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Airbus & Dassault (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Capital
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PRISES DE COMMANDES HISTORIQUES POUR DASSAULT AVIATION EN 2022

https://vipress.net/prises-de-commandes-historiques-pour-dassault-aviation-en-2022/

Publié par Frédéric Fassot | 9 Mar 2023 

 

Dans la continuité de 2021, l’année 2022 a été une année historique pour Dassault Aviation avec 21 milliards d’euros de prises de commandes (156 avions – 92 Rafale Export et 64 Falcon), à comparer à 12,08 milliards en 2021. La part des prises de commandes à l’Export a été de 90%.

Ce record a permis au constructeur aéronautique d’afficher le carnet de commandes le plus important de l’histoire du groupe : 35 milliards d’euros (251 avions – 125 Rafale Export, 39 Rafale France et 87 Falcon).

Le chiffre d’affaires de Dassault Aviation s’est élevé à 6,9 milliards d’euros avec 46 avions livrés : 13 Rafale Export, 1 Rafale France et 32 Falcon. Le bénéfice net ajusté 2022 du groupe a atteint 830 millions d’euros contre 693 millions d’euros en 2021, en hausse de 20%.

Dans le domaine militaire, l’année 2022 a été marquée par le succès commercial du Rafale à l’export, avec notamment l’entrée dans le carnet de commandes du contrat de 80 Rafale pour les Émirats Arabes Unis suite à la réception du premier acompte, la signature de contrats pour 42 Rafale (6 en commande +36 en attente) pour l’Indonésie et la vente à la Grèce de 6 Rafale neufs supplémentaires.

En conséquence, la prise de commandes Rafale en 2022 est de 92 avions (Émirats Arabes Unis 80, Indonésie 6, Grèce 6). Le carnet de commandes au 31 décembre 2022 compte désormais 164 Rafale neufs (125 Export, 39 France).

Dans le domaine civil, en 2022, 64 Falcon ont été commandés et 32 Falcon ont été livrés. Le marché de l’aviation d’affaires a été dynamique même si Dassault Aviation a constaté un ralentissement en fin d’année. Le carnet de commandes au 31 décembre 2022 compte 87 Falcon neufs contre 55 à fin 2021.

La prévision du groupe pour 2023 est de livrer 15 Rafale et 35 Falcon. Le chiffre d’affaires sera en baisse par rapport à celui de 2022, prévient l’avionneur.

Voir la présentation des résultats du groupe :

https://www.dassault-aviation.com/wp-content/blogs.dir/1/files/2023/03/Conference-de-presse-09-03-2023.pdf

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/dassault-cent-et-un-an-d-innovations.html

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Le biomimétisme (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme (suite)
Le biomimétisme (suite)

Le biomimétisme en impression 3D

https://www.3dnatives.com/biomimetisme-en-impression-3d-27122022/

Publié le 27 décembre 2022 par Mélanie W.

 

La nature survit depuis plus de 4,5 milliards d’années et a toujours été capable de s’adapter à toutes sortes de situations, alors pourquoi ne pourrions-nous pas faire de même ? Nous le pouvons et l’impression 3D pourrait être une méthode pour y parvenir. Le biomimétisme apporte une solution à nos problèmes et nous ne nous en rendons souvent pas compte. Albert Einstein disait déjà : « Regardez profondément dans la nature et alors vous comprendrez mieux tout ». Chaque jour, de nouveaux problèmes environnementaux apparaissent ou s’aggravent, tels que le changement climatique, la déforestation, la mort d’un grand nombre d’espèces, la dévastation des récifs… Mais qu’entendons-nous par biomimétisme et quel est le rôle de l’impression 3D dans tout cela ? On vous dit tout !

Qu’est-ce que le biomimétisme ?

