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complement d'information

Les Jours Tricolores VS le Black Friday

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Jours Tricolores VS le Black Friday
Les Jours Tricolores VS le Black Friday

Les Jours Tricolores, c'est quoi ?

https://www.lesjourstricolores.fr/

 

11 jours d’une opération de communication commerciale collective se déroulant du 22 novembre au 2 décembre 2024.

#LesJoursTricolores sont une opération de communication commerciale gratuite, libre et flexible.

#LesJoursTricolores sont une réponse collective au #BlackFriday invitant à relocaliser ses achats. Un mois avant Noël, unissons nos forces en additionnant nos communautés et audiences, réseaux sociaux et newsletters.

#LesJoursTricolores sont une réponse collective à l’inflation en mettant en place toutes les mécaniques de bonnes affaires rendant le Made in France plus accessible que jamais.

#LesJoursTricolores sont une réponse collective aux #FrenchDays et aux pratiques trompeuses de francolavage ne faisant cette fois uniquement
la promotion de produits
Made in France.

 

Le Made in France unit ses forces pour contrer le Black Friday

Du 22 novembre au 2 décembre se dérouleront #LesJoursTricolores, la réponse collective du Made in France au Black Friday. Cette opération collective de communication commerciale a réuni plus de 200 marques en 2023.

Nous espérons faire encore mieux en 2024. Unissons les forces de tous les acteurs de Made in France durant cette période décisive : rejoignez le collectif !

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Le 11 novembre (rappels)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le 11 novembre (rappels)
Le 11 novembre (rappels)

Le 11 novembre 1940

https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-11-novembre-1940

 

14 juin 1940 : après cinq semaines de combats, la France chancelle. Les Allemands pénètrent dans Paris déclarée ville ouverte. Le 17 juin, le maréchal Pétain ordonne la cessation des combats et, le 22 juin, un armistice est signé.

A la fin de l'été, les réfugiés parisiens reviennent et la capitale française occupée retrouve progressivement une animation. Les vacances scolaires terminées, les cours reprennent dans les écoles, les lycées et les universités. En apparence, la vie commence à redevenir normale.

Le principal souci des Parisiens est de s'adapter à la nouvelle situation. Si les tous premiers mouvements de résistance s'esquissent, la plupart de ceux qui pensent qu'il "faut faire quelque chose" n'ont pas encore trouvé le moyen de traduire leur pensée.

Il en va ainsi dans le milieu étudiant et enseignant où la présence ennemie dans la capitale suscite un rejet pour des raisons diverses, naissant, à droite, du spectacle offert par le désastre et l'humiliation nationale, et, à gauche, de l'extinction des libertés et du règne du fascisme abhorré, la position des étudiants communistes étant quant à elle plus nette que celle du parti.

Vont ainsi entrer dans l'action des hommes et des femmes aussi différents que Roger Morais, de la Corpo des lettres, l'un des fondateurs, dès septembre, du groupe Maintenir. Philippe Viannay, étudiant en philosophie, et Robert Salmon, élève au lycée Louis-le-Grand, qui, avec Hélène Mordkovitch, bibliothécaire à la faculté des sciences, vont être à l'origine du mouvement Défense de la France qui naît à l'hiver 40-41. Jean Ebstein, sympathisant de l'Action française, qui, avec ses amis fait du comité de la Corpo de Droit un bloc d'opposition  Claude Lalet, étudiant en histoire, qui réunit des étudiants communistes pour rédiger des tracts et écrire un journal clandestin, La Relève.

Dans cette atmosphère, le milieu étudiant, traditionnellement indocile, s'agite : des "V" - initiale du mot "Victoire" - sont tracés sur les murs, des "Vive de Gaulle" sont criés dans les couloirs du métro, des tracts sont lancés dans des amphithéâtres... Des incidents, voire des bagarres, éclatent parfois entre jeunes et soldats allemands.

Après la parution du décret du 3 octobre excluant les juifs de l'enseignement conformément au Statut des juifs, des professeurs manifestent leur sympathie envers les collègues évincés. La rencontre, le 24 octobre à Montoire, d'Hitler et du maréchal Pétain, et le discours du 30 octobre où apparaît le mot "collaboration", jettent le trouble parmi ceux qui font confiance au chef de l'Etat français.

Ce même 30 octobre, le professeur Langevin - physicien réputé et fondateur en 1934 du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes - est arrêté et interné. En riposte, les étudiants proches du Parti communiste français manifestent devant le Collège de France où enseigne cet universitaire, le 8 novembre.

Le 28 octobre, le préfet de police Langeron note : "On parle de manifester le 11 novembre. (..) Montoire a déjà eu un résultat, celui de stimuler la propagande gaulliste chez les étudiants".

La date du 11 novembre est un symbole : si l'Allemagne l'emporte aujourd'hui, elle fut vaincue le 11 novembre 1918. La célébration de ce 22e anniversaire donne aux Parisiens l'occasion de témoigner leur opposition à l'ennemi et à ses partisans.

Dès les premiers jours de novembre, des tracts circulent dans les lycées parisiens, à Janson de Sailly, Carnot, Condorcet, Buffon, Chaptal, Saint-Louis et Henri IV, ainsi qu'à la Corpo de Droit, dans le Quartier latin... Parmi ces tracts, celui émanant d'un groupe lié au réseau Maintenir et tiré au Centre d'entraide aux étudiants mobilisés et prisonniers, appelle à manifester le jour de l'armistice, place de l'Etoile à 17h30.

 La radio de Londres, voix française de la France Libre, invite d'ailleurs la population parisienne à commémorer la victoire de 1918 en fleurissant la statue de Clemenceau et la tombe du Soldat inconnu.

Le 10 novembre, les journaux parisiens publient un communiqué de la préfecture de police stipulant que : "Les administrations publiques et les entreprises privées travailleront normalement le 11 novembre à Paris et dans le département de la Seine. Les cérémonies commémoratives n'auront pas lieu. Aucune démonstration publique ne sera tolérée."

L'avis interdisant de manifester pour le 11 novembre est affiché dans les lycées et les facultés parisiennes, avec des instructions très fermes aux inspecteurs d'Académie et aux chefs d'établissement. Cette interdiction provoque un mouvement spontané contre l'injonction assimilée à une brimade.

Les initiatives lancées pour le 11 novembre émanent de petits groupes, souvent sans liens entre eux mais dont l'action converge, influençant plus ou moins une masse de jeunes qui veut surtout défier l'occupant.

Ils bravent à la fois le communiqué du 10 novembre, l'ordonnance allemande du 20 juin 1940 qui interdit les manifestations, et l'article 4 du décret-loi du 23 octobre 1935 qui prévoit des sanctions correctionnelles à l'encontre de ceux qui participent à une manifestation non déclarée ou interdite.

Les autorités se méfient des éventuelles réactions de la jeunesse. Au matin de ce lundi 11 novembre, des inspecteurs de police visitent les lycées parisiens mais ne constatent rien d'anormal.

Or, vers 5h30, André Weil-Curiel, Michel Edinger et Léon-Maurice Nordmann, membres d'un groupe d'opposants rassemblant des avocats, des professeurs et des intellectuels, déposent, en toute hâte, une gerbe au pied de la statue de Georges Clemenceau sur les Champs-Élysées, "En témoignage d'admiration envers l'homme qui ne voulut jamais capituler et ne désespéra pas de la Patrie". La gerbe est entourée d'un ruban tricolore et accompagnée d'une grande carte de visite au nom du général de Gaulle.

Carte et ruban disparaissent au cours de la matinée, mais des mains anonymes continuent à placer des bouquets près de la gerbe.

Vers midi, une centaine de jeunes gens arborant des cocardes tricolores se heurte à la police sur les Champs-Elysées. Un professeur qui s'interpose est arrêté.

Entre 16h30 et 17h30, à la sortie des cours, ou les ayant "séchés", des lycéens, des étudiants, des enseignants, se mêlent aux promeneurs venus flâner sur la grande artère.

Individuellement, en petits groupes, en cortèges un instant compacts et celui d'après éclatés puis reformés à nouveau, les Parisiens convergent vers les Champs-Elysées et la Place de l'Etoile. Des cortèges viennent des Lycées Carnot, Buffon, Janson de Sailly...

Dans ce dernier établissement, les lycéens ont organisé une quête pour acheter une gerbe, à laquelle le fleuriste choisit de donner une forme de Croix de Lorraine. Peu avant 16 h, les élèves de Schotten et Dubost, la déposeront sur la tombe du Soldat inconnu, avec l'accord tacite des policiers, avant de rejoindre leurs camarades.

