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Le biomimétisme (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme (suite)
Le biomimétisme (suite)

Des hydroliennes biomimétiques dans le Rhône

 

https://www.brefeco.com/actualite/innovation/des-hydroliennes-biomimetiques-dans-le-rhone

PUBLIÉ LE 26/05/2023

Voies Navigables de France et les collectivités locales ont donné leur feu vert à EEL Energy pour expérimenter, dans le lit du Rhône, un nouveau type d’hydroliennes qui imite le mouvement des poissons pour produire de l’électricité.

On se souvient qu’un projet d’installation d’hydroliennes à turbines dans l’eau du fleuve Rhône, porté par la société grenobloise Hydroquest, la Compagnie Nationale du Rhône et la normande CMN, avait finalement été abandonné en 2019 face aux difficultés techniques rencontrées.

Mais l’idée d’une énergie issue d’un courant fluvial n’est pas abandonnée pour autant. C’est ainsi que la start-up parisienne EEL Energy (Pdt : Emmanuel Barre ; dg : Franck Sylvain) va prochainement lancer un test grandeur nature en région lyonnaise, sur la base d’une technologie très innovante.

Innovation de rupture inspirée par la nature

Les hydroliennes d’EEL Energy sont biomimétiques, c’est-à-dire qu’elles s’inspirent de la nature. Leur fonctionnement repose sur une membrane qui ondule dans le courant un peu comme le font les poissons pour avancer… et on sait que certains d’entre eux parviennent à se propulser jusqu’à 110 km/h !

La membrane, composée de lames en fibre de carbone et fibre de verre, à la fois robustes et souples, recouvertes d'un élastomère, agit comme une voile s’orientant face au courant : elle capte la pression de l’eau et se déforme, générant une énergie transformée en électricité. Propre et renouvelable, celle-ci a l’avantage d’être prédictible, comme peut l’être le débit d’un fleuve.

Installation en juin

Assemblée sur le Port Edouard-Herriot de Lyon, la première machine, de grande dimension (7 mètres sur cinq), va être acheminée par voie fluviale sur un site dédié, entre le parc de Saint Clair (Caluire-et-Cuire) et le parc de La Feyssine (Villeurbanne), d’ici fin juin.

L’expérimentation commencera dans la foulée. Trois autres hydroliennes seront déployées sur cette partie du fleuve d’ici le fin de l’année. Elles feront l’objet de tests techniques divers avant que ce modèle soit généralisé sur d’autres cours d’eau ou en mer, en France mais surtout dans des pays en développement.

« Cette première étape marque le démarrage de notre activité commerciale pour nos hydroliennes fluviales, d’une puissance nominale de 50 kW à 100 kW. Elle préfigure aussi le lancement d’hydroliennes marines d’une puissance de 750 kW dans les trois prochaines années », explique Franck Sylvain, directeur général d’EEL Energy.

L’électricité produite sur ce premier site du Rhône représentera 400 MWh, soit l’équivalent de la consommation de 400 foyers.

Onze ans de R & D et une levée de fonds en vue

La société EEL Energy a été créée en 2011 sur la base d’une invention portée par Jean-Baptiste Drevet (décédé en juillet 2022). La première phase de tests a eu lieu en laboratoire avant que la machine ne soit étudiée dans un canal, puis dans la rade de Brest.

L’entreprise emploie aujourd’hui huit collaborateurs. Elle a levé 650.000 euros l’an dernier mais, optimiste, Franck Sylvain caresse l’espoir d’un apport beaucoup plus important, de l’ordre de 15 millions d’euros. « Un certain nombre d’investisseurs sont prêts à nous suivre mais il nous faut aujourd’hui un lead investor pour les rassurer ». S’ils sont positifs, les tests menés sur le Rhône pourraient bien accélérer le mouvement.

Franck Sylvain détient 25 % du capital de l’entreprise aux côtés de Frisquet (25 % également) et d’une quarantaine d’autres actionnaires. EEL Energy a été soutenue par ailleurs par Dassault Systèmes, le Feder, Interreg, Bpifrance et l’Ademe.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/03/le-biomimetisme-la-france-enfin.html

 

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Fret SNCF (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Fret SNCF (suite)
Fret SNCF (suite)

Clément Beaune s'engage pour un fret ferroviaire public, quitte à sacrifier Fret SNCF

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/clement-beaune-s-engage-pour-un-fret-ferroviaire-public-quitte-a-sacrifier-fret-sncf-963305.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20230524&M_BT=6363555962

Le 23 Mai 2023

 

Faut-il sauver le soldat Fret SNCF ? A priori non, dès lors qu'un opérateur public de fret ferroviaire existe et que l'emploi est préservé. C'est la ligne privilégiée par la France et son ministre des Transports, Clément Beaune, pour se sortir de l'étreinte de la Commission européenne qui enquête sur les aides d'Etat illégales perçues par Fret SNCF.

Léo Barnier

Après plusieurs reports, la rencontre a bien eu lieu. Ce mardi, Clément Beaune, ministre délégué chargé des transports, s'est entretenu avec l'ensemble des organisations syndicales représentatives de la SNCF - CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT Cheminots - ainsi que Jean-Pierre Farandou, PDG du groupe SNCF, à propos de la brulante question de l'avenir de Fret SNCF. La filiale du groupe dédiée au fret ferroviaire est menacée de liquidation par la Commission européenne, faute de pouvoir assumer seule une dette de plus de 5 milliards d'euros. Le ministre a pu faire le point avec eux sur les discussions en cours avec Bruxelles et les options possibles pour Fret SNCF. Mais celles-ci apparaissent comme limitées.

Lors de cette rencontre, Clément Beaune a affirmé son engagement pour un fret ferroviaire public, contrôlé par le groupe SNCF, comme il l'avait déjà fait un peu plus tôt dans la journée, lors de l'interruption par une cinquantaine de militants de SUD-Rail d'un colloque d'usagers des transports dans lequel il intervenait.

