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Les domaines skiables (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les domaines skiables (suite)
Les domaines skiables (suite)

Ski Debrief : un hiver « d’anthologie » après la crise

Ski Debrief : un hiver « d’anthologie » après la crise - GROUPE ECOMEDIA (groupe-ecomedia.com)

Patricia REY | 7 Avr 2022

 

Les acteurs du tourisme se sont réunis, le 4 avril, à La Plagne, pour dresser un premier bilan de l’hiver, plutôt remarquable après une saison noire. Mais l’avenir pourrait s’assombrir avec un possible recul des investissements.

«On est passé de l’obscurité à la lumière, après une saison noire », annonce d’entrée de jeu Vincent Rolland, coprésident de L’Agence Savoie Mont Blanc, en préambule de ce 25e Ski Debrief. Et Jean‑Luc Boch, président de l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), de lancer un rien revanchard : « On nous a rebattu les oreilles qu’il fallait changer de modèle, mais ce qui attire le monde, c’est le ski alpin ! »

+18 % des ventes et des locations en magasin

La preuve en chiffres. À commencer par les magasins de ski, qui enregistrent, au 15 mars, une croissance de 18 % de leur chiffre d’affaires par rapport à 2019-2020, à la vente comme à la location. De quoi redonner la banane aux loueurs.

Pour autant, Julien Gauthier, vice-président de l’Union sport & cycle (USC), organisatrice de l’événement, évoque « une saison sur le fil », en raison de la flambée de la pandémie en décembre et janvier, qui a fait craindre de nouveau une fermeture des domaines skiables. S’y ajoutent les difficultés sans précédent des entreprises à recruter et la covid à gérer.

« La fréquentation a augmenté, mais aussi les tendances de consommation dans les magasins, avec des paniers moyens en hausse. Les gens avaient envie de se faire plaisir et ont privilégié le meilleur matériel », observe Julien Gauthier.

Même constat du côté du groupe Skiset, dont il est également le directeur du développement et qui totalise plus de 700 magasins dans les stations françaises sous quatre enseignes (Skiset, Netski, Go Sport Montagne, Skimium)  : « Les magasins en station de moyenne montagne ont performé, alors que ceux en altitude (Val d’Isère, Tignes, Val Thorens…) ont souffert de la baisse des clientèles étrangères jusqu’à la mi-janvier. Mais la saison n’est pas terminée. Les réservations jusqu’à fin avril se présentent bien. »

Nouvelle clientèle de 20-30 ans

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Plutôt de bon augure : les professionnels ont vu apparaître une néoclientèle de 20-30 ans dans tous les massifs. « Des primoskieurs citadins venus découvrir la montagne plusieurs fois dans l’hiver plutôt que d’aller passer un week‑end à Barcelone », souligne le vice-président de l’USC. Mais cette nouvelle clientèle continuera-t-elle à venir dans les stations une fois la situation revenue à la normale ?

Ce renouvellement et un tourisme tricolore ont fait la différence cet hiver, comme l’atteste l’activité des Écoles du ski français (ESF). « Elles devraient finir l’hiver en hausse de 5 à 10 %, avec une forte augmentation des cours particuliers, en janvier notamment », rapporte leur président, Éric Brèche, qui relève +36 % des ventes de cours en ligne comparativement à 2019-2020.

« Les images de montagne diffusées l’hiver dernier ont boosté la fréquentation, et la neige a fait rêver », assure le patron des ESF.

Le ski nordique s’inscrit dans la foulée de 2020-2021, réalisant sa deuxième meilleure saison historique« La forte croissance des préventes montre que nous avons réussi à fidéliser les clientèles de l’hiver dernier », se félicite Marine Michel, présidente de Nordic France. À ce jour, les redevances atteignent 13 millions d’euros, contre 10 en moyenne (et 19,7 M€ en 2021).

Meilleure fréquentation

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Quant aux stations, leur fréquentation (62,2 %) progresse légèrement de 0,5 % par rapport à 2019-2020, tous massifs confondus (64 % dans les Alpes du Nord, +0,2 %), après le choc de l’hiver dernier. Côté hébergements, les hôtels et meublés tirent leur épingle du jeu, enregistrant chacun +10 %, à l’inverse des clubs et résidences de tourisme (-4 %). « La clientèle a privilégié les hébergements individuels, jugés moins à risque en période de covid », analyse Patrick Provost, président de l’Observatoire des stations de montagne de l’ANMSM.

Mais si tous les indicateurs sont au vert, tout comme ceux de Domaines skiables de France (DSF) qui affiche +1 % de journées skieurs par rapport aux trois années skiées précédentes (+4 % comparativement à 2019-2020) – avec toutefois 0 % en Savoie et -2 % en Haute-Savoie –, les exploitants de domaines skiables sont inquiets.

Hausse du prix du forfait de ski

Au-delà de la pénurie de personnel qui a engendré des fermetures de remontées mécaniques cet hiver, ils subissent de plein fouet la hausse des coûts de l’énergie – notamment de l’électricité – et des matières premières qui fait flamber la facture. Yves Dimier, président de la commission “économie” de DSF, anticipe « un impact sur les investissements futurs ». Les opérateurs prévoient déjà de répercuter la hausse par une augmentation du prix du forfait de 5 %. Sur fond d’inflation et de guerre en Ukraine.

De plus, les collectivités, qui financent en partie les équipements, n’ont toujours pas reçu un centime de l’État, après un hiver 2021 à l’arrêt. « On ne sait toujours pas comment on va boucler nos budgets et on nous répond : “On verra après la présidentielle” », déplore Jean-Pierre Rougeaux, secrétaire général de l’ANMSM.

Et que dire du recrutement dans les années à venir, quand le défaut de main-d’œuvre crée des dysfonctionnements dans toutes les activités ? Des initiatives voient le jour entre différents opérateurs pour donner du travail à l’année aux saisonniers. Mais la route est encore longue, « car ces derniers, fragilisés pendant la crise, ont préféré changer de métier, choisissant d’autres secteurs », pointe Stéphanie Dayan, secrétaire nationale de la CFDT Services. « On doit proposer un emploi, un salaire, mais aussi une qualité de vie », enchaîne Fabrice Pannekoucke, président d’Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme. Un avis partagé par Catherine de Bruyne, représentante du GNI, pour qui « il est nécessaire de repenser la saisonnalité. »


Patricia Rey

©Sylvain Flaugère

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/02/la-france-en-haut-des-sommets.html

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Les diplômes français, deuxièmes plus prisés au monde

Publié le par Jacques SAMELA.

Les diplômes français, deuxièmes plus prisés au monde
Les diplômes français, deuxièmes plus prisés au monde

Les diplômes français seraient les deuxièmes plus prisés au monde, selon The Times

https://start.lesechos.fr/apprendre/universites-ecoles/les-diplomes-francais-seraient-les-deuxiemes-plus-prises-au-monde-selon-the-times-1366696#xtor=CS1-27

Publié le 24 nov. 2021

La 11e édition du classement mondial des universités les plus performantes en matière d'employabilité du Times Higher Education vient de paraître. La France maintient sa seconde place. Le classement des établissements français sur ce critère rebat les cartes des traditionnels classements écoles.

 

Les jeunes diplômés français peuvent se targuer d'être parmi les plus attractifs aux yeux des entreprises du monde. C'est ce que révèle le classement annuel universitaire mondial de l'employabilité réalisé par le cabinet Emerging. Près de 11.000 managers opérationnels dans 22 pays ont participé à l'enquête et le résultat est sans appel : les universités et grandes écoles françaises sont celles, pour une deuxième année consécutive , qui récoltent le plus de votes (7,32 %) ex aequo avec le Royaume-Uni (7,29 %), loin cependant derrière les établissements américains.

La mappemonde universitaire a subi quelques changements post-Covid : en 2021, les universités chinoises ont enfin trouvé leur place dans le Top 5, alors que les Pays-Bas débarquent à la dixième position.

Indétrônable MIT

En première place du podium, loin devant ses cousins européens, les établissements américains sont cités par 25,41 % des sondés. Parmi les dix premières universités les plus « employables », six sont américaines dont les deux têtes de classe que sont le MIT et CalTech, célèbres réservoirs à talents de la Tech.

L'Hexagone compte 16 établissements au top 250. Centrale Supélec - Paris Saclay est la mieux lotie (stable à la 22e place) suivie de près par HEC Paris, à la 25e, et Polytechnique, à la 30e. A noter : l'emlyon Business School (38) domine toutes ses concurrentes écoles de commerce comme l'Edhec (58), l'Essec (80) ou encore l'ESCP (91)… et arrive juste devant les Mines ParisTech (40), et même devant l'ENS (51) qui perd cette année 17 places. Preuve que lorsque le curseur est mis sur l'employabilité au niveau international, les cartes sont rebattues.

Le triomphe des « soft skills »

Et côté compétences ? En 2020, les entreprises valorisaient d'abord l'excellence académique comme première qualité chez les jeunes diplômés. En 2021, ce sont les « graduate skills » qui les détrônent, c'est-à-dire : le leadership, l'adaptabilité, l'autonomie, le volontarisme… Bref, tout ce qui ne s'apprend pas de façon traditionnelle ou magistrale, si l'on en croit l'étude menée par le cabinet Emerging auprès des employeurs. Ce qui démontre que l'enseignement supérieur a un véritable pli à prendre dans son contenu pédagogique pour répondre aux besoins du marché du travail.

Juste après, les entreprises recherchent quand même des « hards skills », en deuxième position devant l'expérience professionnelle qui rétrograde d'une place. Des compétences techniques précises qui vont contribuer à la « performance digitale » sont particulièrement valorisées, tout comme les universités qui ont totalement intégré cette nouvelle donne, y compris dans leur façon d'enseigner.

 « On arrive à une sorte de combinaison qui confirme l'accélération forte de la tendance des années passées : un besoin accru de spécialités techniques, mais aussi des soft skills, qui sont essentielles pour affronter les changements à venir sur le marché », explique Sandrine Belloc, cofondatrice du cabinet Emerging.