Vous entendrez d’autres termes connexes tels que la biomimétique –  tous sont tous composés de bio qui signifie nature et de mimesis/mimicry qui signifie imitation. Ces termes désignent une manière d’apprendre de la nature et d’incorporer ses structures ou ses solutions dans les conceptions humaines. Cela a déjà été fait auparavant, par exemple avec le nombre de Fibonacci, le nombre d’or ou les ailes d’un avion, qui imitent les oiseaux. Même l’un des monuments les plus visités d’Espagne, la Sagrada Familia, avec ses colonnes conçues par Gaudí, imite la structure des forêts. Il existe de nombreuses inventions pour lesquelles la nature a été une source d’inspiration majeure, par exemple le Velcro, dont l’inventeur suisse, alors qu’il se promenait à la campagne avec son chien, s’est retrouvé avec des barbes de chardons coincées dans son pantalon et dans la fourrure de l’animal, et bien qu’il n’ait pas été très populaire au début, la NASA l’a ensuite utilisé dans ses voyages spatiaux.

 

Le rôle de l’impression 3D en biomimétisme

Le biomimétisme se retrouve également dans l’impression 3D, car de nouveaux matériaux peuvent être développés et de nouveaux motifs ou structures peuvent être introduits dans la conception des pièces. Il s’agit de la capacité à imiter la nature, et dans laquelle l’impression 3D a bien sûr un grand rôle à jouer et ce, dans une grande variété d’industries telles que l’architecture, les biens de consommation, la mode, etc. Par exemple avec la conception d’une chaussure biomimétique imprimée en 3D, avec la technologie SLS dans du TPE flexible, un matériau qui offre un grand confort et une grande souplesse. Ce design original nous rappelle les racines et la vie, n’est-ce pas ?

Un autre projet à mentionner pourrait être, par exemple, le robot salamandre qui peut nager sous l’eau ou ramper comme une vraie salamandre. Appelé Pleurobot, c’est un robot mis au point par l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse, créé avec des os imprimés en 3D et des articulations motorisées qui imitent les mouvements d’une salamandre.

 

Les structures en treillis en impression 3D

La structure en treillis, beaucoup utilisée en impression 3D, s’inspire de la nature. Vous avez probablement vu cette forme dans de nombreux produits, elle nous rappelle une structure en nid d’abeille, et lorsqu’elle est appliquée dans différents projets, elle a des propriétés amortissantes. Par exemple, la célèbre marque de sport Adidas l’a utilisé dans les chaussures 4DFWD, imprimées en 3D à l’aide de la technologie Carbon et d’un matériau d’impression 3D à 40 % d’origine biologique. Vous l’avez sûrement vue également dans des projets tels qu’un casque pour les cyclistes ou un sac à dos doté d’une maille absorbant les chocs pour offrir un plus grand confort aux personnes lorsqu’elles portent des charges en randonnée. En plus d’apporter davantage de confort, cette méthode permet aussi d’utiliser moins de matière et d’optimiser le poids total d’un objet.

Enfin, nous terminerons par un dernier exemple, celui illustré sur la photo de couverture de l’article. Il s’agit de la « Tour de la vie », située au Sénégal et, comme vous pouvez le voir, elle imite un baobab. Une tour dotée d’un écosystème autonome dans lequel elle génère plus d’énergie qu’elle n’en produit grâce à sa structure extérieure qui crée un microclimat, à des vitres photovoltaïques qui produisent de l’électricité, à une citerne dans les fondations et à un bioréacteur capable de transformer les déchets organiques en énergie. Et figurez-vous que la tour entière est imprimée en 3D avec de la terre locale.

Le biomimétisme est partout et l’impression 3D est un procédé qui nous permet de le réaliser.

Pour vous permettre d’en savoir un peu plus, voir une vidéo sur le biomimétisme dans l’impression 3D sur le site ci-dessus.

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Biomimétique. 

