecdotes-suites-et-consequences.html

 

 

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la (petite) semaine américaine (Part 3)

Publié le par Jacques SAMELA.

la (petite) semaine américaine (Part 3)
la (petite) semaine américaine (Part 3)

Relations bilatérales

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/etats-unis/relations-bilaterales/#:~:text=Les%204%20600%20filiales%20d,Mds%20EUR%20pour%20les%20services.

 

Sommaire

 

Relations politiques

Les États-Unis sont un allié majeur pour la France et notre coopération est dense dans tous les domaines, en particulier en matière de défense et de sécurité. La France et les États-Unis coopèrent traditionnellement sur tous les enjeux sécuritaires, en particulier en matière de non-prolifération et de lutte contre le terrorisme. La France et les États-Unis affichent également une grande convergence de vues sur les enjeux multilatéraux, en particulier climatiques et sanitaires.

L’annonce de la constitution du partenariat AUKUS entre les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni, au détriment de la France, a suscité une crise diplomatique passagère entre Paris et Washington. Un nouveau départ de la relation a cependant été rendu possible sur la base de la déclaration présidentielle conjointe de Rome du 29 octobre 2021. Ce texte établit le principe d’une consultation réciproque sur les sujets stratégiques de part et d’autre ; il permet aussi d’affirmer un soutien des États-Unis sur la défense européenne, nos opérations conjointes en matière de lutte contre le terrorisme et établit des dialogues dans plusieurs domaines stratégiques, notamment l’espace et les énergies propres.

La visite d’État aux États-Unis du Président de la République du 30 novembre au 1er décembre 2022, la première accordée par le président Biden et la deuxième du Président Macron aux États-Unis, a témoigné de l’importance de la relation bilatérale pour Washington et Paris, et, un an après la déclaration des chefs d’État à Rome, de la grande convergence qui caractérise la relation transatlantique. Le Président de la République a été reçu à la Maison Blanche par le président Biden le 1er décembre 2022 pour un entretien dans le Bureau ovale suivi d’une conférence de presse conjointe. Une déclaration bilatérale a été publiée à l’issue par la Maison Blanche et l’Élysée. Un déjeuner d’État autour de la vice-présidente et du secrétaire d’État, un dîner d’État à la Maison Blanche et une visite du cimetière d’Arlington ont marqué la partie cérémonielle de la visite. Des séquences thématiques sur l’espace, le nucléaire, la « tech » ont été organisées ainsi qu’une rencontre avec des membres du Congrès sur le climat et la biodiversité et avec le leadership bicaméral et bipartisan du Congrès américain. La visite s’est poursuivie le 2 décembre à la Nouvelle-Orléans avec des séquences sur la francophonie, la culture, l’énergie et le climat.

Le Président américain s’est rendu en France en juin 2024 à l’occasion des célébrations du 80ème anniversaire du débarquement allié en Normandie pour y effectuer une visite d’Etat, qui a permis de rappeler les liens historiques profonds et les valeurs communes unissant la France et les Etats-Unis. Les deux présidents ont signé à cette occasion une « feuille de route franco-américaine » mettant en exergue la convergence de vues sur les dossiers internationaux, les enjeux multilatéraux et les priorités de la coopération bilatérale.

Présence française

La communauté française résidente aux États-Unis est estimée à 300 000 personnes.

100 000 Américains résideraient en France.

Consulats de France : Atlanta, Boston, Chicago, Houston, Los Angeles, Miami, New York, San Francisco, Washington DC, Nouvelle-Orléans.

Visites

En France :

  • 9-13 novembre 2021 : visite de la vice-présidente, Kamala Harris, à Paris à l’occasion du Forum de Paris pour la Paix et entretien avec le président de la République, M. Emmanuel Macron.
  • 14-16 mai 2022 : visite du Secrétaire d’État, Antony Blinken, de la Secrétaire au Commerce Gina Raimondo et de la Représentante au Commerce Katherine Tai, à l’occasion de la deuxième session du Conseil Commerce et Technologie.
  • 2 avril 2024 : visite du Secrétaire d’Etat Antony Blinken en marge de la réunion ministérielle de l’OTAN.
  • 6-8 juin 2024 : participation du Président Joe Biden aux célébrations du 80ème anniversaire du débarquement allié en Normandie avant la tenue d’une visite d’Etat le 8 juin.