Venu au contact des cheminots, le ministre a ainsi déclaré : « Nous avons besoin du fret (ferroviaire) public en France, il n'y aucun doute là-dessus. Nous allons annoncer des investissements supplémentaires et continuer à avancer sur le fret. Il y a eu des efforts ces dernières années, et nous sommes en train de reconquérir des parts de marché par rapport à la route et aux camions. C'est de l'écologie concrète. Je veux défendre cela et ne pas le laisser tomber. » Dans la même intervention, il a insisté sur son engagement pour une entreprise publique : « Je le dis très clairement : il n'y aura pas de privatisation. Il y aura un fret ferroviaire public qui va rester en France et nous allons le développer. »

Pour autant, cette entreprise de fret ferroviaire public ne sera probablement pas Fret SNCF. Lors de son échange avec les militants de SUD-Rail, Clément Beaune n'a pas caché la couleur : « Nous devrons discuter ensemble de décisions qui seront parfois difficiles ». Et notamment celle de la liquidation de Fret SNCF, celle-ci étant dans l'incapacité de rembourser sa dette de 5,3 milliards d'euros aujourd'hui consolidée - ce qui est considéré comme une aide d'Etat illégale par la Commission européenne - dans les comptes du groupe SNCF.

Comme l'expliquait La Tribune la semaine, seuls deux choix s'offrent à la France pour sortir de cette situation extrêmement délicate. Tout d'abord aller au contentieux face à la Commission européenne, et laisser un tribunal trancher la question. Mais comme le laisse-t-on entendre du côté du ministère des Transports, la probabilité est forte de voir le juge se prononcer pour le remboursement des 5 milliards d'euros par SNCF Fret, ce qui signerait irrémédiablement la mort de l'entreprise.

Vers un nouvel opérateur public

L'autre option est de trouver un compromis avec Bruxelles autour d'une solution dite « de discontinuité », avec la liquidation de Fret SNCF (et donc de sa dette) et la création d'une nouvelle structure. Des discussions sont menées en ce sens sous l'égide de Clément Beaune, confirme-t-on à l'Hôtel de Roquelaure afin de permettre à une activité de fret ferroviaire public de se poursuivre de façon viable en dépit des éléments de discontinuité imposés par la Commission (abandon de la marque, ouverture du capital, taille réduite, abandon de parts de marché à la concurrence...). Ce qui ne sera pas gagné au vu des pertes colossales enregistrées par Fret SNCF depuis des années (même s'il a redressé quelque peu la barre depuis deux ans).

Il faut pour cela trouver la bonne formule, un schéma ad hoc, affirme le ministère. Une reproduction des conditions imposées à l'Italie pour le remplacement d'Alitalia par ITA Airways, dernier exemple en matière de discontinuité, conduirait vraisemblablement à un échec. Paris souhaite avant tout préserver le cœur d'activité de Fret SNCF, à savoir la gestion capacitaire (offre de wagons isolés, ou de coupons de wagons pour répondre aux besoins des clients sur des axes donnés) qui représente 80 % du chiffre d'affaires et 90 % des salariés, quitte à laisser l'activité de trains dédiés aux acteurs privés. Des propositions seront présentées à partir de demain aux instances représentatives du personnel avant un CSE exceptionnel la semaine prochaine.

Lignes rouges ministérielles

Dans ces négociations, le ministre a posé trois lignes rouges, à savoir le maintien d'un opérateur public, sous le contrôle du groupe SNCF. Derrière cette étiquette de contrôle public, une partie du capital pourrait tout de même être ouverte aux investisseurs privés ou de préférence publics. Des discussions portent notamment sur la structure juridique que pourrait prendre cette future entité.

La deuxième ligne rouge est la préservation de l'emploi avec zéro licenciement. Cet objectif, partagé par la direction de la SNCF, conduirait d'une part à reprendre dans la nouvelle structure l'ensemble des salariés de Fret SNCF dont l'activité est préservée, et d'autre part à proposer un reclassement au sein du groupe aux salariés dont l'activité serait transférée vers des opérateurs privés. Ces derniers pourront aussi suivre le transfert d'activité et changer d'entreprise s'ils le souhaitent.

La dernière volonté de Clément Beaune est d'éviter tout report modal vers la route et les camions. Le ministre a ainsi réaffirmé sa volonté de mener à bien l'objectif de doublement de la part modale du ferroviaire inscrite dans la loi Climat et résilience de 2021, qui concerne aussi bien les passagers que le fret. Après une faible progression, de 9 à 10 %, ces dernières années, un recul de la part modale du fret ferroviaire serait vu comme un échec.

Nouveaux investissements

Le ministère prépare d'ailleurs de nouveaux investissements. Il veut ainsi renforcer les 170 millions d'euros par an décidés dans le cadre du plan France relance pour le soutien à l'exploitation avec un apport de 30 millions d'euros par an supplémentaires, mais seulement à partir de 2025. Le fret recevra également 4 milliards d'euros sur la prochaine décennie, dont 2 milliards seront apportés par l'Etat, pour soutenir les infrastructures. Cela s'inscrit dans le cadre du plan de 100 milliards de soutien au ferroviaire décidé par la Première ministre en février.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/10/le-fret-ferroviaire-enfin-un-nouveau-depart.html

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Xavier Niel (Ecole 42) & Le Wagon (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Xavier Niel (Ecole 42) & Le Wagon (suites)
Xavier Niel (Ecole 42) & Le Wagon (suites)

Après dix ans d’existence, l’école 42 accélère son internationalisation

https://www.frenchweb.fr/apres-dix-ans-dexistence-lecole-42-accelere-son-internationalisation/444169

Le 10/07/2023

 

Dix ans après sa création à Paris à l’initiative de Xavier Niell’école 42 duplique son modèle à l’international pour répondre à la « pénurie » de talents dans la tech et vise les 25.000 étudiants dans le monde d’ici 2025.

Ouverture d’un campus à Luanda (Angola) en juillet, à Antananarivo (Madagascar) en septembre… Depuis 2013, 42 s’est fait un nom, avec une pédagogie fondée sur le travail en équipe et l’absence d’enseignants, pour former gratuitement des jeunes non diplômés au codage informatique.