Un textile inspiré des chameaux protège des flammes et des hautes températures

https://www.courrierinternational.com/article/biomimetique-un-textile-inspire-des-chameaux-protege-des-flammes-et-des-hautes-temperatures

Publié le 23 janvier 2023

 

Des ingénieurs de l’université Soochow, en Chine, viennent de mettre au point un tissu inspiré des bosses de camélidés, qui pourrait s’avérer très utile pour les pompiers se trouvant au plus près des flammes. Publiés dans la revue Advanced Functional Materialsles travaux font état du développement d’un textile “isolant constitué de poches remplies d’un aérogel, dans lesquelles le gel est remplacé par un gaz entouré par deux couches de polymères de plastique résistants à la chaleurexplique le New ScientistLe tout est censé imiter le stock de graisse des bosses de camélidés.”

Exposé à une température de 80 °C pendant vingt minutes, le textile a su préserver les plaques thermostatiques qu’il protégeait en maintenant la chaleur 20 °C en dessous de la température de plaques protégées par le textile conventionnel de l’uniforme des pompiers”, écrit l’hebdomadaire. Un autre avantage de ce nouveau tissu réside dans sa capacité à évacuer efficacement l’humidité.

Obtenu en utilisant le soudage par ultrason, une technique qui permet de souder des pièces métalliques ou de plastique sans utiliser de hautes températures, le tissu présente de ce fait des micropores qui facilitent la circulation de la sueur. Selon le New Scientist, “le textile retient 13 % d’humidité en moins que le meilleur uniforme” utilisé dans les rangs des pompiers. “Bon marché car ne nécessitant que des matériaux et un procédé de fabrication peu onéreux, ce nouveau textile devrait être facile à produire à grande échelle”, confie au New Scientist Jian Fang, de l’université Soochow, qui a conduit l’étude.

Richard Horrocks, de l’université de Bolton, au Royaume-Uni, qui n’a pas pris part à l’étude, confirme : “Ce textile biomimétique est très intéressant. Mais il faut encore étudier comment il se comportera lors de tests thermiques plus standardisés, communs à l’Europe et aux États-Unis, avant qu’il ne puisse être utilisé dans la vraie vie.”

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/03/le-biomimetisme-la-france-enfin.html

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Le tourisme en France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le tourisme en France (suite)
Le tourisme en France (suite)

Tourisme : la France a engrangé 57,9 milliards d'euros de recettes en 2022, nouveau record

https://www.latribune.fr/economie/france/tourisme-la-france-a-engrange-57-9-milliards-d-euros-de-recettes-en-2022-nouveau-record-953444.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20230228&M_BT=6363555962

Le 28 Février 2023

 

La France a engrangé 57,9 milliards d'euros en 2022 grâce au tourisme international, des recettes « record » supérieures à celles enregistrées en 2019, l'année de référence. Le solde du poste « Voyages » de la balance des paiements, malgré la clientèle asiatique qui fait toujours défaut, redevient nettement positif à 14,3 milliards d'euros soit 9,2 milliards d'euros supplémentaires par rapport à 2021. Néanmoins, la concurrence reste forte et l'Espagne reste en Europe un solide leader.

Paris, qui était en retard dans la reprise, renoue avec la croissance grâce à la clientèle internationale et au rebond plus rapide prévu de la clientèle voyage d'affaires. (Crédits : Reuters)

Le secteur du tourisme français a bien fermé la parenthèse de la pandémie. Fin décembre 2022, selon Atout France, agence chargée de la promotion de la destination française à l'étranger, les recettes du tourisme international étaient en hausse de 1,2 milliard d'euros par rapport à leur niveau de 2019, dernière année avant les restrictions imposées par la situation sanitaire.

« Ce résultat s'explique par le retour des clientèles européennes et des Américains mais aussi par l'inflation qui augmente mécaniquement les recettes en valeur », souligne l'agence dans une note conjoncturelle. En revanche, les flux de voyageurs « en provenance d'Asie, en particulier de Chine ou du Japon, restent encore très faibles ».

Une fin d'année caractérisée par le dynamisme des Britanniques

Parmi les clientèles étrangères qui ont le plus dépensé en France en 2022 figurent les ressortissants de trois pays frontaliers : la Belgique avec 7,3 milliards d'euros, l'Allemagne avec 6,5 milliards et le Royaume-Uni avec 6,2 milliards. Les Etats-Unis se classent à la cinquième position avec 5,6 milliards de dépenses cumulées en 2022. Atout France souligne que la fin d'année 2022 se caractérise par le dynamisme des Britanniques « jusque là en retrait dans le mouvement de retour des Européens ».

