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Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes
Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes
Vus et lus dans Les Echos du 22/10/20
Vus et lus dans Les Echos du 22/10/20

Vus et lus dans Les Echos du 22/10/20

L’Union européenne muscle son arsenal de défense commerciale

https://www.lemoci.com/actualites/pays-marches/lunion-europeenne-muscle-son-arsenal-de-defense-commerciale/#

Le 3 NOVEMBRE 2020

 

La Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil sont parvenus, mercredi 28 octobre, à un accord qui étend le champ d'application des mesures de rétorsion commerciale, jusqu’ici réservé au commerce des marchandises, aux services et à la propriété intellectuelle. L’objectif de cette décision est de renforcer l’arsenal européen de défense commerciale en élargissant l’éventail des domaines d’application en contournant le blocage actuel de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

« Cet accord envoie un signal politique fort montrant que l'Union européenne prendra des mesures pour défendre et protéger les entreprises, les travailleurs et les consommateurs chaque fois que ses partenaires ne respecteront pas les règles. Il s'agit d'un engagement clé du programme commercial européen, que nous sommes en train de concrétiser », a commenté Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission et commissaire au commerce.

Répondre au blocage de l’organe d’appel de l’OMC

Cet accord intervient en réponse au blocage du fonctionnement de l’organe d’appel de l’OMC. En effet, à l’heure actuelle, le règlement permettant d'adopter des contre-mesures commerciales dans le cadre de l'Union, prévoit que toutes les procédures de règlement des différends de l'OMC soient achevées, y compris la phase d'appel, avant que l'Union puisse réagir.

Or, tant que l'organe d'appel de l'OMC, toujours bloqué par les États-Unis qui empêchent le remplacement des juges depuis bientôt quatre ans, ne peut pas remplir ses fonctions, les membres de l'OMC ont la possibilité de se soustraire à leurs obligations et d'éviter une décision contraignante simplement en faisant appel du rapport d'un groupe spécial.

Pour débloquer cette situation, l’accord conclu fin octobre permettra également à l’UE, en cas de conflit commercial, de réagir même si l'OMC n'a pas statué définitivement en raison d’un appel auprès d’un organe qui n’est aujourd’hui pas opérationnel. « Si notre priorité absolue, pour remédier à ces problèmes, est de parvenir à une réglementation multilatérale révisée et opérationnelle, qui s'articule autour d'un système de règlement des différends en deux étapes, nous ne pouvons pas nous permettre d'être sans défense dans l'intervalle », a précisé Valdis Dombrovskis.

Un nouveau mécanisme pour contrer les sanctions des pays tiers attendu en 2021

Si cet accord doit encore être approuvé par le  Conseil des ministres européens du Commerce et le Parlement européen, ce qui devrait être chose faite au plus tard le 26 novembre, il a déjà accueilli positivement par Franck Riester, ministre français en charge du Commerce extérieur qui a salué l’initiative sur son compte Twitter : «  Sortir de la naïveté en matière commerciale, concrètement, c’est muscler notre arsenal juridique pour faire valoir nos droits dans le cadre défini par l’OMC lorsqu’ils sont menacés ».

Cette nouvelle législation s’inscrit dans une série de décisions visant à contrer (et à décourager) les mesures de rétorsion commerciale pratiquées par les pays tiers. En juillet de cette année, la Commission a ainsi nommé son premier « chef de l’application des règles commerciales », en la personne du Français Denis Redonnet, déjà membre de la direction générale du commerce dans l’exécutif européen. En outre, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen s’est engagée à présenter en 2021 un nouveau mécanisme de lutte contre la coercition commerciale.

 

 

 

Les représentants du Parlement européen (PE) et des États membres (le Conseil) sont parvenus à un accord, mardi 10 novembre, sur le budget pluriannuel de l’Union européenne (2021-2027) et le plan de relance de 750 milliards d’euros pour lutter contre la crise sanitaire, soit un montant total de 1800 milliards d’euros mobilisés pour les cinq prochaines années.

« Ce deal représente une victoire pour les chercheurs, les scientifiques et les citoyens européens », s’est félicité Christian Elher, eurodéputé allemand conservateur (PPE), et porte-parole pour son groupe sur le programme de recherche Horizon Europe. « La bataille a été rude », concède-t-il lorsqu’il décrit le bras de fer qui a opposé les deux organes de codécision communautaires pendant 10 longues semaines et au moins autant de sessions de négociation.