Cette gerbe rejoint de nombreux bouquets et quelques gerbes dont une aux couleurs de la Belgique. Les manifestants offrent un large échantillonnage politique, du sympathisant royaliste Alain Griotteray au guadeloupéen communisant Tony Bloncourt...

Des lycéens et des étudiants, mais aussi des professeurs comme Edmond Lablénie, de Janson de Sailly ou Raymond Burgard, de Buffon. La foule ne cesse de grossir sur les Champs-Elysées, estimée entre 3 000 et 5 000 personnes. Sur toute l'avenue, alors que la nuit tombe, des cortèges défilent, se dispersent, se regroupent en fonction des interventions de la police.

Certains manifestants, cravatés de noir, arborent des rubans tricolores ou portent une croix de Lorraine à la boutonnière. L'esprit estudiantin inspire à certains de brandir deux cannes à pêche au cri de "Vive" suivi d'un bref silence (sous-entendu "deux gaules" - "de Gaulle"), sous le sourire des passants. Des drapeaux tricolores font leur apparition. Pourchassant sans ardeur les manifestants, la police se contente surtout de canaliser la foule ou conseille aux jeunes de déguerpir.

De ces attroupements fusent bientôt des acclamations : "Vive la France", "A bas Pétain", "A bas Hitler"... Ça et là éclatent la Marseillaise et le Chant du Départ.

Les plus surpris sont sans doute les Allemands installés dans les cafés ou qui stationnent dans le hall des cinémas.

Tandis qu'à l'Etoile, des bouquets sont encore déposés sur la tombe du Soldat inconnu, des bagarres éclatent plus bas, devant le siège de deux organisations collaborationnistes. Des Allemands interviennent et arrêtent des étudiants.

C'est vers 18 heures que débouchent sur les Champs-Elysées et la place de l'Etoile des soldats de la Wehrmacht, armés de fusils, de mitrailleuses et de grenades, pour disperser violemment la manifestation.

Tandis que certains soldats chargent entre l'avenue Georges V et le rond-point des Champs Elysées, maniant la matraque ou la crosse de fusil, d'autres tirent au jugé en direction de la foule, tandis que des véhicules militaires ratissent les trottoirs en roulant en zigzag. La confusion est totale.

La police interdit l'accès à l'Arc de Triomphe. Ayant fait le vide sur les Champs-Elysées, les soldats allemands déboulent sur la foule amassée place de l'Etoile, tout en poursuivant les fuyards par les rues de Tilsitt ou de Galilée. Les fourgons de police et les camions militaires se remplissent.

Moins de trente minutes plus tard, les abords de la place de l'Etoile sont déserts de tout manifestant. Des groupes d'étudiants continuent à manifester aux environs de la place de la Concorde, des échauffourées ont encore lieu vers 19 h.

Vers 18 h 30, comme de tradition depuis 1923 et en dépit des évènements de la journée, la Flamme du Souvenir est ravivée par le Comité en présence d'une centaine de personnes.

Le lendemain, la radio de Londres va dénoncer la mort de plusieurs manifestants. Il n'y a eu de fait, que des blessés, dont quelques-uns, certes, grièvement, et des arrestations.

Le nombre exact de ces arrestations est difficile à établir. Une liste de la Préfecture de Police de Paris énumère 105 noms (93 étudiants et lycéens, 1 professeur, 11 personnes de professions diverses et plus âgées que les étudiants, dont 4 femmes), un communiqué de la vice-présidence du Conseil, en date du 8 décembre 1940, énonce 123 arrestations dont 104 étudiants et lycéens. Un communiqué du Commandement militaire allemand en France, du 13 décembre, évoque l'arrestation de 143 étudiants. Le nouveau recteur, Jérôme Carcopino, avance le chiffre de 150 étudiants arrêtés.

 Beaucoup d'entre eux font un court séjour dans les postes de police. D'autres sont emmenés dans les prisons du Cherche-Midi et de la Santé, molestés et incarcérés. Ils seront, pour la plupart, relâchés dans les semaines qui suivent. En cette fin de 1940, le souhait de ne pas abimer l'image de la politique de collaboration qu'essaient d'entretenir aussi bien les autorités allemandes que le gouvernement pétainiste peut expliquer cette clémence.

Premier témoignage massif de l'opposition des Parisiens à l'occupant, la manifestation du 11 novembre 1940 est perçue aujourd'hui comme le premier acte collectif de résistance.

Menée en grande partie par des lycéens et des étudiants, une part de romantisme entre, certes, dans cette action. Mais, en manifestant contre les Allemands, la jeunesse intellectuelle a surtout affirmé sa résolution de combattre pour la liberté. Moins de trois semaines après l'entrevue de Montoire, l'événement est significatif.

Cette manifestation heurte d'ailleurs le gouvernement de Vichy qui voudrait mobiliser la jeunesse autour de son programme. Le 13 novembre, l'Université de Paris et une trentaine d'autres établissements d'enseignement supérieur sont fermés (ils rouvriront avant les congés de Noël). Gustave Roussy, recteur de l'Université de Paris, est limogé et remplacé par Jérôme Carcopino. Plaçant le quartier latin sous haute surveillance, les autorités allemandes procèdent à des arrestations préventives - plus d'un millier, pour quelques heures seulement - le 21 novembre. Les journaux parisiens ne parlent de la manifestation, de manière plus ou moins directe, qu'à partir du 15 novembre et ne publient un communiqué du gouvernement donnant un "bilan officiel" des manifestations que le 8 décembre.

Vue de Londres, où vient de parvenir la nouvelle du ralliement du Gabon à la France libre, la manifestation parisienne est ressentie comme un opportun témoignage d'encouragement pour le général de Gaulle.

Au lendemain de l'évènement, beaucoup d'étudiants, craignant pour leurs études, préfèrent se vouer à celles-ci dès que les cours reprennent. Mais d'autres, encouragés par leur propre audace et choqués par la répression disproportionnée, vont entrer en résistance.

Clandestinement, ils vont constituer des petits groupes qui, peu à peu, se rapprocheront des grands mouvements de résistance, commençant leur action par l'impression et la diffusion de tracts ou de journaux, et la poursuivant avec la falsification de papiers, la récupération et le stockage d'armes...

Tandis que certains manifestants rejoindront par la suite des réseaux de résistance, d'autres choisiront de gagner les rangs de la France Libre.

Les Parisiens ne sont pas les seuls à avoir manifesté le 11 novembre 1940. Rouen ou Dijon ont vu éclore les rubans tricolores, à Nantes, c'est un drapeau français qui est hissé sur la cathédrale. Des arrêts de travail ont lieu dans les houillères du Nord.

Durant toute la Seconde Guerre mondiale, le jour du 11 novembre, par ailleurs toujours célébré par les autorités officielles, va donner lieu à des gestes symboliques, dont le plus célèbre est le défilé des maquisards à Oyonnax, en 1943.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/11/le-11-novembre-anecdotes-suites-et-consequences.html

 

 

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la (petite) semaine américaine (Part 3)

Publié le par Jacques SAMELA.

la (petite) semaine américaine (Part 3)
la (petite) semaine américaine (Part 3)

Relations bilatérales

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/etats-unis/relations-bilaterales/#:~:text=Les%204%20600%20filiales%20d,Mds%20EUR%20pour%20les%20services.

 

Sommaire

 

Relations politiques

Les États-Unis sont un allié majeur pour la France et notre coopération est dense dans tous les domaines, en particulier en matière de défense et de sécurité. La France et les États-Unis coopèrent traditionnellement sur tous les enjeux sécuritaires, en particulier en matière de non-prolifération et de lutte contre le terrorisme. La France et les États-Unis affichent également une grande convergence de vues sur les enjeux multilatéraux, en particulier climatiques et sanitaires.

L’annonce de la constitution du partenariat AUKUS entre les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni, au détriment de la France, a suscité une crise diplomatique passagère entre Paris et Washington. Un nouveau départ de la relation a cependant été rendu possible sur la base de la déclaration présidentielle conjointe de Rome du 29 octobre 2021. Ce texte établit le principe d’une consultation réciproque sur les sujets stratégiques de part et d’autre ; il permet aussi d’affirmer un soutien des États-Unis sur la défense européenne, nos opérations conjointes en matière de lutte contre le terrorisme et établit des dialogues dans plusieurs domaines stratégiques, notamment l’espace et les énergies propres.