Finalement, en 2021, on valorise moins l'excellence académique sur le CV que les compétences réelles et l'expertise. Selon l'enquête qualitative du cabinet Emerging, voici ce qu'il faudrait noter sur votre profil Linkedin : conscience sociale et culturelle, empathie, créativité si vous voulez augmenter votre employabilité à long terme ; initiative, pensée critique et curiosité si vous cherchez à faire vos premiers pas sur le marché du travail.

Camélia Echchihab

 

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Brevets (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Brevets (suite)
Brevets (suite)

Brevets : malgré un léger recul, la France maintient son rang en Europe

https://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/brevets-malgre-un-leger-recul-la-france-maintient-son-rang-en-europe-1398405

Pauline Verge / Publié le 5 avr. 2022

Avec 10.537 demandes déposées auprès de l'Office européen des brevets en 2021, la France conserve la deuxième place des pays européens les plus innovants. Particulièrement dynamique, le secteur des transports.

 

L'Hexagone conserve sa place de deuxième pays européen le plus innovant. En 2021, les entreprises et les instituts de recherche français ont déposé 10.537 demandes de brevets, derrière l'Allemagne (25.969 demandes) et devant la Suisse (8.442 demandes), indique l'Office européen des brevets (OEB) dans son baromètre publié ce mardi. Après une performance remarquée en 2020, lorsque les demandes de brevets françaises étaient reparties à la hausse malgré la pandémie, l'année 2021 est marquée par un léger recul (-0,7 %) en France.

Les chiffres français témoignent en réalité « d'un retour à la normale », après une forte hausse des demandes dans le secteur de la pharmacie en 2020, tirées vers le haut par la pandémie, analyse Yann Ménière, économiste en chef à l'OEB.

A l'échelle mondiale, ce constat s'inverse : le « trou d'air » observé en 2020 (- 0,7 % par rapport à 2019) a été compensé par une augmentation plus forte en 2021. En hausse de 4,5 % par rapport à l'année précédente, les 188.600 demandes de brevets déposées dans le monde auprès de l'OEB marquent ainsi un nouveau record.

Le secteur des transports investit dans la transition écologique

Les inventeurs français ont été particulièrement actifs dans les domaines des transports (1009 demandes, en hausse de 0,4 %), devant les technologies médicales (719 demandes, en baisse de 3 %) et l'informatique (669 demandes, en hausse de 5,5 %). « On observe dans le secteur des transports une réallocation des investissements de recherche, avec une baisse de la voilure sur les moteurs thermiques et une forte dynamique autour des véhicules intelligents et des véhicules hybrides », pointe Yann Ménière.

Ford met le paquet dans la voiture électrique en Europe

Le dynamisme du secteur s'explique également par un « boom » de l'innovation dans l'aéronautique, là encore vers des technologies liées à la décarbonation des appareils. Safran confirme cette tendance en s'imposant comme l'entreprise française à l'origine du nombre le plus important de demandes de brevets (540 demandes, soit 27,4 % de plus qu'en 2020). A la deuxième place, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) mène la danse du côté des organismes de recherche.

A l'échelle internationale, l'Europe est à l'origine de 44 % des demandes de brevets. Le classement est dominé par les Etats-Unis, mais aussi de plus en plus par les pays asiatiques. « Pour la première fois, les demandes cumulées de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud dépassent celles des Etats-Unis », souligne l'économiste en chef à l'OEB. En cause, le dynamisme de ces pays dans les secteurs des technologies numériques et des technologies digitales, au sein desquels ils jouent un rôle moteur.

Les trois entreprises qui ont déposé le plus de demandes de brevet dans le monde sont d'ailleurs des sociétés asiatiques qui évoluent toutes dans ces secteurs, à savoir Huawei (3.544 demandes), Samsung (3.439 demandes) et LG (2.422 demandes).

 

 

«Un puissant pôle d’innovation émerge en Asie », pointe Yann Ménière, de l’Office européen des brevets

«Un puissant pôle d’innovation émerge en Asie », pointe Yann Ménière, de l’Office européen des brevets (industrie-techno.com)

FRÉDÉRIC MONFLIER / Publié le 05/04/2022

 

L’Office européen des brevets (OEB) publie son baromètre annuel de l’innovation sur le territoire européen. Chef économiste à l’OEB, Yann Ménière souligne la montée en puissance du bloc asiatique, en particulier dans le numérique.

Industrie & Technologies : la demande de brevets auprès de l’OEB a progressé de 4,5% en 2021. Cette croissance est-elle particulièrement dynamique ?

Yann Ménière : Elle est supérieure à la croissance tendancielle de 2 à 3% sur la décennie. Mais elle marque en réalité un retour à la normale, après le tassement causé par la pandémie l’an dernier. Les investissements en R&D s’inscrivent sur le long terme et sont donc peu sensibles aux conjonctures comme une crise sanitaire. Les crises économiques font exception car elles amputent les budgets.

Quelles sont les grandes tendances que vous observez ?

Un pôle d’innovation puissant, porté par la vague du numérique, émerge en Asie, principalement en Chine (+23,8% cette année et un quadruplement en dix ans) et en Corée du Sud. Pour la première fois, le cumul des demandes provenant du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud dépasse celui des Etats-Unis. La tectonique des plaques a bougé. Par ricochet, la part de l’Europe baisse relativement, malgré sa croissance - quoique modérée - dans l’absolu.

Concernant la Chine, Huawei est devenu le premier demandeur de brevets en Europe en 2021 (succédant à Samsung, ndlr, désormais deuxième) et les demandes liées à l’IA et à la reconnaissance d’image ont doublé par rapport à 2020. L’Europe est plus spécialisée dans les industries traditionnelles, notamment les transports. Les efforts en R&D sont réalloués aux véhicules électriques et intelligents, au détriment des véhicules traditionnels.

Tous pays confondus, l’aéronautique a enregistré une forte augmentation de 22,9 %, liée à la transition énergétique et aux recherches sur les biocarburants, l’hydrogène et l’électrique. La France se distingue avec Safran (540 demandes, +27,4%)

L’OEB considère la France comme le deuxième pays européen le plus innovant, après l’Allemagne. Comment l’analysez-vous dans le détail ?

Les reports et les ajustements dus à la pandémie étant difficiles à déchiffrer, le bilan de ces deux dernières années est positif, malgré un léger recul en 2021(-0,7%). Le diagnostic européen s’applique à la France et les secteurs habituels sont en tête, dont le transport et le médical. Si la croissance dans le transport est faible (+0,4%), la propulsion électrique connaît une hausse de 16 % par exemple. L’industrie médicale et les biotechnologies sont quant à elles à la baisse, après le pic de 2020 consécutif à la crise sanitaire.

En revanche, l’évolution est forte (+5,5%) dans le numérique. Voilà le signe  que l’ensemble de l’industrie française accomplit sa transition numérique, les technologies informatiques étant diffuses.

L’Île de France concentre presque deux tiers des demandes de brevets en France. Quelle est votre explication ?

En Europe, l’Île de France occupe même la deuxième place, derrière la Bavière. Elle forme un hub de classe mondiale caractérisé par la grande variété des acteurs – industries, milieux académiques et start-ups – et des domaines techniques. C’est son originalité.

Les autres régions françaises sont plus spécialisées : l’industrie pharmaceutique à Lyon, l’électronique et les semi-conducteurs à Grenoble, avec la présence du CEA et de ST Microelectronics. La région Occitanie, où sont implantés Safran, Airbus et tout un écosystème, est quant à elle motrice (+23,2%) dans les innovations visant à décarboner le secteur aéronautique.

De façon générale, ces demandes de brevet se soldent-elles par du concret ?

D’après l’enquête que nous avons conduite auprès de PME européennes ayant déposé des demandes de brevets à l’OEB, deux tiers de ces inventions sont commercialisées ou industrialisées. La proportion n’est plus que d’un tiers pour les universités, mais ce n’est pas surprenant : la recherche s’effectue beaucoup plus en amont et s’avère plus risquée.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/04/france-brevets-valorisation-a-la-francaise.html

 

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Les deeptech (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les deeptech (suite)
Les deeptech (suite)

RECORD DE CRÉATIONS ET DE FINANCEMENT DE START-UP DEEPTECH EN 2021

https://vipress.net/record-de-creations-et-de-financement-de-start-up-deeptech-en-2021/

Publié par Frédéric Fassot | 21 Mar 2022 | 

 

Bpifrance estime qu’en 2021, près de 250 start-up deeptech ont été créées en France, en hausse de 26% par rapport à 2020. Ces créations sont portées par le secteur de la santé, qui représente près de 40% des nouvelles start-up deeptech, mais aussi par l’industrie pour 20%. Si cette tendance se poursuit, l’objectif de 500 start-up deeptech annuelles sera atteint dès fin 2024.

Les start-up deeptech sont celles dont la raison d’être repose sur une innovation de rupture, telles qu’à leur démarrage pour celles qui nous concernent Soitec*, Sequans, Navya, Carmat**, Devialet***, Ekinops, ou plus récemment Aledia.

En 2021, la dynamique deeptech, portée par l’ensemble des acteurs, s’est accélérée sur l’ensemble du territoire, à la fois en termes d’émergence, avec près de 250 start-up créées en 2021, et de croissance : les montant levés sur l’année enregistrent une hausse de 90% par rapport à 2020.

Le Plan deeptech a été lancé en janvier 2019 avec l’objectif de faire de la France un acteur majeur de l’innovation de rupture à l’échelle internationale. Ce plan, doté de 3 milliards d’euros d’ici 2025 se déploie selon trois axes : stimuler la création avec un objectif annuel de 500 start-up deeptech créées, accompagner la croissance et construire les leaders industriels de demain avec pour objectif l’émergence de 10 licornes deeptech d’ici 2025 et 100 sites industriels par an à l’horizon 2030, dynamiser les écosystèmes d’innovation sur les territoires et par filière.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2022/03/Deeptech1.jpg

Si certaines start-up deeptech, nées dans les années 1990 sont devenues des ETI leaders internationaux comme Soitec (matériaux pour semiconducteurs) ou Withings**** (santé connectée), d’autres, plus récentes, connaissent actuellement une trajectoire d’hypercroissance, portées par la dynamique du capital investissement. Les deeptech représentent ainsi près du quart du Next 40, et comptent 5 licornes dont, très récemment Exotec (robotique industrielle). Par ailleurs, la France compte 102 sites ou démonstrateurs industriels issus de start-up deeptech, et 62 sont en projet. En 2021, la start-up Lhyfe***** a par exemple inauguré sa première usine de production d’hydrogène renouvelable en Vendée. Les start-up deeptech représentent aujourd’hui 24 000 emplois directs.