16 milliards supplémentaires obtenus par les eurodéputés

L’accord obtenu au forceps prévoit une augmentation de 16 milliards du budget pluriannuel de l’UE. Une rallonge conséquente, la plus importante jamais obtenue par le PE et qui doit permettre de rehausser les financements alloués à la recherche (+ 4 milliards), à Erasmus (+ 2,2 milliards), à la santé (+ 3,4 milliards) ou à la gestion des frontières (+1,5 milliard).

Cette somme viendra pour « deux tiers des amendes de concurrence », explique-t-on à Bruxelles, c’est à dire les pénalités imposées aux entreprises lorsqu’elles bafouent les sacro-saintes règles de la concurrence en vigueur au sein du marché unique. Généralement ces amendes étaient rendues au pays concerné mais le PE militait, depuis de nombreuses années déjà, pour qu’elles viennent plutôt alimenter le « pot commun ».

Une demande taboue au sein du Conseil et à chaque fois rejetée par les États membres. Jusqu’à cette semaine…

Refuser la baisse des dépenses

Le compromis scellé le 11 novembre est donc historique à plusieurs titres et met en lumière l’influence croissante du Parlement européen face aux États membres. Biens décidés à en découdre, les eurodéputés ont réussi à déjouer les pronostics en imposant plusieurs de leurs exigences aux négociateurs du Conseil.

En ligne de mire ? L’accord scellé en juillet par les Vingt-sept - au bout de quatre jours et quatre nuits d’âpres discussions. Saluant les efforts consentis pour adopter le plan de relance à 750 milliards d’euros, financé par un emprunt commun - une première dans l’histoire de l’UE -, une majorité d’élus a néanmoins fustigé le compromis trouvé sur le futur budget pluriannuel dont le montant avait été rabaissé à 1074 milliards d’euros.

« Largement insuffisant pour financer les grandes priorités de l’UE comme le climat, la santé, le social ! », dénonçait l’eurodéputé français Pierre Larrouturou (Renew) qui a entamé, le 28 octobre dernier, une grève de la faim dans le but, aussi, de sensibiliser l’opinion publique à ce dossier très technique et donc peu relayé par les médias.

Rapporteur sur le budget au PE, il souligne le large consensus au sein de l’hémicycle européen, autour de ce dossier : « mes collègues se sont ralliés derrière ma proposition visant à augmenter de 39 milliards le montant du budget ».

Les eurodéputés veulent développer des « ressources propres »

Du côté des États membres, les exigences du PE sont jugées plus qu’excessives. En additionnant les financements prévus par le plan de relance et le budget de l’UE, ce seront, au total, 1800 milliards d’euros mobilisés, rétorquent les représentants du Conseil, soucieux de ne pas toucher à un accord si difficilement négocié en juillet dernier.

Mais pour le PE, l’argument ne tient pas et constitue même un précédent dangereux. Certaines priorités politiques, financées dans ce plan de relance, ont en effet connu quelques coupes dans le budget traditionnel, réduit par ailleurs à la suite du départ des Britanniques de l’UE.

Or le plan de relance, qui vise d’abord à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 sur les économies des États membres, est programmé pour durer trois ans, alors que le budget reste l’outil conventionnel pour financer les priorités de l’UE à plus long terme.

Mais ce budget reste trop encore tributaire des contributions des États membres. D’où la seconde exigence du PE pour disposer à l’avenir de ressources propres qui viendront directement alimenter le budget pluriannuel de l’UE. Si les États membres s’étaient déjà mis d’accord en juillet sur le principe même de ressources propres, le PE a obtenu la définition d’un calendrier précis.

Un calendrier pour de nouvelles taxes

Outre la taxe sur le plastique non recyclé, déjà validée par les Vingt-sept, et qui entrera en vigueur en 2021 (6 milliards d’euros), la Commission s’est engagée à présenter, pour juin prochain, une proposition de taxe sur les géants du net (1,3 milliard attendu chaque année), une ressource basée sur les revenus du système européen d’échange de quotas d’émissions polluantes (entre 3 et dix milliards par an) ainsi qu’une taxe carbone aux frontières (entre cinq et 14 milliards par an).

Ces taxes supplémentaires visent bien sûr à soulager partiellement les États-membres, de plus en plus rétifs à augmenter leur contribution budget. Elles serviront aussi à rembourser le futur plan de relance à partir de 2028.

Une étape essentielle pour le plan de relance

L’accord conclu le 11 novembre représente d’ailleurs une étape essentielle dans la concrétisation de ce plan de relance de 750 milliards d’euros qui sera adossé au budget pluriannuel de l’UE.