Aux États-Unis :

  • 20-21 octobre 2022 : déplacement de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Mme Catherine Colonna, à Washington. Entretien de travail avec le Secrétaire d’État, M. Antony Blinken.
  • 30 novembre – 1er décembre 2022 : visite d’Etat du président de la République à Washington suivi d’un déplacement à la Nouvelle-Orléans le 2 décembre.
  • 10-15 décembre 2023 : déplacement du ministre du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étrange, M. Olivier Becht (Boston, Washington, New York, Austin, Houston).

Relations économiques

La relation économique bilatérale franco-américaine est particulièrement dense. Les États-Unis sont depuis longtemps le premier pays investisseur en France devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse, et la France est le 5ème investisseur aux États-Unis. En 2022, les stocks d’IDE français aux États-Unis représentaient 360 Mds USD tandis que les stocks américains en France représentaient 139 Mds USD. Ces investissements soutiennent un nombre important d’emplois : les 5 000 filiales d’entreprises françaises employaient 741 200 personnes aux États-Unis (2021), faisant de la France le cinquième employeur étranger aux États-Unis. Les 4 600 filiales d’entreprises américaines représentaient la première source étrangère d’emplois avec plus de 480 000 salariés en France en 2021.

Les échanges de biens et services entre la France et les États-Unis s’élevaient à 167,4 Mds EUR en 2023, dont 97 Mds EUR pour les biens et 70,4 Mds EUR pour les services. En 2023, Les États-Unis étaient notre quatrième client en 2023 (45,2 Mds EUR d’exportations) et notre cinquième fournisseur (61,8 Mds EUR d’importations). Le solde commercial bilatéral, excédentaire de 2018 à 2021, est devenu très déficitaire en 2022 (-13,5 Mds EUR) mais ce déficit s’est résorbé en 2023 (-6,6 Mds EUR).

Avant la pandémie (2019), 1,84 million de touristes français se sont rendus aux États-Unis (augmentation de 4,3% par rapport à 2018) et 4,7 millions de touristes américains sont venus en France (+6% par rapport à 2018). Le potentiel de nos échanges touristiques reste important et les flux ont repris rapidement depuis le 16 juin 2021, avec l’autorisation par l’Union européenne du retour des touristes américains en Europe. Par ailleurs, environ 300 000 Français vivent aux États-Unis et 100 000 Américains en France.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La France est le 4ème pays d’accueil des étudiants américains, avec environ 18 000 étudiants accueillis chaque année et l’on recense environ 8 500 étudiants français aux États-Unis (18ème nationalité la plus représentée). Les États-Unis sont par ailleurs le premier partenaire scientifique de la France et la France est le 5ème partenaire scientifique des États-Unis.

Les outils de coopération universitaire, dont la Commission franco-américaine Fulbright, participent pleinement à la vitalité de cette relation. Le français est la 6ème langue la plus parlée aux États-Unis et la deuxième langue étrangère la plus étudiée dans le système éducatif public. La France s’appuie aux États-Unis sur un réseau de 110 Alliances françaises (dont les 3/4 proposent des cours de Français).

Les échanges culturels entre la France et les États-Unis sont très denses, en particulier dans les domaines des arts visuels et du spectacle vivant, de la littérature, du cinéma, et plus largement des industries culturelles et créatives (ICC). Des programmes franco-américains spécifiques tels que « Étant donnés » pour les arts visuels, « Contemporary Theatre » et « French-U.S. exchange in Dance – FUSED » pour les arts de la scène, ou le récent « Jazz et New Music » permettent de répondre aux partenaires américains souhaitant programmer des artistes établis en France.

Avec le lancement du projet de « Villa Albertine » (2 juillet 2021), la France renouvelle sa stratégie d’influence culturelle aux États-Unis dans l’ensemble des secteurs. Un réseau de résidences artistiques dans 10 villes du territoire américain accueille désormais chaque année entre 60 et 80 professionnels de la culture et soutient la recherche de mécènes dans le pays. Cette nouvelle stratégie s’accompagne d’une volonté de soutenir et diversifier le socle de la francophonie aux États-Unis, avec le soutien de mécènes à travers l’initiative « French for all », annoncée par le Président de la République lors de sa visite d’État fin 2022.

Mise à jour : 09.08.24

 

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/US/relation-economique-bilaterale

 

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