Mis sur pied pour « réparer l’ascenseur social » dans l’industrie du numérique, l’établissement, qui est ouvert à tous les profils « sans conditions de diplôme, d’origine, de sexe ou d’âge », revendique avoir formé 37.000 étudiants, dont 22% de femmes.

De quoi exporter son modèle au-delà de ses sept sites en France, avec 50 campus dans le monde financés par des partenaires locaux, comme en Amérique (Québec, Sao Paulo), en Asie (Tokyo, Séoul, Kuala Lumpur, Abu Dhabi, Bangkok), en Europe (Rome, Berlin, Londres), au Maroc ou encore en Australie

« C’est incroyable. Au début, on pensait tellement que ça n’allait marcher qu’en France que les premières écoles à l’étranger ne s’appelaient pas 42 », confie à l’AFP Xavier Niel, également fondateur du groupe Iliad (maison mère de l’opérateur Free) et président de 42.

« On a appris le mot +piscine+ (nom du test d’entrée d’une durée d’un mois, NDLR) à des dizaines de milliers de personnes dans 29 pays », renchérit celui qui a aussi fondé le plus grand incubateur de start-up au monde à Paris en 2017, Station F.

– « Soft power » –

Parfois invité dans les délégations des visites d’Etat du président français Emmanuel Macron, comme en août dernier en Algérie, Xavier Niel était présent lors de l’annonce de l’implantation d’une école 42 à Alger. Le signe de son « soft power » grandissant ?

« C’est un élément de diplomatie important, reconnaît il. Déjà parce que plein de personnes viennent en France pour voir l’école et, à côté de ça, on peut populariser quelque chose qu’on espère un tout petit peu français ».

« C’est un sujet positif pour les pays, quel que soit leur niveau (de richesse). On leur dit: +Écoutez, on est capable de vous aider à créer de l’emploi bien rémunéré, intelligent+. On essaie toujours de se dire que, localement, on est capable de créer quelque chose qui va aider le pays », souligne encore M. Niel.

Les formations spécialisées dans le code, gratuites ou payantes, se sont multipliées ces dernières années, alors que l’Institut Montaigne estime à 845.000 le nombre de nouvelles personnes à former en France entre 2023 et 2030 pour satisfaire le marché de l’emploi dans le secteur de la tech.

Outre 42, d’autres formations d’origine française ont essaimé à l’étranger comme le Wagon*, présent dans une trentaine de pays dont la Chine et qui offre une formation courte fondée sur le développement web, ou encore Simplon, qui forme au numérique des publics en difficulté ou en décrochage dans 44 pays.

Pour quel résultat ? « On a 100% » de taux d’embauche, affirme à l’AFP Sophie Viger, directrice générale de 42, tandis que bon nombre d’étudiants sont démarchés par des chasseurs de tête avant même d’avoir achevé leur cursus, dans des secteurs en plein essor comme l’intelligence artificielle ou la cybersécurité.

Parmi les têtes d’affiche des 400 jeunes pousses créées par des anciens de 42, les dirigeants citent notamment Alexis Barreyat et Kévin Perreau, les co-fondateurs de BeReal. Un réseau social qui était début septembre dernier l’application mobile la plus téléchargée aux Etats-Unis devant Instagram, TikTok et consorts.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/09/xavier-niel-l-oncle-d-amerique-de-la-french-tech.html

 

 *http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/04/le-wagon-sur-de-bons-rails.html

 

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L'industrie de défense (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

L'industrie de défense (suite)
L'industrie de défense (suite)

Historique, inédit... La France a exporté pour 27 milliards d'euros d'armements en 2022

La Tribune du 25/07/23

 

Les ventes du Rafale, notamment aux Émirats Arabes Unis (EAU), ont boosté les exportations de matériels militaires français en 2022 en atteignant un sommet de 27 milliards d'euros. Les EAU ont contribué pour plus de 60% au montant (16,9 milliards). Outre les EAU, la Grèce, l'Indonésie, la Pologne et Singapour sont dans le top 5 des clients de l'industrie d'armement français en 2022.

Même le ministère des Armées est un peu sous le choc... « En 2022, le montant des prises de commandes des entreprises françaises à l'exportation a atteint un chiffre jusque-là inégalé : 27 milliards d'euros », écrit-il dans le rapport 2023 au Parlement sur les exportations d'armement de 2022 de la France, dont La Tribune s'est procuré une copie. Plus précisément 26,97 milliards d'euros de systèmes d'armes exportés en 2022 par la France. Loin, très loin du précédent record de 2015 (16,9 milliards d'euros) Pourquoi ce montant astronomique ?

Évidemment le contrat du siècle avec les Émirats Arabes Unis (EAU) compte pour beaucoup dans ce bilan record pour environ 16 milliards d'euros (14 milliards d'euros pour les avions et 2 milliards pour les missiles). Au total, les EAU ont acheté pour 16,9 milliards d'euros aux industriels français en 2022. Soit plus de 60% du total des exportations françaises.

Signé en décembre 2021 et entré en vigueur en 2022, ce contrat d'acquisition de 80 avions de combat Rafale au standard F4, accompagné d'un contrat relatif à l'armement,
est « historique et exceptionnel », a précisé le ministère. Ce contrat témoigne également de la très forte reconnaissance des qualités opérationnelles du Rafale, a-t-il constaté.

Ainsi, la commande ferme de six Rafale par l'Indonésie (sur 42 commandés) et de six autres appareils par la Grèce confirme clairement le succès du Rafale à l'export, après une année 2021 déjà riche en contrats (Grèce, Égypte et Croatie).

En 2022, l'Indonésie est le troisième client des industriels français (près de 1,1 milliard d'euros). Et ce n'est terminé avec le contrat qui reste à négocier entre l'Inde et Dassault Aviation pour 26 Rafale Marine. A noter que sur les cinq premiers pays clients de la France sur la période 2013-2022, quatre ont acheté le Rafale (par ordre de classement : Émirats Arabes Unis, Égypte, Qatar et Inde), à l'exception du cinquième, Arabie saoudite en dernière position.