« Alors que le continent affronte une deuxième vague dans la pandémie de coronavirus, nous devons mobiliser rapidement tous les moyens nécessaires. Et cet argument a certainement joué en notre faveur », estime un négociateur du PE.

Mais la bataille n’est pas terminée pour autant. L’accord conclu en trilogue doit maintenant être validé par les États membres et par l’ensemble des eurodéputés. Or la Hongrie de Victor Orban menace déjà d’enrayer le processus. En cause ? Le dispositif voulu par le PE, dans le futur budget, pour conditionner le versement des aides européennes au respect de l’État de droit.

Et s’il campe sur sa position, le Premier ministre hongrois pourra aussi bloquer le financement du plan de relance. En effet, afin d’être autorisée à relever son plafond d'endettement sur les marchés, la Commission doit recevoir le feu vert du Conseil, une décision qui ne peut être adopté sans le vote unanime des Vingt-sept…

Kattalin Landaburu, à Bruxelles 

Publié dans En bref

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Ne l'avais-je pas pressenti (souhaité ?), rappelez-vous

Publié le par Jacques SAMELA.

Ne l'avais-je pas pressenti (souhaité ?), rappelez-vous
Ne l'avais-je pas pressenti (souhaité ?), rappelez-vous

Et à présent, voici donc ma part d’anticipation, avec en novembre, une défaite mémorable, par KO de  Mister T face au candidat démocrate Joe Biden, permettant aux USA de retrouver enfin sa place qui doit être la sienne, et ce même si les 4 ans perdus impacteront durablement son leadership, en décembre, après maintes tergiversations du gouvernement britannique, un accord « win-win » finalement trouvé, donnant une fin plus qu’honorable pour ce Brexit commencé en 2016, assurant de l’autre côté de la Tamise, et notamment pour les « Remainers » un sentiment de soulagement quant aux prochaines relations commerciales avec l’UE, une Chine, qui durant le nouvel an chinois, souhaitera faire acte de pardon quant aux atermoiements (mensonges ?) du début de la crise sanitaire, en proposant à l’ensemble des pays les plus impactés par le virus, de vendre des millions de masques à des prix amis, tout en se dédouanant également de certaines pratiques économiques vis-à-vis de l’UE, considéré toujours par le pouvoir chinois comme le continent d’avenir.

Mais aussi, une perte d’influence de la Russie de VP, embourbée elle dans l’imbroglio de la Biélorussie, en proie à une révolution démocratique, difficilement réprimable, et occasionnant même des remous à Moscou, où les opposants, désormais réunis au sein d’un comité démocratique, dont le leader n’est autre que Alexei Navalny, parfaitement remis de son empoisonnement, s’imposera de jour en jour, pacifiquement, rencontrant enfin de l’ensemble de la population russe une forte écoute, avide de changements, et puis pour finir sur cette séance, l’inamovible homme fort de la Turquie, se prendra finalement les pieds dans les tapis kurdes, libyens, chypriotes, grecs, et désormais du Haut-Karabakh, situations actuelles censés en principe lui permettre de passer comme l’homme incontournable de l’ex peut-être futur nouvel empire ottoman, mais qui finalement lui occasionnera une mise à l’écart, après qu’un certains nombres de ses alliés politiques lui auront tournés le dos, au profit de  l’opposition démocratique de son pays, avec comme conséquences, que bon nombre d’emprisonnés, suite au fameux coup d’état, seront libérés.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/09/anticipations-espoirs-realite.html

 

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Des changements à venir ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Des changements à venir ?
Des changements à venir ?

Pour l'instant, rien n'est encore acquis définitivement, mais si changement à la tête des Etats-Unis, lequel de ces mots, que sont protectionnisme et multilatéralisme, redeviendra à la mode ?

Avant de le savoir, lisez donc ce texte ci-dessous, il date de 2018.

Bonne lecture.

Jacques Samela

 

Multilatéralisme VS Protectionnisme, ou tel est pris qui croyait prendre ?

En ce moment, si il est un mot on ne peut plus utilisé dans les médias, c’est bien celui que Mister T à remis au goût du jour, et qui s’appelle le protectionnisme.

Son contraire, si vous ne le savez pas, et encore à l’ordre du jour, se nomme lui le multilatéralisme.

