Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

complement d'information

Bpifrance, Deeptech, Euratechnologies, INPI (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Bpifrance, Deeptech, Euratechnologies, INPI (suites)
Bpifrance, Deeptech, Euratechnologies, INPI (suites)

Deeptech : EuraTechnologies s’allie à Bpifrance pour détecter les futurs champions français

https://www.alliancy.fr/deeptech-euratechnologies-bpifrance-detecter-futurs-champions-francais?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20241007

Le 3 octobre 2024 

 

Grâce à un partenariat avec Bpifrance, le hub de start-up EuraTechnologies lance un parcours Deeptech dans ses programmes d’incubation et d’accélération.

C’est en 2019 que l’État a lancé son plan Deeptech, opéré par Bpifrance, pour mettre en valeur les innovations de rupture issues de la recherche. Cinq ans plus tard, les acteurs de l’innovation ont gagné en maturité sur le sujet, à travers les nombreuses entreprises qui ont émergé. “Nous avons des entreprises qui développent des innovations de rupture”, indique Élise Mondot, start-up manager pour EuraTechnologies. Ce hub, basé dans le nord de la France, incube près de 200 nouveaux projets par an et accueille plus de 300 start-ups résidentes. “Ces entreprises Deeptech ont besoin de collaborer avec des laboratoires de recherche”, poursuit la porteuse de ce nouveau parcours, qui met en avant la capacité d’EuraTechnologies à créer ce lien entre la recherche et les start-ups.

Le nouveau parcours permet à toutes les spécialités d’entreprises (PropTech, Retail/Ecommerce, FinTech/InsurTech, Cybersécurité, AgTech/GreenTech, EdTech/HRTech, Industries/Robotique/SpaceTech) d’y accéder durant le programme d’accompagnement. « Nous nous sommes rendu compte que la deeptech concernait toutes les verticales”, indique Élise Mondot, spécialisée dans l’accompagnement de la branche Industrie/Robotique/SpaceTech.

Les points clés du parcours :

  • Visite des laboratoires de recherche de la région Hauts-de-France
  • Keynotes spécifiques aux besoins techniques et de développement (certifications CE, financements Deeptech, du prototypage au produit viable)
  • Accompagnement personnalisé avec un startup manager d’EuraTechnologies, ainsi qu’avec l’appui d’un chargé d’affaires Bpifrance dès le début de l’incubation ou de l’accélération
  • Accès à des mentors pour accompagner le développement du projet
  • Une analyse précise de leur projet pour vérifier leur éligibilité à un financement Deeptech

Mais au-delà de son rôle dans le parcours, Bpifrance aura la charge de détecter les start-ups basées sur des innovations de rupture en validant les dossiers présentés. “Ces start-ups pourront accéder à des bourses spécifiques, à des avantages fiscaux, ainsi qu’à une meilleure capacité à convaincre des investisseurs”, précise Élise Mondot. “C’est une forme de labellisation.”

La nouvelle promotion, qui pourra bénéficier de ce parcours spécifique, s’ouvrira au cours du mois d’octobre. « Nous n’observons pas d’augmentation forte du nombre de candidatures par rapport aux promotions précédentes, mais nous constatons un meilleur questionnement des start-ups sur les sujets Deeptech », indique Élise Mondot, qui se félicite de l’aspect décentralisé du plan national favorisant les innovations de rupture, permettant aux régions de prendre leur part dans cette aventure.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte


http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/06/de-sophia-antipolis-a-euratechnologies.html

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html

 

---------------------------------------------------------------------------------

La France et les USA coopèrent sur les IP et les brevets

https://www.ecinews.fr/fr/la-france-et-les-usa-cooperent-sur-les-ip-et-les-brevets/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-03-10-2024

Le 2 octobre 2024

L’Office français des brevets a signé un accord avec les États-Unis sur le partage de l’information en matière de brevets et sur la protection et l’application de la propriété intellectuelle.

Un accord quinquennal entre l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) et l’Office américain des brevets et des marques (USPTO) prévoit des échanges d’informations, des actions de sensibilisation auprès des entreprises locales et la promotion du programme Patent Prosecution Highway existant.

Le nouveau protocole d’accord signé par le directeur général de l’INPI, Pascal Faure, et la sous-secrétaire au commerce chargée de la propriété intellectuelle, Kathi Vidal, fournit un cadre pour la poursuite de la coopération entre les deux offices de propriété intellectuelle en ce qui concerne la protection et l’application des droits de propriété intellectuelle.

Cette décision fait suite à un accord entre le Royaume-Uni et les États-Unis sur les brevets essentiels.

« Nous nous félicitons de ce nouvel accord avec l’INPI France, qui approfondit et étend les relations déjà solides qui existent entre nos deux offices depuis de nombreuses années », a déclaré le directeur de l’USPTO, M. Vidal. « Ce nouvel accord s’appuiera sur cette histoire pour renforcer la coopération en matière de protection et d’application des droits de propriété intellectuelle dans nos deux pays.

Le protocole d’accord prévoit l’échange d’informations sur les nouveaux défis en matière de protection et d’application de la propriété intellectuelle, la collaboration à des initiatives de formation en matière de propriété intellectuelle destinées aux communautés locales de la propriété intellectuelle et des affaires, et la promotion du programme Patent Prosecution Highway existant entre les deux offices, qui a également été prolongé pour une durée de cinq ans.

L’accord entre en vigueur à la date de la signature et se poursuivra pendant cinq ans.

Pour plus d’informations sur la protection internationale de la propriété intellectuelle, consultez la page web de l’USPTO consacrée à la protection internationale de la propriété intellectuelle.

Pour plus d’informations sur le programme pilote USPTO-INPI France Patent Prosecution Highway, visitez le site web de l’USPTO. 

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/04/france-brevets-valorisation-a-la-francaise.html

 

Partager cet article
Repost0

Publicité

Les IAA en 2024

Publié le par Jacques SAMELA.

Les IAA en 2024
Les IAA en 2024

L’agroalimentaire, secteur en pleine expansion

https://www.ecoreseau.fr/expressions/tribune-libre/lagroalimentaire-secteur-en-pleine-expansion-2024-09-29-107982?utm_campaign=Lundi%2030092024&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 29 septembre 2024

 

"Par Laurine Cassé, International Recruitment Consultant, est experte agroalimentaire chez Approach People Recruitment."

TRIBUNE. Le secteur agroalimentaire, pilier de l’économie française, continue d’évoluer et de prospérer, entraînant une demande croissante de profils aussi variés que spécialisés. Aux besoins de main-d’œuvre qualifiée, notamment de profils commerciaux, s’ajoutent des demandes croissantes en maîtrise des langues rares. La digitalisation croissante de l’industrie ouvre quant à elle la voie à de nouveaux métiers, nourrissant une dynamique profonde d’expansion dans le secteur.

Un secteur toujours aussi dynamique

L’agroalimentaire constitue l’une des industries les plus importantes et dynamiques de France. Elle se distingue notamment par la diversité des opportunités de poste, que ce soit pour des profils juniors ou seniors pour des missions opérationnelles ou stratégiques. Le secteur couvre ainsi un large éventail de profils et de compétences, offrant un grand nombre de postes et de métiers à pourvoir pour des professionnels d’horizons et de niveaux d’expérience très variés.