La visite d’État aux États-Unis du Président de la République du 30 novembre au 1er décembre 2022, la première accordée par le président Biden et la deuxième du Président Macron aux États-Unis, a témoigné de l’importance de la relation bilatérale pour Washington et Paris, et, un an après la déclaration des chefs d’État à Rome, de la grande convergence qui caractérise la relation transatlantique. Le Président de la République a été reçu à la Maison Blanche par le président Biden le 1er décembre 2022 pour un entretien dans le Bureau ovale suivi d’une conférence de presse conjointe. Une déclaration bilatérale a été publiée à l’issue par la Maison Blanche et l’Élysée. Un déjeuner d’État autour de la vice-présidente et du secrétaire d’État, un dîner d’État à la Maison Blanche et une visite du cimetière d’Arlington ont marqué la partie cérémonielle de la visite. Des séquences thématiques sur l’espace, le nucléaire, la « tech » ont été organisées ainsi qu’une rencontre avec des membres du Congrès sur le climat et la biodiversité et avec le leadership bicaméral et bipartisan du Congrès américain. La visite s’est poursuivie le 2 décembre à la Nouvelle-Orléans avec des séquences sur la francophonie, la culture, l’énergie et le climat.

Le Président américain s’est rendu en France en juin 2024 à l’occasion des célébrations du 80ème anniversaire du débarquement allié en Normandie pour y effectuer une visite d’Etat, qui a permis de rappeler les liens historiques profonds et les valeurs communes unissant la France et les Etats-Unis. Les deux présidents ont signé à cette occasion une « feuille de route franco-américaine » mettant en exergue la convergence de vues sur les dossiers internationaux, les enjeux multilatéraux et les priorités de la coopération bilatérale.

Présence française

La communauté française résidente aux États-Unis est estimée à 300 000 personnes.

100 000 Américains résideraient en France.

Consulats de France : Atlanta, Boston, Chicago, Houston, Los Angeles, Miami, New York, San Francisco, Washington DC, Nouvelle-Orléans.

Visites

En France :

  • 9-13 novembre 2021 : visite de la vice-présidente, Kamala Harris, à Paris à l’occasion du Forum de Paris pour la Paix et entretien avec le président de la République, M. Emmanuel Macron.
  • 14-16 mai 2022 : visite du Secrétaire d’État, Antony Blinken, de la Secrétaire au Commerce Gina Raimondo et de la Représentante au Commerce Katherine Tai, à l’occasion de la deuxième session du Conseil Commerce et Technologie.
  • 2 avril 2024 : visite du Secrétaire d’Etat Antony Blinken en marge de la réunion ministérielle de l’OTAN.
  • 6-8 juin 2024 : participation du Président Joe Biden aux célébrations du 80ème anniversaire du débarquement allié en Normandie avant la tenue d’une visite d’Etat le 8 juin.

Aux États-Unis :

  • 20-21 octobre 2022 : déplacement de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Mme Catherine Colonna, à Washington. Entretien de travail avec le Secrétaire d’État, M. Antony Blinken.
  • 30 novembre – 1er décembre 2022 : visite d’Etat du président de la République à Washington suivi d’un déplacement à la Nouvelle-Orléans le 2 décembre.
  • 10-15 décembre 2023 : déplacement du ministre du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étrange, M. Olivier Becht (Boston, Washington, New York, Austin, Houston).

Relations économiques

La relation économique bilatérale franco-américaine est particulièrement dense. Les États-Unis sont depuis longtemps le premier pays investisseur en France devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse, et la France est le 5ème investisseur aux États-Unis. En 2022, les stocks d’IDE français aux États-Unis représentaient 360 Mds USD tandis que les stocks américains en France représentaient 139 Mds USD. Ces investissements soutiennent un nombre important d’emplois : les 5 000 filiales d’entreprises françaises employaient 741 200 personnes aux États-Unis (2021), faisant de la France le cinquième employeur étranger aux États-Unis. Les 4 600 filiales d’entreprises américaines représentaient la première source étrangère d’emplois avec plus de 480 000 salariés en France en 2021.

Les échanges de biens et services entre la France et les États-Unis s’élevaient à 167,4 Mds EUR en 2023, dont 97 Mds EUR pour les biens et 70,4 Mds EUR pour les services. En 2023, Les États-Unis étaient notre quatrième client en 2023 (45,2 Mds EUR d’exportations) et notre cinquième fournisseur (61,8 Mds EUR d’importations). Le solde commercial bilatéral, excédentaire de 2018 à 2021, est devenu très déficitaire en 2022 (-13,5 Mds EUR) mais ce déficit s’est résorbé en 2023 (-6,6 Mds EUR).

Avant la pandémie (2019), 1,84 million de touristes français se sont rendus aux États-Unis (augmentation de 4,3% par rapport à 2018) et 4,7 millions de touristes américains sont venus en France (+6% par rapport à 2018). Le potentiel de nos échanges touristiques reste important et les flux ont repris rapidement depuis le 16 juin 2021, avec l’autorisation par l’Union européenne du retour des touristes américains en Europe. Par ailleurs, environ 300 000 Français vivent aux États-Unis et 100 000 Américains en France.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La France est le 4ème pays d’accueil des étudiants américains, avec environ 18 000 étudiants accueillis chaque année et l’on recense environ 8 500 étudiants français aux États-Unis (18ème nationalité la plus représentée). Les États-Unis sont par ailleurs le premier partenaire scientifique de la France et la France est le 5ème partenaire scientifique des États-Unis.

Les outils de coopération universitaire, dont la Commission franco-américaine Fulbright, participent pleinement à la vitalité de cette relation. Le français est la 6ème langue la plus parlée aux États-Unis et la deuxième langue étrangère la plus étudiée dans le système éducatif public. La France s’appuie aux États-Unis sur un réseau de 110 Alliances françaises (dont les 3/4 proposent des cours de Français).

Les échanges culturels entre la France et les États-Unis sont très denses, en particulier dans les domaines des arts visuels et du spectacle vivant, de la littérature, du cinéma, et plus largement des industries culturelles et créatives (ICC). Des programmes franco-américains spécifiques tels que « Étant donnés » pour les arts visuels, « Contemporary Theatre » et « French-U.S. exchange in Dance – FUSED » pour les arts de la scène, ou le récent « Jazz et New Music » permettent de répondre aux partenaires américains souhaitant programmer des artistes établis en France.

Avec le lancement du projet de « Villa Albertine » (2 juillet 2021), la France renouvelle sa stratégie d’influence culturelle aux États-Unis dans l’ensemble des secteurs. Un réseau de résidences artistiques dans 10 villes du territoire américain accueille désormais chaque année entre 60 et 80 professionnels de la culture et soutient la recherche de mécènes dans le pays. Cette nouvelle stratégie s’accompagne d’une volonté de soutenir et diversifier le socle de la francophonie aux États-Unis, avec le soutien de mécènes à travers l’initiative « French for all », annoncée par le Président de la République lors de sa visite d’État fin 2022.

Mise à jour : 09.08.24

 

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/US/relation-economique-bilaterale

 

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La semaine américaine (Part 2)

Publié le par Jacques SAMELA.

La semaine américaine (Part 2)
La semaine américaine (Part 2)

Entreprendre aux États-Unis : mode d’emploi

https://www.ecoreseau.fr/expressions/tribune-libre/entreprendre-aux-etats-unis-mode-demploi-2024-10-28-109089?utm_campaign=Mardi%2029102024&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 28 octobre 2024

 

Pour créer une entreprise aux États-Unis, il faut résider là-bas et cela ne se fait pas du jour au lendemain.

TRIBUNE. Thibaut Guéant et Romain Daniellou, expatriés français fondateurs de Landquire, solution d’achat-revente de terrains aux États-Unis, partagent leurs conseils pour réussir son projet de création d’entreprise outre-Atlantique.

Le rêve américain, oui mais pas forcément accessible à tous

Différents types de visas permettent d’y vivre plus ou moins longtemps. Pour y travailler comme salarié, les visas L1 ou H1B sont accessibles sous certaines conditions. Le J1 est destiné aux moins de 38 ans voulant faire un stage, un job d’été ou pour un premier emploi aux États-Unis et n’est valable que 18 mois. Dans le cas d’une création d’entreprise, ce sont les visas E1 ou E2, valables 25 mois. Il faudra, alors, investir une certaine somme d’argent (pour soit créer une nouvelle affaire, ou bien acheter une société déjà existante. Il est difficile de fixer une somme minimum, car chaque projet professionnel est étudié au cas par cas, avec l’aide d’un avocat spécialisé dans l’immigration et les visas E1 ou E2.

La carte verte peut, elle, se faire grâce à une société qui sponsorise le candidat, il y a plusieurs conditions (du côté de l’entreprise et du profil du postulant) à respecter et les démarches (sur l’année 2022) prennent entre 14 et 18 mois. Mieux vaut avoir un dossier en béton réalisé avec l’aide d’un avocat spécialiste de l’immigration. Les démarches peuvent être longues et fastidieuses, il faut s’armer de patience.