Dès 2022, les moyens alloués à la deeptech se verront considérablement renforcés dans le cadre du programme France 2030. Le plan Start-up et PME industrielles va ainsi mobiliser, entre 2022 et 2026, 2,3 milliards d’euros à travers des dispositifs d’aides, prêts et investissement, tout au long de la vie des start-up (notamment deeptech) pour leur permettre d’industrialiser leurs innovations de rupture et créer à terme 100 sites industriels par an.

« Tous les voyants de la deeptech sont au vert, avec une mobilisation sans précédent des acteurs de l’écosystème sur l’ensemble du continuum pour faire émerger, financer, accompagner les projets des entrepreneurs qui construisent aujourd’hui la France de demain. Les deeptech impactent déjà le tissu industriel et économique. Avec France 2030, elles vont bénéficier de moyens supplémentaires massifs pour devenir des leaders économiques et industriels », commente Paul-François Fournier, directeur exécutif Innovation de Bpifrance.

Avec plus de 2,3 milliards de fonds levés par les start-up deeptech (+90% par rapport à 2020), 2021 a été une année record en termes d’investissement. Bpifrance joue un rôle structurant en intervenant directement ou indirectement dans 70% des levées de fonds depuis 2019. En 2021, Bpifrance a déployé ses dispositifs de financement pour près de 553 start-up deeptech, pour des montants en hausse de 80%. Au global, près de 90% des start-up deeptech françaises ont déjà bénéficié d’une aide à l’innovation de Bpifrance.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2022/03/Deeptech2-170322.jpg

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/05/soite-une-reponse-francaise-et-europeenne.html

** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

*** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/devialet-une-pepite-francaise-a-l-ecoute.html 

**** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/04/withings-reconnexion-francaise.html

***** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html

 

L’accélération fulgurante de la deeptech

 https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/lacceleration-fulgurante-de-la-deeptech-2022-03-21-81029?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NL_mar_20220322&utm_medium=email

Le 21 mars 2022

En 2021, les jeunes pousses de la deeptech ont levé quelque 375 millions d’euros auprès de Bpifrance.

Les technologies et innovations de rupture, à l’origine de l’appellation deeptech, ont le vent dans le dos. Mieux, les start-up de ce secteur florissant se multiplient et décrochent des financements toujours plus importants, notamment de la part des deniers publics. Et Bpifrance se place en pointe de ces investissements publics massifs, pour des technologies qui doivent façonner le monde de demain.

En 2019, le gouvernement lance le plan deeptech, avec Bpifrance à la manœuvre. L’objectif : favoriser la création annuel de 500 start-up porteuses d’innovations disruptives d’ici à 2025, grâce à une enveloppe de 3 milliards d’euros. Depuis, le plan progresse à vitesse grand V. En 2021, la banque publique d’investissement a tenu son rôle crucial en déployant un financement total record de 569 millions d’euros. Soit 80 % de plus qu’en 2020 ! Selon le bilan publié par Bpifrance ce 15 mars, ces fonds ont profité à 553 start-up en tout genre. S’agissant du secteur précis de la deeptech, Bpifrance a fourni 375 millions d’euros de fonds. Et 250 jeunes pousses ont vu le jour en 2021, soit une hausse de 25 % par rapport aux 200 créations de 2020. À ce rythme, l’objectif de 500 créations d’entreprises par an pour le secteur sera atteint en 2024. Le domaine compte aujourd’hui 504 start-up dans l’hexagone.

Ambition publique

« En 2021, nous avons fait des investissements à hauteur de 375 millions d’euros en direct dans les start-up deeptech et de 401 millions en souscription dans des fonds », résume Paul-François Fournier, directeur exécutif de Bpifrance Innovation. La France l’a bien compris, pour combler le retard qu’elle accusait en matière de technologies innovantes, il faut investir massivement et fournir des capitaux de départ indispensables aux jeunes entreprises prometteuses pour que celles-ci trouvent leur marché. Et le plan de relance France 2030, annoncé par le gouvernement d’Emmanuel Macron en réaction à la crise sanitaire, devrait alimenter et amplifier la dynamique.

« Il y a un terreau fertile en France », affirme le directeur de Bpifrance Innovation, qui ambitionne d’attirer toujours plus de jeunes entrepreneurs innovants vers les technologies de demain. Pour peut-être lancer la trajectoire ascendante de futurs leaders ou pionniers de leur secteur.

Secteur d’avenir

L’intérêt pour le secteur grandit bel et bien : selon la Bpi, le nombre de candidatures à son concours i-PhD a explosé de 75 % en un an. Ce concours vise à récompenser les jeunes chercheurs porteurs de projets entrepreneuriaux mobilisant des technologies de rupture. La deeptech s’affirme partout en France, notamment grâce à la création de Sociétés d’accélération du transfert de technologies (Satt) au sein de la plupart des régions. De fait, 80 % des start-up deeptech sont basées en régions et Bpifrance entretient une dynamique d’entraide via sa structure « la communauté DeepTech », qui regroupe les 504 start-up recensées à ce jour.

Les prochains grands objectifs de la banque publique d’investissement : « dix licornes deeptech d’ici à 2025 » (il en existe déjà 5 : OVHcloud, Exotec, Owkin, Ledger, Shift Technology) et « la création de 100 sites industriels par an à l’horizon 2030 ».

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html

 

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Le biomimétisme (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme (suite)
Le biomimétisme (suite)

Vers le développement de poumons artificiels grâce à l’anole brun

Le développement particulier des poumons de ce petit animal pourrait aider à la conception de poumons synthétiques.

https://trustmyscience.com/developpement-particulier-poumons-anole-brun-pourrait-servir-ingenierie-poumons-artificiels/

 

Claire Manière·27 décembre 2021

La fonction du poumon est étroitement liée à son anatomie structurelle, qui varie considérablement d’un vertébré à l’autre. Une nouvelle étude de l’université de Princeton montre comment l’anole brun, une espèce de sauriens, résout l’un des problèmes les plus complexes de la nature — la respiration — avec une extrême simplicité. Alors que les poumons humains se développent pendant des mois et des années en structures arborescentes, ceux de l’anole se développent en lobes grossiers en quelques jours seulement. Et parce qu’ils se forment rapidement en s’appuyant sur des processus mécaniques simples, les poumons de ce saurien pourraient être exploités pour la conception de poumons artificiels.

« Des organismes différents ont des structures d’organes différentes […], et nous pouvons en apprendre beaucoup », a déclaré dans un communiqué Celeste Nelson, professeur de bio-ingénierie et chercheur principal de l’étude. « Si nous apprécions le fait qu’il y ait beaucoup de biodiversité que nous ne pouvons pas voir, et que nous essayons d’en tirer parti, alors nous — en tant qu’ingénieurs — aurons plus d’outils pour relever certains des grands défis auxquels la société est confrontée », ajoute-t-il. Ceci afin de pouvoir, par exemple, régénérer ou concevoir des tissus pulmonaires.

Il est intéressant de noter que dans la théorie de l’évolution lamarckienne, la fonction d’un organe dicte sa forme. Par conséquent, la physiologie de nombreux systèmes organiques montre, à travers l’arbre de l’évolution, une conservation de l’anatomie sous-jacente. Les poumons, cependant, sont radicalement différents selon les classes de vertébrés. Les poumons des mammifères et des oiseaux sont structurés en compartiments tissulaires distincts, qui séparent physiquement la conduction de l’air (par les bronches ou les sacs aériens, respectivement) de l’échange gazeux (par les alvéoles, ou les parabronches chez les oiseaux).

En revanche, les poumons de nombreux reptiles sont de simples sacs dans lesquels la conduction et les échanges gazeux ont lieu dans la même chambre anatomique. On pensait que le flux d’air unidirectionnel nécessitait l’anatomie complexe du poumon parabronchique, jusqu’à la récente découverte de schémas de flux unidirectionnels dans des poumons simples en forme de sac du lézard iguane vert. Les chercheurs supposent alors que ce modèle de flux d’air dépend en partie de la structure unique en forme de nid d’abeille de la paroi du poumon du lézard.

Le développement du poumon chez les sauriens : un mécanisme physique simple

Les auteurs de l’étude comparent le processus mécanique — très simple et inhabituel — du poumon de l’anole brun à une balle anti-stress en maille. Quelques jours après le début de son développement, le poumon du lézard se présente comme une membrane creuse et allongée, entourée d’une couche uniforme de muscles lisses. Au cours du développement, les cellules pulmonaires sécrètent du liquide, la membrane interne se gonfle alors, puis s’amincit lentement. La membrane exerce une pression sur le muscle lisse, qui se resserre et s’écarte en faisceaux de fibres, lesquels forment un maillage en forme de nid d’abeille. La membrane se déploie à travers les interstices, créant la surface nécessaire aux échanges gazeux. L’ensemble du processus prend moins de deux jours et se termine dans la première semaine d’incubation.

Le poumon du lézard se forme rapidement par un processus mécanique simple : à mesure que le liquide remplit le poumon en développement, la membrane interne pousse contre le tissu musculaire lisse. Le muscle se sépare en un maillage en forme de nid d’abeille et la membrane se déploie à travers les interstices, créant la surface nécessaire aux échanges gazeux. © Celeste Nelson, Michael Palmer et al. 2021.

Pourquoi l’anole brun ? L’étude du développement du poumon d’un reptile était une grande première. Alors que les alligators se révélaient trop agressifs et que les anoles verts refusaient de se reproduire, Michael Palmer (co-auteur de l’étude) a pu capturer des anoles bruns sauvages au nord de la Floride en 2019. Il les a ensuite ramenés à Princeton, où les vétérinaires et le personnel des ressources animales de l’université ont aidé l’équipe à établir une installation permanente pour les anoles.