L’industrie agroalimentaire dispose de nombreux postes en logistique, notamment sur les profils très recherchés de techniciens. Parmi les métiers les plus porteurs figurent également les chefs de secteurs, indispensables sur le terrain, en relation directe avec les clients. En parallèle, la digitalisation croissante fait émerger de nouveaux métiers depuis quelques années (chef de projet numérique, commercial web, analyste marketing, business analyst, etc.), offrant des opportunités de carrières stimulantes pour les talents orientés vers l’innovation et la technologie.

Enfin, ces industries travaillant à l’international recherchent des profils qui maîtrisent des langues étrangères mais ces postes restent néanmoins complexes à pourvoir, comme dans de nombreux autres secteurs.

Accompagner les entreprises

Bien qu’attirant en matière d’embauches, le secteur agroalimentaire n’échappe pas à la versatilité des candidats, à la volatilité des commerciaux et à la pénurie de candidats. Face à cela, les entreprises du secteur doivent trouver des solutions innovantes. En effet, les candidats aux compétences spécialisées étant peu nombreux et très prisés, les recruteurs du secteur agroalimentaire sont amenés à réinventer leur stratégie d’embauche. Il est plus important que jamais pour les entreprises de se donner les moyens de capter les bons candidats.

Pour combiner efficacement des critères de stabilité, curiosité et connaissance de l’industrie en plus des compétences techniques, et ainsi trouver le candidat idéal, l’entreprise doit autant être à l’écoute de ses propres besoins que ceux de son candidat. L’intégration de spécialistes en ressources humaines se révèle de plus en plus courante au sein des grandes sociétés afin de définir les stratégies de recrutement optimales. Ces dernières mettent l’accent sur la marque employeur de l’entreprise et les atouts qui permettront d’investir durablement dans des profils alignés avec la culture d’entreprise et la vision à long terme. Elles doivent séduire les candidats potentiels tout en retenant les salariés actuels. La formation continue et les possibilités d’évolution, par exemple, sont des facteurs clés pour assurer la captation et la fidélisation des talents. La qualité de vie au travail est également étudiée par les candidats, qui ne choisissent pas simplement un salaire mais ont une vision plus globale (localisation, formation, télétravail, évolution, turnover, projet de l’entreprise, avantages sociaux, atmosphères, manager, etc.).

Une industrie mouvante soumise à l’influence sociétale et technologique

L’avenir du recrutement dans le secteur agroalimentaire sera influencé par ces recruteurs et ces nouvelles stratégies de recrutement. Dans un marché où le savoir être est aussi important que le savoir-faire, les recruteurs se montrent prêts à se tourner vers des profils plus atypiques qu’ils s’engagent à former, quand cela est possible. La lumière est ainsi mise sur l’alignement de l’entreprise et des candidats au niveau des valeurs, tout en prenant le pari que les compétences seront acquises grâce à un parcours de formation créé sur mesure. Par ailleurs, les avancées technologiques telles que l’intelligence artificielle auront un impact significatif sur l’industrie, faisant émerger de nouveaux métiers et créant de nouvelles opportunités professionnelles (création de nouveaux produits, accès à de l’information comme des listes de prospects, de nouvelles approches commerciales, des analyses de consommation, etc.).

Par sa nature même, l’industrie évolue et continuera d’évoluer au rythme des changements d’habitudes et de mentalités en matière de consommation (végétarisme et véganisme, favorisation des produits locaux et de saison, expansion du bio, etc.). Les acteurs du secteur doivent voir ces opportunités comme prometteuses et s’y adapter rapidement.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/03/les-iaa-de-nombreux-challenges-a-relever.html

 

https://agriculture.gouv.fr/industries-agroalimentaires-les-chiffres-et-indicateurs-cles-2024

 

Partager cet article
Repost0

Les Journées européennes du Patrimoine, mon choix, ma visite

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Journées européennes du Patrimoine, mon choix, ma visite
Les Journées européennes du Patrimoine, mon choix, ma visite
Photos C.S et J.S
Photos C.S et J.S
Photos C.S et J.S

Photos C.S et J.S

Photos C.S
Photos C.S

Photos C.S

Photos J.S et C.S
Photos J.S et C.S
Photos J.S et C.S

Photos J.S et C.S

Photos J.S
Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

Photos J.S
Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

Partager cet article
Repost0

La visite du patrimoine continue

Publié le par Jacques SAMELA.

La visite du patrimoine continue
La visite du patrimoine continue

Les très riches heures du château de Chantilly

 

« Un cygne endormi sur les eaux ». Voilà comment le duc d’Aumale décrivait Chantilly, cet impressionnant domaine au coeur de l’Oise, à l’orée d’une forêt, entre jardins et plans d’eau. Le fils de Louis-Philippe hérite en 1830 de l’impressionnante bâtisse, à l’âge de huit ans. En effet, son parrain, le dernier prince de Condé, fut retrouvé pendu à l’espagnolette d’une fenêtre du château de Saint-Leu, dans des conditions assez troubles. Le malheureux n’avait pas d’enfants. Toutefois, il faut imaginer l’émerveillement que ressentit le tout jeune duc d’Aumale lorsqu’il découvrit sa nouvelle demeure aux airs de paradis bucolique. 

Des jardins vraiment extraordinaires

Dans les couloirs du château, il rêve en observant les portraits du Grand Condé, ce cousin de Louis XIV qui fit connaître Chantilly dans tout le Royaume. Tour-à-tour seigneur de guerre et traître à la couronne, le Grand-Condé transforma Chantilly en « contre-Versailles » et y reçût la fine-fleur artistique française, en toute liberté, loin de l’oppression de la Cour.

C’est au Grand-Condé que Chantilly doit ses prodigieux jardins, commandés à André Le Nôtre. De manière assez originale, ils ne sont pas organisés par rapport au château, mais vis-à-vis de l’escalier du Connétable. Ces jardins à la française sont un modèle du genre : ils repoussent la nature sur les côtés et dévoilent un univers organisé, maîtrisé, entièrement tenu par la main de l’Homme.

Et puis bien sûr, il y a l’immense plan d’eau, les fontaines, le grand canal long de plus de deux kilomètres (plus grand que celui de Versailles). Sans compter les ajouts plus récents que constituent le jardin anglais et le jardin anglo-chinois. Le duc d’Aumale n’aura toutefois pas la chance d’observer les jeux de la fontaine de Beauvais, chef d’oeuvre d’André Le Nôtre malheureusement détruit à la Révolution… Mais aimera s’amuser avec les nombreux animaux qui peuplent les lieux : cygnes, oies égyptiennes, moutons, poules d’eau…

Et bien entendu, les chevaux, qui sont l’âme même de Chantilly. Les grandes écuries voisines sont un véritable temple dédié à cet animal fascinant, sans compter les courses qui se tiennent tout à côté. Citons notamment le prix de Diane, incomparable rendez-vous de l’élégance française, où les dames rivalisent de magnificence avec leurs chapeaux.

Le destin de Chantilly se confond dans celui de son bienfaiteur, le duc d’Aumale 

« CHANTILLY EST LA PLUS BELLE MAISON DE FRANCE » – HENRI IV

Revenons au duc d’Aumale, passons quelques années. En 1843, devenu jeune homme, Aumale se distingue en Algérie, vainqueur d’Abd-el- Kader. Il rentre à Paris tout auréolé de gloire. Son roi de père, Louis-Philippe, commande un immense tableau à Horace Vernet pour inscrire cet événement dans l’Histoire.

