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ETI, SCOP (suites) & Entreprises familiales (rappel)

Publié le par Jacques SAMELA.

ETI, SCOP (suites) & Entreprises familiales (rappel)
ETI, SCOP (suites) & Entreprises familiales (rappel)

Baromètre Palatine-Meti : les ETI baissent la voilure dans leurs projets de croissance

https://www.lemoci.com/barometre-palatine-meti-les-eti-baissent-la-voilure-dans-leurs-projets-de-croissance/

Le Moci du 12/01/24

 

Si les entreprises de taille intermédiaire françaises (ETI)* subissent une conjoncture dégradée, elles continuent à avoir des projets de croissance, en France et à l’international, selon le 11ème baromètre trimestriel Palatine-Meti publiée le 12 janvier. Mais elles baissent la voilure pour le montant des investissements.

C’est la saison des baromètres du moral des entreprises, et celui réalisé pour la banque Palatine et le Meti auprès de 1200 ETI fait partie de ceux qui sont attendus par les observateurs. Publié le 12 janvier, en pleine semaine de changement de gouvernement, ce 11ème baromètre confirme que la conjoncture s’est clairement dégradée pour ces entreprises et elles sont plutôt prudentes, voire légèrement pessimistes sur le court terme : plus d’une ETI sur 3 fait état d’un chiffre d’affaires en dégradation par rapport à 2022 (1 sur 5 en septembre) et 3 ETI sur 10 attendent une évolution à la baisse de leur chiffre d’affaires annuel 2023, 1 sur 4 pour 2024.

Leur situation financière tend toutefois à se stabiliser, malgré la hausse des taux d’intérêt qui entraîne des révisions à la baisse de certains projets d’investissement, pour plus de 18% des ETI. Les principaux freins cités, outre les taux d’intérêt, sont les difficultés de recrutement et l’inflation des coûts (hausse des salaires, coûts de l’énergie). « Dans ce contexte, il est crucial de poursuivre les mesures de redressement compétitif et de ne surtout pas alourdir le fardeau pesant sur les entreprises » avertit Frédéric Coirier, P-dg du groupe Poujoulat et co-président du Meti, alors que le nouveau gouvernement Attal se met en place.

Pour autant, ces entreprises ont continué à investir dans des projets de croissance, en France et à l’international, et elles sont même plus nombreuses à l’avoir fait. Elles sont ainsi 73 % à avoir initié un ou plusieurs projets de croissance organique en 2023 (63 % en septembre 2023) et 47,3 % un ou plusieurs projets de croissance externe (47,6 % en septembre 2023).

Les ETI baissent toutefois la voilure en termes de montant d’investissement et donc de créations d’emplois associées : en matière de croissance organique, elles ne sont plus que 37 % à envisager un montant d’au moins 5 millions d’euros (contre 48 % en septembre) et en matière de croissance externe, une ETI sur 4 seulement envisage un ticket d’au moins 10 millions d’euros en matière de croissance externe (contre environ une sur deux en septembre).

Concernant les projets de croissance organique, une forte partie est localisée en France : 84,6 % (83 % en septembre). A l’international, si l’Europe et l’Amérique arrivent en tête des citations avec respectivement 23,1 % et 15,4 %, ces deux zones perdent du terrain, en particulier l’Europe (en septembre, leur score était de respectivement 32 % et de 17 %).

L’Asie est en quatrième position avec 10,3 de citation et l’Afrique recueille 5,1 %.

C.G

*Définition des ETI selon l’Insee : entreprises entre 250 et 4999 salariés et dont le chiffre d’affaires n’excède pas 1,5 milliards d’euros.

 

Vus et lus dans Les Echos du 12/10/23 et du 22/11/23
Vus et lus dans Les Echos du 12/10/23 et du 22/11/23
Vus et lus dans Les Echos du 12/10/23 et du 22/11/23

Vus et lus dans Les Echos du 12/10/23 et du 22/11/23

En tant que partenaire de leur transformation, les éditeurs attendent que les ETI les challengent !

https://www.alliancy.fr/transformation-editeurs-eti-challenge?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20240112

publié le 10 janvier 2024 par Violaine Cherrier

 

Quels sont les points clés de la transformation des ETI ?

Je vois quatre enjeux majeurs à leur transformation. Le premier repose sur leur besoin de différenciation sur le marché. Plus que les grands groupes, les ETI sont confrontées à l’émergence de nouveaux acteurs qui bouleversent le statu quo en termes de business model, particulièrement dans le monde de la santé et les services de paiement. Par conséquent, la transformation est pour elles une question de survie.

Le deuxième enjeu est celui de l’attraction et de la rétention des talents. Le salaire seul ne suffit plus à attirer, engendrant un turnover très élevé dans certains secteurs comme celui des ESN [entreprises de services numériques]. Aujourd’hui, c’est l’expérience qui fait la différence, c’est-à-dire la manière dont les recrues sont intégrées, les conditions dans lesquelles le flex office est exercé, la fluidité et la simplicité de relation avec la DRH, la gestion de leur carrière, etc.

Troisième point clé : l’enjeu écologique et sociétal. La transformation s’effectue dans un contexte de transition, poussant les ETI à repenser leur modèle, à investir dans la RSE [responsabilité sociétale des entreprises] et à aller chercher des KPI sur ce sujet.

Enfin, leur dernier enjeu s’appuie sur la satisfaction client : toutes les ETI placent le client au centre de leur programme de transformation.

Quelles autres différences observez vous entre la transformation d’une ETI et celle d’un grand groupe ?

Les ETI n’ont pas la même force de frappe, que ce soit en termes de ressources humaines ou de diversification de leurs activités. Par conséquent, elles n’ont pas droit à l’erreur. Pour compenser, elles doivent donc faire preuve d’agilité et de créativité, deux éléments essentiels à leur transformation. Elles sont vraiment guidées par ce besoin d’innovation. On le voit dans leur rapport quotidien avec leurs clients et dans leur volonté de moderniser leur portail de relation client pour proposer, elles aussi, la meilleure expérience possible. Elles sont par exemple nombreuses à avoir lancé des tests autour de l’IA générative et à nous demander d’intégrer cette technologie dans leur expérience client mais aussi leur expérience collaborateur. D’autres nous questionnent sur les use cases qu’elles pourraient déployer. Les ETI sont loin d’être à la traîne sur le sujet.

Quelle place occupe finalement la technologie dans cette transformation, et plus précisément l’IA et l’automatisation ?

Le digital est un de leurs piliers de transformation, mais il ne suffit pas à lui seul à sa réussite. Le plan de transformation des ETI doit reposer sur un triptyque autour de la technologie, des processus et de l’humain. Les collaborateurs sont la véritable clé de voûte de la transformation. Sans leur adhésion, impossible de mener le projet à terme. Les ETI doivent alors se donner les moyens de leurs ambitions, et embarquer leurs équipes grâce à des formations, des cellules d’innovation et une communication continue avec leur écosystème.

Après l’aspect humain, le choix technologique constitue le deuxième pilier. Les ETI doivent choisir des outils capables de s’inscrire dans la durée et, pour ce faire, retenir des partenaires technologiques plutôt qu’une simple solution. Les solutions technologiques choisies vont en effet devoir grandir avec l’entreprise. Ce besoin de « scalabilité » implique donc une automatisation accrue des processus. C’est le troisième pilier de transformation. Si l’entreprise n’est pas capable de se remettre en cause et de revoir continuellement ses process, sa transformation échouera. Les ETI l’ont bien compris.