Le solde du poste « Voyages » de la balance des paiements redevient nettement positif à 14,3 milliards d'euros soit 9,2 milliards d'euros supplémentaires par rapport à 2021 et « contribue à la bonne tenue de la balance des services ».

Par ailleurs, après une « bonne » activité pendant les vacances de Noël et dans les zones de montagne, malgré un enneigement initialement « faible voire absent », Atout France envisage avec un « certain optimisme » le premier trimestre 2023, « en dépit d'un contexte toujours difficile » sur les plans économique (inflation) et géopolitique, avec la guerre en Ukraine.

Paris renoue avec la croissance

Paris, qui était en retard dans la reprise, renoue avec la croissance grâce à la clientèle internationale et au rebond plus rapide prévu de la clientèle des voyages d'affaires. En décembre, les taux d'occupation y sont désormais en avance par rapport à 2019 et les taux de réservation pour le premier trimestre 2023 sont supérieurs par rapport à 2022, soutenus par des « évènementiels dynamiques qui drainent de la clientèle de loisirs comme affaires ».

Et sur le plan des recettes issues du tourisme international, la France reste devancée par l'Espagne, « qui retrouve en 2022 son leadership européen » puisque Madrid avait déjà accumulé 64,8 milliards d'euros à la fin du mois de novembre.

L'Espagne, un solide leader en Europe

C'est d'ailleurs en partie grâce au « tourisme » que l'Espagne affiche une croissance robuste. Selon l'Institut national des statistiques (INE), elle a atteint 5,5% en 2022. Ce chiffre, supérieur aux prévisions du gouvernement (4,4%), mais aussi de la Banque d'Espagne (4,6%), place l'Espagne dans le peloton de tête des pays les plus dynamiques de l'UE, où la Commission européenne s'attend à une croissance moyenne de 3,3%.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-tourisme-une-richesse-nationale

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/07/la-france-une-autre-histoire.html

 

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En attendant le salon de l'agriculture

Publié le par Jacques SAMELA.

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La poussé vélique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La poussé vélique (suite)
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Vu et lu dans La Croix du 08/02/23
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Vu et lu dans La Croix du 08/02/23
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Vu et lu dans Les Echos du 13/06/22

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Le tissu industriel français

Publié le par Jacques SAMELA.

Le tissu industriel français
Le tissu industriel français

Portrait-robot du tissu industriel français

https://www.machinesproduction.fr/article/portrait-robot-du-tissu-industriel-francais?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=News%20machpro_1126

PUBLIÉ LE  14/12/2022

 

Le pays compte 25 000 PME industrielles représentant 800 000 emplois.

Une étude de Bpifrance, dévoilée fin novembre, permet de dresser un état des lieux des PME et ETI industrielles.

Combien de PME et ETI industrielles françaises sont implantées sur le territoire ? La réponse se trouve dans une étude réalisée par Bpifrance, alors que la France est « depuis quelques années dans une phase de renaissance industrielle, après plusieurs décennies de désindustrialisation », écrit Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie, dans l’édito de ce document de 56 pages, dévoilé fin novembre.

La France compte 25 000 PME et 1 700 ETI (entreprises de taille intermédiaire) dont le chiffre d’affaires moyen par PME est estimé à 7 millions d’euros et 235 millions d’euros par ETI. Côté emploi, la première catégorie d’entreprises industrielles représente 800 000 salariés contre 1,1 million pour la seconde. Ce qui correspondrait à une moyenne de 32 salariés par PME contre 628 par ETI, « sans compter les emplois indirects et induits », précisent les auteurs de l’étude.