Mais l’apothéose est de courte durée. En 1848, une révolution chasse Louis-Philippe du pouvoir. Les Orléans doivent fuir la France. Aumale doit dire au revoir à Chantilly. Tout ce beau monde se retrouve à Orléans House, non loin de Londres, où ils couleront un exil confortable sur le plan matériel, mais tout de même assez amère. Aumale s’y révèle aussi bon amateur d’art qu’il ne fut chef de guerre. Toute la bonne société britannique vient admirer ses collections. Napoléon III, à la faveur d’un coup de force, condamne plus tard les Orléans à se défaire de tous leurs biens en France.

Aumale vend tout, sauf Chantilly, qu’il parvient à conserver dans son escarcelle, grâce à des prête-noms anglais. Le voilà du même coup à la tête d’une immense fortune, pratiquement inégalée en Europe… Il faudra attendre 1870, la chute de Napoléon III à Sedan et le retour de la République, pour que le duc d’Aumale soit autorisé à regagner la France. Il sera d’ailleurs élu député de l’Oise dans la foulée, et certains tenteront même de le porter à la Présidence de la République. Son retour à Chantilly est évidemment marqué par l’émotion. Après vingt-deux ans d’exil, il porte haut sa devise : « J’attendrai ».

Aumale décide de consacrer son immense fortune à l’entretien du château, qu’il rêvait déjà de réhabiliter dans sa prime jeunesse. Les jardins sont magnifiés, des tours sont ajoutées, les douves sont reconstruites. Le duc d’Aumale décide d’entreposer à Chantilly son impressionnante collection de tableaux anciens – encore à ce jour la deuxième de France, après celle du Louvre.

Une ode à la défense du patrimoine

L’âge venant, une angoisse le traverse. Comment garantir l’avenir du château et de ses jardins, lorsqu’il ne sera plus là pour le défendre ? Il imagine avec horreur l’éparpillement de sa collection, fruit d’une vie de labeur… Et puis l’homme a appris – comme on l’a vu – à se méfier des tribulations politiques françaises. Le duc d’Aumale finit par trouver la solution. Il lèguera Chantilly, le château, ses jardins et toutes ses collections à l’Institut de France.

Cette maison le compte d’ailleurs trois fois parmi des membres (Académie Française, Institut des sciences morales et politiques, Académie des beaux-arts). La Coupole, qui se tient à l’écart des bouleversements politiques, saura préserver son héritage, cela jusqu’à aujourd’hui. Conformément à ses dernières volontés, l’agencement des pièces est laissé tel qu’il l’avait voulu.

Aucune oeuvre de sa sublime collection de peinture n’est d’ailleurs autorisée à sortir du château, fusse pour un prêt. Le duc d’Aumale, par ses innombrables efforts, est ainsi le père de tous les défenseurs du patrimoine. En léguant ses biens à l’Institut de France, c’est finalement à nous tous, Françaises et Français, qu’il fit un immense cadeau.

VALENTIN GAURE

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/05/le-chateau-de-chantilly-son-domaine-et-ses-a-cotes.html

La visite du patrimoine continue
Partager cet article
Repost0

Publicité

L'animation française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Partager cet article
Repost0

Comme quoi elles aussi

Publié le par Jacques SAMELA.

Comme quoi elles aussi
Comme quoi elles aussi

Etats-Unis : les agences de notation mises à l'amende

https://www.latribune.fr/economie/international/etats-unis-les-agences-de-notation-mises-a-l-amende-1005518.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240904&M_BT=6363555962

Le 04 Sept 2024

 

Six agences de notation, dont les trois grandes Moody's, S&P et Fitch, vont payer un total de 49 millions de dollars d'amendes pour avoir mal protégé leurs données.

Les agences de notation financière sanctionnées. Elles sont six, dont les trois plus grandes - Moody's, S&P et Fitch - à avoir été condamnées par la Securities and exchange commission (SEC) à payer un total de 49 millions de dollars d'amendes civiles. La raison, selon un communiqué : des « manquements importants en matière de tenue de registres ».

Moody's et S&P ont ainsi accepté de payer chacune une amende de 20 millions de dollars, tandis que celle de Fitch s'élève à 8 millions. Trois autres agences sont également concernées par cette mise en cause : HR Ratings de México qui a accepté de payer une amende de 250.000 dollars, A.M. Best Rating Services, dont l'amende est d'un million de dollars, et Demotech, pour 100.000 dollars.

La tenue de registres en cause

Et Sanjay Wadhwa, directeur adjoint de la division de l'application de la SEC, d'expliquer : « Nous avons constaté à plusieurs reprises que le fait de ne pas tenir et préserver les registres requis peut entraver la capacité du personnel à garantir que les entreprises respectent leurs obligations, et la capacité de la Commission à demander des comptes à celles qui ne respectent pas ces obligations, souvent aux dépens des investisseurs. »

« Les entreprises reconnaissent avoir commis des actes répréhensibles et acceptent de payer des pénalités totalisant plus de 49 millions de dollars pour solder les accusations de la SEC », conclut la haute cadre. « Chacune des agences de notation de crédit, à l'exception d'A.M. Best et de Demotech, doivent également retenir les services d'un consultant en conformité », indique encore la SEC dans son communiqué.

Outre les agences de notation, l'organisme a infligé des amendes à des dizaines d'entreprises pour avoir omis de tenir des registres, principalement en rapport avec l'utilisation par les employés de messages texte et d'applications de messagerie telles que WhatsApp.

L'Europe encadre aussi les pratiques des agences

Les agences de notation, rappelle sur son site le ministère français de l'Économie, sont des entreprises privées qui apprécient le risque de solvabilité financière d'une entreprise, d'un État, d'une collectivité locale (communes, départements, régions) ou d'une opération financière. En France, une agence de notation devait obtenir un visa de l'Autorité des marchés financiers, sous la supervision de la Direction du Trésor, pour exerce. Les conditions d'obtention de ce visa se sont considérablement durçies depuis la crise financière de 2008.

Un règlement adopté en 2010 les oblige à s'enregistrer dans les pays européens où elles opèrent. Par ailleurs, pour éviter les conflits d'intérêts, les investisseurs ne peuvent pas détenir plus de 5 % du capital de deux agences différentes, De la même façon, une agence ne peut noter une entité dont elle détiendrait plus de 10 % du capital. Elles doivent aussi être transparentes et rendre publics les modèles, les méthodes et les principales hypothèses sur lesquelles elles fondent leurs notations. En Europe, tout comme la SEC américaine, l'Autorité européenne des marchés financiers a la capacité de les sanctionner en cas de manquement à leurs obligations.

(Avec AFP)

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/agences-de-notation-la-reponse-francaise.html

Partager cet article
Repost0

La DeepTech française à découvrir

Publié le par Jacques SAMELA.

La DeepTech française à découvrir
La DeepTech française à découvrir

So Deep Tech : le podcast de la journée "La French Deep Tech existe-elle ?"

https://systematic-paris-region.org/podcast-systematic/

 

L'édition 2024 de SO DEEP TECH par Systematic vous a proposé, en plus des 3 jours de webinars, une journée en présentiel sur le thème "La French Deep Tech existe-elle ?"