Quel impact cette transformation a-t-elle en interne ?

En tant qu’éditeur, nous parlons de plus en plus aux métiers. La transformation digitale continue – hier le cloud, aujourd’hui l’IA générative, etc. – pousse les métiers à réfléchir aux nouveaux usages qui seront disruptifs sur le marché. Ils sont très au fait des dernières tendances grand public. La transformation agit comme un cercle vertueux qui va s’alimenter du souffle d’innovation sur le terrain pour nourrir l’expérience client et fluidifier la relation collaborateur à travers des canaux plus intuitifs. C’est par les métiers que les ETI ont pris le tournant de l’innovation technologique et par leur agilité qu’elles ont su adopter ces nouveautés.

Quels points d’attention particuliers scrutez-vous alors en amont pour identifier les potentiels points de friction ou leviers d’accélération ?

Tout d’abord, c’est le contexte macro-économique, particulièrement incertain à l’heure actuelle, qui va permettre d’identifier les priorités à fixer pour les entreprises. Ensuite, la relation au quotidien avec la DSI [direction des systèmes d’information] permet de prendre le pouls de la transformation digitale. La DSI est un interlocuteur privilégié, car elle est le seul service à être systématiquement impliqué dans la transformation. Mais chaque industrie et entreprise est différente. C’est pourquoi seule la relation de confiance va permettre de savoir si l’entreprise va dans le bon sens. Les enjeux vont en effet évoluer avec le contexte macro-économique. Il faut donc rester à l’écoute de ce qu’il se passe dans l’entreprise, ne jamais couper le lien et garder le contact le plus longtemps possible pour capter l’information indiquant qu’il peut y avoir un sujet de transformation sur un domaine particulier.

L’info en +

Parmi les clients accompagnés par ServiceNow, une ESN française en forte croissance en France et à l’international a mené un projet de plateformisation et de rationalisation. Elle a très vite compris que son développement dépendrait de sa capacité à passer à l’échelle, et à proposer le meilleur portefeuille d’offres et de services à ses clients. Pour ce faire, elle a su répondre aux trois piliers du triptyque en investissant massivement dans ses talents et dans un socle technologique. « Ils ont vraiment compris le principe d’une plateforme, et que la rationalisation était synonyme de rédaction des coûts et de simplification. Simplification des accès, de l’utilisation, des processus, des expériences, etc. Donc pour décomplexifier leurs services IT, ils ont fait le choix de tout mettre sur une plateforme ServiceNow : leur ITSM, leur CMDB (Configuration Management Database), la gestion de leurs projets, la saisie du temps de leurs consultants ou encore des éléments de sécurité. En parallèle, ils font des revues régulières de leurs processus, se remettent en cause et ont un leadership très fort aligné avec ces choix. Cet alignement entre le leadership et les talents de l’entreprise est clé pour mener à bien sa transformation. », souligne Randa Debbi.

Quel est alors le meilleur atout des ETI pour réussir leur transformation ?

Principalement leur capacité à se remettre en cause en permanence et à être dans une amélioration continue, et pas uniquement à un instant T. Leur relation avec leur partenaire technologique est aussi une clé de réussite. Celle-ci se base sur une confiance mutuelle qui se construit dans le temps. La technologie est notre métier, pas celui de nos clients. Cette relation de confiance nous offre l’opportunité de prouver la valeur de notre solution. Notre rôle en tant que partenaire est de les aider à gagner en maturité sur ce sujet de la transformation, et à insuffler de l’innovation pour accroître leur confiance. Mais les ETI doivent néanmoins accélérer pour rester à « l’état de l’art ». C’est pourquoi elles ne doivent pas avoir peur de nous questionner. Nous sommes prêts à nous faire challenger. J’attends vraiment des ETI qu’elles nous provoquent. Voilà comment nous les aiderons à appréhender la transformation de la meilleure des

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/les-eti-un-gisement-de-croissance-%C3%A0-prot%C3%A9ger.html

 

Agilité, IA, choc de simplification…
Les meilleures cartes à jouer pour les ETI
en transformation

Découvrez dans ce carnet les stratégies d'entreprises françaises qui se transforment avec le numérique de manière ambitieuse, et profitent de leur taille humaine pour transformer l’expérience de leurs clients et muscler leur croissance. 

https://www.alliancy.fr/carnet-eti-transformation- ia?utm_source=Emailing&utm_medium=Email3&utm_campaign=CarnetETI2023

 

Vu et lu dans Les Echos du 01/08/23

Vu et lu dans Les Echos du 01/08/23

Haute-Loire : Comment ces entreprises centenaires ont su résister au temps et aux crises

https://www.ledauphine.com/economie/2023/11/24/comment-ces-entreprises-centenaires-ont-su-resister-au-temps-et-aux-crises?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_direct_entreprises&ii=

 

Mélina Rigot - 24 nov. 2023

 

Elles s'appellent Satab, Pagès ou Sabarot. Elles sont nées en 1905, 1859 voire 1819. Ces entreprises sont plus que centenaires mais ont su résister aux crises économiques, aux évolutions de consommation et aux mutations des marchés. Voici comment.

La plupart du temps, tout a commencé par un petit atelier sans prétention. Au fil des décennies, ces petites affaires familiales ont grossi, se faisant une place dans un marché mondialisé. Ces entreprises centenaires ont résisté aux affres du temps et aux crises économiques. Et, pour cela, chacune a appliqué sa recette.

Fontanille mise sur l'innovation

La première des stratégies qui paient est souvent l'innovation. Une recette parfois appliquée pour une activité qui, à première vue, n'a rien de moderne : la dentelle. Car la société Fontanille, née en 1860 au Puy-en-Velay, bien que fabriquant de la dentelle, a su rebondir grâce à un fort investissement dans un pôle R&D (recherche et développement).

L'entreprise a pourtant vécu de sombres heures, à cause, justement, de son manque d'innovation. En 2012, elle est mise en liquidation. Et c'est la reprise sous forme de Scop (Société coopérative ouvrière de production), par 46 sociétaires, qui lui est salutaire, apportant un souffle nouveau et une politique rajeunie, pour affronter les marchés du médical, de la lingerie et même de l'industrie.

Moderniser l'outil de production, comme Sabarot

Ne pas se reposer sur ses lauriers. C'est bien le mot d'ordre qui guide ces entreprises centenaires et qui conduit souvent à la modernisation de l'outil de production, pour adapter les produits aux évolutions des marchés.

C'est le cas de Sabarot, né en 1819. En quelques années, l'entreprise de Chaspuzac, spécialisée dans l'agroalimentaire végétal, a modernisé toutes ses lignes de conditionnement. Puis, en cinq ans, elle a créé une nouvelle unité et doublé ses volumes de production, construit un magasin de 23 mètres de hauteur pour centraliser le stockage, et rénové la tour de tri des matières premières.

 S'adapter au marché, comme Vial Frères

L'entreprise Vial Frères, sise à Dunières et née en 1920, a conservé son savoir-faire dans la forge, tout en s'adaptant à un marché mouvant. Spécialisée au départ dans le rivet, elle s'est peu à peu tournée vers la visserie, « car on en utilise dans tous les domaines », explique l'entreprise. Ses vis, fabriquées en petites et moyennes séries, sont en effet utilisées dans l'aéronautique, l'armement, le nucléaire, le pétrole, la mécanique lourde, la téléphonie...