Logement et démarches administratives sur place

N’attendez pas d’être sur place pour démarrer certaines démarches administratives indispensables au bon déroulement de la vie courante. Cela se prépare idéalement 6 mois avant le grand départ. Sur Facebook, plusieurs communautés se sont créées afin de partager les bons plans hébergement et colocation. Si une location courte durée type Airbnb peut dépanner au début, cela revient vite cher. Sinon, parcourez le site de petites annonces Craigslist, il y a tous les types d’hébergement possibles (colocation, location, achat, maisons, appartement, studio, etc.). Les sites French District et French Morning sont aussi de véritables boites à outils pour faciliter son installation aux États-Unis.

Pour la santé, il est fortement conseillé de souscrire à une assurance santé internationale. Conçue pour les expatriés français qui travaillent plus de 90 jours à l’étranger, elle couvre les traitements pour les soins de santé d’urgence mais aussi ceux de routine. Si elle est moins intéressante que les mutuelles traditionnelles françaises, elle reste avantageuse pour les expatriés aux États-Unis, où le système de santé est très couteux.

Une création d’entreprise beaucoup plus simple qu’en France

Les deux types d’entreprise les plus répandus sont la LLC (Limited Liability Company), un modèle hybride proche de l’entreprise à responsabilité limitée, et une Corporation, l’équivalent d’une Société Anonyme. S’il ne faut que 48 heures pour créer une LLC (Limited Liability Company) et 2 semaines pour obtenir un numéro EIN, l’équivalent de notre SIRET, un avocat ou un comptable d’affaires vous évitera de commettre certaines erreurs et vous fera gagner du temps.

En effet, selon les États, les règles diffèrent. Par exemple, vous devrez enregistrer votre entreprise dans chaque état où vous souhaitez développer l’activité. Il en va de même pour le droit de la propriété intellectuelle, son nom n’est protégé que dans l’État dans lequel vous l’avez enregistré. Pour la recherche de bureaux et de locaux, il est préférable de passer par un broker, un agent immobilier spécialiste de ce type de biens.

On s’adapte au pays et à la culture (et pas l’inverse !)

Prenons l’exemple de l’ouverture d’une filiale aux États-Unis, après un succès commercial en France et ailleurs. Cela ne signifie pas forcément que le produit/service tel qu’il est proposé ailleurs fonctionnera sur le marché américain. A l’image d’une création d’entreprise en France, il faut repartir de zéro et faire une étude de marché auprès de la clientèle américaine potentielle. Mieux vaut donc ne pas être trop sûr de soi au début, ni prétentieux, car plus dure pourrait être la chute. La culture de l’échec est une des grandes différences culturelles entre la France et les États-Unis.

Si un échec est souvent mal vu en France, aux États-Unis il est perçu comme formateur, voire même comme un préalable nécessaire à la réussite. Si les diplômes sont moins importants qu’en France, la volonté et la capacité à se relever sont grandement appréciés chez les porteurs de projets. Il n’y a aucun tabou sur l’argent, aucune polémique sur les salaires des patrons eux États-Unis, chacun mène sa vie comme il l’entend. Ce rêve est donc accessible à tous, à condition d’avoir beaucoup d’économies et de préparation en amont.

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États-Unis : le protectionnisme de Trump, une arme à double tranchant selon le Cepii

https://www.lemoci.com/etats-unis-le-protectionnisme-de-trump-une-arme-a-double-tranchant-selon-le-cepii/

 Le 25/10/24

 

Quelle politique commerciale mèneraient les États-Unis et avec quelles conséquences sur les flux commerciaux transatlantiques si Donald Trump venait à être élu ? Telle est la question à laquelle tentent de répondre de nombreux analystes. A son tour, le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii) vient de publier une étude inédite grâce à un outil d’analyse des politiques commerciales. Résultat : les envolées tarifaires prônées par le candidat républicain pourraient non seulement nuire aux flux avec l’Europe, mais également… aux États-Unis eux-mêmes.

Si Kamala Harris parle très peu de politique commerciale, Donald Trump a récemment multiplié les déclarations sur des hausses de droits de douane, toujours plus importantes et concernant plus de produits. Ce coup de barre vers un protectionnisme plus dur que celui mis en place lors de son premier mandat repose sur un discours valorisant la préservation des emplois et de la production américains. Suivant l’argumentaire trumpien, d’importantes hausses de droits de douane permettraient, en outre, de compenser la suppression de l’impôt sur le revenu, bête noire des Républicains.

Pour prendre la mesure des répercussions sur les échanges des États-Unis avec le reste du monde en cas de victoire de Donald Trump, l’économiste Antoine Bouët, chercheur au Cepii, et les deux co-auteurs de cette étude ont simulé une guerre commerciale d’ampleur en 2025. Pour ce faire, les trois chercheurs ont utilisé le modèle MIRAGE (Modelling International Relationships in Applied General Equilibrium). Développé par le Cepii, il incorpore notamment des éléments de concurrence imparfaite, de différenciation des produis par variété et gamme ainsi qu’une base de données des droits de douane et des accords commerciaux.

Canada et Mexique seraient les grands gagnants

Encore faut-il savoir ce qu’il est pertinent de modéliser. L’ex-président a en effet commencé par évoquer une hausse jusqu’à 100 % des droits de douane sur les marchandises en provenance de Chine et de 10 % pour toutes les autres provenances avant de proposer 20 %, puis 50 % (hors Chine).   Finalement le scénario central retenu combine une hausse de 10 %, sauf sur les biens en provenance du Canada et du Mexique, pays avec lesquels les États-Unis ont un accord de libre-échange (USMCA), et une hausse de 60 % sur les produits fabriqués en Chine. A ces hausses correspondraient des mesures de rétorsion douanière, avec des hausses tarifaires identiques.

Premier constat : la promesse de remplacer les revenus de l’impôt par ceux des tarifs douaniers semble impossible à tenir. Les taxes sur les importations rapporteraient en effet 819,3 milliards de dollars (Md USD), un chiffre largement inférieur aux au montant réel de l’impôt fédéral sur le revenu (autour de 2 000 Md USD).

Deuxièmement, la géographie du commerce extérieur américain en sortirait profondément changée. En cas de guerre commerciale, les exportations chinoises vers les États-Unis reculeraient de 80,5 %, tandis que les exportations des États-Unis vers la Chine diminueraient de 58 %.

Les échanges mondiaux baisseraient de 3,4 % supplémentaires

Les exportations américaines vers toutes les destinations, à l’exception des pays de l’USMCA et du reste de l’Amérique, chuteraient d’au moins 20 % par rapport à leur évolution supposée sans modification des droits de douane. Toutefois, les exportations américaines vers le Canada et le Mexique augmenteraient de 4 % et de 16,8 % respectivement. Les importations américaines en provenance du Canada et du Mexique augmenteraient quant à elles 17,5 % et 33,6 %.

Nous assisterions clairement à une réorientation significative du commerce vers des voisins proches.

Selon le schéma ci-dessus, les exportations françaises vers la Chine seraient inférieures de 6 %, tandis que les importations françaises en provenance de la Chine augmenteraient de 7,1 %. L’ensemble du commerce mondial dévisserait de 3,4 %.

Cependant si Trump était élu et s’il souhaitait mettre en place une telle politique commerciale, il y aurait loin de la coupe aux lèvres. Pour modifier l’ensemble des droits de douane, le contrôle des deux chambres du Congrès par le parti républicain pourrait s’avérer nécessaire pour mettre en œuvre son projet, ce qui est loin d’être gagné. Quant au programme de Kamala Harris, s’il n’évoque pas de hausse des droits de douane, il reste néanmoins très discret sur le commerce en général.

Sophie Creusillet

 

A lire et à voir

La semaine américaine (Part 2)
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La semaine américaine (Part 1)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 11/10/24
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L'Escadron de Chasse 2/4 Lafayette aux États-Unis pour le bicentenaire du retour triomphal du marquis de Lafayette

https://air-cosmos.com/article/l-escadron-de-chasse-2-4-lafayette-aux-etats-unis-pour-le-bicentenaire-du-retour-triomphal-du-marquis-de-lafayette-69507?utm_source=sfmc&utm_term=%%%3dRedirectTo(%40link)%3d%%&utm_content=7963&utm_id=113d7dae-1654-4c91-96b1-203be71e5c1e&sfmc_activityid=84335bd3-da26-4795-bd3e-135a37e2602b&utm_medium=email&utm_source=sfmc&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+quotidienne&utm_term=%%%3dRedirectTo(%40link)%3d%%&utm_id=133195&sfmc_id=37221109

le 22 octobre 2024

 

Pour fêter le bicentenaire du retour triomphal de Lafayette aux États-Unis, l’Armée de l’Air et de l’Espace avait déployé des Rafale B et un avion ravitailleur A330 MRTT Phénix. Les Rafale ont un lien direct avec le marquis, ceux-ci appartenant à l’Escadron de Chasse 2/4 Lafayette, reprenant les traditions de la prestigieuse Escadrille La Fayette.