Vous êtes passé à côté de cet événement ? Vous n'avez pas pu vous inscrire ? Vous n'étiez pas disponible ? Pas de problème !

Le Pôle est heureux de vous proposer son nouveau media, le Podcast Systematic, qui va vous permettre de revivre la journée SO DEEP TECH du 3 juillet dernier, (presque) comme si vous y étiez :

  • Une matinée sur le thème « La French Deep Tech existe-t-elle ? » avec cybersécurité, quantique, IA générative et financements au programme.
  • Un après-midi dédié aux Appels à Projets, à l’émergence de projets et à la recherche de compétences, en France comme à l’Europe.

Bonne écoute !

 

AU PROGRAMME DU PODCAST :

Playlist 1 : La French-Deep Tech existe-t-elle ? 

1. INTERVIEW de Jean-Luc Beylat, Président de Systematic :

Ouverture de la journée par Johan d’Hose, DGA de Systematic
Interview de Jean-Luc Beylat, qui présente les missions, l’expertise et la vision de Systematic.


2. CYBERSECURITE : Regards croisés sur les enjeux règlementaires
Avec :
Cécile Théard-Jallu, Avocat & Partner, De Gaulle Fleurance
Frank Van Caenegem, CISO Schneider Electric, Administrateur CESIN
Alexandre Hervin, Coordinateur Hub Cyber & Security Systematic


3. FINANCEMENTS : investissement & renaissance industrielle
Avec :
Gabrielle Le Fever, Déléguée Innovation Île-de-France Est BpiFrance
Fadwa Sube, Vice-Présidente Systematic, Présidente Soverency


4. QUANTIQUE : Design-fiction & Etude Quantum 2042
Avec :
Christophe Vautey, Direction de la Recherche TechnologiqueService Prospective & Innovation CEA
Bruno Truong, Président A.F.A.P
Daniel Vert, Coordinateur Hub Advanced Engineering & Computing Systematic


5. IA GENERATIVE : Panorama technologique & cas d’usages
Avec :
Sylvain Massip, CEO & Co-founder Opscidia
Laurent Daudet, Directeur Général LightOn


6. CONCLUSION
Par Karine Jacq, Déléguée Générale Systematic


PLAYLIST 2 : Atelier innov’action & émergence de projets

1. LA LABELLISATION DE PROJETS AVEC SYSTEMATIC
Introduction - Présentation du process d’accompagnement sur le montage, l’optimisation, la labellisation et le suivi de projet par les experts de Systematic

2. IA GENERATIVE, QUANTIQUE ET CYBERSECURITE : OPPORTUNITES DE FINANCEMENTS & PERSPECTIVES
Avec :
Juliette Mattioli, Expert sénior en intelligence artificielle Thales & Présidente du Hub DSAI de Systematic
Gilles Desoblins, Program Director Innovation, Cybersecurity & Digital Transformation IRT SystemX & Président du Hub Cyber & Security de Systematic
Laurent Guiraud, Co-Founder & Quantum Computing R&D lead ColibriTD

 
3. CHOISIR VOTRE APPEL A PROJET & Y REPONDRE
Zoom sur les différents types de projets, avec un focus sur I Demo National et I Demo Régionalisé

4. PRESENTATION DE L’EQUIPE EUROPE DE SYSTEMATIC
Missions, actions et ambitions

5. PITCHS : PROJETS RECHERCHENT PARTENAIRES ET/OU COMPETENCES
Avec :
Michel Kurek, Directeur Général Multiverse Computing France
Yves Dufayet,Directeur Commercial P4S
Sasan Minaeian, CEO Wattzhub
Stéphanie Kermarrec, Startup incubator manager Software République
Thierry Grenot, Président Agora Software
Pierre-Jacquelin Romani, Partner Great Engineering
Olivier Cayrol, DGA Logilab
Julius Lawson, CEO Optopartner
Isabelle Guillobez, Responsable R&D Skales
Pascal Krapf, CEO Syscience
Laurent Guiraud, Co-Founder & Quantum Computing R&D lead ColibriTD

Partager cet article
Repost0

Rentrée scolaire 2024 : N'oubliez pas le Fabriqué en France

Publié le par Jacques SAMELA.

Rentrée scolaire 2024 : N'oubliez pas le Fabriqué en France
Rentrée scolaire 2024 : N'oubliez pas le Fabriqué en France

"La semaine de rentrée venant à peine de s’achever, les parents n’ont pas fini de s’inquiéter, les enfants de s’enquérir des prochaines vacances, et les enseignants de suer à grandes eaux de l’année qui les attendent" (voir la suite sur le lien ci-dessous)

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/09/hamelin-maped-la-paire-francaise-de-la-rentree.html

 

 

 "Dans le monde de la calculatrice, si chère à nos lycéens d’hier (vous ?) et d’aujourd’hui (vos enfants ?), de deux acteurs phares, il passe enfin à trois, avec l’arrivée sur ce marché de la jeune société française du nom de Numworks (www.numworks.com)" (voir la suite sur le lien ci-dessous)

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/09/numworks-1-1-egale-trois.html

 

Partager cet article
Repost0

Publicité

La filière hydrogène française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière hydrogène française (suite)
La filière hydrogène française (suite)

Le premier site d’essais d’ampleur dédié au stockage de l’hydrogène en Europe est lancé

 Le 2 février 2024 / Contrôle Essais Mesures

 

La sécurité du stockage de l’hydrogène – carburant clé pour la mobilité et l’industrie durable – se pose aujourd’hui comme un enjeu de premier plan. L’une des exigences pour assurer l’utilisation de l’hydrogène est la mise en place de tests afin de limiter les risques.

Isthy sera, sans équivalent en France, le centre d’essais, de tests et de certifications des systèmes de stockage hydrogène. Mardi 30 janvier 2024 sur le salon Hyvolution, à Paris, Bureau Veritas, Inthy (producteur d’énergies renouvelables et d’hydrogène et fournisseur de solutions de mobilité décarbonée), et la région Bourgogne-Franche-Comté ont signé un accord de partenariat visant à lancer le site.

Lancé en 2018 par l’entreprise Rougeot Énergie (rachetée par Inthy) en Bourgogne-Franche-Comté, ce projet de site d’essais et de certification de réservoirs d’hydrogène va désormais pouvoir se concrétiser. À terme, il constituera le premier site d’essais dédiés aux technologies de stockage de l’hydrogène en Europe.

Isthy fait partie du programme d’investissements d’avenir (PIA) mis en place par l’État pour co-financer les projets innovants. Le centre Isthy réalisera ses essais sur le territoire du Grand Belfort. Il permettra de réaliser les essais de développement, de fabrication et assurer la certification des réservoirs de grande quantité, jusqu’à 1 400 litres destinées aux mobilités.

« Nous nous réjouissons de ce partenariat. Le projet est unique en Europe par son ampleur. Grâce à lui, Bureau Veritas participe activement à l’essor de l’hydrogène en Europe. Membre de l’Hydrogen Council, Bureau Veritas vient de créer un Centre d’Excellence dédié à l’Hydrogène et aux Dérivés. Cette initiative supplémentaire témoigne de notre engagement à soutenir le progrès responsable de nos clients et à bâtir un monde de confiance », a déclaré David Carle, directeur général de Bureau Veritas Exploitation.