En 1997, elle a l'idée de concevoir « la double queue de cochon », vendue depuis à plus d'un million d'exemplaires et devenue son produit phare.

Satab et Maison Thévenon brandissent l'étendard du made in France

 L'entreprise de rubanerie Satab, née en 1905 à Saint-Just-Malmont, se fait fort de produire 100% français, mais s'efforce de le faire de façon écoresponsable. Aux rubans fabriqués à partir de matières biodégradables et issues de circuits courts, elle a ajouté une gamme de rubans papier facilement recyclables. Avec ces arguments, elle a pu se faire une place dans le packaging des vins et spiritueux, de la joaillerie, la parfumerie ou les cosmétiques.

Le made in France, la Maison Thévenon veut aussi en faire sa stratégie pour conquérir le marché du luxe. Installée à Saint-Germain-Laprade et née en 1908, elle crée des tissus d'ameublement haut de gamme. Elle a même choisi de relocaliser la confection sur-mesure, qu’elle sous-traitait en Tunisie et en Roumanie.

Maison Borde se lance dans le commerce de proximité

Née en 1920, la Maison Borde est devenue le leader français de la transformation et du conditionnement de champignons sauvages, implanté à Saugues. Forte de son expérience dans ce domaine, l'entreprise s'est investi dans un tout autre secteur d'activité en 2020, en ouvrant une boutique et en rachetant un restaurant dans le bourg de Saugues.

L'expérience et le savoir-faire de Pagès

Parfois, c'est un savoir-faire et une expérience qui sont les garants de la longévité. Ainsi, Pagès (Blavozy) a conservé sa recette ancestrale créée en 1859. Sa Verveine du Velay n'est plus à présenter et l'elixir des débuts est aujourd'hui un produit phare du terroir altiligérien.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/10/les-entreprises-familiales-perennite-et-competitivite.html

 

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France 2030 : Rappel & Résultats

Publié le par Jacques SAMELA.

France 2030 : Rappel & Résultats
France 2030 : Rappel & Résultats
Vu et lu dans Les Echos du 18/11/22
Vu et lu dans Les Echos du 18/11/22

Vu et lu dans Les Echos du 18/11/22

France 2030 : un plan ambitieux pour dessiner la France de demain

https://www.ledauphine.com/paroles-de-partenaires/2024/01/29/france-2030-un-plan-ambitieux-pour-dessiner-la-france-de-demain?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_direct_entreprises

Le Dauphiné Libéré du 30/01/24

 

Lancé en octobre 2021, ce vaste plan d’investissement vise à accélérer la réindustrialisation et la transformation de notre économie par l’innovation de rupture au service de la décarbonation et la transition écologique. Doté de 54 milliards d’euros, il doit permettre de faire émerger des leaders de l’économie de demain dans des secteurs stratégiques.

Ce dispositif permettra de renforcer la compétitivité et la souveraineté industrielle et technologique de la France dans les domaines stratégiques que sont la santé, l’énergie, l’industrie, l’automobile, l’alimentation ou encore l’intelligence artificielle.

Les crédits seront majoritairement affectés à la décarbonation et à des acteurs émergents porteurs de projets d’innovation non défavorables à l'environnement. Ils bénéficieront à des entreprises, universités ou organismes de recherche, ce qui permettra de soutenir des innovations de la recherche fondamentale et l’émergence d’une idée jusqu’à la production pilote puis industrialisation d’un produit ou service nouveau.

Fin 2023, 25 milliards d’euros ont déjà été engagés au niveau national pour 3 200 projets soutenus.

30 % des aides à l’échelle nationale sont attribuées à notre région

En Auvergne-Rhône-Alpes, au 30 novembre 2023, 796 projets ont été labellisés et la région bénéficie de plus de 30 % du total des aides distribuées au niveau national !

À cette même date, deux départements font particulièrement preuve de dynamisme : l’Isère et le Rhône, avec 267 et 259 projets labellisés respectivement.

Selon l’annonce faite par le Président de la République en décembre dernier, à l’occasion des deux ans de France 2030, des mesures gouvernementales « très concrètes » en faveur d’une « simplification drastique » des dépôts de dossiers devraient voir le jour début 2024 afin de répondre aux attentes des entreprises.

France 2030 régionalisé : 120 M € en Auvergne-Rhône-Alpes

Le volet régionalisé de France 2030 est quant à lui doté de 500 millions d’euros de l’État, dont 60 millions pour Auvergne-Rhône-Alpes auxquels s’ajoutent 60 millions d’euros dispensés par le Conseil régional. La particularité de ce volet territorialisé réside dans son mode de financement paritaire : chaque euro investi par le Conseil régional est complété d’un euro investi par l’État.

 Focus : 54 milliards d’euros pour une industrie plus innovante et plus verte, dont...

 DÉCARBONATION DE L’INDUSTRIE (8 milliards d’€)

  • Objectif 1 :
    -> Construire des réacteurs nucléaires de petite taille innovants + meilleure gestion des déchets.
  • Objectif 2 :
    -> Devenir le leader de l’hydrogène vert.
  • Objectif 3 :
    -> Baisser ses émissions de gaz à effet de serre de 35% d’ici 2030.
    -> Construction d’ici 2030 de 2 gigafactories d’électrolyseurs.

TRANSPORTS DU FUTUR (4 milliards d’€)

  • Objectif 4 :
    -> Produire près de 2 millions de véhicules électriques et hybrides.
    -> Accompagner la mutation de l’industrie automobile.
  • Objectif 5 :
    -> Produire, avec d’autres pays européens, le premier avion bas-carbone.

TRANSITION AGRICOLE ET AGROALIMENTAIRE (2 milliards d’€)

  • Objectif 6 :
    -> Investir dans une alimentation saine, durable et traçable.
    -> Investir dans la robotique agricole, la donnée (gestion plus fine des productions, traçage...), la diversité génétique.

SANTÉ (7 milliards d’€)

  • Objectif 7 :
    -> Produire 20 biomédicaments contre les cancers, les maladies chroniques dont celles liées à l’âge...
    -> Inventer les dispositifs médicaux de demain.

CULTURE

  • Objectif 8 :
    -> Placer
    la France à nouveau en tête de la production des contenus culturels et créatifs.

INNOVATION / EXPLORATION (8 milliards d’€)

  • Objectif 8 (suite) :
    -> Soutenir les producteurs de logiciels, d’intelligence artificielle, l’informatique en réseau. Accélérer la formation de nouvelles filières et celles des segments de pointe.
    -> Doubler la capacité de production de composants.
    -> Cloud : « Investir sur les éléments les plus souverains pour sécuriser nos écosystèmes. »
  • Objectif 9 :
    -> Prendre toute notre part dans la nouvelle aventure spatiale.
  • Objectif 10 :
    -> Investir dans le champ des fonds marins.