Michael Palmer a alors commencé à observer les œufs pour cartographier le développement pulmonaire de l’organisme. En collaboration avec Andrej Košmrlj, professeur adjoint de génie mécanique, et Anvitha Sudhakar, étudiant diplômé, Palmer a utilisé ses observations pour construire un modèle informatique du poumon et comprendre sa physique. « Nous étions curieux de savoir si nous pouvions apprendre quelque chose sur les bases du développement du poumon en étudiant un poumon aussi simple », a-t-il déclaré. Bien qu’il était déjà connu que le muscle lisse joue un rôle de sculpture dans d’autres systèmes, la nouvelle observation s’est révélée utile et facile à mettre en œuvre.

En effet, le processus est suffisamment simple pour que Palmer puisse utiliser son modèle informatique pour construire une réplique fonctionnelle en laboratoire. Les chercheurs ont moulé la membrane à l’aide d’un matériau en silicone appelé Ecoflex™, couramment utilisé dans l’industrie cinématographique pour le maquillage et les effets spéciaux. Ils ont ensuite entouré ce silicone de cellules musculaires imprimées en 3D, afin de créer le même type d’ondulations dans le silicone gonflé que celles que Palmer avait trouvées dans l’organe vivant. Si le système fabriqué n’a pas atteint la complexité totale du système vivant, il s’en est approché.

Source : Science

 

FinX lève 5 millions d’euros pour poursuivre son développement

https://www.latribune.fr/supplement/la-tribune-now/finx-leve-5-millions-d-euros-pour-poursuivre-son-developpement-898736.html?utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1643710902-2

La Tribune Partenaire 01 Févr 2022

 

La jeune pousse parisienne réalise actuellement un deuxième tour de table. Ces fonds supplémentaires lui permettront de passer à l’industrialisation et à la commercialisation de sa technologie de rupture : un moteur de bateau 100 % électrique, qui s’inspire des nageoires des poissons.

https://static.latribune.fr/full_width/1852443/finx.jpg(Crédits : DR)

Depuis sa création en 2019 par Harold Guillemin, FinX a déjà rencontré plusieurs succès auprès d'investisseurs et de spécialistes. De fait, six mois après sa création, la jeune pousse, incubée à CentraleSupélec, est parvenue à lever des fonds auprès de business angels, mais aussi en remportant le concours d'innovation i-Lab de Bpifrance et en obtenant le label "Deep Tech", lui permettant l'octroi de subventions supplémentaires. Au total, plus de 1 M€ a été récolté au cours de ce premier tour de table. Quelques mois plus tard, en septembre 2020, FinX remporte le concours 10 000 startups pour changer le monde, dans la catégorie Start -pépites en phase d'amorçage, organisé par La Tribune.

Puis en 2021, dans la lignée d'i-Lab, FinX décroche le prix d'innovation I-Nov pour accélérer son développement. Il faut dire que FinX a de grandes ambitions : révolutionner le nautisme grâce à son moteur de bateau 100 % électrique. La particularité de cette innovation est qu'elle s'inspire du mouvement des nageoires des poissons, dans laquelle l'hélice est remplacée par une membrane ondulante. De quoi éviter les accidents humains et les nuisances pour la faune marine. « Nous avons adapté à la propulsion nautique une technologie bio-inspirée provenant des pompes médicales. Notre moteur est complètement sécurisé, il est plus silencieux que son équivalent thermique et ne rejette aucun gaz à effet de serre, étant électrique », explique le fondateur de la société, qui compte une dizaine de collaborateurs.

Financer l'industrialisation de son innovation de rupture

Si la preuve de ce concept a déjà été réalisée, les prochaines étapes consistent à lancer l'industrialisation et la commercialisation de son premier modèle, baptisé le Fin5. Doté d'une puissance de deux kilowatts (équivalent en poussée à un moteur thermique de cinq chevaux), il est utilisé sur des petites embarcations et voiliers allant jusqu'à 3 tonnes naviguant en eau douce et salée. Les phases suivantes sont prévues dans le courant de l'année prochaine.

Pour ce faire, FinX effectue actuellement une levée de fonds de 5 millions d'euros auprès de ses investisseurs historiques et de fonds d'investissement séduits par sa technologie de rupture. Ces capitaux supplémentaires vont notamment lui servir à recruter des ingénieurs et des commerciaux, tout en finalisant les aspects liés à la production. Son premier modèle s'adressera aux particuliers, qui sont plaisanciers, ainsi qu'aux professionnels (loueurs de bateaux sans permis, distributeurs spécialisés, parcs naturels...).

Cap sur les JO de 2024 et l'international

Outre le Fin5, FinX travaille sur la conception d'un modèle plus puissant, le Fin150 (moteur de 100 kilowatts, équivalent en poussée à un moteur thermique de 150 chevaux). Cette version sera même présentée lors des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024 et permettra de transporter des passagers sur la Seine. Les raisons ? Au printemps dernier, FinX a remporté l'Appel à Innovations « JOP Paris 2024 », orchestré par France Mobilités (Ministère de la Transition Écologique), visant à promouvoir les mobilités vertes de demain. « Nous sommes ravis de participer à cette belle aventure olympique. Cet événement est une vitrine mondiale, qui nous permettra de présenter et d'exposer notre innovation au plus grand nombre », se réjouit Harold Guillemin.

Pour cette échéance, l'objectif est de produire 5 modèles du Fin150. A cet égard, la levée de fonds en cours sera précieuse pour financer le développement de ce projet d'envergure, qui pourra lui servir de tremplin pour conquérir l'international et à terme, remplacer les hélices des bateaux par des nageoires. « Notre ambition de révolutionner le nautisme implique nécessairement de sortir de nos frontières », conclut le dirigeant, qui vise notamment l'Europe et l'Amérique. Le potentiel de cette technologie de membrane ondulante est immense. FinX nourrit ainsi le souhait de devenir un leader de la transition énergétique.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/03/le-biomimetisme-la-france-enfin.html

 

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Le quantique & Pasqal (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le quantique & Pasqal (suites)
Le quantique & Pasqal (suites)

LANCEMENT D’UNE PLATEFORME NATIONALE DE CALCUL QUANTIQUE

https://vipress.net/lancement-dune-plateforme-nationale-de-calcul-quantique/

Publié par Frédéric Fassot | 5 Jan 2022 | 

 

Le gouvernement annonce le lancement d’une plateforme nationale de calcul quantique. Cette annonce s’inscrit dans la stratégie nationale sur les technologies quantiques, lancée le 21 janvier 2021 et définissant le quantique comme un enjeu majeur pour la souveraineté et la supériorité stratégiques de la France. 

Cette stratégie consacre 1,8 milliard d’euros, dont 1 milliard financé par l’État, notamment via le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), au développement des technologies quantiques sur la période 2021-2025. Elle a pour objectif de créer 16 000 emplois dans le secteur d’ici 2030.

Dotée d’un premier investissement de 70 M€ de PIA pour un objectif total de 170 M€, cette plateforme de calcul hybride interconnectera systèmes classiques et ordinateurs quantiques. Ces moyens seront mis à disposition d’une communauté internationale regroupant des laboratoires, des start-up et des industriels. L’objectif est de faciliter leur accès aux capacités de calcul quantique, afin qu’ils puissent identifier, développer et tester de nouveaux cas d’usages. Soutenue par l’INRIA, la plateforme sera hébergée au Très Grand Centre de Calcul implanté au CEA DAM (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies renouvelables). 

Le calcul quantique s’appuie sur des propriétés de la matière qui n’existent qu’à l’échelle de l’infiniment petit. A pleine maturité, il permettrait d’effectuer certains calculs jusqu’à 1 milliard de fois plus vite qu’une technologie de calcul classique, y compris avec les technologies de supercalculateurs actuels, ce qui ouvre la voie à la résolution d’une série de problèmes actuellement non solubles dans un temps humain.

Dans les deux prochaines décennies, le quantique pourrait enclencher des révolutions technologiques et des avancées majeures dans de nombreux secteurs d’importance vitale, tant dans le domaine civil que militaire, par exemple pour l’observation de la Terre et l’anticipation des catastrophes naturelles ; pour la modélisation d’un agent infectieux et de remèdes médicaux adaptés ; pour une meilleure compréhension de la photosynthèse afin de mieux capturer l’énergie solaire et capter le CO2 atmosphérique. 

Les technologies quantiques pourraient devenir un outil de supériorité stratégique sur le plan militaire. Si les capteurs représentent un domaine d’application particulièrement étudié, notamment pour atteindre des précisions de mesures du temps, de la gravité ou du champ magnétique inégalées, le calcul quantique, en donnant accès à la résolution de problèmes calculatoires complexes, permettrait la modélisation fine de nouveaux systèmes, la simulation précise de phénomènes physiques ou le traitement massif de données.  

 

 

COURSE À L’ORDINATEUR QUANTIQUE : ALICE&BOB LÈVE 27 MILLIONS D’EUROS

https://vipress.net/course-a-lordinateur-quantique-alicebob-leve-27-millions-deuros/   

Publié par Frédéric Fassot | 11 Mar 2022 | 

 

La start-up parisienne Alice&Bob multiplie d’un facteur 100 000 le temps de vie des bits quantiques, brique de base des ordinateurs quantiques, et lève 27 M€. Un ordinateur quantique entièrement fonctionnel pourrait révolutionner le calcul industriel, de la simulation exacte de molécules à l’optimisation de portefeuilles financiers, souligne la start-up.

La levée de fonds de 27 millions d’euros est menée par Elaia, Bpifrance – via son fonds Digital Venture – et Supernova Invest. Il s’agit de la plus importante levée dans l’écosystème quantique français. Cette opération intervient moins de deux ans après le tour d’amorçage de 3 millions d’euros.

Fondée en 2020, Alice&Bob est une jeune pousse parisienne dont l’ambition est de construire un ordinateur quantique universel et sans erreur. Alice&Bob a choisi de construire sa feuille de route sur les qubits de chat supraconducteurs. Elle emploie 40 personnes et compte délivrer son premier produit commercial en 2023.