Des entreprises fortement exportatrices

L’étude relève également que les PME et ETI industrielles françaises sont fortement exportatrices. En effet, selon le document de la banque publique d’investissement, elles réalisent 32 % de leur chiffre d’affaires à l’export, soit 185 milliards d’euros (33 milliards d’euros pour les PME et 152 milliards d’euros pour les ETI).

Le secteur d’activité lié aux machines et équipements figure dans le top 3 des plus exportateurs, celui de la métallurgie étant au top 4 derrière la chimie et les industries alimentaires. Le secteur des produits métalliques se place en septième position, juste derrière l’automobile.

Peu de brevets sont déposés

Selon le ministre Lescure, il est impératif que ces entreprises investissent « plus fortement dans l’innovation, nécessaire au renforcement du tissu industriel dans les territoires ». A ce jour, 62 % des PME et ETI manufacturières ont innové au cours des trois dernières années. Et 60 % ont commercialisé un nouveau produit ou utilise un nouveau procédé de production, de commercialisation ou d’organisation, tandis que 30 % ont déposé un brevet, une marque, un modèle ou un dessin. 28 % ont fait les deux à la fois.

Toutefois, les entreprises ne peuvent plus innover seules, constate l’étude. Car « les connaissances à l’origine d’une innovation peuvent provenir aussi bien de sources internes que externes, et les débouchés peuvent s’envisager à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières de l’entreprise », peut-on lire.

Toujours sur le plan de l’innovation, l’enquête de Bpifrance montre que 51 % des entreprises interrogées estiment qu’elles sont innovantes, voire très innovantes : 12 % considèrent qu’elles ne sont pas ou peu innovantes, 37 % reconnaissent qu’elles sont moyennement innovantes, 42 % se disent innovantes et 9 % très innovantes.

A comparer avec nos voisins allemands et italiens, le taux d’innovation des entreprises manufacturières tricolores est de 57 % contre 72 % en Allemagne et 67 % en Italie. « Les PME et ETI industrielles françaises déposent peu de brevets et commercialisent peu de nouveaux produits ou procédés », commente Bpifrance, qui regrette que « les PME françaises ne déposent que 20 % du total des dépôts de brevets en France (dépôts principalement dominés par les grandes entreprises) ». Autre constat : seulement 15 % de l’ensemble des PME de plus de 10 salariés (tous secteurs confondus) protègent, pour une période de dix ans, un produit ou une technologie. « C’est deux fois moins qu’en Allemagne », relève la banque publique dirigée par Nicolas Dufourcq.

Faible investissement dans l’outil de production

Aussi, les auteurs de l’étude font savoir que l’innovation de production est bien trop faible, même si la modernisation de leur outil de production est la première préoccupation des dirigeants de PME et ETI industrielles. Sauf que les entreprises industrielles françaises dépensent moins de 2 % de leurs revenus dans leur outil de production. Le document pointe, une fois de plus, que le taux d’investissement dans l’outil de production de 2 % reste en-dessous de celui des Italiens qui est de 4 % et des Allemands, qui est de 3 %. A cela s’ajoute que l’industrie tricolore est « trop peu robotisée comparée aux autres puissances industrielles ».

La solution pourrait venir de l’open innovation : un moyen d’optimiser un processus d’innovation et d’exploiter de nouveaux business models ouverts. Elles ne sont que 32 % à déclarer, lors de l’enquête, avoir eu recours à l’open innovation Et 60 % d’entre elles se sont associées à des instituts de recherche, 52 % à d’autres PME-ETI, 21 % à des grandes entreprises, et 15 % à des start-up.

Digitalisation, un enjeu stratégique

Autre enjeu de taille, celui de la transition numérique et écologique. Même si les investissements pour développer l’industrie 4.0 et pour décarboner semblent progresser « doucement » dans les rangs des PME et ETI industrielles, elles « n’ont pas encore suffisamment démarré leur transition digitale », regrettent les auteurs de l’étude.

Parmi les dirigeants de PME-ETI manufacturières interrogés, 46 % ont pris le virage de la digitalisation (présence numérique, ERP, supply chain…), 35 % le considèrent comme un enjeu stratégique important et 11 % comme étant prioritaire. Il faut savoir que la digitalisation arrive seulement en septième position sur une liste de huit enjeux proposés.