 

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Le Louvre, la tour Eiffel, l'Opéra de Paris (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Louvre, la tour Eiffel, l'Opéra de Paris (suites)
Le Louvre, la tour Eiffel, l'Opéra de Paris (suites)
Vu et lu dans Télérama n° 3858 du 20/12/23
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Vus et lus dans 20minutes du 20/1/23 et du 08/11/23

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Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 14/01/24
Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 14/01/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 14/01/24

Vus et lus dans Art & Décoration n° 582 de décembre 2023, et Télérama n° 3849 du 18/10/23

Vus et lus dans Art & Décoration n° 582 de décembre 2023, et Télérama n° 3849 du 18/10/23

Vu et lu dans Capital n° 387 de décembre 2023
Vu et lu dans Capital n° 387 de décembre 2023

Vu et lu dans Capital n° 387 de décembre 2023

Vu et lu dans Les Echos

Vu et lu dans Les Echos

Vu et lu dans Télérama n° 3854 du 22/11/23
Vu et lu dans Télérama n° 3854 du 22/11/23

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Vu et lu dans Les Echos du 20/10/23

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L'Italie, partenaire incontournable de la France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

L'Italie, partenaire incontournable de la France (suite)
L'Italie, partenaire incontournable de la France (suite)

Photographie de la santé de l’économie italienne début 2024

https://lepetitjournal.com/milan/actualites/photographie-sante-economie-italienne-debut-2024-376784

Publié le 15 janvier 2024

 

Déficit public, chômage et inflation à la baisse, exportations et balance commerciale … le point (actualisé) sur la santé de l’économie italienne avec les chiffres-clés fournis début 2024 par l’Institut national des statistiques (Istat).

Le déficit public de l'Italie baisse à 5% du PIB

« Au troisième trimestre 2023, le cadre général des finances publiques montre un endettement en amélioration et une pression fiscale en diminution par rapport au troisième trimestre de l'année précédente », commente l'Institut national des statistiques dans un communiqué début janvier. Le déficit public de l'Italie a en effet baissé à 5 % du produit intérieur brut au 3e trimestre, alors qu’il était à 9,4 % sur la même période de 2022. Cela, dans un contexte de «réduction de la pression fiscale» (à 41,2 %), précise l’Istat.
Pour 2024, le gouvernement de Giorgia Meloni table sur un déficit de 4,3%, supérieur aux 3,7 % attendus précédemment. Ce n'est qu'en 2026 que le déficit devrait passer sous la barre des 3% du produit intérieur brut.
Le ratio de la dette publique devrait quant à lui baisser à 140,4 % du PIB en 2026, contre 144,4 % en 2022. Un ratio néanmoins nettement au-dessus de la moyenne de la zone euro.

Coup de frein sur l’inflation

La hausse des prix à la consommation en Italie a nettement ralenti en novembre, passant à 0,7 % sur un an, contre 1,7 % en octobre, selon des données publiées par l'Institut national de la statistique (Istat) le moins dernier. La chute de l’inflation était alors due à la baisse des tarifs de l'énergie et au moindre renchérissement des produits alimentaires transformés
L'inflation en Italie a également été nettement inférieure à celle de la moyenne de la zone euro, tombée quant à elle à 2,4 % en novembre.

Taux de chômage à 7,5 %

Le taux de chômage en Italie est reparti à la baisse en novembre, passant à 7,5 %, soit un recul de 0,2 point par rapport au mois précédent, selon les estimations provisoires publiées le 9 janvier par l'Institut national des statistiques (Istat). Le taux de chômage des jeunes de 15-24 ans reste à un niveau très élevé, à 21 %, malgré une baisse de 2,5 points. Le taux de chômage des femmes en Italie a reculé de 0,4 point à 8,5 % en novembre, un niveau nettement plus élevé que celui des hommes (6,7 %). Le taux d'emploi général de la population active en Italie est resté stable à 61,8 %.
Le taux de chômage en Italie reste nettement supérieur à celui de la zone euro, qui s'est établi à 6,5 % de la population active en octobre.

Baisse des exportations et nouvel excédent commercial

L'Italie a dégagé en novembre 2023 un excédent commercial de 3,89 milliards d'euros, principalement grâce à la baisse de la facture énergétique, a indiqué ce lundi l'Institut national des statistiques (Istat). En novembre 2022, la troisième économie de la zone euro avait accusé un déficit commercial de 1,44 milliard d'euros.
Les exportations ont de nouveau baissé en novembre, perdant 4,4 % sur un an, alors qu’elles avaient connu une hausse de 3 % en octobre. Les plus fortes baisses sur un an ont été enregistrées sur les exportations des métaux de base et de produits métalliques (-16%), de produits chimiques (-7,4 %) et de moyens de transport, hors voitures (-23 %).
A l’inverse, les exportations ont augmenté pour les machines et équipements (+5,1 %), les voitures (+16,6 %) et les produits alimentaires, boissons et tabac (+3,9 %). Les pays vers lesquels les exportations ont le plus fortement baissé sont l'Allemagne (-6,4 %), la Belgique (-13,7 %), la France (-4,4 %) et la Suisse (-23,7 %). Elles ont en revanche augmenté vers les Etats-Unis (+5 %), la Turquie (+7,8 %) et la Chine (+5,8 %).
Les importations connaissent quant à elles un recul depuis mars, et ont encore chuté en novembre, de 8,9 %. Sur les onze premiers mois de l'année, l'Italie a enregistré un excédent commercial de 28,9 milliards d'euros, contre un déficit de 34,7 milliards d'euros sur la même période de 2022.

Production industrielle en baisse en Italie

La production industrielle a de nouveau reculé en novembre, baissant de 1,5 % par rapport à octobre, et de 3,1 % par rapport à novembre 2022, a indiqué l'Institut national des statistiques (Istat) le 11 janvier.
Tous les principaux secteurs industriels accusent une baisse en novembre sur un mois, tels les biens d'investissement (-0,2 %), les biens intermédiaires (-1,8 %), les biens de consommation (-1,8 %) et l'énergie (-4 %).
L'activité économique italienne est, elle aussi au ralenti. Son produit intérieur brut (PIB) n'a augmenté que de 0,1 % au troisième trimestre par rapport au précédent.
Aussi, le gouvernement Meloni a abaissé fin septembre sa prévision de croissance pour 2023, tablant sur 0,8 %, contre 1 % auparavant.
La Banque d'Italie se montre plus pessimiste. Elle prévoit une croissance de 0,7 % en 2023 et de 0,6 % en 2024.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/11/l-italie-un-partenaire-incontournable.html

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MagREEsource (suite & plus)

Publié le par Jacques SAMELA.

MagREEsource (suite & plus)
MagREEsource (suite & plus)

Usine pionnière en Europe pour MagREEsource

https://www.presences-grenoble.fr/actualites-ils-font-l-actu-grenoble/usine-pionniere-en-europe-pour-magreesource.htm?utm_campaign=CCI+Grenoble&utm_content=2023+-+Pr%c3%a9sences+actus+d%c3%a9cembre&utm_medium=Emailing&utm_source=Sendethic

 

Pour faire face à l’explosion de la demande en aimants permanents dans l’industrie, la start-up MagREEsource a développé un procédé de recyclage des aimants en fin de vie qui lui permet de refabriquer des aimants neufs. Après un démonstrateur industriel en produisant 50 tonnes par an, elle prépare la première usine de production durable d’aimants permanents en Europe.