« Nos prises de commande d'armement en 2022 ont atteint un niveau historique avec près de 27 milliards d'euros. Elles révèlent en cela une caractéristique de nos exportations : l'armement français n'est pas seulement apprécié au travers du Rafale, qui avec ses armements contribue très largement à ce chiffre, il s'impose comme une référence mondiale dans un large spectre capacitaire : missiles, frégates, sous-marins, artillerie, hélicoptères, radars, satellites d'observation », commente le ministre des Armées, Sébastien Lecornu.

Un contrat dimensionnant pour Naval Group

Au-delà du Rafale, superstar du bilan 2022, l'année dernière a également été marquée par le contrat d'acquisition de trois frégates de défense et d'intervention (FDI) de Naval Group par la Grèce ainsi que leur maintenance et les armements associés. Avec l'achat de trois FDI et de six Rafale, la Grèce monte ainsi sur la deuxième marche du podium en 2022 avec 3,9 milliards d'euros de commandes en 2022.

En Europe, la Pologne, qui achète très peu à la France, a signé en 2022 un très belle commande pour plus de 600 millions d'euros. Elle s'est offert auprès d'Airbus Space deux satellites d'observation français en décembre 2022.

Les Polonais, qui ont acheté pour 668,6 millions d'équipements militaires à la France, reste néanmoins au pied du podium des clients des industriels tricolores (4e place du bilan 2022). Enfin, avec 549 millions d'euros de commandes à la France, Singapour se classe au 5e rang.

Sous l'impulsion des contrats Rafale, le secteur aéronautique représente 65 % des prises de commande en 2022, et le secteur des missiles et équipements environ 14 %. La zone Proche et Moyen Orient enregistre 64 % du total, la zone Europe maintient un niveau significatif de 23 %, suivie par la zone Asie avec 8 % des prises de commandes (dont 1,6 milliard d'euros pour l'Asie du Sud-Est).

Michel Cabirol

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/l-industrie-de-defense-innovations-exportations-emplois.html

 

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Bpifrance, 10 ans d'actions

Publié le par Jacques SAMELA.

Bpifrance, 10 ans d'actions
Bpifrance, 10 ans d'actions

Quel bilan pour Bpifrance ?

 

Par Pierre Le Baud, journaliste chez LinkedIn Actualités

Le 20/07/23

La banque publique d’investissement souffle en juillet ses dix bougies. En dix ans, Bpifrance, récemment épinglée par la Cour des comptes sur sa gestion d’un produit financier permettant aux Français d’investir leurs économies dans les entreprises, a accompagné le développement de près de 2,5 millions d’entreprises et distribué près de 100 milliards d’euros de financement. Côté emploi, les activités du groupe ont permis la création ou la sauvegarde d'environ un million de postes, souligne l’expert marketing Nihal Mougamadou, dans un post publié sur LinkedIn.

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Bpifrance publie un rapport évaluant l’impact des 10 premières années de son action sur l’économie et le tissu productif français  

https://presse.bpifrance.fr/bpifrance-publie-un-rapport-evaluant-limpact-des-10-premieres-annees-de-son-action-sur-leconomie-et-le-tissu-productif-francais-10-ans-dimpact-2013-2023/

 

10 ans d’impact : 2013-2023

Paris, le 24 avril 2023 – Le rapport « 10 ans d’impact : 2013-2023 », fruit du travail de la Direction des études de Bpifrance, propose une rétrospective de l’action de Bpifrance depuis sa création et évalue ses effets mesurables sur l’économie française. Il revient sur les grandes lignes d’action et la façon dont elles se sont adaptées aux grands défis de transformation de l’économie française. Il discute enfin de leurs impacts sur le tissu des entreprises, de la TPE-PME à l’ETI et la grande entreprise.

Ce travail d’évaluation mobilise à cette fin les enseignements de près d’une trentaine d’études produites au cours de la décennie, complétées par de nouveaux indicateurs. Le rapport consacre également une place importante au retour d’expérience des acteurs de cette dernière décennie, collaborateurs de la Banque publique et dirigeants d’entreprises emblématiques des aventures entrepreneuriales accompagnées en 10 ans. (La suite sur le lien ci-dessus).

Et pour rappel

http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte

 

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Shadow (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Shadow (suite)
Shadow (suite)

"Notre objectif est de créer une alternative à Microsoft et Google", ambitionne Eric Sèle, le patron de Shadow

https://www.usine-digitale.fr/article/shadow.N2153347#xtor=EPR-169

Le 13 juillet 2023

 

Un peu plus de deux ans après son rachat par Octave Klaba, Shadow a entamé un virage vers le marché professionnel. Sa plateforme doit être au coeur de la suite collaborative que le fondateur d'OVHcloud souhaite lancer. Son directeur général Eric Sèle fait le point.

L'Usine Digitale : Vous avez pris la tête de Shadow il y a deux ans, juste après sa reprise devant le tribunal de commerce par Octave Klaba. Quels changements avez-vous menés depuis ?

Eric Sèle : Nous avons commencé par changer notre vision. Blade a été un précurseur du PC dans le cloud mais la société s’était surtout focalisée sur le domaine du gaming. Notre idée est toujours d’offrir un PC dans le cloud mais pour un grand nombre d’utilisations, notamment pour les PME, TPE, le secteur de l’éducation, la recherche… Cela nous permet aussi de mieux rentabiliser notre infrastructure, utilisée la journée par les professionnels et en soirée par les gamers.

Nous avons également accru la couverture géographique, en ouvrant six pays l’an dernier, pour porter le total à quatorze. Enfin, nous avons travaillé sur nos offres : nous souhaitons proposer en parallèle une suite collaborative, d’abord avec l’offre de stockage Shadow Drive. Notre objectif est de créer progressivement une alternative aux gros acteurs, Microsoft et Google.

La société reposait également sur un modèle économique qui avait du mal à tenir. Elle était très verticalisée : elle développait ses plateformes, gérait ses data centers et son réseau. Cela se traduisait par d’importants investissements en Capex (dépenses en capital, ndlr), qui ne correspondaient pas à une solution SaaS. Nous avons donc décidé de transférer en intégralité nos plateformes vers OVH, ce qui nous a permis d’optimiser nos dépenses en supprimant des surcoûts économiques qui étaient très lourds.