La transformation vers une industrie 4.0 promet d’être longue, puisque moins de la moitié des PME et ETI industrielles ont démarré cette transition-là. D’autant que plus de 50 % ne réfléchissent pas encore à valoriser leurs données.

Prise de conscience sur l’urgence environnementale

Quant à la transition écologique, l’étude constate qu’il « demeure un décalage entre la prise de conscience d’une nécessité de transition environnementale et la mise en place de plans d’actions ». Toutefois, « la prise de conscience sur l’urgence environnementale est bien présente », nous rassure l’enquête de Bpifrance, puisque plus de 90 % des répondants disent avoir « entamé une réflexion autour de leur transition environnementale ». Seulement voilà, ils ne sont encore que 30 % à avoir enclenché leur plan d’actions en la matière. Les autres se justifiant soit par « un manque de temps » pour 60 % d’entre eux, ou de budget (50 %).

Sur le volet financement, l’étude de Bpifrance dresse un portrait de PME industrielles ayant « un recours massif à l’autofinancement » et utilisant « plus que la moyenne » le prêt bancaire et les aides de l’État. Le document précise que le recours à ces solutions reste limité. Les PME industrielles sont peu enclines à lever des fonds pour financer une innovation. « La R&D des PME est trop souvent autofinancée alors que le risque inhérent à l’innovation devrait être plus partagé avec d’autres financeurs (que ce soit en dette, aides, ou capital) », notent encore les auteurs de l’étude.

Volonté de relocaliser la production

Pour ce qui est de leur implantation, une grande majorité (85 %) de PME et ETI industrielles produisent exclusivement sur le territoire français. Pour le restant, certaines (13,5 %) possèdent à la fois un site en France et à l’étranger, tandis que d’autres (1,5 %) produisent seulement à l’étranger. Leurs partenaires industriels sont majoritairement situés en France, puisque 78 % disent sous-traiter la production d’une innovation dans l’Hexagone.

Le sujet de la relocalisation est d’actualité puisque 46 % des entreprises industrielles affirment avoir des projets à l’étude. « Les relocalisations répondent à des enjeux économiques (éviter les ruptures des chaînes d’approvisionnement, limiter les coûts et les délais de transport et logistiques) ou des enjeux environnementaux et climatiques… mais elles répondent aussi à des convictions des dirigeants qui souhaitent investir dans leurs territoires », analyse Bpifrance, qui s’appuie sur le résultat du sondage, qui montre que 52 % des PME et ETI industrielles qui comptent engager des actions de relocalisation le font par conviction.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte

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Le biométhane en France

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biométhane en France
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Vu et lu dans La Croix du 10/02/23
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Le déficit commercial de la France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le déficit commercial de la France (suite)
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Commerce extérieur : la facture énergétique et la faiblesse de l’industrie plombent le déficit en 2022

https://www.lemoci.com/commerce-exterieur-la-facture-energetique-et-la-faiblesse-de-lindustrie-plombent-le-deficit-en-2022/

Le 07/02/23

 

Sans surprise, le bilan de commerce extérieur pour l’année 2022 est catastrophique pour les échanges de biens avec le plus important déficit de tous les temps, selon les chiffres présentés le 7 février par Olivier Becht, ministre en charge du Commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger. Avec des circonstances atténuantes liées à la conjoncture, mais un déficit structurel, lié à la faiblesse de l’industrie, qui se creuse. Dans ce contexte, le ministre mise sur la réindustrialisation et la politique de soutien à l’export des PME pour redresser la barre à terme.

Sans surprise, le bilan du commerce extérieur pour 2022 se solde par le plus important déficit commercial de tous les temps pour la France, – 164 milliards d’euros (Md EUR) pour les échanges de biens (-163,6 Md EUR précisément), soit -78 Md de plus qu’en 2021, plus qu’un doublement. Dans le détail, les importations ont progressé beaucoup plus fortement en valeur (+ 29 %, à 758 Md EUR) que les exportations (+18 % à 595 Md EUR), pourtant dynamiques.