Les aimants sont partout : transports, moteurs industriels, santé… La transition énergétique, avec le déploiement du véhicule électrique et de l’éolien, ne fait que renforcer les besoins. Or, la production de ces alliages magnétiques est soumise à une triple contrainte : celles de potentielles pénuries de ressources naturelles, de l’hégémonie chinoise qui détient à elle seule la quasi-totalité des réserves en terres rares indispensables à leur fabrication. Et pour finir, de la pression du verdissement de l’industrie, l’extraction de ces minerais étant nocive pour l’environnement. Pour y répondre, MagREEsource, fondée en 2020, propose de créer une nouvelle filière de production à partir d’aimants usagés, dont seuls 1 % sont recyclés à l’heure actuelle.

Un bilan carbone proche de la neutralité

Breveté en 2021, le procédé qu’elle exploite permet de réduire de 91 % les émissions de carbone dans la fabrication des aimants. Une première levée de fonds de 5 M€, réalisée en 2022, a permis à la start-up de s’installer à Noyarey, et d’y mettre en place un démonstrateur industriel de 1 200 m2 adossé à un laboratoire de caractérisation. Il affiche déjà une capacité de production de 50 tonnes par an. Un deuxième tour de table est en préparation, dans le but de mettre en place, d’ici à 2027, une usine de référence unique en Europe à proximité de Grenoble. Avec une capacité de production de 1 000 tonnes par an à terme, celle-ci ambitionne de répondre à 10 % du marché européen. La société emploie à présent 20 personnes, et 30 d’ici fin 2024.

L. Marty

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/10/magreesource-recyclage-et-souverainetes.html

 

Vu et lu dans Les Echos du 02/10/23
Vu et lu dans Les Echos du 02/10/23

Vu et lu dans Les Echos du 02/10/23

Métaux stratégiques : la France prépare son grand inventaire minier

https://www.euractiv.fr/section/energie-climat/news/metaux-strategiques-la-france-prepare-son-grand-inventaire-minier/?utm_source=Euractiv&utm_campaign=3f076e6532-EMAIL_CAMPAIGN_2023_10_23_01_20_COPY_02&utm_medium=email&utm_term=0_-cacdfa1e01-%5BLIST_EMAIL_ID%5D

 Le 26 oct. 2023 

 

Dans le sillage des objectifs de l’UE sur les métaux critiques et stratégiques, la France prépare actuellement le lancement d’un « grand inventaire» minier pour sonder les ressources du sous-sol français. Le temps presse, notent les experts. 

Après l’Australie fin septembre, la France a signé le 12 octobre un accord de partenariat sur les métaux stratégique et critiques avec la Mongolie lors d’une visite à Paris du président mongol, Ukhnaa Khutelsukh.

Signataire de l’accord côté français, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), a déclaré que ce nouveau partenariat « doit permettre de construire différents projets d’intérêt commun permettant à la Mongolie de mieux connaître et valoriser ses ressources en métaux critiques ».

Les services français et mongol en ont profité pour mettre en route un projet de prospections satellitaires du lithium en Mongolie. Une aubaine pour le pays d’Asie centrale et pour l’UE, avide de diversifier ses fournisseurs de métaux critiques et stratégiques nécessaires à la réussite de sa transition énergétique et climatique.

D’autant que le tableau de bord 2021 de l’UE sur les métaux critiques et stratégiques montre que les États membres sont dépendants de partenaires extérieurs à hauteur de 75 % à 100 % pour leur approvisionnement.

Afin d’y remédier, la Commission européenne présentait en mars dernier son Critical Raw Materials Act (CRMA), qui cherche également à déployer une meilleure exploitation des ressources domestiques des États membres.

Rien que pour le lithium par exemple, la France disposerait de capacités identifiées suffisantes pour équiper plus de 700 000 à 950 000 voitures de batteries électriques par an pendant plusieurs décennies, soit un peu moins de la moitié des ambitions du gouvernement français de production de voitures électriques — 2 millions par an d’ici à 2030.

Néanmoins, le lithium seul ne suffira pas à assurer la transition énergétique française et européenne.

Fin septembre, le président français, Emmanuel Macron, annonçait donc le lancement à venir d’un « grand inventaire des ressources minières ».

Stockages stratégiques de métaux critiques : l'impensé européen

La décision de la Chine vendredi de limiter les exportations de graphite ouvre un nouveau débat autour de la création de stocks stratégiques de matières premières critiques. Un sujet dont l’UE peine à s’emparer.

Un inventaire minier complet à venir

Sur son sol, la France disposerait, entre autres, des ressources en nickel, cobalt, magnésium, cuivre, tungstène et en terres rares, mais aussi « plein de métaux mineurs nécessaires pour ajuster les propriétés des métaux critiques et stratégiques », a avancé Christophe Poinssot, directeur-général délégué du BRGM, lors d’une conférence de presse début octobre.

Dans le sillon des propos de M. Macron, M. Poinssot a aussi défendu le lancement d’un grand inventaire minier.

Le dernier du genre date du siècle dernier, nous apprend-il, précisant qu’il ne couvrait qu’une partie du territoire et de son sous-sol, sans réexamen des zones déjà forées.

« Les besoins à l’époque étaient moins importants », a-t-il expliqué. Seule une vingtaine d’éléments chimiques étaient recherchés, contre une cinquantaine aujourd’hui.

Actuellement, les autorités compétentes discutent du cadre spatio-temporel du futur inventaire. Le planning d’exercice n’est donc pas encore défini, mais des opérations pilotes ont déjà été lancées, a confié l’expert du BRGM, selon qui il faut « être prêt à aller le plus vite possible ». 

Le temps presse en effet pour répondre aux objectifs européens. Déjà en juillet, M. Poinssot déclarait à Euractiv France que l’UE ne pourra jamais atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés dans son CRMA sans le lancement rapide de nouvelles mines.

Or, rien que l’inventaire, et seulement sur les régions « les plus pertinentes », prendra cinq à six ans, a-t-il confié, pour un coût d’une centaine de millions d’euros.

Et mises bout à bout — prospective, études d’impacts, autorisation, exploitation —, toutes les étapes avant l’ouverture d’une mine prennent jusqu’à 15 ans, « voire 17 ans pour le cuivre », a précisé M. Poinssot.

L'UE serait déjà en retard sur ses objectifs d'extraction de matières premières critiques

Même dans des conditions où de nouvelles mines seraient ouvertes dès maintenant dans l’UE, l’atteinte des objectifs européens en termes d’extraction de matières premières critiques et stratégiques pour 2030 est compromise, s’accordent à dire les experts du monde minier français.

D’autres pays européens en avance ?

Au niveau européen, M. Poinssot s’est voulu plus rassurant, car « contrairement à la France, beaucoup de pays voisins n’ont pas arrêté leur industrie minière ».

Cette culture, combinée au respect plus accru des aspects environnementaux et sociaux de tels projets, pourrait permettre une acceptation plus rapide du retour de l’industrie minière en Europe.

« Personne ne peut contester la sensibilité environnementale réelle des Suédois ou des Finlandais par exemple. Ils ont pourtant réussi à maintenir et développer l’activité minière », a avancé l’expert.

Pour accélérer le mouvement, le CRMA prévoit de soutenir les programmes d’explorations à travers l’UE en rendant obligatoires une fois par an les mises à jour par les États membres des données sur les projets de matières premières critiques sur leur territoire.

En 2022, la base de données de l’UE dénombrait plus de 955 projets répartis dans 22 pays et portant sur 26 métaux critiques et stratégiques, nous confient les services de la Commission européenne — tout en précisant que l‘UE recueille ce type de données depuis 2018.