« Le protocole concernant la construction et l’opération du centre d’essais d’Isthy que nous avons signé avec Bureau Veritas confirme notre engagement à développer le projet depuis plusieurs années avec le soutien de la Région et du Fonds de revitalisation industrielle et au delà de la maturation de la mobilité hydrogène en France, en Europe et plus généralement dans le monde. Notre association permettra à la France de se doter d’un outil unique d’essai et de certification qui est clé pour l’industrie des mobilités routière, maritime et ferroviaire utilisant l’hydrogène », a expliqué Dominique Darne, président d’Inthy. 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------

Atawey devient le numéro un européen des stations hydrogène

https://www.brefeco.com/actualite/biens-dequipement/atawey-devient-le-numero-un-europeen-des-stations-hydrogene

 LE 17/07/2024

 

Avec le rachat de l’activité stations de recharge de McPhy, la société savoyarde Atawey renforce son outil industriel et ses équipes. Elle devient le leader européen des stations hydrogène.

Les négociations engagées en décembre 2023 viennent d’aboutir au rachat de l’activité stations de recharge de McPhy par Atawey. L’opération réalisée pour une part fixe de 12 millions d'euros consolide le positionnement de la société savoyarde (8,5 M€ de CA en 2023) qui devient numéro un européen avec désormais un parc de 70 stations.

Atawey dont les effectifs sont portés à 145 personnes va s’attacher à croiser les retours d’expérience, mutualiser les compétences et consolider les expertises, chaque équipe, notamment R&D, bénéficiant de plus de dix ans d’expérience sur le secteur de la fabrication de stations de recharge. Adossé à un portefeuille d’une dizaine de brevets et autres droits de propriété intellectuelle, cet enrichissement des savoir-faire constituera un fort levier de croissance.

Des capacités accrues

Atawey se voit aussi doté d’un outil industriel pleinement opérationnel regroupant à Grenoble une zone de production supplémentaire de plus de 2.400 m² et de quatre zones de tests. Elle pourra ainsi répondre plus rapidement à son carnet de commandes (près de 25 M€), à ses projections de très forte croissance pour les prochaines années, et atteindre la rentabilité au prochain exercice.

Grâce à cette acquisition, la société savoyarde enrichit également sa gamme de stations de recharge et services associés, pour répondre à l’ensemble des demandes du marché, et notamment à l’international, l’un de ses axes stratégiques de croissance. Il y a quelques jours, elle annonçait l'ouverture d'une filiale en Italie d'ici la fin de l'année.

Afin de satisfaire les clients et de répondre à leurs besoins, Atawey et McPhy collaboreront pour l’exécution de l’ensemble des projets en cours et la continuité de services associés aux stations déjà installées avant la reprise (40 stations).

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------

Hydrogène : l’Europe valide un régime d’aides français d’un montant de 900 millions d’euros

https://www.jeccomposites.com/news/by-jec/hydrogene-leurope-valide-un-regime-daides-francais-dun-montant-de-900-millions-deuros/?utm_source=SalesforceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC%20Composites%20Informations%20N.%20458

 

La Commission européenne vient de donner son feu vert à un programme de la France visant à soutenir la production d’énergie et de combustibles à partir de la biomasse et de l’hydrogène renouvelable. Doté d’une enveloppe de 900 millions d’euros, il participe au fléchage vers un avenir à zéro émission.

Le 27 mars 2024, la Commission européenne a donc validé un régime d’aides français d’un montant de 900 millions d’euros portant sur la production d’énergie et de combustibles à partir de la biomasse et de l’hydrogène renouvelable. Ce programme se traduira par des subventions directes, afin de stimuler efficacement les investissements. Il s’inscrit dans le Plan industriel du pacte vert qui promet de favoriser la transition vers une économie à zéro émission nette.

« Le régime a été autorisé au titre de l’encadrement temporaire de crise et de transition en matière d’aides d’État, adopté par la Commission le 9 mars 2023 et modifié le 20 novembre 2023 afin de soutenir des mesures dans des secteurs essentiels pour accélérer la transition écologique et réduire la dépendance à l’égard des combustibles », précise encore un porte-parole de la Commission européenne.

L’Europe veut réduire sa dépendance aux combustibles fossiles importés

La Commission considère que le régime français est nécessaire, approprié et proportionné pour accélérer la transition écologique et faciliter le développement de certaines activités économiques qui sont importantes pour la mise en œuvre du plan REPowerEU et du Plan industriel du pacte vert.

« Ce régime d’aides d’un montant de 900 millions d’euros aidera les entreprises à accroître l’utilisation d’énergie et de combustibles produits à partir de la biomasse et de l’hydrogène renouvelable. Il contribuera à la réalisation des objectifs de l’UE en réduisant la dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés. Cette mesure est une étape importante de la transition vers une économie à zéro émission nette, tout en protégeant des conditions de concurrence équitables au sein du marché unique », commente ainsi Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence.

Les réservoirs à hydrogène, nouveau pré carré des matériaux composites

Ces aides débloquées par la France ont pour ambition d’accélérer le développement de certains projets, notamment dans le périmètre de l’hydrogène vert. Ainsi, les projets devront être achevés et mis en œuvre dans un délai de 36 mois à compter de l’octroi de l’aide, sachant que la date limite est fixée au plus tard le 31 décembre 2025.

Ce nouveau soutien à l’hydrogène de l’Etat français, en plus du Plan hydrogène inclus dans France 2030, sera notamment bénéfique pour les acteurs de la production d’hydrogène vert et pour les acteurs des transports. En effet, pour les mobilités, les projets liés à l’hydrogène se multiplient, au niveau des piles à combustible ou des réservoirs, par exemple. Les réservoirs, qui ont un intense recours aux matériaux composites, font même l’objet d’une concurrence déjà féroce, comme nous avons pu le vérifier lors de JEC World 2024.

 

---------------------------------------------------------------------------------------

Entreprises : Lhyfe, une stratégie internationale ambitieuse dans le marché émergeant de l’hydrogène vert

https://www.lemoci.com/entreprises-lhyfe-une-strategie-internationale-ambitieuse-dans-le-marche-emergeant-de-lhydrogene-vert/

Le 04/04/24

 

Société nantaise pionnière de la production d’hydrogène vert, lauréate du palmarès 2023 du Moci dans la catégorie startup, Lhyfe est embarquée dans une course contre la montre pour installer des sites de production et signer des contrats commerciaux dans les marchés les plus prometteurs d’Europe. Objectif : être prête à livrer lorsque la vague commencera vraiment à déferler. La stratégie est méthodique, la vision est à long terme, et évidemment internationale.

« Actuellement, nous n’avons plus un seul gramme d’hydrogène à vendre » reconnaît Tana Kronborg, Chief Business Officer de Lhyfe. Pas de stock chez ce producteur émergent d’hydrogène vert, déjà implanté dans 11 pays européens. Car il n’investit pas dans des sites de production avant d’avoir sécuriser ses futurs clients mais aussi les sources d’électricité renouvelable nécessaire à l’hydrolyse. Autrement dit, son portefeuille commercial suit le déploiement de ses projets de production. Et cela va vite depuis le lancement de son premier site industriel relié à un parc éolien en 2021. Impossible de faire le compte ici de tous les accords et projets engrangés depuis, mais les grands axes stratégiques sont bien clairs.