Un déficit que ne compensent pas les excédents records des services (+ 50 Md EUR, grâce au retour du tourisme et aux transports) et des revenus (+ 31 Md EUR). Résultat : un déficit record de la balance courante à – 54 Md EUR. Le seul déficit des échanges de biens et services s’élèvent à – 85 Md EUR.

Globalement, la part de marché de la France dans les exportations mondiales (libellées en dollars) a continué de reculer en 2022 : 2,5 %, après 2,7 % en 2021. Après s’être stabilisée entre 2017 et 2019 autour de 3 %, cette part de marché a recommencé à s’éroder depuis la crise sanitaire de 2020.

Doublement de la facture énergétique

Il y a des circonstances atténuantes, qui relèvent de la conjoncture exceptionnelle provoquée par la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie le 24 février 2022, avec la crise de l’énergie et la mise en maintenance d’une grosse partie du parc nucléaire français. Ceci dans le contexte d’un ralentissement global de commerce international (+ 5 % en 2022, après + 10 % en 2021). Un contexte que le ministre n’a pas manqué de mettre en avant.

La facture énergétique d’abord : elle compte pour 86 % du déficit commercial avec des prix et des volumes qui ont flambé, et des importations qui ont donc plus que doublé en valeur par rapport à 2021, passant de 45 Md EUR à 115 Md EUR. Dans le détail, les importations de gaz ont explosé (+ 248 %, 59 Md EUR) pour reconstituer les réserves dans la perspective de l’hiver, de même que celles de pétrole brut (+ 99 %) et de produits pétroliers (+ 60 %).

La dépréciation de l’euro par rapport au dollar (de 11 % sur l’année 2022) a aggravé la situation en augmentant le prix des approvisionnements facturés en dollar.

Un impact généralisé en Europe

Maigre consolation : les principaux partenaires commerciaux de la France au sein de la zone euro, ont connu le même sort en 2022. Sur les neuf premiers mois de l’année, sous l’effet notamment de la flambée de la facture énergétique, l’excédent de l’Allemagne a diminué de moitié (- 100 Md EUR) et celui de l’Italie a fondu (-69 Md EUR) pour se transformer probablement en déficit sur l’ensemble de 2022.

En matière de progression des exportations, sur les neuf premiers mois de l’année, la France était au même niveau, avec + 20 %, que l’Italie (+ 21 %) mais mieux que l’Allemagne (+ 15 %). Elle était en revanche à la traîne du Royaume-Uni (+ 23 %) et de l’Espagne (+ 25 %).

Un déficit structurel qui s’est aussi aggravé

Mais au-delà des circonstances conjoncturelles, qui devrait s’estomper en partie en 2023 avec la remise en route d’une bonne partie du parc nucléaire (la France réexporte de l’électricité depuis le début de l’année), le déficit structurel demeure, et il s’est aggravé, certes plus modérément. Ainsi, concernant les échanges de biens, hors énergie et hors matériel militaire, le déficit a atteint – 74 Md EUR en 2022, 9 Md de plus qu’en 2021 (- 63 Md EUR).

Le ministre en a rappelé les deux principales causes, comme ses prédécesseurs avant lui, et les mesures mises en place par le gouvernement pour y répondre.

La première est la désindustrialisation des années 90 et 2000. « Ce que nous ne produisons plus, nous ne pouvons plus l’exporter » a déclaré le ministre, rappelant une évidence. Le gouvernement essaye d’inverser la tendance, notamment avec le plan France 2030 et ses 30 Md EUR de financement, et la politique industrielle que porte le ministère de l’Economie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Mais « cela prend du temps » pour donner des résultats.