Alice&Bob estime se propulser en tête d’une compétition stratégique mondiale dans la course à l’ordinateur quantique en annonçant une multiplication par 100 000 du temps de vie des bits quantiques, grâce à un résultat scientifique majeur. Ce résultat est établi conjointement avec l’équipe de Zakis Leghtas, membre du conseil scientifique d’Alice&Bob et chercheur à MinesParisTech. Cette prépublication sur arXiv apporte la démonstration d’un qubit de chat supraconducteur résistant au bit-flip pendant 2 minutes. Cette première mondiale marque une rupture majeure, les précédents records étant limités à quelques millisecondes. Ces records étaient détenus par Google et Amazon.

Ce résultat est le fruit du soutien académique, technologique et financier de toute une filière d’innovation française du quantique (CNRS, INRIA, CEA, ENS Paris, ENS de Lyon, PSL, MinesParisTech). Ce soutien s’inscrit dans la dynamique de la stratégie nationale sur les technologies quantiques présentée par le président de la République en janvier 2021.

« Nous avons opéré un qubit résistant aux bit-flips pendant plusieurs minutes soit plus de 100 000 fois mieux que les résultats publiés précédemment. Cette expérience confirme notre choix des qubits de chat supraconducteurs comme brique de base pour un ordinateur quantique. Cela fortifie grandement la faisabilité de notre roadmap », explique Raphaël Lescanne, co-auteur de la publication et CTO co-fondateur d’Alice&Bob.

Cette levée de fonds de 27 M€ soutient l’ambition de la start-up d’être la première au monde à proposer un qubit logique dès 2023. Alice&Bob prévoit donc de doubler ses effectifs, en se donnant les moyens de recruter les meilleurs physiciens et ingénieurs quantiques au monde, de monter au cœur de Paris son centre de prototypage à la pointe de toutes les technologies nécessaires au calcul quantique, et, enfin, de développer les collaborations industrielles avec l’écosystème, en particulier les industriels explorant dès aujourd’hui les possibilités de l’ordinateur quantique.

Plus d’infos sur le résultat scientifique :

https://alice-bob.com/fr/2022/03/10/one-hundred-seconds-bit-flip-time-in-a-superconducting-cat-qubit/

 

Pasqal signe avec Microsoft le premier processeur quantique à atomes froids sur Azure Quantum

https://www.industrie-techno.com/article/pasqal-signe-avec-microsoft-le-premier-processeur-quantique-a-atomes-froids-sur-azure-quantum.68832#xtor=EPR-

KEVIN POIREAULT / Publié le 22/03/2022

La start-up française de calcul quantique à base d’atomes froids Pasqal a signé un partenariat avec Microsoft pour rendre accessible son processeur sur l’offre de cloud Azure Quantum. Une première pour cette technologie prometteuse.

La start-up française Pasqall’un des les leaders mondiaux dans la fabrication de processeurs quantiques basés sur la technologie des atomes froids, a annoncé le 21 mars l’arrivée de son calculateur sur la plate-forme cloud dédiée de Microsoft, Azure Quantum.

Le système de Pasqal, prévu pour être accessible plus tard cette année, sera le premier processeur quantique à atomes froids sur Azure Quantum, rejoignant ainsi les technologies supraconductrices du finlandais QCI et de l’américain Rigetti et celles à ions piégés de l’américain IonQ et de Quantinuum, fusion du géant Honeywell et de la start-up Cambridge Quantum Computing.

«C'est même la première fois qu'un ordinateur à atomes neutres est mis en accès sur le cloud de l'un des trois grands acteurs (Microsoft, Google et Amazon)», souligne Georges-Olivier Reymond, PDG et fondateur de Pasqal, interrogé par Industrie & Technologies. Un accord «conclu assez rapidement après un premier contact à l’automne 2021 et un second lors de la conférence Q2B, en Californie, en décembre», se félicite-t-il.

Pour fabriquer ses bits quantiques (qubits), Pasqal refroidit des atomes neutres puis les contrôle à l'aide de «pinces optiques», en utilisant des lasers, pour concevoir des processeurs complets avec une connectivité et une évolutivité élevées, qui fonctionnent à température ambiante. Ses usages pourraient être multiples, de la finance à l’énergie, en passant par la logistique industrielle. «L'exécution d'algorithmes sur le système à atomes froids de Pasqal, technologie encore peu connue jusqu’à présent, ouvre la porte à des capacités uniques qu'aucun autre système quantique n'offre», assure Georges-Olivier Reymond.

En bonne voie pour atteindre les 1 000 qubits d’ici fin 2023

Ambitieux, ce dernier s’est fixé un objectif : mettre sur le marché un processeur quantique de 1 000 qubits d'ici à la fin de 2023«Nous sommes bien partis pour y parvenir, avance-t-il, puisque nous avons aujourd’hui un système qui nous permet de contrôler 300 atomes, que nous transformerons en 300 qubits d’ici l’été 2022.»

En attendant, la start-up française propose un simulateur quantique, un processeur dans lequel les atomes ne sont utilisables qu’en mode analogique, une méthode de calcul qui consiste à faire converger les atomes vers un état d’énergie minimum pour que le processeur trouve la solution optimale à un problème donné. 

«L’intégration à Azure Quantum nous offre un canal de distribution sans précédent, se réjouit le PDG de Pasqal. Certes, nous avons notre propre système d'accès dans le cloud et nos processeurs sont également accessible via notre partenaire français OVHcloud mais, à l’heure actuelle, nous n'avons pas la force de frappe de Microsoft, aussi bien en termes de produits complémentaires à notre hardware disponibles sur Azure Quantum (bibliothèques de fonctions, solutions logicielles d'autres partenaires...) que de clients.»

Clients, software quantique, résultats applicatifs… Pasqal sur tous les fronts

Pour autant, Pasqal n’a pas attendu ce partenariat pour enrichir sa clientèle. Ses simulateurs sont déjà testés par un grand nombre d’entreprises, parmi lesquels on retrouve EDF, le Crédit agricole, Airbus, Thales, Nvidia, Johnson & Johnson, BMW, LG et, depuis quelques semaines, Saudi Aramco.  

En janvier dernier Pasqal a également annoncé sa fusion avec Qu&Co, une start-up néerlandaise qui développe des algorithmes quantiques pour des applications en pharmaceutique, finance et simulation physique. «Un partenariat qui a étoffé notre offre et qui, grâce au directeur commercial de Qu&Co, a permis d’accélérer celui avec Microsoft», indique Georges-Olivier Reymond. 
 
Et le meilleur reste à venir : «Dans les prochaines semaines, nous allons publier nos premiers résultats applicatifs, l’un avec un algorithme d’apprentissage automatique quantique (quantum machine learning), entièrement développé par nos équipes et qui fera l’objet d’une publication scientifique, et l’autre avec le Crédit agricole», détaille le PDG, avant de conclure : «Ce sera la première fois au monde que toute la chaîne de valeur d’un problème sera démontrée grâce au calcul quantique, du problème apporté par le client jusqu’à la solution affichée sur le hardware quantique.» 
 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

 

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Et de DIX

Publié le par Jacques SAMELA.

Et de DIX
Et de DIX
Vus et lus dans le Journal du Dimanche du 20/03/22 et les Echos du 11/03/22
Vus et lus dans le Journal du Dimanche du 20/03/22 et les Echos du 11/03/22

Vus et lus dans le Journal du Dimanche du 20/03/22 et les Echos du 11/03/22

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Le CES de Las Vegas (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le CES de Las Vegas (suite)
Le CES de Las Vegas (suite)

CES 2022 | Ce que l’on peut retenir du salon de Las Vegas ?

https://www.forbes.fr/technologie/c-es2022-ce-que-lon-peut-retenir-du-salon/

Olivier Laborde / 10 janvier 2022

 

Le Consumer Electronic Show, plus grand salon tech mondial, s’est tenu la semaine dernière à Las Vegas, dans des conditions particulières. Malgré la double pression de la montée en puissance de la 4ème vague du variant Omicron, et de l’annulation de dernière minute de grandes marques, la Consumer Technology Association, qui organise l’évènement, avait décidé de maintenir l’évènement.


Pour donner confiance aux participants, s’assurer que le salon se déroule dans de bonnes conditions, et qu’il ne soit pas source d’un cluster, les organisateurs avaient édicté des règles sanitaires très strictes : obligation du pass sanitaire, auto tests, port du masque obligatoire, et à une semaine de l’évènement, suppression du dernier jour du salon.

Chacun était conscient que cette édition allait être unique. Dès l’embarquement, l’excitation était palpable, chacun souhaitant, soit découvrir les dernières innovations de ses propres yeux, les tester, les toucher, soit mettre en valeur le savoir-faire de sa jeune société, et trouver des clients.

L’heure est au bilan, voici mon point de vue

Les chiffres clés

Plus de 2 300 entreprises du monde entier exposaient, dont plus de 800 start-up (à son habitude, la France était là en nombre avec 140 start-up). Ce chiffre est à comparer aux 4 500 exposants de 2020. Physiquement, cela se traduisait par la fermeture du South Hall, et des espaces vides au Convention center.

La fréquentation s’élevait à quelque 40 000 participants (ils étaient 170 000 en 2020) dont 1 800 médias mondiaux. Le salon était toujours un événement mondial, avec 30% des participants venant de l’extérieur des États-Unis – représentant 119 pays.

Comme son nom ne l’indique pas, le salon couvrait tous les secteurs d’activité : intelligence artificielle, mobilité, santé numérique, maison intelligente, industrie, et bien d’autres encore, y compris l’agriculture.

Un salon différent, plus ciblé

GoogleAmazonMeta, Lenovo et d’autres grands noms de la technologie avaient annulé leur présence peu avant Noël, effrayés par la propagation rapide du variant Omicron.

D’ailleurs, la décision de venir ou pas au salon en cette période incertaine a reflété la différence originelle entre un grand groupe et une start-up : une approche du risque opposée.

Les grands groupes, réticents au risque, ont décidé d’alléger voire d’annuler tout simplement.

Les start-up, à l’aise en milieu ambigu, ont maintenu en très grande majorité leur présence.