Tana Kronborg développe. Côté débouché, c’est naturellement la vague montante des usages de l’hydrogène vert, c’est-à-dire produit grâce à des sources d’énergie renouvelable (ENR). A grands traits, elle concerne la mobilité et l’industrie, avec des segments de marchés qui démarrent vite, d’autres qui iront plus progressivement.

Dans la mobilité, le marché en phase « d’amorçage »

Dans la mobilité, où sont concernés les véhicules privés, utilitaires et les bus, le marché est en phase « d’amorçage », encore balbutiant et éparpillé. C’est une enseigne de la grande distribution qui s’équipe en chariots élévateurs à hydrogène, ou des sociétés de taxis comme Hype, qui ont noué un partenariat avec Stellantis pour s’équiper en véhicules à hydrogène. Mais le plus important reste à venir.

« Ce qui va vraiment tirer le marché, ce sont les camions lourds qui vont arriver vers 2027 », explique la CBO. Parmi les solutions pour décarboner le transport lourd, l’Union européenne mise en effet sur ce carburant vert et elle a imposé par voie législative que des stations à hydrogène vert soient installées sur les grands axes routiers européens tous les 150 km d’ici 2030. Autrement dit, pour un producteur indépendant comme Lhyfe, il faudra se tenir prêt à fournir dès que ce réseau de distribution sera en place.

Dans l’industrie, des débouchés segmentés entre différents secteurs

Dans l’industrie, là encore les débouchés sont en croissance, mais segmentés entre les acteurs qui ont besoin de petites quantités, par exemple dans la chimie, et ceux qui ont des besoins beaucoup plus massifs comme les industriels de l’ammoniac ou les producteurs d’acier vert. Des projets plus conséquents commencent à émerger pour créer des infrastructures de production et de distribution d’hydrogène vert dans des bassins industriels, bénéficiant d’un soutien appuyé des autorités françaises et européennes.

Un exemple parmi d’autres, Lhyfe a annoncé le 18 mars avoir décroché un soutien financier de l’État français (subvention pouvant aller jusqu’à 149 millions d’euros), pour la construction d’une usine de production d’hydrogène vert d’une capacité d’électrolyse installée de 100 MW près du Havre. Le fruit de deux ans de travail. L’usine, qui a été reconnue par la Commission européenne comme PIIEC (Projet important d’intérêt européen commun), pourra produire jusqu’à 34 tonnes (t) d’hydrogène vert/jour à proximité du Grand Canal du Havre, l’une des plus grandes zones industrialo-portuaires d’Europe. L’un de ses futurs clients pourrait d’ailleurs être l’usine havraise du groupe chimique Yara, qui veut être neutre en carbone en 2050.

Sécuriser ses sources d’approvisionnement en ENR

Les choses vont donc vite pour la jeune pousse de 200 salariés aujourd’hui, qui a déjà mené avec succès, depuis sa création en 2019, plusieurs levées de fonds pour investir et mener à bien ses projets : 189 millions d’euros au total. Lhyfe est entrée en bourse en mai 2022, levant 118 millions d’euros. Ses premiers revenus commencent à tomber : 1,3 million d’euros de chiffre d’affaires en 2023, le double de l’année précédente. Mais elle vise 200 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé et un EBITDA neutre fin 2026.

En termes de production, son ambition est de produire jusqu’à 22 t/jour d’hydrogène vert fin 2024, et jusqu’à 80 t/jour en 2026. Ce qui nécessite de disposer de capacités installées de 55 MW d’ici la fin de cette année, puis 200 MW en 2026 et plus de 3 GW d’ici 2030.

Dès sa création, Lhyfe ne se voyait pas d’autre avenir qu’au minimum européen. Déjà leader en France, où elle multiplie les projets sur tout le territoire, la jeune pousse a mené en parallèle, sans attendre, son déploiement à l’échelle européenne, via des marchés d’appel d’offre et des partenariats, avec une stratégie bien arrêtée : viser prioritairement les marchés disposant de sources d’ENR abondante pour alimenter ses sites, et bien évidemment de débouchés réels pour sa production.

« Nous ne nous attaquons pas à des pays ne disposant pas de sources d’ENR suffisantes » résume Tana Kronborg. Au sein de Lhyfe, une équipe est d’ailleurs dédiée spécifiquement au sourcing et aux achats d’électricité d’origine renouvelable pour alimenter ses usines, avec des partenariats et des contrats à long termes noués avec certains producteurs, comme récemment avec le portugais EDPR, avec le quel elle a signé un accord de portée mondiale.

L’Allemagne, « c’est la locomotive de l’Europe »

Après la France, l’Allemagne a été mis en tête des priorités. « C’est la locomotive de l’Europe, elle a annoncé un soutien massif à l’hydrogène vert » rappelle Tana Kronborg. C’est aujourd’hui son deuxième marché derrière la France. Dans l’Hexagone, elle compte un site en production et deux autres qui vont bientôt l’être. En Allemagne, trois sites de production sont en construction. En octobre dernier, elle a notamment posé la première pierre du chantier de son futur plus grand site de production hors de France, à Schwäbisch Gmünd, dans le Bade-Wurtemberg (4t/jour, soit 1 000 t/an, sur la base d’une capacité installée de 10 MW). La première d’une série d’usines que la startup entend déployer outre-Rhin dans les prochaines années.

A court terme, d’ici 2025, Lhyfe veut devenir, en France et en Allemagne, un acteur majeur de la distribution de gros d’hydrogène vert.

Puis la startup s’est attaquée aux pays nordiques, plus particulièrement le Danemark et la Suède, riches en énergies éolienne. En Finlande, elle a pris une participation minoritaire dans Flexen, un développeur de projets d’hydrogène renouvelable. Ensuite direction le Royaume-Uni, où elle vient notamment de signer un partenariat avec le développeur britannique d’ENR Source Galileo, puis l’Espagne, où elle est entrée dans le projet d’hydrogène vert Tarragona. Des projets sont également en cours en Italie et au Portugal avec des partenaires.

Les implantations de Lhyfe à l’international

Filiales : Allemagne (2020) ; Danemark, Pays-Bas, Suède (2021) ; Espagne, Royaume-Uni, Canada (2022).

Bureaux : Belgique, Finlande, Norvège, Portugal (2022).

Des partenariats technologiques et commerciaux avec des industriels

 

Afin de contribuer à l’accélération du marché, Lhyfe a, en parallèle, noué des partenariats technologiques et commerciaux avec des fabricants d’équipements industriels dans l’objectif de construire des solutions nouvelles de conversion à l’hydrogène vert.

« Notre métier, c’est de produire de l’hydrogène vert, en revanche, nous cherchons des partenariats industriels et technologiques dans plein de domaines spécifiques relevant des usages dont nous ne maîtrisons pas les savoir-faire ; convertir un brûleur au gaz en brûleur à hydrogène, par exemple », explique Tana Kronborg. « Or, les industriels qui veulent avancer dans leur transition énergétique ont pour réflexe de s’adresser en premier à leur partenaire technologique habituel ».

De tels partenariats ont par exemple été signés avec le constructeur d’engins Gaussin, Stellantis, les Chantiers de l’Atlantique, l’équipementier automobile Schaeffler ou encore ABB. Le dernier partenariat en date significatif a été celui noué en septembre dernier avec l’Italien Exogen Hydrogen Solutions (Exogen), une société d’ingénierie et de conseil spécialisée dans les solutions hydrogène pour le bâtiment. Exogen vient de mettre au point une centrale à vapeur innovante et pionnière sur le marché, baptisée HSP 3000, utilisant une nouvelle technologie de chaudière mise au point par Jericho Energy Ventures. Dans le cadre de cet accord, Exogen, Jericho et Lhyfe proposeront au marché une solution d’équipement complète et clés en main.