En outre, « les savoir-faire sont partagés au sein de EuroGeoSurveys qui rassemble les forces vives en Europe », a expliqué M. Poinssot.

Dès lors, nul besoin de développer un service européen similaire à l’US Geological Survey, qui concentre l’ensemble des activités minières des États-Unis, ajoute l’expert.

« Il vaudrait peut-être mieux demander aux trois plus grands observatoires européens des ressources minières [France, Allemagne et pays scandinaves] de coordonner leurs efforts et de partager leurs données, plutôt que de recréer ex nihilo un bureau européen », nous confie Philippe Varin, ancien patron d’industries, qui a rendu en janvier 2022 un rapport au gouvernement français sur les métaux stratégiques.

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 20/09/23

Vu et lu dans Les Echos du 20/09/23

Loi européenne sur les métaux critiques : moins de dépendance, mais des questions en suspens

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/loi-europeenne-sur-les-metaux-critiques-moins-de-dependance-mais-des-questions-en-suspens-984893.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20231205&M_BT=6363555962

Le 05/12/23

 

ANALYSE. Les efforts politiques de l’Union européenne pour sécuriser les approvisionnements en lithium ou en terres rares suscitent plusieurs critiques. Décryptage. Par Lucas Miailhes, Institut catholique de Lille (ICL) et Andrew Glencross, Institut catholique de Lille (ICL)

Les préoccupations de l'Union européenne (UE) concernant le risque d'approvisionnement en matières premières critiques (ou critical raw materials, CRM en anglais) se sont considérablement accrues au cours de la dernière décennie en raison de leur importance croissante pour la transition numérique et écologique. En effet, la production de CRM reste actuellement largement concentrée géographiquement en dehors de l'Europe, notamment en Chine, ce qui expose l'UE à des risques d'approvisionnement majeurs. Consciente de sa dépendance à l'égard de sources extérieures pour ces matériaux, Bruxelles prend désormais des mesures pour relever ce défi et ainsi se protéger contre d'éventuelles restrictions d'exportations de pays tiers.

L'Europe n'a pas de temps à perdre. Selon l'Agence internationale de l'énergie, la demande mondiale de CRM devrait quadrupler d'ici 2040, sous l'effet d'une multiplication par 42 de la demande de lithium et d'une multiplication par 7 de la demande en terres rares d'ici 2050. Essentiels à la fabrication des batteries, les terres rares et le lithium sont au cœur de la mobilité et du stockage de l'énergie, ce qui rend la sécurité du CRM vitale pour atteindre les objectifs de l'UE en matière de décarbonation.

Cependant, la Chine possède actuellement un quasi-monopole des exportations de terres rares, le cobalt et le lithium, constituant ainsi la source de plus de 90 % des importations européennes. Pékin est bien conscient de l'importance de ce levier de puissance et s'en sert déjà dans son bras de fer technologique avec les États-Unis.

Une liste de 16 matières premières

Pour relever ces défis, la Commission européenne a proposé en mars 2023 la loi sur les matières premières critiques (CRMA), qui vise à garantir l'accès de l'UE aux matières premières essentielles. Cette législation vise à réduire la dépendance des vingt-sept en encourageant l'augmentation de la production européenne, le recyclage et le raffinage des matières premières critiques.

La CRMA établit une liste de 16 matières premières stratégiques et critiques et fixe des objectifs pour augmenter la contribution de l'UE (10 % pour l'extraction, 40 % pour la transformation et 15 % pour le recyclage). La proposition comprend des mesures visant à rationaliser les processus administratifs d'extraction, à surveiller les chaînes d'approvisionnement et à investir dans la recherche et l'innovation.

Néanmoins, les critiques ont soulevé des inquiétudes quant à l'absence de fonds dédiés, remettant en cause la viabilité financière et l'efficacité de la législation. L'extraction, le traitement et le recyclage des CRM nécessitent en effet des investissements importants et les possibilités de financement actuelles de l'UE sont dispersées et complexes. En réponse, le Parlement européen a proposé la création d'un Fonds européen pour les matières premières stratégiques en septembre 2023.

« Club d'acheteurs bruxellois »

Un autre sujet de discorde concerne les risques potentiels liés à l'acceptation des projets stratégiques par les populations locales, qui peuvent s'inquiéter des impacts environnementaux et sociaux. Dans le texte européen, les projets stratégiques sont définis comme des projets relatifs aux matières premières qui renforcent de manière significative la sécurité de l'approvisionnement de l'UE en matières premières stratégiques. Les entreprises dont les projets seront reconnus comme stratégiques bénéficieront de procédures d'autorisation simplifiées et d'un accès plus facile aux possibilités de financement. Cela soulève des inquiétudes quant à l'équilibre entre l'accélération des projets et la mise en place de garanties environnementales et sociales solides.

En outre, les discussions mettent en évidence le manque de dispositions concrètes sur la circularité de la CRMA. Les critiques soutiennent que la loi n'offre pas suffisamment d'orientations pour renforcer le rôle du secteur de la réparation dans l'extension du cycle de vie des produits contenant des CRM. La loi se concentre sur l'exploitation des déchets, l'amélioration des processus de recyclage et l'augmentation de la réutilisation des produits et des CRM secondaires, mais elle n'aborde pas la législation sur le droit à la réparation.

Enfin, les dispositions de la CRMA relatives à l'achat groupé, qui visent à encourager le regroupement de la demande intérieure de l'UE par la constitution de stocks stratégiques, ont suscité certaines craintes. Le chercheur américain Cullen S. Hendrix a par exemple exprimé des inquiétudes concernant un « club d'acheteurs bruxellois », soulignant le risque d'effets néfastes sur les économies en développement. La pratique d'achat groupé par les pays de l'UE pourrait en effet, en faisant baisser les prix de vente, entraver la capacité des pays en développement à bénéficier de leur dotation en CRM pour financer leur transition énergétique.

Et pour la France ?

Du point de vue français, le CRMA répond à deux attentes politiques complémentaires sur le moyen et long terme. Premièrement, le texte de loi vient en appui à l'exécutif, qui cherche depuis longtemps à voir la Commission européenne accepter plus de souplesse en ce qui concerne les aides d'État. Ces dernières représentent en effet un levier privilégié pour favoriser le développement territorial dans l'hexagone, comme en témoignent les subventions à la hauteur d'un milliard et demi d'euros attribuées au projet d'usine de batteries à Dunkerque. En outre, le CRMA offre des perspectives intéressantes pour favoriser des projets industriels à l'instar de la mine de lithium dans l'Allier - qui d'ailleurs suscite les inquiétudes des habitants.

Le deuxième point fort de cette législation européenne est qu'elle démontre la valeur ajoutée de l'action de l'UE en tant qu'acteur à l'échelle mondiale. Ceci est une conception très française de l'Europe, qui voit en la construction européenne un moyen non seulement de peser dans les affaires internationales mais aussi de s'affranchir de la puissance américaine.

La logique « gaulliste » de cette vision consiste à penser la base industrielle en lien avec les capacités de défense. Ce n'est donc pas une coïncidence que le Conseil européen, sous la présidence française en 2022, a appelé à œuvrer à la construction d'une base économique plus solide en même temps que le renforcement des capacités de défense européennes.