Selon les premiers échos, elles ne l’ont pas regretté. Même si la fréquentation était moindre, le public était plus ciblé, plus averti et les discussions plus poussées. Certaines reviennent avec des contrats signés, d’autres avec plus de 150 leads.

La représentation française

La France était la deuxième délégation la plus présente au CES cette année, après les Américains, grâce notamment à Business France qui avait loué un certain nombre d’espaces pour permettre à différentes délégations et régions d’être présentes. Une représentation moins importante en nombre que les années précédentes, mais certainement plus qualitative. A titre de comparaison, la délégation italienne était de 43 start-up, la hollandaise de 50 start-up, la Suisse de 16 start-up… Les autres pays ont ainsi pris conscience de l’importance d’être au CES.

La France était également mise en avant au travers de la plateforme My Global Village / Village Francophone, une plateforme de networking en marge du CES de Las Vegas qui fédère les décideurs francophones : startups, investisseurs et donneurs d’ordre) sur les grands évènements.

Pour le CES 2022, cette véritable plateforme d’intelligence collective a proposé différents formats de partage :

  • des pitchs de plus de 100 startups, sélectionnées parmi 400, qui se sont relayées pour présenter leurs solutions innovantes
  • des sessions TV interconnectant le studio central de Las Vegas et les studios connectés dans les territoires français et francophones à distance
  • des parcours thématiques (santé, Edtech, Retail, …) proposés par des experts-curateurs

Une présence inédite

Le Lab 3DExpérience, programme mondial d’accélération des startups et d’innovation ouverte de Dassault Systèmes, était présent sous une forme originale, puisqu’il ne présentait pas moins de 50 startups… sous forme de jumeaux virtuels, présents dans une plateforme de réalité virtuelle, en mode interactif via un casque VR.

Cela a eu la vertu de concilier maîtrise du risque sanitaire des collaborateurs et limitation de l’impact carbone des startups se rendant physiquement sur le salon.

Le concept est intéressant, les visiteurs n’auront cependant, ni pris le temps de visiter chacun des jumeaux numériques des 50 startups, ni d’échanger, de tester et de toucher leurs produits.

5 techs remarquées, voire remarquables

Le salon CES est une foire avec pas moins de 1 000 lancements de nouveautés, la sélection best-of dépend alors de ses propres goûts et obsessions.

Voici une sélection de 5 innovations qui ont marqué l’événement selon moi.

  • La voiture BMW qui change de couleur

Le tour de magie est rendu possible par un système d’encre électronique qui recouvre la carrosserie de cette BMW iX Flow, la même technologie que celle utilisée par les liseuses électroniques.

  • Sony se lance dans la voiture

La compagnie a confirmé qu’elle allait lancer une division automobile nommée Sony Mobility Inc. Elle a également présenté le concept Vision-S 02, un VUS à sept places, qui souhaite proposer de nouvelles expériences à bord en s’appuyant sur l’expérience de la compagnie en matière de jeux, d’audio et de divertissement.

  • Ameca, le robot de forme humaine le plus avancé au monde

La startup britannique Engineered Arts, a attiré un très grand nombre de visiteurs et les médias du monde entier, avec son robot humanoïde très expressif, Ameca, avec qui tout un chacun pouvait interagir. Bluffant !

L’approche Samsung est à saluer, puisqu’ils ont privilégié une exposition par usage plutôt que par produits. Plusieurs concepts ont attiré mon œil, notamment le Samsung Freestyle, un vidéoprojecteur orientable à 180 degrés, léger et compact. Il est transportable facilement et est capable de se connecter à n’importe quelle source.

  • La veste Skinetic

Sur l’espace FrenchTech, le gilet haptique d’Actronika, Skinetic, a fait sensation. La veste procure aux utilisateurs une nouvelle expérience de la réalité virtuelle immersive en leur permettant de ressentir des sensations réalistes de chaque interaction dans le monde virtuel (pluie, coup de feu, choc, …). L’ajout du sens du toucher va révolutionner l’expérience gaming.

Le Metaverse, de star promise au flop

Le Métaverse devait être la star du salon CES 2022. Ce monde fictif virtuel dans lequel chacun pourra interagir et retrouver des éléments du monde réel a de multiples promesses. Son attrait a explosé avec l’annonce de Facebook d’y consacrer des investissements massifs.

Les termes Metaverse, NFT, et dans un degré moindre, web3, fleurissaient dans les keynotes et les accroches des exposants. Pour autant, lorsque la discussion était engagée sur ces sujets, les discours étaient encore creux et vagues.

La représentation la plus solide, même si elle était décalée sur un salon tech, était une description des différents concepts sous forme de tableaux statiques explicatifs, sur un espace dédié au Metaverse à Eureka Park.

Néanmoins, le web3 et le Metaverse ont fait son leur entrée au Consumer Electronics Show de Las Vegas, nul doute qu’ils consolideront leurs promesses lors des prochaines éditions.

Ce CES 2022 restera comme une édition réellement différente de toutes les autres. Il aura été unique sous bien des aspects et il restera comme une expérience inédite pour ceux qui auront pris le risque de s’y rendre.

Vu et lu dans le Parisien Economie du 11/01/22

Vu et lu dans le Parisien Economie du 11/01/22

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La France

Publié le par Jacques SAMELA.

La France
La France

Pays européen le plus attractif

https://investinfrance.fr/fr/le-pays-europeen-le-plus-attractif/

 

L’attractivité de la France stimule les investissements étrangers

En 2020, la France a attiré 1 215 nouvelles décisions d’investissement étranger, un recul de 17 % par rapport à 2019 contre -33 % au niveau mondial. Si la crise a interrompu la dynamique positive de 2019, elle n’a pas remis en cause la confiance accordée à la France. 

 

Découvrez le Tableau de bord de l’attrac­tivité de la France 2021

https://investinfrance.fr/wp-content/uploads/2022/01/Capture-couv-TBA-2021_FR.png

Pour évaluer l’attractivité d’un pays, il faut pouvoir la comparer à celle de ses principaux concurrents. Le Tableau de bord de l’attrac­tivité 2021, publication annuelle de référence pour comprendre les atouts de l’économie française, ambitionne de l’illustrer en rassemblant plus de 140 indicateurs économiques qui permettent un diagnostic objectif de l’attractivité du site France.

Pour la deuxième année consécutive, la France est la première destination des investissements internationaux en Europe, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne. Sa position géographique, au cœur de l’Europe, est un de ses atouts majeurs. Elle dispose d’infrastructures de qualité. : l’aéro­port Paris-Charles-de-Gaulle est le 1er aéroport européen pour le fret.
Assurément tournée vers l’avenir, son taux de soutien public à R&D est le plus élevé des pays de l’OCDE. Elle est d’ailleurs en 2020 le pays le plus attractif en Europe pour les investissements en R&D. Sa compétitivité s’est améliorée significativement au cours de la dernière décennie.

La France dispose d’une qualité de vie unique. Son système public offre un ensemble de services de qualité, notamment en matière d’éduca­tion et de santé, tout en soutenant le niveau de vie des ménages.
Le Tableau de bord de l’attractivité met aussi en avant des indicateurs pour lesquels des progressions sont encore nécessaires.

 

Tableau de bord de l’attractivité de la France – édition 2021:

https://investinfrance.fr/wp-content/uploads/2017/08/TBA_FR_2021.pdf


Chiffres clés TBA 2021 :

https://investinfrance.fr/wp-content/uploads/2017/08/TBA_FR_Chiffres-cles_2021.pdf


Vignettes TBA 2021 :

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Une économie ouverte

85 % des cadres dirigeants étrangers jugent que la France est attractive.
La France est un pays ouvert qui attire aussi bien les touristes que 
les talents et les capitaux étrangers.

Consulter les indicateurs :

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Capital humain

La France est la 4e économie la plus dynamique parmi les pays de l’OCDE en termes de croissance de l’efficacité de son système productif.

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Des infrastructures de rang mondial

Paris Charles de Gaulle est le 1er aéroport européen de fret et 2e pour les passagers. Paris Le Bourget est quant à lui le 1er aéroport d’affaires le plus fréquenté d’Europe.

Consulter les indicateurs :

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Recherche et innovation, une réserve d’ingénieurs qualifiés

En France, 52,1 %, de la population active des 25-64 ans est employée dans les domaines de la science et de la technologie et/ou diplômée de l’éducation tertiaire, plus que la moyenne de l’UE (47,5 %) (Eurostat, 2019).

Consulter les indicateurs :

 

https://investinfrance.fr/fr/plateforme/recherche-innovation/

 

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Dynamisme des marchés

En 2020, la France est la 7économie mondiale (2 620 Md$). Elle occupe une position centrale au sein de l’Europe, qui est le 2e marché le plus vaste au monde.
La création d’emplois est en hausse de 1,1 % en France en 2019. Le secteur privé a créé 210 000 postes.

Consulter les indicateurs : 

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Un pays connecté

La France possède des réseaux de communication parmi les meilleurs au monde. Le Plan France Très Haut débit prévoit de mobiliser 20 Md€ pour couvrir toute la population d’ici 2022.

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https://investinfrance.fr/fr/plateforme/pays-connecte/

 

Pour en savoir plus sur les investissements étrangers en France

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En 2020, la France a attiré 1 215 nouvelles décisions d’investissement étranger, un recul de 17 % par rapport à 2019 contre -33 % au niveau mondial. Si la crise a interrompu la dynamique positive de 2019, elle n’a pas remis en cause l’attractivité du site France.

Les emplois créés ou maintenus par les investissements des filiales étrangères ont connu une baisse de 13 % par rapport à 2019. Le choc sur les créations d’emplois est néanmoins amorti car avec 34 567 emplois, 2020 est la deuxième meilleure année depuis 10 ans.

Découvrez le Bilan des investissements internationaux en 2020 

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A quoi aurait ressemblé l’économie française sans le "Quoi qu'il en coûte" ?