Les performances par secteur en 2022

Aéronautique et spatial : + 21 % (import : + 33 %)
Excédent : + 23 Md EUR (+21 Md EUR en 2021)

Textile-habillement-cuir : + 21 % (import : + 23 %)
Déficit : – 11 Md EUR (- 8 Md en 2021)

Métallurgie : + 21 % (import : + 23 %)
Déficit : – 16 Md EUR

Agriculture, agroalimentaire : + 19 % (import : + 18 %)
Excédent : + 10 Md (+ 8 Md en 2021)

Chimie, parfum, cosmétique : + 18 % (import : + 30 %)
Excédent : + 12 Md EUR (+ 15 Md en 2021)

Automobile : + 9 % (import : + 10 %)
Déficit : – 20 Md EUR (- 18 Md en 2021)

 Pharmacie : + 8 % (import : + 8 %)
Excédent :+ 3 Md EUR (+ 3 Md en 2021)

Biens d’équipement : + 13 % (import : + 13 %)
Déficit : -43 Md EUR (- 39 Md en 2021)

Des signes positifs commencent toutefois à émerger, comme la création de nouveau sites et d’emplois industriels, dont le nombre est supérieur à ceux qui sont détruits. Olivier Becht a notamment cité l’investissement de ST Microelectronics dans une unité de semi-conducteurs à Crolle, en Isère, ou les sites de production de lithium qui se créent dans l’Allier et le Bas-Rhin.

Dans ce contexte, le fait que la France se soit hisser numéro 1 en termes d’attractivité des investissements directs étrangers en Europe est une bonne chose, mais il faudra « s’y maintenir » a indiqué Olivier Becht.

Reste le deuxième facteur de ce déficit structurel, qui relève davantage du ministre du Commerce extérieur : le nombre insuffisant de PME et ETI exportatrices et le volume insuffisant de leurs exportations. « Nos PME constituent 98 % des entreprises exportatrices mais seulement 13 % des exportations » a-t-il rappelé.

Des annonces dans les prochaines semaines

Sur ce front, il y a de bonnes nouvelles : le nombre d’entreprises exportatrices ne cesse de progresser depuis deux ans, atteignant aujourd’hui 144 400, 14 000 de plus.

Le ministre y voit l’impact positif de la Team France Export, dispositif qui rassemble depuis 2018 les Régions, Business France, les CCI, Bpifrance, les CCE et des partenaires autour d’un « guichet unique » des aides à l’export et d’une offre d’accompagnement dans la durée des entreprises. « Mais cela reste insuffisant car il en faut davantage, et il faut que les entreprises qui exportent augmentent leurs exportations et leurs parts de marché » a indiqué le ministre, résumant ainsi les principales orientations de sa stratégie.

En réponse à une question sur les priorités géographiques de sa politique de commerce extérieur pour les entreprises, Olivier Becht a laissé entendre qu’il n’en donnerait pas. « C’est aux entreprises de déterminer leurs cibles, a-t-il argumenté. Ce que je leur dis c’est ‘ayez le monde comme horizon ».

En réponse à une question du Moci sur ce qu’il pensait des rapports parlementaires récemment publiés appelant à un renforcement de la stratégie de commerce extérieur*, Olivier Becht a indiqué que des annonces seraient faites dans les prochaines semaines concernant la politique de commerce extérieur et la Team France Export. « Je salut le travail des parlementaires, a-t-il indiqué. Certaines propositions sont intéressantes et recoupent nos réflexions. Nous reviendrons vers vous avec des propositions très concrètes. ». Selon lui, il s’agit ni plus ni moins que de « s’attaquer dans le dur à cette partie structurelle du déficit ».

Christine Gilguy

* Outre le rapport d’information des députés Charles Rodwell et Sophia Chikirou présenté le 21 février à la Commission des Affaires économique, un second rapport émanant de la Délégation sénatoriale aux entreprises et intitulé « Commerce extérieur : l’urgence d’une stratégie publique pour nos entreprises », devait faire l’objet d’un débat au Sénat en présence d’Olivier Becht, en fin d’après-midi le 7 février.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/11/resorber-le-deficit-commercial-de-la-france-des-raisons-d-y-croire.html

 

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