Un marquis durant l'indépendance américaine

En 1775, les Treize colonies américaines se rebellent face aux forces du Royaume-Uni et le 4 juillet 1776, promulguent la Déclaration d'indépendance des Treize États-Unis d'Amérique, créant ainsi la base de ce qui est aujourd'hui les États-Unis. Cette révolution n'aurait pas réussi sans le rôle capital qu'a joué un Français ; Gilbert du Motier, plus connu sous son titre de marquis de La Fayette. Arrivé en 1777 sur le continent américain, sa bravoure au combat lui vaut d'être promu général par George Washington, occupant alors l'équivalent de l'actuel poste de commandant des Forces armées américaines. Mais il est surtout connu pour son retour en France en 1779 pour convaincre Louis XVI, roi de France, d'étendre le conflit au Royaume-Uni même. Cette action ne sera pas tentée suite à des manœuvres préventives de la Royal Navy mais aura comme conséquence d'envoyer 6 000 militaires français et une puissante escadre au large de la côte ouest américaine. Leur rôle sera décisif dans la bataille de Yorktown, où près du quart des Forces britanniques se rendent aux insurgés américains et militaires français. La guerre prend officiellement fin le 3 septembre 1783 avec la signature du traité de Paris, où le Royaume-Uni reconnait officiellement les États-Unis comme État indépendant. Revenu en France en 1781, Lafayette est invité personnellement par le President James Monroe en 1784 pour un retour triomphal aux Amériques ; banquets, parades,... il y est même fait citoyen de plusieurs États, situation confirmée à titre posthume en 2002 ; il fait partie des huit citoyens d'honneur des États-Unis.

Bicentenaire d'un retour triomphal

Pour fêter le bicentenaire de ce retour triomphal, de nombreux événements et cérémonies étaient organisées outre-Atlantique. Dans cette optique, l'Armée de l'Air et de l'Espace avait déployé, du 17 au 21 octobre, des avions de combat Rafale B et un avion ravitailleur A330 MRTT Phénix (Armée de l'Air et de l'Espace). Quatre ravitaillements en vol ont été nécessaires pour traverser l'Atlantique. Une fois sur place, les deux Rafale B ont eu l'occasion de voler en basse altitude au-dessus de Washington D.C., la capitale des États-Unis.

La base navale de Norfolk, plus grande base navale au monde, a également été survolée.

Des lieux célèbres de la guerre d'indépendance américaine ont aussi été survolés. Parmi ceux-ci, se trouvait bien évidemment Yorktown, lieu hautement symbolique de la Révolution américaine, comme expliqué précédemment. À cette occasion, un Rafale B était accompagné d'un F-22 Raptor de l'USAF.

Un troisième Rafale B avait reçu une livrée spéciale sur sa dérive : la dérive dispose du même arrière-plan que celui présent sur le blason de la famille Motier de La Fayette (en gris et en blanc) avec en avant-plan, le drapeau français uni au drapeau américain. Malheureusement, suite à un problème technique, l'appareil en question n'a pas pu traverser l'Atlantique.

Les traditions d'une unité légendaire

L'unité même de ces avions est spéciale en plusieurs points. Elle porte tout d'abord le nom du marquis, à savoir le 2/4 Lafayette. Historiquement, elle reprend les traditions de l'escadrille N°124 de l'Aéronautique militaire française.  Créée le 18 avril 1916 durant la Première Guerre mondiale, elle regroupe des pilotes américains volontaires pour participer au conflit. Elle change de dénomination à plusieurs reprises... jusqu'au 16 décembre 1916 ; autour du tout nouvel emblème, une tête de chef sioux, l'escadrille française reprend le nom du marquis français ayant combattu pour les États-Unis, devenant l'escadrille La Fayette*. Avec l'entrée en guerre des États-Unis et l'arrivée des militaires américains sur le théâtre des opérations, l'escadrille n'a plus d'intérêt et est dissoute le 18 avril 1918, reprise au sein de l'Armée américaine sous le nom de 103ème Escadron Aérien (103rd Aero Squadron). Durant cette période, les 38 pilotes américains et 5 officiers français accumuleront 3 000 patrouilles aériennes de combat, 39 victoires aériennes confirmées (ainsi qu'une centaine non-homologuées) et perdra 9 pilotes au combat. (Chemins de mémoire)

Mais ces 38 pilotes ne furent pas les seuls américains à voler pour la France durant la Grande Guerre ; grâce à la presse française et étrangère, les faits relatés ont permis d'augmenter le nombre de volontaires américains à vouloir combattre. C'est ainsi que le Corps d'Aviation Lafayette a permis de structurer ces arrivants afin de les déployer dans les unités. Au total, 269 pilotes américains ont combattu sous la cocarde française au sein de 24 unités aériennes françaises. Ils ont aussi permis, lors de l'arrivée des premières unités aériennes américaines, de transmettre leur expérience du combat aux pilotes américains néophytes, formant au passage le cœur de l'United States Army Air Service (USAAS), devenu aujourd'hui l'US Air Force (USAF).

 

Le souvenir de cette escadrille et corps aérien est rappelé par un mémorial, situé à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine). Ce dernier comprend une crypte où sont inhumé 68 pilotes américains du Corps d'Aviation Lafayette tombés au combat ou des suites de leurs blessures. Georges Thénault et Antonin Brocard, les deux premiers commandants français de l'Escadrille La Fayette et décédés bien après le conflit y reposent également. Il avaient émis le souhait de reposer à côté de "leurs" pilotes. D'ailleurs, preuve de cette véritable légende pour l'Armée de l'Air et l'US Air Force, ce mémorial a vu passer de nombreuses cérémonies et hommages, y compris différents modèles d'avions militaires. Par exemple, en 2016, pour les 100 ans de l’Escadrille, des Mirage 2000N du 2/4 Lafayette et Rafale B de l'AAE, un bombardier stratégique B-52H Stratofortress américain et quatre avions de combat F-22 Raptor du 94th Fighter Squadron ont survolé le mémorial. Si les Mirage 2000N du 2/4 représentaient le côté français de l'Escadrille La Fayette, les Raptor du 94th Fighter Squadron représentaient le côté américain, cette escadron ayant repris les traditions de l'Escadrille La Fayette au sein de l'US Air Force (Ministère des Armées).

 

Intégrée au FAS

Autre particularité, et pas des moindres ; l'actuel EC 2/4 Lafayette fait partie des Forces Aériennes Stratégiques (FAS) et ce, depuis mars 1988 et l'arrivée des premiers Mirage 2000N. Cette capacité stratégique est actuellement assurée par des Rafale B (équipés de missiles Air-Sol Moyenne Portée Amélioré [ASMP-A]), suite au retrait du Mirage 2000N en 2016, fruit du hasard ou non, année centenaire de l'Escadrille Lafayette. Un Mirage 2000N de l'EC 2/4 a ainsi reçu une livrée spéciale pour le centenaire de l'unité. La seconde image ci-dessous montre d'ailleurs l'avion en question, suivi par le Mirage 2000N (125-CO). Celui-ci recevra par après une livrée "Mirage 2000 eNd", et clôturera le dernier vol du Mirage 2000N de l'AAE en 2018 (troisième image ci-dessous).

L'Escadron de Chasse 2/4 est actuellement basé sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier-Robinson (Haute-Marne), où trône notamment le Mirage 2000N (125-AM) dans sa livrée spéciale 100 ans de l'EC 2/4. À noter que ces avions sont spécialement entrainés pour la frappe nucléaire mais sont entrainés (mission secondaire de l'unité) aux frappes conventionnelles. C'est ainsi qu'entre septembre et décembre 2015, trois Mirage 2000N de l'escadron avaient été déployés en Jordanie dans le cadre de l'opération Chammal (lutte contre Daesh en Syrie et Irak). En un peu plus de 200 sorties, ce sont pas moins de 500 ravitaillements en vol qui ont été effectués, largués plus d'une centaine de munitions air-sol et ont accumulés environ 900 heures de vol. Cette participation "conventionnelle" n'est qu'un exemple parmi d'autres déploiements de cette unité au passé historique reconnu en France et outre-Atlantique.

À noter que le nom de Lafayette est aussi repris sur les mers et océans ; dans la Marine nationale avec une frégate multi-missions La Fayette (F710, premier navire de la classe La Fayette) mais aussi dans l'US Navy, avec la future frégate lance-missile USS Lafayette (FFG-65, classe Constellation).