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/a-quoi-aurait-ressemble-l-economie-francaise-sans-le-quoi-qu-il-en-coute-902332.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1643095535

Le 25 Jan 2022

OPINION. Selon les estimations du Cepremap, les politiques macroéconomiques mises en place à partir de 2020 ont non seulement limité la contraction du PIB mais également l’augmentation de la dette publique. Par François Langot, Le Mans Université et Fabien Tripier, Université Paris Dauphine – PSL

La France a connu une récession sans précédemment avec la crise du Covid-19 : une chute de 17 points de son PIB au creux de la crise (au troisième trimestre 2020). La vitesse de la sortie de crise est aussi inédite : en sept trimestres seulement, le PIB a renoué avec son niveau d'avant-crise.

Cette résilience exceptionnelle de l'économie française reste fortement liée aux mesures de soutien de l'activité prises par le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire : sans elles, la baisse du PIB aurait été de 37 points de PIB, et le niveau de PIB d'avant-crise aurait été retrouvé après 13,5 trimestres, selon nos estimations réalisées pour le Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap). La combinaison de la hausse des dépenses publiques à court terme, relayée par une baisse de la pression fiscale à moyen terme, explique cette dynamique.

Ces mesures exceptionnelles ont eu pour contrepartie d'accroître le ratio de dette sur PIB, celui-ci atteignant 115 %. Toutefois, notre analyse montre que si le gouvernement n'avait pas pris ces mesures, alors le ratio de dette aurait pu atteindre 145 % compte tenu de l'effondrement de l'activité.

Enfin, la programmation des dépenses publiques et des allègements fiscaux prévus dans le projet de loi de finance (PLF) 2022 met la France sur une trajectoire de croissance du PIB plus forte (1,65 %) que celle observée lors des deux quinquennats précédents (1,5 %).

Cette relative bonne santé de l'économie française en fin d'année 2021 doit cependant s'apprécier avec prudence, la situation sanitaire n'étant pas stabilisée. Il reste néanmoins utile d'évaluer l'efficacité des mesures déjà prises et d'en déduire les perspectives de l'économie française dans la période à venir.

Plus d'un an de gagné

La crise sanitaire s'est traduite sur le plan économique par une restriction inédite des échanges nationaux, tant sur le marché des biens et services que sur celui du travail, et des échanges internationaux. Les mesures exceptionnelles de politique économique ont alors été prises, modifiant la consommation publique (emploi, éducation, santé, culture...), l'investissement public (R&D, armement, bâtiments et d'infrastructures), et la fiscalité (taxation des entreprises et des ménages).

Le graphique 1 compare la trajectoire « réelle » de l'économie française (traits noirs et bleus) à un scénario où les mesures budgétaires et fiscales exceptionnelles prises par le gouvernement sont supprimées (trait rouge). Il montre comment ces politiques ont protégé l'économie française d'une crise qui aurait été encore plus ample.

Dans les deux cas, avec ou sans les politiques de soutien, le creux de l'activité économique se produit au troisième trimestre de 2020, à la suite du confinement de l'économie. La contraction observée est de - 17 % par rapport à la situation d'avant-crise, alors qu'en l'absence des mesures exceptionnelles, la chute de l'activité économique est estimée à - 37 %. Au plus fort de la crise, les politiques macroéconomiques auraient donc permis d'éviter des pertes de l'ordre de 20 points de pourcentage du PIB de 2019.

Sur les quatre années d'après-crise, les mesures ont permis d'éviter des pertes de PIB encore plus importantes. En effet, alors que le PIB observé a déjà quasiment retrouvé son niveau d'avant-crise (il est un point de pourcentage en dessous), il se situerait à près de 10 points de pourcentage en dessous de son niveau d'avant crise sans ces mesures exceptionnelles. Sans ces politiques, le niveau d'activité de 2019 ne serait rejoint qu'au premier trimestre 2023, soit avec plus d'une année de retard (5,5 trimestres).

La hausse de la consommation publique explique l'essentiel des pertes évitées durant les deux premières années suivant la crise (à hauteur de 85 % sur la période 2020-2021), tandis que les allègements fiscaux jouent un rôle prépondérant pour les années suivantes (à hauteur de 85 % sur la période 2022-2023). L'investissement public expliquant le reste (de l'ordre de 15 %), de manière homogène sur l'ensemble de la période.

Une dette publique finalement contenue

Les politiques macroéconomiques de soutien à l'activité économique ont représenté une charge financière importante pour l'État dans un contexte de recettes fiscales limitées du fait du ralentissement de l'activité économique. Elles ont par conséquent conduit à d'importants déficits publics, faisant progresser le niveau de la dette publique.

Renoncer à ces politiques de soutien aurait-il permis de limiter la progression de l'endettement public ? Le graphique 2 compare l'évolution observée de la dette publique à ce qu'elle aurait été sans les mesures exceptionnelles de soutien à l'activité.

La dette publique en pourcentage du PIB a augmenté de plus de 20 points durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, principalement du fait de la crise financière de 2008-2009. Pendant le quinquennat de François Hollande, elle a lentement progressé, alors que cette période ne connaissait aucune crise majeure (pendant cette période, la dette allemande est passée de 88 % à 70 % du PIB), pour se stabiliser autour du niveau de 100 % du PIB au début du quinquennat d'Emmanuel Macron.

La gestion de la crise du Covid-19 a augmenté ce ratio de 15 points de pourcentage amenant la dette publique à un niveau de 115 % du PIB à la fin de l'année 2021. Sans les mesures de soutien à l'économie, l'aggravation de la crise économique aurait conduit à une hausse encore plus forte du ratio de dette publique. Selon nos simulations, ce ratio aurait en effet atteint un niveau de 145 % du PIB dès le troisième trimestre de 2020 (cf. la courbe rouge du graphique 2).

Cet écart de 30 points du ratio d'endettement entre les deux scénarios s'explique par la plus grande ampleur et la plus forte persistance de la crise qui aurait alors eu lieu sans les mesures de soutien (voir ci-dessus). En conclusion, la politique du « quoi qu'il en coûte » semble avoir été une meilleure opération pour les finances publiques qu'une politique de « laissez-faire », encadrée par les critères de Maastricht.

Le gouvernement a présenté ses politiques budgétaire et fiscale jusqu'en 2025 dans le PLF 2022. Sous l'hypothèse qu'il n'y aura pas de nouvelle vague épidémique, le graphique 3 montre que ces politiques ancrent la France sur un rythme de 1,35 % de croissance annuelle par tête (soit 1,65 % de croissance en ajoutant la croissance démographique). Cette croissance est donc plus élevée que lors des deux précédents quinquennats (croissance de 1,2 % par tête, soit 1,5 % en ajoutant la croissance démographique).

Au-delà de l'amortissement de la crise, la politique macroéconomique engagée, de par les réductions pérennes d'impôts et le soutien aux investissements publics, semble donc avoir des effets positifs à moyen terme sur le rythme de croissance.

 

 ______

Par François Langot, Professor in Economics, Le Mans Université et Fabien Tripier, Professeur d'économie, Université Paris Dauphine - PSL

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

 

 

 

LE BUDGET DE LA DÉFENSE PROGRESSE DE 1,7 MILLIARD D’EUROS

https://vipress.net/le-budget-de-la-defense-progresse-de-17-milliard-deuros/

Publié par Frédéric Fassot | 24 Sep 2021 | 

 

Dans le cadre du projet de loi de finances (PLF), le budget de la défense continue sa montée en puissance, conformément aux objectifs de la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025. Les crédits au profit du ministère des Armées atteindront en 2022 le montant de 40,9 milliards d’euros, soit une augmentation de 1,7 milliard d’euros par rapport à 2021 et près de 9 milliards de plus qu’en 2017.

Parmi les principaux postes de dépenses revalorisés, les grands programmes d’armement verront leur budget augmenter de 6,5% en 2022 pour représenter 8,1 milliards d’euros, dont 100 M€ au titre du plan de soutien à la filière aéronautique. Les dépenses de maintien en condition opérationnelle (MCO) augmenteront de 8,3% pour atteindre 5,1 milliards et permettre de renforcer l’efficacité des matériels de guerre. L’effort au profit de dissuasion nucléaire augmentera de 6,6% par rapport à 2021.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2021/09/dedef-240921.jpg

Les crédits prévus dans le PLF 2022 renforcent les ressources permettant par exemple l’acquisition de véhicules blindés mieux protégés et d’avions modernisés. Parmi les livraisons attendues pour l’année à venir, on comptabilise 1565 véhicules, dont 245 véhicules blindés, 8 hélicoptères, 17 avions rénovés, 1 frégate multi-missions (FREMM), 1 bâtiment ravitailleur de forces, 1 sous-marin type Suffren, 6 avions de transport et de ravitaillement, 5 satellites, 14 drones tactiques.

Le PLF 2022 renforce également les crédits alloués dans les domaines clés du spatial, du renseignement et de la cybersécurité. Il prévoit notamment 231 millions d’euros pour le domaine cyber et le recrutement de 376 cyber-combattants supplémentaires (près de 1600 devant être recrutés d’ici à 2025). Par ailleurs, 646 millions d’euros viendront soutenir la stratégie spatiale avec la livraison en 2022 de nouvelles capacités d’observation, de télécommunications et de renseignement et le lancement de la construction de la structure d’accueil du Commandement de l’espace (CDE).

En 2022, le budget consacré au soutien à l’innovation atteindra 1 milliard d’euros et permettra d’investir, entre autres, dans des technologies de lutte anti-drones et des programmes digitaux d’entraînement et de formation opérationnels. Dans ce cadre, cette enveloppe contribuera également à soutenir des PME et start-up françaises engagées dans la recherche et développement. 1,2 milliard d’euros sera par ailleurs mobilisé dans le Fonds européen de défense (FEDef) pour soutenir la compétitivité de l’industrie de défense européenne, notamment dans les domaines du combat aérien et terrestre, de la résilience énergétique et de la transition environnementale.