Pouvez-vous partager des chiffres pour illustrer l’impact de ces changements stratégiques ?

Nous ne communiquons plus sur le nombre de clients, car ce chiffre ne veut plus dire grand-chose car nous avons désormais des clients dans le stockage en ligne ou dans le spot computing (commercialisation des capacités excédentaires, ndlr). En termes de chiffre d'affaires, nous avons enregistré une croissance à deux chiffres depuis deux ans, en partie tirée par la hausse du revenu moyen par utilisateur grâce au lancement de notre option Power en novembre dernier.

Sur votre site, votre offre gaming est peu mise en avant. Reste-t-elle une priorité, notamment par rapport au service cloud de l'abonnement Game Pass de Microsoft ?

Je suis content que vous me posiez la question : nous avons identifier cette erreur de communication et nous allons changer notre site d’ici quelques jours. Les gamers restent le cœur de notre cible. Ce sont eux qui nous "bottent les fesses" pour nous améliorer en permanence car ils sont très exigeants en termes de performance et d’interface. Il est vrai que la situation est un peu plus compliquée en termes de compétitivité sur les prix. Mais nous leur proposons un véritable PC dans le cloud, avec toute la liberté que cela implique.

Vous avez récemment annoncé de nouvelles offres, s’accompagnant d’une hausse des prix (3 euros par mois). Comment la justifiez vous ?

Nos clients nous demandaient de remonter le niveau moyen de l’offre d’entrée de gamme. Nous proposons désormais davantage de stockage SSD. Et sur l’option Power, nous avons augmenté la RAM. Tout cela a un coût. Par ailleurs, les prix de l’énergie ont beaucoup augmenté, dans des proportions que la hausse de nos tarifs est très loin de répercuter. Nous avons essayé de trouver un bon compromis.

Octave Klaba souhaite également mettre la main sur le moteur de recherche Qwant, au sein d’une nouvelle structure baptisée Synfonium, avec l’objectif de lancer une véritable suite collaborative. Quelle est la feuille de route ?

Le premier bloc, c’est le stockage avec Shadow Drive, avec une vraie offre gratuite et une offre premium qui est deux fois moins chère que chez les concurrents américains. Et qui permet d’héberger les données dans des data centers européens, à l’abri du Cloud Act. Viendront ensuite le mail, la visio… pour avoir un bouquet complet dont la proposition de valeur correspond mieux aux besoins du marché. Aujourd’hui en Europe, plusieurs sociétés détiennent des briques du marché, mais celles-ci ne discutent pas entre elles. Cela représente autant d'abonnements, de factures, d’identifiants… Ce qui fait la force des géants américains, c’est de tout proposer sur un seul compte.

Comment comptez-vous ajouter toutes les autres briques nécessaires pour proposer une véritable suite collaborative ?

Il existe trois possibilités. La première : le rachat d’une entreprise, qui apporte une expertise. La deuxième : des partenariats en open source. La troisième : un développement en interne. Notre but n’est pas d’obtenir des clients simplement parce que nous sommes Français ou Européens, même si notre produit n’est pas bon. Synfonium va nous permettre de financer rapidement cette stratégie, pour nous lancer dans les 12 à 18 mois.


http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/01/blade-de-l-ombre-a-la-lumiere.html

 

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Ariane 5 (ultime vol)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ariane 5 (ultime vol)
Ariane 5 (ultime vol)

La fusée Ariane 5 a décollé avec succès : voici ce qu’il faut retenir de son ultime vol

https://www.ouest-france.fr/sciences/espace/la-fusee-ariane-5-a-decolle-avec-succes-ce-qu-il-faut-retenir-de-son-dernier-vol-4ecd497a-fd9a-4849-9f6e-a288e7ad7a16#:~:text=L'ultime%20fus%C3%A9e%20Ariane%205,la%20m%C3%A9t%C3%A9o%20mardi%204%20juillet.

Publié le 06/07/2023 

 

Le lanceur européen Ariane 5 a décollé pour la dernière fois ce mercredi 5 juillet 2023 depuis la base de Kourou, en Guyane française. Un lancement réussi pour sa dernière mission, elle aussi accomplie, après deux reports en juin et juillet. Voici ce qu’il faut retenir du dernier voyage de la fusée européenne Ariane 5.

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Bas du formulaire

L’ultime fusée Ariane 5 a finalement décollé, ce mercredi 5 juillet 2023, pour son ultime mission. Son lancement avait été reporté à deux reprises : d’abord pour une raison technique le 16 juin, puis en raison de la météo mardi 4 juillet.

Ariane 5 a pris son dernier envol depuis la base de Kourou, en Guyane française, à 19 h, heure locale (minuit heure française). La mission visait à mettre en orbite un satellite de communications militaires français, et un satellite expérimental allemand. Les deux satellites se sont séparés du lanceur avec succès.

Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici

.Un décollage sans encombre

« La fusée européenne Ariane 5 a effectué son dernier vol, plaçant le satellite de communication expérimental Heinrich Hertz de l’agence aérospatiale allemande DLR et le satellite de communication français Syracuse 4b sur leurs orbites de transfert géostationnaire prévues », a annoncé l’agence spatiale européenne (ESA) dans un communiqué publié dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 juillet 2023.

À 22 heures, heures locales sur la base de lancement du Centre spatial guyanais de Kourou, Ariane 5 a décollé, avec succès. Le dernier tir de la fusée s’est déroulé sans encombre, sous les yeux de centaines de spectateurs réunis sur place, parmi lesquels l’ancienne ministre française de la Justice Christiane Taubira, rapporte l’AFP.

Les deux satellites mis en orbite

La dernière mission d’Ariane 5 consistait à placer en orbite deux nouveaux satellites. Un premier nommé Syracuse 4B, satellite de communications militaires français, et un second nommé Heinrich Hertz, satellite expérimental allemand.

Les deux satellites ont été libérés par le vol VA261 avec succès. « Cette mission a duré environ 33 minutes », du décollage à la libération des deux satellites, précise l’ESA.

Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, a salué la mise en orbite du satellite français, qui, selon lui, « marque un tournant majeur pour nos armées : meilleures performances et meilleure résistance aux brouillages ».