Le grand export « c’est à long terme »

Lhyfe prépare déjà une nouvelle vague d’implantation, mais toujours en Europe. Bien que l’entreprise ait déjà ouvert une filiale au Canada, le grand export est envisagé dans un avenir lointain. « Une société comme la nôtre ne peut pas tout faire au même moment, explique la CBO. Nous avons quelques projets au Québec et nous voyons le Canada comme un tremplin pour les États-Unis. Mais c’est à long terme. »

A court terme, la priorité de Lhyfe est de consolider ce qu’elle a déjà accompli en Europe. « Notre but premier était de construire un réseau de sites de production en France et en Allemagne pour devenir leader européen de l’hydrogène vert, conclut Tana Kronborg. Mais nous avons posé des jalons dans les marchés les plus prometteurs ».

----------------------------------------------------------------------------------------

Lhyfe, OX2 et Velarion créent un grand pôle industriel autour de l’hydrogène vert en Suède

https://www.lejournaldesentreprises.com/breve/lhyfe-ox2-et-velarion-creent-un-grand-pole-industriel-autour-de-lhydrogene-vert-en-suede-2101740?auHash=OfEMQHnDpiSyYuAz02w0fQL-c3LlmT3vSQFsbn1v208

 le 28 août 2024

 

Le producteur d’hydrogène vert nantais, Lhyfe, collabore avec OX2, l’un des plus grands développeurs européens d’éoliennes terrestres, et Velarion, une entreprise innovante du secteur des engrais verts fondée à Ånge (Suède).

Ensemble les trois entités souhaitent créer un pôle industriel basé sur l’hydrogène dans la municipalité d’Ånge. Ce projet associera l’énergie éolienne à la production d’hydrogène vert à grande échelle pour générer des produits moins carbonés. OX2 développe un parc éolien d’une capacité de production annuelle prévue de 1,4 TWh.

Cette électricité verte devrait alimenter l’unité que Lhyfe prévoit d’installer, avec une capacité pouvant aller jusqu’à 100 tonnes d’hydrogène vert par jour. "En raison de l’importante capacité de production potentielle de ce projet, nous sommes en contact avec plusieurs entreprises souhaitant utiliser l’hydrogène et ses sous-produits.

Ces collaborations permettront de construire un écosystème local qui contribuera à l’économie de la région et à la création d’emplois", a déclaré Sara Wihlborg, country manager Suède de Lhyfe.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html

 

Partager cet article
Repost0

Le commerce extérieur & la Douane (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le commerce extérieur & la Douane (suites)
Le commerce extérieur & la Douane (suites)

Commerce extérieur : du mieux au premier semestre 2024, en attendant le nouveau gouvernement

https://www.lemoci.com/commerce-exterieur-du-mieux-au-premier-semestre-2024-en-attendant-le-nouveau-gouvernement/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

Le Moci du 22/08/24  

 

Les chiffres du commerce extérieur de biens et de services publiés par la Douane et la Banque de France le 7 août, montrent que le rééquilibrage se poursuit, quoique laborieusement, au premier semestre 2024. Une nouvelle plutôt positive mais qui montre qu’il reste beaucoup à faire alors que l’on attend la formation d’un nouveau gouvernement.

Contraint à gérer les affaires courantes, Franck Riester, ministre démissionnaire en charge du Commerce extérieur, de l’attractivité, de la francophonie et des Français de l’étranger, n’a pas pu publier de communiqué, ni organiser de conférence de presse pour commenter en détail les résultats semestriels du commerce extérieur, contrairement à la tradition. Mais il s’est tout de même fendu d’un post réjoui sur son compte LinkedIn : « Nos échanges de biens continuent à s’améliorer et notre déficit à se résorber, écrit-il. Nous pouvons compter sur nos champions qui font rayonner la France à travers le monde, notamment dans la cosmétique, la pharmaceutique, l’agroalimentaire ou l’aéronautique ». Ainsi, poursuit-il, « le déficit commercial – hors matériel militaire et énergie – retrouve pour la première fois son niveau d’avant crise sanitaire ».

Les résultats du commerce extérieur publiés par la Banque de France et la Douane française * le 7 août, peu avant la fin de la quinzaine olympique, sont en effet plutôt positifs, sans être mirobolants.

Un déficit moitié moins important qu’en 2023 

D’après les chiffres de la Banque de France (CVS-CJO*), qui intègrent non seulement les échanges de biens mais aussi ceux des services, à fin juin 2024, et sur 12 mois cumulés, le déficit des transactions courantes est moitié moins important qu’à la même période de 2023 : – 19,4 milliards d’euros (Md EUR), contre – 43 Md fin juin 2023. La tendance est tirée par la baisse de la facture énergétique et du déficit des échanges de biens.

Ainsi, en tendance annuelle, le déficit des échanges de biens a diminué de moitié, à – 62,6 Md EUR. Hors énergie, le solde est également en nette amélioration, signe que les échanges des produits de l’industrie se redressent : il n’est plus que de -2,3 Md EUR sur 12 mois cumulés à fin juin 2024, contre – 18 Md EUR fin juin 2023.

Les échanges de services sont également en grande forme selon la Banque de France : ils dégagent un excédent de +43 Md EUR à fin juin 2024 sur 12 mois cumulés, après un déficit de – 48 Md EUR fin juin 2023. Faut-il d’ores et déjà y voir un effet des JO Paris 2024 ?

Le fait est que les voyages dégagent un excédent en hausse, à 16,3 Md EUR, soit 3,7 Md EUR de plus qu’à fin juin 2023. Les services aux entreprises (conseil, etc.) sont également forme, dégageant un excédent de + 9,1 Md EUR à fin juin 2024, en hausse de 3 Md par rapport à fin juin 2023. Quant aux transports, ils génèrent un léger excédent de + 0,7 Md EUR, beaucoup moins élevés qu’à fin juin 2023 (+ 16,1 md EUR). Enfin, le solde des revenus est également excédentaire de + 0,3 Md EUR quoiqu’en baisse par rapport à fin juin 2023 (+23,7 Md EUR).

A noter que concernant le compte des transactions courantes, dont le déficit tend à se résorber -30,8 Md à fin juin 2024 contre -60,2 Md à fin juin 2023), les investissements directs français à l’étranger ont rapporté plus (29,2 Md) que les IDE étrangers en France (25,3 Md) ces 12 derniers mois.

Des exportations de biens en hausse de 1,1 % 

Concernant les échanges de biens, plus significatifs au regard des performances des entreprises de l’agriculture et de l’industrie, la Douane fournit de plus amples détails sur les tendances. Les chiffres sont différents de ceux de la Banque de France qui n’utilisent pas les mêmes indicateurs (la douane se base sur les déclarations douanières des opérateurs) mais les tendances sont similaires.