Répondre aux préoccupations

Actuellement en phase de trilogue, les négociations entre le Conseil de l'Union européenne et le Parlement européen sont presque terminées. La prochaine étape de la procédure législative de l'UE est l'approbation et l'adoption formelle par le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne. L'accord provisoire sur le CRMA conclu avec le Parlement européen le 13 novembre 2023 doit en effet encore être approuvé et formellement adopté par les deux institutions.

La CRMA jouera un rôle essentiel dans la capacité de l'UE à atteindre ses objectifs en matière de transition écologique et à renforcer son autonomie stratégique. Cependant, la CRMA a suscité de nombreux débats et a soulevé des inquiétudes parmi les différentes parties prenantes. Bien qu'elle soit susceptible de répondre aux défis de l'UE en matière d'accès sûr et durable aux CRMA, il est essentiel d'examiner attentivement les préoccupations soulevées par les critiques et d'y répondre afin de garantir l'efficacité des dispositions prises au sein du CRMA.

_____

Par Lucas Miailhes, Doctorant en Science Politique/Relations Internationales, Institut catholique de Lille (ICL) et Andrew Glencross Directeur d'ESPOL, Professeur de Science Politique, Institut catholique de Lille (ICL).

Lucas Miailhes et Andrew Glencross

 

Vu et lu dans Les Echos du 01/08/23

Vu et lu dans Les Echos du 01/08/23

Vu et lu dans Les Echos du 16/08/23
Vu et lu dans Les Echos du 16/08/23

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Vu et lu dans 20minutes du 07/06/23

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Compétitivité et balance commerciale de la France

Publié le par Jacques SAMELA.

Compétitivité et balance commerciale de la France
Compétitivité et balance commerciale de la France
Vu et lu dans Les Echos du 06/12/23
Vu et lu dans Les Echos du 06/12/23

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Porté par la baisse des prix de l'énergie, le déficit commercial français poursuit sa décrue

https://www.latribune.fr/economie/france/porte-par-la-baisse-des-prix-de-l-energie-le-deficit-commercial-francais-poursuit-sa-decrue-987418.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240109&M_BT=6363555962

Le 09 Janvier 2024

 

Le déficit commercial de l'Hexagone poursuit sa décrue et se réduit de 7,4 milliards d'euros en novembre. Les exportations ont progressé grâce à une facture énergétique qui pèse moins sur les finances des entreprises. Un soulagement comparé au déficit record de 2022.

Une bonne nouvelle pour la balance commerciale française. Le déficit commercial de la France s'est réduit en novembre 2023 à 7,4 milliards d'euros, favorisé par une progression des exportations et un recul des importations, selon des données des Douanes publiées ce mardi. La balance commerciale s'est alors améliorée de 300 millions d'euros par rapport au mois d'octobre qui avait affiché un déficit de 7,7 milliards d'euros, selon des chiffres actualisés par rapport au mois précédent.

Dans le détail, les exportations françaises ont progressé de 200 millions d'euros sur un mois, pour atteindre 49,6 milliards d'euros, tandis que les importations ont diminué de 100 millions d'euros pour s'afficher à 57 milliards d'euros, indiquent les Douanes.

Cumulé sur douze mois, soit depuis février, le déficit commercial s'améliore également et a atteint fin novembre 110,3 milliards d'euros, laissant présager d'un résultat autour de 100 milliards d'euros lors de la publication annuelle le mois prochain. Pour rappel, sur l'ensemble de l'année 2022, il avait culminé à un montant record de 164 milliards d'euros, plombé par le coût de l'énergie importée par la France.

La facture énergétique s'améliore

C'est, en effet, la facture énergétique qui, après avoir lourdement pesé sur la balance commerciale française durant toute l'année 2022 montre des signes d'amélioration depuis plusieurs mois, qui explique, en partie, les bons résultats de novembre. Le solde énergétique s'est amélioré, porté par la baisse du prix des produits énergétiques importés. Le déficit de la balance énergétique est désormais de 5 milliards d'euros, en amélioration de 100 millions d'euros par rapport à octobre.

Hors énergie, le solde commercial français continue aussi de s'améliorer, en déficit de 4,3 milliards contre 4,6 milliards d'euros le mois précédent. Du côté des échanges de services, l'excédent est stable, à 2 milliards d'euros, a indiqué la Banque de France dans un communiqué également publié mardi.

Au total, le solde des transactions courantes (un indicateur qui englobe à la fois les échanges de biens, de services et de revenus) est déficitaire de 2,8 milliards d'euros, après un déficit de 3,4 milliards d'euros le mois précédent.

Pousser les entreprises à l'export

Afin de résorber le déficit commercial de la France, chronique depuis vingt ans, l'exécutif a lancé le 31 août un plan de 13 mesures. Baptisé « Osez l'export », il sera doté de 125 millions d'euros sur la période 2023-2026 pour aider les entreprises à exporter. Il vise notamment à aider les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de tailles intermédiaires (ETI) à être davantage présentes à l'international, alors que les grandes entreprises françaises le sont déjà bien. En effet, d'après une étude du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII) sorti en automne, 95% des exportations étaient réalisées par des grandes entreprises et des entreprises de taille intermédiaire.

« La France doit redevenir une grande puissance exportatrice », avait alors affirmé le ministre Olivier Becht au cours d'un discours donné en août au Quai d'Orsay devant les acteurs publics du soutien à l'export et des chefs d'entreprises françaises. Avant d'ajouter :

« Nous fabriquons en France les meilleurs ou en tout cas parmi les meilleurs produits du monde et il n'y a aucune raison que nous ne puissions pas les vendre un peu partout sur la planète ».

Fin 2022, 145.700 entreprises françaises exportaient. Le gouvernement veut porter ce nombre à 200.000 d'ici à 2030.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/11/resorber-le-deficit-commercial-de-la-france-des-raisons-d-y-croire.html

 

https://www.lemoci.com/barometre-eurogroup-consulting-2024-linternationalisation-un-defi-prioritaire-pour-seulement-7-des-entreprises-francaises/

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En France, des gains à l’exportation de 36 milliards d’euros

https://www.lemoci.com/commerce-mondial-une-croissance-de-3-en-2024-et-des-gains-a-lexport-pour-leurope-allianz-trade/

Cette dernière devrait enregistrer des gains à l’exportation : +80 milliards de dollars (Md USD) pour l’Allemagne, +45 Md USD pour l’Italie, +39 Md USD (35,7 Md EUR) pour la France et +38 Md USD pour les Pays-Bas. Si Allianz Trade estime que « ces gains ne représentent pas des coups de pouce considérables pour leurs économies nationales respectives, ils s’additionnent pour contribuer de manière significative au rebond du commerce mondial ».

(La suite sur le lien ci-dessus)

 

 

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Mon récap 2023

Publié le par Jacques SAMELA.

Mon récap 2023
Mon récap 2023

Pour celles et ceux qui ont raté quelques-uns de mes sujets de l'année dernière, voici ci-dessous les liens qui vous permettront de vous rattraper.

Bonne lecture à vous, et à bientôt pour la suite.