Un ultime vol repoussé deux fois

Le dernier vol d’Ariane 5 avait été repoussé, la veille, mardi 4 juillet, en raison « de vents défavorables en haute altitude au-dessus du centre spatial guyanais », expliquait la société ArianeSpace, chargée de l’exploitation des lanceurs européens.

Un deuxième report après celui du 16 juin, décidé en raison de trois lignes pyrotechniques défaillantes, dispositifs impliqués dans la séparation des boosters de la fusée.

117 lancements et des missions de prestige

Le lanceur européen Ariane 5 effectuait son 117e et ultime lancement. Il sera remplacé par Ariane 6, dont le vol inaugural est prévu à la fin 2023. Une fusée conçue pour résister à la concurrence de la société américaine SpaceX d’Elon Musk, précise l’AFP. La fin d’Ariane 5 va également engendrer 190 suppressions de postes, la nouvelle fusée ayant des besoins réduits en main d’œuvre et en maintenance.

Depuis son premier lancement en 1996, Ariane 5 aura connu cinq versions : Ariane 5, Ariane 5 G, Ariane 5 G +, Ariane 5 ES et Ariane 5 ECA. Des modèles différents qui ont permis de remplir diverses missions : lancer des satellites télécommunications sur orbite, des satellites d’observation de la Terre ou encore envoyer dans l’espace des sondes explorant l’univers.

Ariane 5 a lancé de nombreuses missions célèbres, comme celle de la sonde Rosetta en 2004, mais elle a aussi lancé le GPS européen Galileo en 2016, mais aussi le précieux télescope James-Webb de la Nasa, en 2021.

« Le développement de la série de lanceurs Ariane est l’expression de la position de l’Europe, qui remonte aux années 1960, selon laquelle la participation à la nouvelle ère spatiale exigeait une capacité de lancement indépendante », rappelle l’ESA dans son communiqué annonçant le dernier vol d’Ariane 5, qui a donc tiré sa révérence ce mercredi 5 juillet.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/02/arianespace-%C3%A0-la-crois%C3%A9e-des-chemins.html

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Les Assises du NewSpace (aujourd'hui et demain)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Assises du NewSpace (aujourd'hui et demain)
Les Assises du NewSpace (aujourd'hui et demain)

Les assises du NewSpace

https://www.minalogic.com/evenements/les-assises-du-newspace/

Du 05/07/2023 au 06/07/2023

L'événement national dédié au NewSpace français

L’avènement du NewSpace a profondément bouleversé l’industrie spatiale et incité les acteurs traditionnels à revoir leurs stratégies face aux multiples initiatives de nouveaux acteurs privés depuis une vingtaine d’années. Ce secteur stratégique et à fort impact, désormais plus accessible, ouvre un nombre considérable d’opportunités et les acteurs du spatial français doivent faire face à des enjeux en pleine mutation pour rester dans la course internationale.

Autour d’échanges et de débats, cet évènement rassemblera les acteurs et clients finaux des écosystèmes spatial, numérique et de l’innovation autour de tables rondes, ateliers et interventions traitant des thématiques structurantes : financement, commande publique, partenariats, recherche et formation, etc. Une place à part entière sera donnée aux spacetech depuis un village dédié.

Ces deux jours de conférences s’inscrivent dans un projet d’envergure porté par un collectif d’acteurs majeurs de l’écosystème spatial français :

📍 Une consultation nationale depuis une plateforme participative pour que chacun puisse s’exprimer sur les mesures à prendre pour porter la nouvelle économie spatiale française dans le Top 3 mondial à 5 ans

📍 Les Assises du NewSpace pour s’informer, échanger autour d’un programme enrichi par les contributions à la consultation

📍 La publication du rapport Ambition NewSpace 2027

Une partie de l’avenir du NewSpace dépend des initiatives et des mesures qui seront construites et partagées lors de cet événement et plus largement de ce projet national.

La saison 2 des Assises du New Space se veut encore plus ambitieuse que la précédente

D’abord, la plénière avec la conférence d’ouverture consacrée aux nouveaux entrants, aux acteurs qui font irruption dans le spatial avec de nouvelles propositions novatrices pour en changer la donne

Puis, trois cycles de conférences en parallèle. Le premier sera consacré aux usages et aux marchés pour que vous puissiez mesurer le développement des secteurs les plus en pointe. Le cycle 2 fera une large revue des grands champs d’innovation sans lesquels il n’y a pas de NewSpace. Enfin, le cycle 3 traitera de l’économie, la politique et du financement. Une session vous permettra en 2h30 chrono de connaître toutes les opportunités de financement à venir pour votre entreprise et proposées par les agences et BPI. Et fera un point sur le rapport Ambition NewSpace 2027.

Le village de spacetech qui doublera de taille et accueillera 40 acteurs qui matérialisent la richesse de l’entrepreneuriat français et européen !

Enfin, le 5 au soir accueillera la soirée exclusive des partenaires co-organisée à l’invitation du Collectif des Assises du NewSpace et du groupe Espace de l’Assemblée nationale.

DÉCOUVREZ LE PROGRAMME

https://lesassisesdunewspace.org/programme/

👉 Inscrivez-vous

https://lesassisesdunewspace.org/inscriptions/

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EXOTRAIL LÈVE 54M€ POUR INDUSTRIALISER SES PRODUITS DE MOBILITÉ SPATIALE

https://vipress.net/exotrail-leve-54me-pour-industrialiser-ses-produits-de-mobilite-spatiale/

Publié par Frédéric Fassot | 8 Fév 2023 | 

 

Société française du « New Space » basée à Massy (91) et Toulouse (31), Exotrail annonce une levée de 54 millions d’euros pour accélérer sa croissance et industrialiser ses produits de mobilité spatiale, à l’international. Pour cette Série B, Exotrail s’appuie sur de nouveaux investisseurs majeurs, publics et privés.