 

 

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Atos, Sigfox, Technicolor (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos, Sigfox, Technicolor (suites)
Atos, Sigfox, Technicolor (suites)

Comment le nouveau supercalculateur d'Atos mise sur la flexibilité pour atteindre l’exaflops

https://www.industrie-techno.com/article/inauguration-du-nouveau-supercalculateur-d-atos-dont-la-flexibilite-permettra-d-attendre-l-exaflop.68367

Publié le 16/02/2022

 

Le BullSequana XH3000, nouveau supercalculateur d'Atos inauguré ce mercredi 16 février, pourra atteindre le fameux seuil de l'exaflops. Son atout maître, met en avant Eric Eppe, en charge des solutions HPC, IA et Quantique chez Atos, réside dans sa capacité à intégrer toutes sortes de processeurs, actuels ou futurs.

« Flexibilité, densité et efficacité. » Eric Eppe, en charge des solutions HPC, IA et Quantique chez Atos, martèle les maîtres-mots qui ont guidés la conception du dernier supercalculateur de l’entreprise. Troisième modèle de la gamme BullSequana du groupe, XH3000 a été inauguré le 16 février 2022 et pourra concentrer jusqu’à six fois plus puissant au mètre carré par rapport à la génération actuelle. Pourtant, bien qu’Éric Eppe se réjouisse que ce soit  « le supercalculateur qui va [leur] permettre d’atteindre l’exascale [soit la capacité à réaliser un milliard de milliards d'opérations en virgule flottante par seconde, ndlr]», ce n’est pas tant cette promesse de puissance de calcul qu’Atos veut mettre en avant, mais bien la flexibilité opérationnelle de cette nouvelle machine.

En effet, l’architecture du XH3000 non seulement combine de multiples CPU et GPU mais elle intègre également la capacité de supporter le matériel spécifique que désirerait un client… ou encore celui qui n’est pas encore sur le marché. « C’est cette possibilité de configurer à souhait chaque "blade", ou serveur lame, qui va nous permettre de profiter des améliorations des technologies au fur et à mesure. Par exemple, les GPU actuels sont aux alentours de 15 téraflops mais d’ici l’horizon 2023, ils atteindront 50 téraflops. Et c’est grâce à ces améliorations constantes de l’industrie – et de la densité sur un seul serveur – que nous pouvons avoir un facteur six en terme de puissance. » détaille Eric Eppe. 

Face à Fugaku et Frontier

Atteindre une puissance de calcul d’un exaflops est un enjeu majeur du calcul haute performance actuel, notamment dans le cadre de son application à la simulation. Trois des superordinateurs américains sont en passent d’être exaflopiques, et le supercalculateur le plus puissant au monde, le nippon Fugaku, a d’ores-et-déjà franchit ce cap symbolique. « Ils ont dépassé l’exaflops pour une application à un problème spécifique, nuance Eric Eppe. Mais entre les USA et la Chine qui possède probablement des machines exaflopiques sur lesquelles nous n’avons pas de détail, l’Europe est en retard. »

Les exigences ne sont pas les mêmes : « L’Union Européenne a fixé comme limite à un site exaflopique une consommation énergétique maximum de 20 mégawatts, alors que si vous prenez Frontier, l’un des trois supercalculateurs américains proches de l’exaflop, il en est déjà à 29 mégawatts. » Soit approximativement la consommation en électricité d’une ville de 38 000 habitants. Pour agir sur l’aspect énergivore de la machine, pour Atos, seuls deux leviers peuvent être actionnés. Soit augmenter la puissance de calcul par watt consommé, soit agir sur l’efficacité globale de la machine. 

Miser sur l’efficacité

Le postulat de ce deuxième levier est que l’utilisation par les clients d’Atos des précédentes générations de BullSequana est loin d’atteindre l’efficacité  que propose les supercalculateurs. « L’efficacité globale est de l’ordre de 85 %, mais on se rend compte qu’en réalité nos utilisateurs dépassent rarement les 15 à 18 %. », estime Eric Eppe. Pour résoudre ce problème l’entreprise propose de tester le calcul hybride, c’est-à-dire qui intègre de l’IA dans son calcul pour limiter le nombre d’opérations que la machine doit faire – et donc accélérer le résultat. 

« Si ce que vous calculez concerne la fiabilité d’une voiture autonome, vous avez besoin d’une certitude à 100 % et d’évaluer tous les paramètres. Mais si vous travaillez sur la météo, où chaque jour vous recevez entre 500 et 700 pétaoctets de données, vous pouvez entraîner une IA avec un type de modèle récurrent pour réduire le nombre de paramètres à tester. », commente-t-il. De fait, la flexibilité du BullSequana XH3000 devrait lui permettre d’intégrer des processeurs tels que les IPU, dédiés à l’IA. 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html

 

NEUF DOSSIERS DE REPRISE ONT ÉTÉ DÉPOSÉS POUR SIGFOX

https://vipress.net/neuf-dossiers-de-reprise-ont-ete-deposes-pour-sigfox/

Publié par Frédéric Fassot | 2 Mar 2022 | 

 

Neuf repreneurs se sont manifestés auprès du tribunal de commerce de Toulouse pour la reprise de Sigfox, la star française de l’IoT bas débit basse consommation, placée en redressement judiciaire le 26 janvier dernier avec une période d’observation de six mois.

Dans un entretien à JDN, Jeremy Prince, p-dg de Sigfox, détaille la liste des repreneurs. Sept repreneurs sont intéressés pour reprendre à la fois Sigfox SA, qui détient la technologie, le cloud, les salariés, et Sigfox SAS, l’opérateur du réseau 0G en France.

Il s’agit des opérateurs Sigfox dans différentes régions (Heliot Europe en Allemagne, Iwire Innovation Management au Moyen-Orient, Unabiz en Asie), ainsi du Groupe Zekat (qui vient de reprendre ffly4u), de Sentiens, d’Oteis France et du fonds d’investisssement Greybull Capital. Deux offres concernent uniquement Sigfox SA : le français Actility, l’opérateur de connectivité IoT basé sur LoRa, ainsi que le fonds d’investissement Buffet Investment Services Consortium.

Dans l’entretien au JDN, Jeremy Prince, explique que c’est le retard du décollage du marché de l’IoT qui a conduit au gonflement de l’endettement de Sigfox, dont le modèle repose sur l’IoT massif, le contraignant à demander le placement en redressement judiciaire de l’entreprise.

« Nous avons manqué de temps, la crise sanitaire et la pénurie de composants nous ont causé plusieurs millions d’euros de pertes en 2021, tout comme le non-encaissement de commandes de clients dans les délais », explique le dirigeant.

Sigfox est l’un des premiers fournisseurs mondiaux de services de communication IoT et l’initiateur du réseau 0G. La société offre une combinaison de technologies à très faible coût et à très faible consommation d’énergie, avec un réseau mondial unique, détenu et exploité par 75 opérateurs Sigfox, permettant aux entreprises de suivre leurs actifs dans le monde entier. Avec plus de 19,5 millions d’objets connectés et plus de 75 millions de messages envoyés par jour, Sigfox aide ses clients à extraire des données au plus bas coût de production et à accélérer leur transformation numérique dans des domaines clés tels que le suivi et la gestion des actifs. L’entreprise créée en 2010 et implantée à Labège, emploie environ 350 personnes dans le monde.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/11/sigfox-de-la-start-up-a-la-scale-up.html

 

Le groupe français Technicolor veut introduire en Bourse sa pépite d’effets visuels pour se désendetter

https://www.frenchweb.fr/le-groupe-francais-technicolor-veut-introduire-en-bourse-sa-pepite-deffets-visuels-pour-se-desendetter/432591

Le 25/02/2022

 

Le groupe français Technicolor, en restructuration depuis des années, a présenté jeudi un plan pour se séparer de son activité phare de vidéo et d’effets visuels, qu’il entend introduire en Bourse afin de se désendetter. Le groupe sera divisé en deux entités indépendantes : d’une part Technicolor Creative Studios (TCS), dont 65% des parts seront distribuées aux actionnaires, et d’autre part le reste des activités (développement de modems sous marque blanche et services DVD) -qui n’a pas encore de nom, a précisé le directeur général Richard Moat, dans un entretien à l’AFP.

Ces sociétés « pourront suivre leur propre stratégie, atteindre leur plein potentiel sur leurs marchés respectifs et in fine obtenir la valorisation de marché qui correspond à leurs fondamentaux », a ajouté le vétéran anglo-irlandais des télécoms, nommé en 2019 pour mener à bien la restructuration de l’ex-Thomson Multimedia. Selon lui, la valorisation actuelle du groupe -à quelque 632 millions d’euros- est en deçà de son potentiel en raison du manque de synergies entre les activités. En sus de la publicité et des jeux vidéo, TCS, coté sur Euronext Paris, deviendra « le premier fournisseur d’effets visuels pour l’industrie du cinéma et des séries », a-t-il déclaré.

629 millions d’euros de revenus en 2021

Forte d’un carnet de commandes bien rempli, cette activité, qui a dégagé en 2021 un revenu de 629 millions d’euros, compte 10 600 employés (+35% sur un an), dont un millier en France principalement dédiés aux films d’animation. L’opération sera soumise fin juin à l’assemblée générale des actionnaires, pour une finalisation prévue à la fin du troisième trimestre 2022. Parallèlement, Technicolor va lancer un plan de refinancement de sa dette, qui atteignait plus d’un milliard d’euros fin décembre.

Le groupe va émettre 300 millions d’euros d' »obligations convertibles » (MCN) à 2,60 euros par titre, tout proche du cours actuel en Bourse (2,68 euros jeudi à la clôture de la Bourse de Paris). Ce refinancement « est soutenu par un ensemble d’actionnaires qui se sont engagés à souscrire à l’intégralité des MCN », affirme Technicolor dans un communiqué. Le groupe annonce enfin avoir reçu une « offre ferme pour la vente de ses activités de ‘Licences de marques’ (RCA et Thomson), pour un montant total en numéraire d’environ 100 millions d’euros », avec une finalisation attendue au cours du premier semestre.

Technicolor conservera dans un premier temps 35% de TCS. « L’objectif, c’est que lorsque cette participation sera vendue, la dette [des deux branches restantes] soit à zéro », a affirmé M. Moat. Le groupe a réduit sa perte en 2021 à 140 millions d’euros (contre une perte de 211 millions d’euros en 2020), pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards d’euros (-4%), affecté notamment par la crise des semi-conducteurs.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/07/technicolor-un-fringant-centenaire.html

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