Globalement, selon cette source, le solde commercial FAB-FAB cumulé sur 12 mois continue à s’améliorer : -85,1 Md EUR (FAB-FAB) à fin juin 2024, soit 1,1 Md de moins qu’à la même période de l’an dernier. Au deuxième trimestre 2024 (T2 2024), le déficit se creuse toutefois légèrement : -26,4 Md, après – 23,3 au T1 2024.  En cause principalement : le rebond du déficit énergétique sous l’effet d’une hausse des achats de gaz (-17,2 Md, après -13,6 Md au T1), car le solde des échanges hors énergie s’améliore légèrement à -9,7 Md (-9,6 Md au T1).

Sur le T2 2024, les exportations progressent de 1,1 %, plus rapidement qu’au T1 (+0,6 %) pour s’établir à 152,7 Md EUR. Et c’est la progression en volume qui explique la tendance, selon la Douane, tirée par les produits manufacturés : livraison d’un paquebot aux États-Unis, et d’avions en Allemagne, Brésil et Kazakhstan. Les catégories « autres produits industriels » voient leurs exportations également progresser mais plus modérément dont la métallurgie, les produits métalliques, et la pharmacie. Sont également en progression les produits textile-habillement-cuir-chaussure, bois-papier-cartons, équipements électriques et électroniques (détail ci-après).

Les exportations de biens au T2 2024
(FAB, en Md EUR et évolution en % sur T1)

Ensemble, y compris matériel militaire et y compris sous le seuil : 152,7 Md EUR (+1,1 %)

Ensemblehors matériel militaire et hors sous le seuil : 149,9 (+ 0,8 %)
dont :

Produits de l’agriculture : 4,9 (-4,1 %)

Energie : 7,6 (-1,8 %)

Produits manufacturés : 136,4 (+1,1 %)
dont agroalimentaire : 15,8 (-0,2 %)
Mécanique, électronique et informatique : 26,9, (+ 0,5 %)
Matériels de transport : 29,7 (+4,4 %)
(automobile : 13, -3,5 % ; aéronautique, spatial : 14,4, + 2,8 % ; navire, bateaux : 1,7, + 296,8 %)
Autres produits industriels : 64,1, +0,1 %.
(métallurgie, métallique : 10,5, + 4,9 %) ; pharmacie : 10, + 2,6 % ; chimie, parfums, cosmétique : 19, – 4 %).

Source : Douane française

On note que les exportations sont en net recul pour plusieurs catégories de produits, dont les produits agricoles (recul des ventes de blé, méteil et maïs à l’Allemagne, la Chine et le Maroc) ainsi que la chimie-parfums-cosmétique, en raison du recul des ventes de certains produits chimiques de base. Les exportations automobiles sont également en baisse de 3,5 %.

Les soldes commerciaux par zone géographique au T2 2024
(CAF/FAB, en Md EUR et évolution en % sur T1)

Union européenne : – 11,5 (-1,7 %)

Amérique : + 1,1 (+2,2 %)
dont États-Unis : +0,6 (+ 2,1 %)

Asie : – 13,4 (-3,3 %)
dont Chine + Hong Kong : – 10,3 (-1 %) ; Inde : -0,3 (-0,7 %) ; Japon : -0,5 (-0,8 %)

Afrique : -2,2 (-1,2 %)

Proche et Moyen-Orient : + 0,5 (-0,1 %)

Source : Douane française. 

Côté importations, elles ont connu un rebond plus important de 2,8 % au T2 2024, pour s’établir à 179 Md EUR. En cause principalement, l’augmentation des importations de gaz qui explique la tendance (+ 15,9 %, à 24,8 Md EUR pour le poste énergie). Toutefois, les importations de biens manufacturés repartent à la hausse (+ 0,9 % par rapport au T1) après 4 trimestres consécutifs de baisse. Un effet JO ?

Quoiqu’il en soit, cette hausse des achats de biens industriels ne concerne pas l’automobile : les importations de produit de l’automobile sont en effet baisse de 3,4 % au T2 (18,8 Md EUR) en raison de la chute drastique des importations de véhicules électriques en provenance de Chine. Selon la Douane, ce recul a commencé il y a déjà plusieurs mois et trouve sa source dans la réforme du bonus écologique d’octobre 2023 : la prise en compte des émissions de CO2 de la supply chain dans les conditions d’éligibilité a d’office exclu les véhicules électriques en provenance de Chine. D’après la Douane, les importations de véhicules électriques en provenance de Chine ont ainsi été divisées par 2 par rapport à la moyenne trimestrielle de 2023.

Christine Gilguy

*CVS-CJO : corrigé des variations saisonnières et des effets de jours ouvrables.

** L’analyse détaillée des chiffres trimestriels du commerce extérieur de biens de la Douane française est dans le document attaché à cet article (ci-après).

Comext, 2T2024

https://www.lemoci.com/wp-content/uploads/2024/08/2T2024.pdf

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/11/resorber-le-deficit-commercial-de-la-france-des-raisons-d-y-croire.html

 

---------------------------------------------------------------------------------

JOP Paris 2024 : mobilisation massive contre la vague de contrefaçons

https://www.lemoci.com/jo-paris-2024-mobilisation-massive-contre-la-vague-de-contrefacons/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

Le Moci du 22/08/24

 

Avec les Jeux olympiques de Paris 2024, tee-shirts, accessoires et autre goodies ont fait flores dans les boutiques officielles créées pour l’événement. Et cela devrait continuer avec les Jeux paralympique, qui seront ouverts dans quelques jours. De quoi attiser l’appétit des contrefacteurs et commerçants peu scrupuleux. En témoignent les résultats de l’opération massive menée par la Douane française en coordination avec les douanes européennes dans les mois qui ont précédé la cérémonie d’ouverture.

Les chiffres publiés par la Douane française témoignent de l’ampleur du phénomène sur un événement planétaire de l’envergure des JO, et les photos des saisies confirment l’absence de limite des commanditaires de la contrefaçon dans la diversité des produits : plus de 145 000 objets contrefaits ont été saisis lors de contrôles simultanés opérés le 31 juillet dans 17 entrepôts de l’Est parisien par 80 douaniers, dans le cadre d’une opération baptisée Héraclès. Un atelier de fabrication dédié a même été démantelé à cette occasion.

De quoi clôturer spectaculairement une opération plus vaste de contrôles renforcés, pilotée par l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) et par la douane française, à laquelle participaient plusieurs autres pays européens. Avec comme objectif d’endiguer la commercialisation, sur le marché européen, de ces contrefaçons.

En fait, les autorités douanières françaises et leurs collègues européennes sont sur le pied de guerre depuis fin décembre 2023. Près de 500 000 contrefaçons diverses, dont 50 000 articles en rapport direct avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et le Championnat d’Europe de football 2024 ont ainsi pu être saisies depuis, l’opération du 31 juillet gonflant encore ce bilan déjà conséquent.

La liste des objets est un inventaire à la Prévert : maillots de foot, chaussures de sport, goodies estampillés Jeux de Paris 2024 (portes clefs, autocollants, jouets, etc.) et même des médailles olympiques contrefaisantes. Quelque 5 000 kits constitués d’accessoires à destination de supporters (lunettes, drapeaux, maquillage, etc.) ont ainsi été saisis chez un importateur français.

Pour la période olympique, quelque 5 800 douaniers ont été mobilisés en France, pas seulement pour contrer le commerce de contrefaçons, mais aussi pour assurer la sécurité des événements.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/la-douane-francaise-au-service-de-la-competitivite.html

Partager cet article
Repost0