Exotrail est un opérateur de mobilité spatiale de bout en bout, qui développe une offre de mobilité complète, appelée mobilityhub, permettant aux satellites d’optimiser leur déploiement, d’augmenter leur performance de service et de réduire la pollution spatiale. Pour ce faire, la société offre à ses clients la possibilité de définir leurs besoins en matière de mobilité spatiale à l’aide du logiciel d’analyse de mission spacestudio, de répondre à ces besoins avec les systèmes de propulsion embarqués spaceware et les services de mobilité spatiale spacedrop, ainsi que d’exploiter la solution avec le logiciel spacetower. Exotrail a été constituée en 2017 et a obtenu plus de 70 M€ de financement.

Exotrail construit ainsi un nouveau paradigme pour la logistique spatiale, en permettant notamment aux constellations de petits satellites de devenir économiquement et écologiquement durables. Les produits d’Exotrail sont au service de la mobilité des satellites, en optimisant leur déploiement après lancement, en augmentant leur performance en service et en réduisant la pollution spatiale. Exotrail se veut la première entreprise à offrir une approche holistique de la mobilité spatiale, avec une offre produits qui repose sur des systèmes de propulsion efficaces et intégrés, des logiciels de conception de missions et d’opération de satellites, ainsi que des services de logistique spatiale conçus pour les constellations.

Bpifrance, déjà au capital de la société via les fonds F3A et Digital Venture, prend la tête du tour de table avec le fonds Société de projets industriels (SPI) de l’Etat et le Fonds Innovation Défense (FID), ainsi qu’Eurazeo, l’un des principaux acteurs de la gestion d’actifs sur les marchés privés, et enfin la société internationale d’ingénierie logicielle CELAD. Tous les investisseurs historiques d’Exotrail – 360 Capital, Karista via le fonds Paris Region Venture Fund, Irdi Capital Investissement, Innovacom, iXO Private Equity, NCI-Waterstart, BNP Paribas & Banque Populaire Val de France groupe BPCE – ont également participé. Avec cette nouvelle levée de fonds, Exotrail démontre que l’écosystème spatial entrepreneurial français et européen devient mature, et se dote des moyens nécessaires pour se développer à l’international.

Malgré le contexte macro-économique défavorable, Exotrail a réussi à compléter cette Série B, et ce grâce à ses performances économiques en 2022. La société a enregistré une croissance régulière à trois chiffres de son chiffre d’affaires au cours des dernières années et a triplé son carnet de commandes l’année dernière. Exotrail emploie actuellement 90 personnes, et prévoit plus de 70 nouvelles embauches  dans le monde au cours des 12 prochains mois. L’entreprise compte plus de 20 clients en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Son portefeuille comprend un ensemble équilibré d’acteurs commerciaux et institutionnels, positionnés sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur spatial : fournisseurs de services de lancement, fabricants ainsi qu’opérateurs de satellites.

« Nous sommes reconnaissants de la confiance que tous nos investisseurs, nouveaux comme historiques, accordent à Exotrail. Ce tour de table de série B valide notre approche globale de la mobilité spatiale, inspirée des modèles logistiques terrestres. Nous sommes désormais prêts à accélérer notre développement pour positionner notre mobilityhub comme la référence mondiale pour se déplacer en orbite. Le message que nous envoyons à toutes les entreprises spatiales est clair : la logistique spatiale arrive, et Exotrail sera votre partenaire privilégié ! », affirme Jean-Luc Maria, cofondateur & CEO d’Exotrail.

« Ses technologies, son projet industriel d’envergure et ses ambitions internationales d’apporteur de services duaux en orbite à l’industrie spatiale, sont autant d’atouts qui nous ont séduits dans le projet Exotrail accompagné depuis sa création par Bpifrance via le fonds F3A et le fonds Digital Venture. La combinaison des fonds SPI, géré pour le compte de l’Etat dans le cadre de France 2030 et FID, géré pour le compte du ministère des Armées, apportant leur expertise en matière d’industrialisation et de gestion de projets souverains, symbolise l’ambition profonde de l’Etat, à travers Bpifrance, d’accompagner la réindustrialisation de la France en soutenant des projets innovants et créateurs d’emplois dans les territoires tels que celui porté par Exotrail », appuient Jean-Philippe Richard, directeur adjoint du fonds SPI et Nicolas Berdou, investisseur pour le Fonds Innovation Défense.

Le fonds SPI, géré par Bpifrance pour le compte de l’État dans le cadre de France 2030, a vocation à permettre aux projets industriels les plus porteurs de perspectives d’activité et d’emplois pour les filières industrielles de trouver un appui à leur développement. Il constitue ainsi l’un des leviers financiers de la Nouvelle France Industrielle. Créé en 2020 par le ministère des Armées à l’initiative de l’Agence de l’Innovation de Défense et géré par Bpifrance, le Fonds Innovation Défense soutient la croissance et le développement d’entreprises innovantes dont les technologies duales présentent un intérêt particulier pour le secteur de la défense, par des investissements en fonds propres et quasi-fonds propres. Doté de 200 millions d’euros, le fonds contribue à l’émergence de nouveaux acteurs de taille critique au niveau français et européen.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/06/le-nouvel-espace-a-la-francaise.html

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So Deep Tech (dès maintenant)

Publié le par Jacques SAMELA.

So Deep Tech (dès maintenant)
So Deep Tech (dès maintenant)

Bienvenue sur l'espace SO DEEP TECH, notre nouveau format de RV annuel : 3 jours de webinars (4, 5 et 6 juillet) dédiés à 30 sujets liés aux Deep Tech pour vous permettre de découvrir toutes les facettes de Systematic !

https://systematic-paris-region.org/so-deep-tech-webinars/

 

3 jours de folie dont vous retrouvez le programme sur cet espace dédié, avec une page par journée. Pour visualiser plus facilement le programme des 4, 5 et 6 juillet, changez de journée en un clic en bas de page !

Inscription & Gratuité : Vous pouvez vous inscrire à autant de webinars que vous le souhaitez. Les webinars sont tous gratuits pour nos adhérents à jour de cotisation. Sauf exception, les webinars sont payants (39 euros HT) pour les non adhérents ou pour les membres non à jour de cotisation.

Pour tout renseignement : SoDeepTech@systematic-paris-region.org

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html

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RoboCup2023 (dès demain)

Publié le par Jacques SAMELA.