*Après la Révolution française, Gilbert du Motier de la Fayette change sa signature en Lafayette en réaction à la fin du système nobiliaire. Depuis lors, c'est cette écriture en un seul mot qui persiste, sauf pour quelques exceptions, telles que l'Escadrille La Fayette.

 

 

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La semaine française (suite et fin)

Publié le par Jacques SAMELA.

La semaine française (suite et fin)
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France | Pourtant ce n’est pas si mal que ça

https://lejournaldeleco.fr/france-pourtant-ce-nest-pas-si-mal-que-ca/#close-ep

Par Marc-Alexis Roquejoffre | Article publié le 27/06/2024

 

En ces temps où la grisaille semble s’être installée non seulement dans le ciel mais aussi dans les esprits, il est bon de rappeler que la France, malgré ses défis, reste un pays unique en son genre, regorgeant d’atouts qui nous font l’aimer, parfois même sans le savoir.

Prenons un instant pour souffler et regarder autour de nous. Oui, la politique fait des siennes et les entreprises peuvent vaciller sous le poids des taxes. Les contraintes administratives nous font parfois croire que nous sommes les héros d’un labyrinthe bureaucratique sans fin. Et les risques d’attentats planent, ajoutant à notre inquiétude à quelques semaines des Jeux Olympiques de Paris. Même le ciel semble comploter contre nous avec cette pluie incessante depuis six mois. Mais ne laissons pas tout cela obscurcir notre vision de ce que la France a de magnifique à offrir.

Liberté, égalité, philosophie

Le monde entier nous envie notre liberté. La France est le berceau des Droits de l’Homme et des Lumières. Nos philosophes, de Voltaire à Sartre, ont sculpté des idéaux qui continuent de guider les esprits libres du monde entier. C’est ici que l’on peut s’asseoir dans un café, débattre de tout et de rien, avec une passion qui fait notre charme et notre singularité.

Un patrimoine à couper le souffle

Notre patrimoine est inégalé. Des châteaux de la Loire à la Tour Eiffel, en passant par les plages du Débarquement et les vignobles de Bordeaux, chaque coin de notre hexagone raconte une histoire. Et que dire de notre diversité paysagère ? Entre les montagnes des Alpes, les plaines de la Beauce, les falaises de Normandie et les calanques de Marseille, il y en a pour tous les goûts et toutes les envies.

La France, c’est aussi une mosaïque de cultures locales, chacune avec ses traditions, ses dialectes et ses fêtes. Du fest-noz breton aux marchés de Noël alsaciens, de la feria de Nîmes aux carnavals antillais, chaque région offre une palette de découvertes inépuisable.

Infrastructures et avancées technologiques

Nos infrastructures n’ont rien à envier à celles des autres pays. Le TGV file à travers le pays à une vitesse vertigineuse, tandis que nos métros et tramways, bien que parfois bondés, facilitent notre quotidien. Sur le plan technologique, la France n’est pas en reste. De la recherche médicale aux start-ups de la French Tech, notre pays innove et avance.

La force de l’enseignement

La France brille également par la qualité de son enseignement. Nos universités et grandes écoles, qu’elles soient publiques ou privées, proposent des formations d’excellence reconnues à l’international. De la Sorbonne à l’École Polytechnique, en passant par Sciences Po et HEC, nos établissements forment des esprits brillants prêts à conquérir le monde. Les jeunes Français bénéficient d’une éducation rigoureuse et polyvalente, alliant savoir académique et compétences pratiques, leur ouvrant ainsi les portes de nombreuses opportunités professionnelles. Nos enseignants, passionnés et dévoués, sont les artisans de cette réussite éducative qui continue de faire la fierté de notre pays.

Enfin, n’oublions pas notre inégalable art de vivre. Quand la météo nous offre une trêve, il n’y a rien de plus agréable que de s’attabler en terrasse, savourer un bon petit plat accompagné d’un verre de vin. Nos chefs cuisiniers, étoilés ou non, régalent nos papilles avec des mets raffinés et créatifs. Et même si le ciel est gris, le sourire d’un serveur apportant un café bien chaud suffit souvent à illuminer notre journée.

Alors oui, la France a ses défis, mais elle a aussi et surtout des trésors. En ces moments de morosité, n’oublions pas de lever les yeux et d’apprécier tout ce qui fait de notre pays un lieu unique, où la liberté, la culture, le patrimoine et l’art de vivre se conjuguent pour former un tableau inimitable. Malgré tout, ce n’est pas si mal que ça, n’est-ce pas ?

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L'industrie en France : état des lieux d’un secteur stratégique

https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-actualites/lindustrie-en-france-etat-des-lieux-dun-secteur-strategique

 

Le 12 juillet 2024

 

Quelle place occupe l’industrie en France ? Quels sont ses secteurs les plus porteurs ? Comment se situe-t-elle par rapport à ses voisins européens et dans le reste du monde ? Pour répondre, quelques chiffres à retrouver dans une infographie proposée par Bpifrance le Hub.  

Entre opportunités et défis, l’industrie en France se situe à un tournant crucial de son évolution. Elle doit en effet innover et se démarquer pour rester compétitive et préserver sa place de puissance incontournable au sein de l’échiquier économique mondial. Dans son infographie, Bpifrance le Hub, brosse le portrait de l’industrie française, évalue sa position face à ses concurrents internationaux en exposant ses forces, ses faiblesses, mais aussi les grands projets nationaux comme France 2030. 

L’industrie française en chiffres  

Différentes études permettent de mieux appréhender le tissu industriel de l’Hexagone et sa place au sein de l’industrie mondiale : 

  • la France est le troisième acteur industriel en Europe et se positionne au cinquième rang mondial ; 
  • Le secteur industriel génère plus de mille milliards d’euros de chiffre d’affaires et trois cent vingt-cinq milliards de valeur ajoutée ;  
  • En 2021, plus de 270 000 entreprises industrielles opéraient en France employant plus de trois millions de personne ;  
  • Cette même année, les créations d'emplois dans l'industrie ont doublé et les investissements étrangers ont augmenté de 32 % ; 
  • 70 % des exportations françaises sont générées par l’industrie ; 

Les principaux secteurs industriels en France  

La France bénéficie d'un tissu industriel diversifié. L’industrie agroalimentaire, avec ses 500 000 emplois et 17 000 entreprises, est le premier secteur industriel français. Elle est suivie par la métallurgie, la cosmétique, le luxe, l’aéronautique et l’automobile. Chaque secteur se distingue par des entreprises de renommée mondiale telles que Danone, L’Oréal, Airbus, Dassault et PSA. Le secteur du luxe, dominé par des géants comme LVMH et Hermès, génère à lui seul près de 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires.  

Comment évaluer l’industrie en France par rapport à ses concurrents ? 

Le premier atout de l’Hexagone est la diversification de son tissu industriel. La présence de nombreux géants dans différents secteurs d’activité assure à la France polyvalence et résilience. La France est aussi une nation innovante qui maîtrise certaines technologies de pointe, comme le spatial ou le nucléaire.

Elle est aidée dans sa croissance par une main-d’œuvre très qualifiée, aux compétences techniques élevées qui, souvent d’ailleurs, s’accompagnent de prétentions salariales élevés engendrant un problème de compétitivité à l’international. Le manque de souplesse du marché du travail, dû à une importante réglementation et une charge fiscale importante limite la flexibilité du secteur et peut être un frein à l’investissement. 

La France au sein de l’Union européenne, des opportunités à saisir 

Selon les données de la Banque mondiale, voici ce que représente le secteur industriel en pourcentage au sein de l’économie française, ainsi que dans l’économie de certains partenaires commerciaux :  

  • France : 16,8 % du PIB ; 
  • Allemagne : 26,6 % du PIB ; 
  • Royaume-Uni : 17,7 % du PIB ; 
  • Italie : 22,6 % du PIB. 

Si la France est légèrement en retard, elle n’a pas dit son dernier mot. Certaines initiatives comme France 2030 témoignent d’une réelle volonté d’investir dans l’industrie. L’hydrogène vert, la décarbonation de l’industrie, la production de véhicules électriques et d’avions bas carbone en France sont quelques-uns des projets d'avenir du pays. 

Les opportunités pour le pays se manifestent sous la forme de trois piliers principaux :  

  • L’IA, avec l’essor de l’intelligence artificielle en France (dont 16 licornes françaises) ;  
  • L’industrie 4.0, avec la nouvelle France industrielle voulue pour le gouvernement ;  
  • Les technologies vertes, notamment via l'initiative Green Tech Innovation.  

Cette nouvelle dynamique se traduit notamment par la création de startups toujours plus nombreuses, acteurs indispensables à la croissance et à la pérennité de notre industrie nationale. 