Jacques Samela

Janvier 2023

. Le Port de Gennevilliers

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/01/le-port-de-gennevilliers-certainement-pas-celui-de-l-angoisse.html

 

Février 2023

. Le CNRS

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/02/le-cnrs-par-de-la-les-frontieres-de-la-connaissance.html

 

Mars 2023

. La Vitre

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/03/la-vitre-ouverture-a-toute-discussion.html

. Thierry Breton & Nicolas Dufourcq

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/03/thierry-breton-nicolas-dufourcq-en-mission.html

 

Avril 2023

. The Sandbox

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/04/the-sandbox-le-petit-poucet-francais-du-web3.html

 

Mai 2023

. Agences de notation

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/agences-de-notation-la-reponse-francaise.html

 

Juin 2023

. ISKN

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/06/de-iskn-a-ami-l-avenir-est-tout-trace.html

. Ma visite sur Vivatech 2023

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/06/vivatech-2023-ma-visite.html

. Le parapluie de Cherbourg

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/06/industrie-territoires-le-parapluie-de-cherbourg-qu-il-pleuve-ou-qu-il-vente-rien-ne-l-atteint.html

 

Juillet 2024

. Bic

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/07/bic-toujours-a-la-pointe-de-l-innovation.html

. Biscuits LU

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/07/lu-et-plus-qu-approuve.html

 

Août 2023

. Dim

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/08/collants-oui-mais-pas-trop.html

 

Septembre 2023

. Hamelin & Maped

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/09/hamelin-maped-la-paire-francaise-de-la-rentree.html

. Station F

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/09/station-f-sa-genese-son-objectif-et-mon-rdv.html

. Ma visite à la Station F

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/09/station-f-suite.html

 

Octobre 2023

. MagREEsource

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/10/magreesource-recyclage-et-souverainetes.html

. La moutarde française

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/10/industrie-territoires-la-moutarde-retour-aux-sources.html

 

Novembre 2023

. Hydrao

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/11/hydrao-l-eau-renverse-est-difficile-a-rattraper.html

. Ma visite sur Medica 2023

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/11/medica-2023.html

. Ma visite au salon du MIF

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/11/le-fabrique-en-france-suite.html

 

Décembre 2023

. Le Conseil constitutionnel

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/12/le-conseil-constitutionnel-son-role-ses-pouvoirs.html

 

 

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La petite histoire du CES (le retour)

Publié le par Jacques SAMELA.

La petite histoire du CES (le retour)
La petite histoire du CES (le retour)

Je n’irai pas encore cette année (à nouveau), à moins qu’une invitation de dernière minute me parvienne, mais de nombreux français y seront à nouveau, augmentant chaque année leur présence, et donc celle de la France.

En effet, avec 365 entreprises (start-up, PME, ETI, grands groupes), et organisations diverses (CCI, Régions, pôles de compétitivité) en 2018, le pavillon France flottait fièrement sur le plus grand salon technologique en électronique grand public du monde, appelé CES pour Consumer Electronics Show (www.ces.tech).

Lancé pour la première fois en 1967 à New York, et destiné essentiellement aux professionnels, il devint biannuel de 1978 à 1994, se partageant entre Las Vegas sous le nom de Winter Consumer Electronics Show (WCES) et Chicago sous le nom de Summer Consumer Electronics Show (SCES), avant de s’installer définitivement à Las Vegas chaque année.

En 2018, sur 250 000 m2, ce sont près de 4 500 exposants et 250 000 visiteurs, dont près de 5 000 français, qui ont animé la 51ème édition, avec ni plus ni moins 20 000 produits lancés durant celle-ci. La 52ème édition à venir, devrait également suivre le chemin des dernières, en constantes augmentations, voire les dépasser.

Quant à la présence française, également en augmentation, de 45 start-up en 201466 en 2015128 en 2016233 en 2017320 en 2018, elles seront cette année plus de 400, dont les plus innovantes seront visibles à l’Eureka Park, la zone dédiée spécialement aux start-up.

278 l’année dernière, faisant de la France le 2ème pays le plus représenté derrière les Etats-Unis (280). Les battrons nous cette année ? Réponse dès demain.

Cependant, au de-là des chiffres chaque année plus importants, il serait selon certains, judicieux de fédérer la présence française, afin qu’elle puisse proposer un message cohérent et d’unité, car aujourd’hui encore, start-up, PME-PMI, grands groupes, régions, préfèrent encore agir seuls, alors que les visiteurs, américains pour la plupart, potentiels investisseurs ou distributeurs, recherchant la perle rare, mais faisant fi des particularités franco-françaises, car non lisible à leur niveau, recherchent l’efficacité avant tout.

Donc, alors que La France a plus que réussi à se positionner sur le créneau de l’innovation sous toutes ses facettes, il serait effectivement de bon ton qu’elle puisse se regrouper sous un même pavillon, sous l’égide de Business France (www.businessfrance.fr) par exemple, assurant par sa notoriété à l’international une visibilité de premier plan à l’ensemble des acteurs, sans pour autant dénaturer les particularités de chacun bien évidemment.

Bon, pour cette fois, il est un peu trop tard pour agir de la sorte, mais le sujet reviendra certainement l’an prochain, car cette année encore, la présence française ne devrait pas se démentir. A suivre.

Quant à ceux qui ont des doutes sur l’importance de cet évènement hors normes, sachez que certains produits et technologies que nous connaissons bien y furent présentés en avant-première durant les éditions précédentes, le magnétoscope en 1970le lecteur de CD en 1981le DVD en 1996la Xbox en 2001, et le disque Blu-ray en 2004.

C’est donc avec impatience et curiosité que nous attendrons les futurs objets de notre quotidien proche, tout en surveillant de près le parcours de nos représentants français.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. La Tribune du 05/01/18

 

A lire :

https://connect.capdigital.com/evenements/exposer-au-ces-2019--les-questions-a-se-poser-avant-de-se-decider.html

http://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/ces-2019-la-france-est-assise-sur-un-tas-dor/ar-BBRU8Ui?li=BBkG5mY&ocid=DELLDHP

http://www.nowebagency.com/la-poste-embarque-17-start-up-au-ces-2019-a-las-vegas/

https://www.lemoci.com/actualites/entreprises-secteurs/ces-2019-etats-unis-26-start-up-et-9-regions-seront-a-bord-du-pavillon-french-tech/

http://nice-premium.com/actualite,42/local,5/22-start-ups-azureennes-au-ces-las-vegas-showroom-2019,24845.html

https://www.usine-digitale.fr/article/ces-2019-et-les-26-start-up-selectionnees-par-business-france-sont.N746454

https://www.minalogic.com/fr/actualite/delegation-auvergne-rhone-alpes-linnovation-regionale-va-briller-las-vegas

https://iledefrance.fr/toutes-les-actualites/la-region-accompagnera-pres-de-40-start-up-de-las-vegas-2019

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/01/la-petite-histoire-du-ces.html

 

Actu 2024

https://www.lemoci.com/ces-de-las-vegas-2024-a-lheure-des-jo-la-french-tech-joue-la-carte-du-sport/

https://www.larevuedudigital.com/150-startups-francaises-au-ces-2024-sportech-et-auto-en-vedette-avec-business-france/

https://www.electronique-mag.com/article21357.html

https://www.lesnumeriques.com/salon/ces-consumer-electronics-show-e1407.html

 

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Publié le par Jacques SAMELA.

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Et n’oubliez pas

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.

A consommer avec modération.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/12/le-champagne-des-bulles-des-bulles-toujours-des-bulles.html

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Publié le par Jacques SAMELA.

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