RoboCup2023 (dès demain)
RoboCup2023 (dès demain)
Vu et lu dans Equip'Prod n° 144 de mai 2023

Vu et lu dans Equip'Prod n° 144 de mai 2023

RoboCup 2023 : 10 équipes françaises en lice à Bordeaux en juillet prochain

https://www.actuia.com/actualite/robocup-2023-10-equipes-francaises-en-lice-a-bordeaux-en-juillet-prochain/?mc_cid=2b89f5108f&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 27 avril 2023, par Thierry Maubant

Depuis 1996, la RoboCup rassemble chaque année, dans un pays différent, plusieurs milliers de compétiteurs, visiteurs et chercheurs internationaux en IA et en Robotique. L’édition 2023 se déroulera à Bordeaux du 04 au 10 juillet prochain au Parc des Expositions, les dix équipes françaises d’ores et déjà qualifiées rivaliseront avec 300 équipes internationales afin de valoriser l’étendue du savoir-faire français.

Cette 26ème édition sera co-organisée par l’Université de Bordeaux et ses partenaires la Région Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux Métropole et le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse. Si la RoboCup est une compétition, elle vise avant tout à réunir visiteurs et chercheurs en IA et robotique afin de partager des connaissances, mettre en avant les dernières innovations et faire avancer les progrès techniques et scientifiques.

Elle ne s’était pas déroulée en France depuis la seconde édition, organisée par Dominique Duhaut à la Cité des Sciences en 1998. Déjà prévue à Bordeaux en 2020 et 2021, elle avait dû être reportée à cause de la pandémie.

Président du Comité d’Organisation RoboCup 2023, Dominique Duhaut déclare :

« La RoboCup c’est l’opportunité de réunir durablement la recherche, l’éducation, les entreprises et le grand public, autour des grands enjeux économiques et sociaux que sont la robotique et l’intelligence artificielle ».

Chaque année, 2 500 participants (RoboCupers) et leurs 2 000 robots se challengent au travers de 5 ligues de compétition liées aux domaines de l’industrie, d’assistance à la personne ou encore d’autonomie et de motricité d’un robot :

  • RoboCupSoccer
  • RoboCupRescue
  • RoboCup@Home
  • RoboCupIndustrial
  • RoboCupJunior

Les équipes Major françaises sélectionnées

3 équipes régionales prometteuses pour la RoboCup Soccer

Parmi les équipes Major sélectionnées pour la compétition, on retient notamment le profil de Rhoban.

Soutenu par l’université de Bordeaux, la Région Nouvelle-Aquitaine, l’ANR, le CNRS ou encore l’ENSEIRB-MATMECA, Rhoban est un groupe de recherche en robotique spécialisé dans les robots humanoïdes autonomes et la robotique agricole. Depuis 2011, l’équipe bordelaise Rhoban menée par Olivier Ly représente la France aux championnats du monde de Soccer Humanoid et a remporté la ligue Humanoïd Kid-Size quatre années de suite en 2016, 2017, 2018 et 2019, obtenant le Best Humanoïd Price en 2017.

Battue l’an passé à Bangkok par une équipe japonaise, elle espère bien renouer avec la victoire cette année, but visé également par NAMeC (Nouvelle-Aquitaine Mécatronique Club), une équipe régionale lancée en 2017 dont l’objectif est d’allier pédagogie innovante et collaboration entre enseignants-chercheurs et étudiants autour de la robotique. But également visé par Robot Club Toulon qui cumule 4 titres nationaux dans les Coupes de Robots de France, en abordant les problématiques d’enjeux techniques et scientifiques du football robotique.

Les équipes de Lyon, Brest et Bordeaux se challengeront pour la RoboCup@Home

La catégorie RoboCup@Home réunit chaque année les meilleurs robots mobiles et autonomes capables d’interaction et de coopération avec les humains pour des tâches d’assistance domestique.

Cette année, la compétition accueillera notamment les projets de l’équipe du CATIE (Centre Aquitain des Technologies de l’Information et Électroniques) qui réunit des compétences diverses telles que l’électronique, les logiciels embarqués ou encore l’intelligence artificielle. Forte de son approche novatrice, l’équipe s’est classée 2ème lors des GermanOpen 2019 et 3ème à la RoboCup@Home 2019 de Sydney.

À Lyon, les espoirs seront tournés vers l’équipe vice-championne du monde 2021 de Robocup LyonTech, composée de chercheurs hautement qualifiés en informatique (IA, vision, navigation).

Quant aux bretons de RoboBreizh, ils remettront leur titre de champions du monde en jeu, après avoir remporté la 1ère place lors de la RoboCup@Home en Thaïlande l’année dernière. En parallèle, des entreprises françaises viendront également présenter leurs innovations comme Robo Plato, de United Robotics Group, qui peut se déplacer jusqu’à 2,6 km/h pour faire le service en restaurant ou encore Mirokai, créé par Enchanted Tools, un petit humanoïde dédié à déplacer des objets.

Lille à l’honneur pour la catégorie Logistic League

La RoboCup Industrial met en exergue le travail autour de robots mobiles et autonomes qui coopèrent avec les hommes sur des problématiques d’industrie 4.0 (usine du futur modulaire et mobile).

À Lille, une équipe s’est spécifiquement formée pour cette compétition. Composée d’un chercheur et de sept étudiants de Polytech Lille, PYRO Team concentre ses recherches sur des applications logistiques en usine. La compétition évaluera leur travail scientifique afin d’aboutir à une solution flexible de flux de matières et d’informations au sein de la production industrielle en utilisant des équipes coordonnées de robots mobiles autonomes.

L’objectif principal de la robotique aujourd’hui est de sortir des laboratoires et de développer pleinement son potentiel dans les différents domaines présentés par la RoboCup (assistance, domotique, sécurité, industrie, etc.). Pour l’atteindre, chercheurs et  ingénieurs coopèrent sur des projets émergents pour apporter une vision innovante, surprenante et ingénieuse de la robotique. La RoboCup 2023 sera l’occasion de présenter les avancées technologiques de demain tout en mettant en avant l’expertise française dans ce domaine.

 

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