Sofia Ben Dhaya

 

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L’industrie en France : de nombreux atouts et des opportunités à saisir

https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/l-industrie-en-france-de-nombreux-atouts-et-des-opportunites-a-saisir-137349/

le 2 septembre 2024 

 

Au cours de l’été, Bpifrance a publié un état des lieux de l’industrie française sous forme d’infographies. Comment se porte notre industrie ? Est-elle toujours en déclin, comme beaucoup le disent, ou la réindustrialisation est-elle en marche ? Voyons ce qu’en disent les chiffres.

La désindustrialisation de la France est l’un des plus grands traumatismes économiques de l’histoire récente de notre pays. Avec à peine 13,4 % du PIB en 2021, contre 23 % en 1980 et 30 % dans les années 1950, l’industrie française n’a plus le même poids que par le passé.

Mais elle reste malgré tout dynamique et l’infographie de Bpifrance le Hub, dresse un portrait plutôt encourageant de l’état de notre industrie. Si la France souffre bel et bien des effets de 40 ans de désindustrialisation, une réindustrialisation reste possible, car la France dispose de nombreux atouts lui permettant de saisir des opportunités nouvelles.

L’industrie française en Europe et dans le monde

Selon l’infographie de Bpifrance, l’industrie française serait au 3e rang européen, derrière l’Allemagne et l’Italie. Néanmoins, si l’écart avec l’Allemagne est très important, il semble que la France et l’Italie se partagent en fait la 2e place ex æquo. Si l’on en croit les chiffres de l’INSEE, en 2020 l’industrie française était même légèrement devant l’Italie, avec près de 1 096 milliards de chiffre d’affaires contre 1 077 pour notre voisin. Toujours selon l’INSEE, le CA des entreprises industrielles était de 1 255 milliards d’euros en 2021, pour une valeur ajoutée de 325 milliards d’euros.

En revanche, pour ce qui est du palmarès mondial, Bpifrance classe l’industrie française au 5e rang mondial. Mais selon un rapport de la Cour des comptes daté du 14 décembre 2021, l’industrie française serait plutôt au huitième rang mondial (chiffres de 2019), alors qu’elle était encore la 6e puissance industrielle en 2004.

La réindustrialisation de la France semble se confirmer

Néanmoins, ces chiffres sont à relativiser, car les performances récentes du secteur industriel sont encourageantes. Avec 176 projets d’ouverture d’usines contre 56 fermetures, deux fois plus de créations d’emplois que de destructions, un boom de 32 % d’investissements étrangers et 87 retours d’entreprises contre 16 délocalisations, 2021 a ainsi été l’année de tous les records pour l’industrie française.

Et cette tendance positive semble se confirmer, puisque d’après le baromètre industriel de l’état, il y a eu 176 ouvertures nettes de sites industriels en 2022 et 201 en 2023.

La place de l’industrie dans l’économie française

En 2021, la France comportait plus de 270 000 entreprises industrielles, représentant plus de 3 millions d’emplois directs. Si la France reste une économie de services (le tertiaire embauche 80 % de la population active), l’industrie représente encore 16,8 % du PIB, soit un peu moins que le Royaume-Uni (17,7 %), mais bien moins que l’Allemagne (26,6 %).

Nous sommes donc en retard, mais l’industrie française possède tous les atouts pour se relever.

Un tissu industriel diversifié : avantage indéniable pour la France

Pour relancer son industrie, la France peut compter sur un tissu industriel varié et des secteurs particulièrement dynamiques comme l’agroalimentaire, la métallurgie (42 000 entreprises selon l’UIMM[1]), un secteur qui prévoit de recruter 110 000 personnes par an d’ici 2025, sans oublier le cosmétique, le luxe, l’automobile ou encore l’aéronautique, véritable booster de la croissance française.

Enfin, la France a aussi la chance de posséder, sur chaque secteur, des entreprises de renommée mondiale telles que L’Oréal, Danone, Airbus, PSA, Dassault, LVMH ou Hermès.

Et si cette diversification est un atout, vis-à-vis des autres pays, elle n’est pas la seule, car la France peut aussi compter sur une main-d’œuvre très qualifiée et une maîtrise de technologies de pointe (spatial, nucléaire, etc.).

De nouvelles opportunités à saisir !

Il y a au moins trois grandes familles de secteurs émergents sur lesquels la France semble de taille à rivaliser. Elle doit donc absolument miser sur ces opportunités pour confirmer sa dynamique de réindustrialisation sur le long terme :

  • les technologies vertes – que l’État soutient via l’initiative Green Tech Innovation ;
  • l’Intelligence artificielle – la France compte déjà presque 600 startups dans le domaine, dont 16 licornes ;
  • l’industrie 4.0 et le numérique.
  • Mais si elle veut relancer durablement son industrie, la France devra aussi, entre autres, augmenter ses investissements dans la recherche et allouer beaucoup de moyens à la R&D, à l’innovation et à l’enseignement supérieur.

    Quoi qu’il en soit, les leviers de réindustrialisation sont connus et sont intégrés au plan d’investissement France 2030. L’avenir nous dira si les efforts de réindustrialisation actuels seront suffisants, mais les perspectives semblent encourageantes.

    [1] L’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie 

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Spectacle National I Raconte-moi la France

https://lejournaldeleco.fr/spectacle-national-i-raconte-moi-la-france/#close-ep

le 24/10/2024

 

Nombreux sont celles et ceux qui rêvent de voyager dans le passé, de revivre les épopées marquantes de notre histoire. Tel est le pari de “Raconte-moi la France” , un spectacle grandiose et magique qui transportera petits et grands à travers le temps. De la préhistoire à l’antiquité, du Moyen-âge aux temps modernes, de la révolution industrielle à aujourd’hui, le point de départ se trouve au plateau de Gergovie. L’aventure débutera au zénith de Clermont-Ferrand du 26 au 31 octobre.


Il était une fois…

Accrochez vos ceintures car il est temps de partir à la recherche de nos origines et des bouleversements qui ont changé le cours du destin. Dans la lumière et l’obscurité,  l’histoire retrace ce qui a de plus beau et de plus mystérieux, l’évolution. Ce spectacle hors du commun révèlera en deux heures ses rois et ses reines, ses héroïnes mais aussi le peuple français : Vercingétorix, Clovis, Charlemagne, les vikings, Jeanne d’arc, Napoléon, tous seront présents.

Tout commence avec un homme d’affaires qui revient en France et hérite d’une vieille demeure de son oncle. Il fait alors la connaissance d’un jeune garçon qui lui donne un objet mystérieux. Pourquoi l’enfant lui a-t-il donné cet objet ? Serait-il doté d’un pouvoir extraordinaire ? Tom va passer une nuit qu’il n’oubliera jamais.

L’envers du décor

Le voyage de Tom promet d’être épique, 2h de magie avec au total  57 scènes dans un décor monumental de 30 mètres de base et de 14 mètres de haut. Plus de 3000 costumes et une centaine de comédiens, cavaliers cascadeurs et danseurs pour en prendre plein les yeux.  Porté par une bande son originale interprétée par les grandes voix du cinéma, l’immersion sera féerique.

Ce chef d’œuvre est signé Bruno Seillier. Avec ses 28 années d’expériences et plus de 80 créations originales. Son équipe s’est lancée dans ce pari fou de réconcilier le peuple français avec sa propre histoire. Va t-il réussir ? La suite au prochain épisode.

“Susciter dans le coeur du spectateur, plus qu’une émotion ou un plaisir fugace, une admiration, un émerveillement, préludes à un dialogue intérieur” évoque Bruno Seillier, scénariste et metteur en scènes international

5 années de tournée sont prévues pour diffuser cet hymne national qui restera gravé dans les mémoires. C’est le plus grand spectacle historique itinérant jamais réalisé en France ! L’indice pour découvrir la deuxième ville :  on la surnomme “la ville Lumière”. La Région Auvergne-Rhône-Alpes a le plaisir d’être le premier partenaire du spectacle !

 

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La semaine française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La semaine française (suite)
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Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 20/10/24
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Réindustrialisation de la France à horizon 2035 : besoins, contraintes et effets potentiels

https://www.strategie.gouv.fr/publications/reindustrialisation-de-france-horizon-2035-besoins-contraintes-effets-potentiels-0

Publié le Vendredi 12 juillet 2024 - Mis à jour le 13 septembre 2024

 

France Stratégie met en ligne un document de travail qui analyse différents scénarios de réindustrialisation à l'horizon 2035 et évalue leurs impacts en termes de ressources nécessaires pour y parvenir ainsi que les effets possibles sur les émissions de CO2 et sur certaines variables macroéconomiques d'intérêt. Ce travail de prospective doit aider les pouvoirs publics à déterminer le réalisme et le caractère souhaitable de chacun de ces scénarios, afin de sélectionner les leviers de réindustrialisation les plus adéquats pour parvenir au scénario choisi.

Cette étude prospective de France Stratégie a pour objectif de documenter les différents scénarios de réindustrialisation arrêtés par Olivier Lluansi dans la mission qui lui a été confiée en novembre 2023 par le ministre chargé de l’Économie et des Finances et par le ministre délégué à l’industrie sur l’avenir de nos politiques industrielles. 

Pour réaliser ces travaux, un groupe de travail technique a été mis en place par France Stratégie réunissant administrations (la Direction générale du Trésor, la Direction générale de l’énergie et du climat, la Direction générale des entreprises, le Secrétariat général à la planification écologique et l’Insee) et opérateurs (RTE et BPI France).

Huit scénarios de plus ou moins forte réindustrialisation ont été construits sur la période 2022-2035. Ils se différencient par la part qu’atteint en 2035 la valeur ajoutée manufacturière exprimée en pourcentage du PIB – 8 %, 10 %, 12 % ou 15 % – et pour certains par un accent mis sur les branches manufacturières considérées comme technologiques, sur les branches dites « en amont » ou sur celles « en aval ».

Ces huit scénarios offrent un cadre pour répondre notamment aux questions suivantes : quels sont les effets d’une augmentation de la part de la valeur ajoutée manufacturière dans l’économie sur les ressources nécessaires à un tel rebond industriel, telles que l’eau et le foncier ? Sur la consommation d’énergie et les émissions de CO2 ?

L’industrie manufacturière compte 3,1 millions d’emplois en 2022, soit environ 11 % des emplois en France métropolitaine. Une industrie manufacturière à 12 % du PIB pourrait nécessiter la création de 740 000 emplois entre 2022 et 2035, dans le cas où la réindustrialisation se ferait essentiellement par les secteurs aval et technologique.

Dans le cas d’une réindustrialisation par l’amont, les emplois progresseraient moins vite, avec potentiellement 580 000 emplois créés d’ici 2035. En termes de métiers, les ouvriers qualifiés et les techniciens et agents de maîtrise seraient les premiers bénéficiaires, en nombre, d’une réindustrialisation à 12 % du PIB.

Néanmoins, en relatif, la croissance des effectifs serait la plus forte (plus de 30 %) parmi les ingénieurs et cadres de l’industrie et les personnels d’études et de recherche exerçant dans les secteurs manufacturiers. Le besoin en emplois qualifiés augmenterait nettement plus vite que la part de la valeur ajoutée manufacturière dans le PIB.

Dans tous les scénarios, nous supposons à horizon 2035 une décarbonation dans l’industrie manufacturière. Mécaniquement, cela conduirait à réduire fortement sa consommation directe d’énergies fossiles dans les scénarios centraux (-58 % dans « Tech 10 % » et -45 % dans « Tech 12 % ») et donc ses émissions directes de gaz à effet de serre (-46 % et -32 %, respectivement).

Le corollaire de cette baisse des énergies fossiles est une hausse de la consommation d’électricité, qui se traduirait donc par une diminution des exports français d’électricité. L’échéance de 2035 se situant avant une possible mise en service de nouveaux réacteurs nucléaires, ces besoins supplémentaires pourront difficilement provenir intégralement d’une production d’électricité bas-carbone supplémentaire.

Dans le scénario « 15 % », la consommation d’électricité excéderait même largement les productions électriques bas-carbone anticipées : il serait alors nécessaire de solliciter de manière accrue les centrales à gaz fossile en France ou en Europe. Néanmoins, une plus forte réindustrialisation, venant se substituer à des productions industrielles étrangères, devrait être favorable à la baisse des émissions, si ce n’est à l’échelle française, du moins à l’échelle mondiale.

L’eau et le foncier sont des ressources naturelles finies dont la tension risque de s’accroître fortement ces prochaines années du fait du changement climatique. Cela impose d’anticiper les besoins potentiels liés à une réindustrialisation de la France.

Au total, ces besoins évolueraient très peu dans les scénarios à 10 %, mais la localisation des emplois et des nouvelles usines pourrait avoir un impact différencié selon la disponibilité de ces ressources dans les territoires concernés.

Une réindustrialisation à 12 % serait quant à elle synonyme d’intensification des besoins en foncier (de 23 000 à 30 000 hectares supplémentaires d’ici 2035) et en eau. Les prélèvements et la consommation d’eau de l’industrie manufacturière pourraient en effet largement augmenter si aucune amélioration dans les procédés n’est réalisée d’ici là (de 53 % à 60 % selon les scénarios).

"Les opinions exprimées dans ce document engagent leurs auteurs 
et n'ont pas vocation à refléter la position du gouvernement".

 

Auteurs

Grégory Claeys

Economie

Ruben Fotso

Economie

Maxime Gérardin

Développement durable et numérique

Coline Bouvart

Anciens auteurs de France Stratégie

Nassim Zbalah, Economie

François Belle-Larant, Economie

 

À télécharger

. https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-2024-ns-reindustrialisation.pdf

. https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-2024-dt-mission-industrie-22juillet10h-couv-final.pdf

. https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-2024-traduction_uk_lluansi_synth_v3-juillet.pdf

 

 

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La semaine française: Le fabriqué en France 2

Publié le par Jacques SAMELA.

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Photos J.S / La boutique de l'Elysée
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La semaine française : Le Fabriqué en France 1

Publié le par Jacques SAMELA.

La semaine française : Le Fabriqué en France 1
La semaine française : Le Fabriqué en France 1

Après l’édition 2021, me voici donc de nouveau à l’Elysée pour celle de 2024, avec quelques photos à l’appui aujourd’hui et demain, initiant en cela une semaine dédiée à la France des projets d’avenir, porteurs de compétitivité pour l’industrie, mais aussi de positivité et d’optimisme pour le pays.

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Le Wagon, 10 ans déjà

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Wagon, 10 ans déjà
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Le Wagon fête ses 10 ans

https://www.maddyness.com/2024/07/15/le-wagon-fete-ses-10-ans/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=3786ca20e8-EMAIL_CAMPAIGN_2024_07_21_03_43&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-3786ca20e8-%5BLIST_EMAIL_ID%5D

Le 22/07/24

 

Le Wagon célèbre les 10 ans de sa première formation. L’école cherche maintenant à étendre son activité vers l’enseignement supérieur et les pays nordiques.

En une décennie depuis sa création par les frères Boris et Romain Paillard,  accompagnés de Sébastien Saunier, l’école Le Wagon s’est affirmée comme un acteur reconnu de l’apprentissage des métiers de la tech. Le Wagon compte actuellement 40 campus dans le monde.

Dernière formation en date, de nouveaux cours d'introduction à l’IA générative pour se familiariser avec les nouveaux outils comme ChatGPT, Copilote, Faire, Piste et Perplexité. « Ce sont des cours en ligne de quarante heures que vous pouvez suivre à votre rythme », résume Boris Paillard.

Aujourd’hui, Le Wagon s'adapte aux nouveaux besoins des entreprises. Les étudiants ont la possibilité de se former au développement web, en Data Science & IA, Data Engineering, Data Analytics et Growth Marketing. 

Très tôt après la création de son campus à Paris, Le Wagon a dupliqué son modèle en ouvrant d'autres centres à Londres puis à Berlin, tout en élargissant son offre de formation. « Nous sommes une entreprise d’éducation intensive. Au début, nous étions spécialisés dans les métiers du développement logiciel et web. Nous avons diversifié notre offre à plusieurs métiers. Aujourd'hui, nous couvrons tous les métiers techniques. Nous formons à l’IA, à la Data Science et à l’analyse de données », explique Boris Paillard, cofondateur de Le Wagon

Des vues vers le supérieur classique

En une décennie, Le Wagon s’est forgé une solide communauté. Les startups créées par des anciens élèves sont parvenues à lever 1 milliard de dollars en cumulé. Sur plus de 26 000 étudiants formés, près de 90 % d'entre eux ont trouvé un emploi dans des scaleups « Chez Doctolib par exemple, une cinquantaine de développeurs sont issus de notre école. Il y a une sorte de mini-communauté Wagon chez Doctolib », explique Boris Paillard.

À l'avenir, Le Wagon veut devenir un établissement traditionnel d’études supérieures comme l’explique son cofondateur : « Nous avons maintenant des étudiants de plus en plus jeunes, parfois des jeunes diplômés et même des étudiants post-bac. On est en train de regarder comment lancer des programmes de Bachelor et de Master avec des écoles de commerce. » Le Wagon veut également se développer dans les pays nordiques, notamment en Suède ou au Danemark. 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/04/le-wagon-sur-de-bons-rails.html

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