Mais, afin d’appuyer mon sujet, et avant de rentrer de plein pied dans ce double sujet, et afin de vous donner l’occasion de vous faire votre propre opinion, voici leurs définitions (Wikipedia) :

Multilatéralisme : Le multilatéralisme est un concept utilisé dans le champ des relations internationales. Il se définit comme un mode d'organisation des relations inter-étatiques. Il se traduit par la coopération de trois États au moins dans le but d'instaurer des règles communes. Il concerne essentiellement la forme institutionnalisée de ces relations (au sein des organisations internationales).

 Protectionnisme : Le protectionnisme est une politique économique interventionniste menée par un État ou un groupe d'États, consistant à protéger ses producteurs contre la concurrence des producteurs étrangers. Les buts peuvent être le maintien de l'emploi dans certains secteurs d'activité, la diminution du déficit commercial, ou la défense du niveau de vie. Les mesures protectionnistes consistent essentiellement à freiner les importations (barrières douanièresnormes contraignantes, freins administratifs...), encourager les exportations (subventions diverses, incitations fiscales, dévaluation, dumping comme le « protectionnisme offensif »), privilégier les entreprises nationales dans les appels d'offres de marchés publics, ou empêcher les investisseurs étrangers de prendre le contrôle d'entreprises nationales.

 

Alors, tout en commençant par ce qui est donc actuellement en cours, le multilatéralisme, il faut savoir que contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’a pas été inventé durant le XX siècle, puisque dès le traité de paix dit de Westphalie en 1648, et ce jusqu’au Congrès de Vienne en 1814, on trouve déjà des prémisses d’accords entre états, plutôt européens à cette époque, facilitant en cela leurs coopérations et leurs relations commerciales, afin d’obtenir une stabilité doublée d’une prospérité, évitant au final des tensions inhérentes à toute relation internationale, communément décrite comme un domaine anarchique.

Ensuite, il prendrait également sa source dans la tradition dite des Lumières, dont ses penseurs (Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Kant, Benjamin Franklin, Georges Washington, etc…), dotés d’un idéalisme à toute épreuve, et opposés à une vision sombre des relations humaines, estimaient que par la création d’institutions dont nous connaissons aujourd’hui des exemples comme l’ONU ou l’UE, pouvaient instaurer des relations favorables et pacifiques au bénéfice de chacun.

Quant à celui que nous connaissons aujourd’hui, il serait issu de ce que l’on appelle l’idéalisme wilsonien, du nom du président américain Woodrow Wilson (1856 – 1924), à l’origine de la Société des Nations, créée au sortir de la 1ère guerre mondiale, rejetée à l’époque par le Congrès des Etats-Unis, mais ayant largement inspiré l’ONU en 1945, et dont l’action est toujours en œuvre aujourd’hui.

C’est donc au XX siècle qu’il devient la norme, avec deux voies bien distinctes que sont la partie économique, mise en évidence avec la création du système monétaire et financier, connu sous l’appellation BrettonWoods, ainsi que du Gatt (General Agreement Trade and Tarrifs), sous l’égide notamment des Etats-Unis, considéré à l’époque comme son principal instigateur. Quand on voit ce que fait aujourd’hui Mister T, décrit comme un serial entrepreneur, dans le bâtiment il est vrai, on peut se poser des questions. Mais de cela j’en reparlerai.

Et donc, la partie politique, avec l’idée que le développement du commerce facilite la négociation politique, permettant en cela de régler pacifiquement les différends entre les états, devant en retour bénéficier à la population, en favorisant notamment leur prospérité.

C’est par essence la tradition universaliste, idéaliste, libérale et démocratique de l’ONU qui est mise en œuvre ici. Alors, oui, il est vrai que cela est loin, voire parfois même très loin de réussir à chaque fois, de nombreux exemples en attestent, la cause souvent aux états eux-mêmes, ce que l’on appelle généralement la théorie réaliste, soit que les grandes puissances, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU, donnant aux petites et moyennes nations l’illusion de leur importance durant les prises de décisions, mais qu’au final, ce sont presque toujours leurs intérêts qui l’emportent.

Et pour le malheur de beaucoup, les exemples sont malheureusement plus que nombreux, comme pour la Syrie récemment, avec le blocage permanent de la Russie, son alliée, empêchant tout vote d’une résolution.

On dit donc du multilatéralisme, qu’il est à l’intersection de la coopération et de l’anarchie, soit un mécanisme imparfait de régulation des relations entre les états.

 

Et maintenant, le protectionnisme, remis au goût du jour par qui vous savez, mais dont le principe existe lui depuis des siècles, puisque les Etats-Unis (déjà), l’Angleterre du XVème au XVIIIème siècle, mais aussi le Japon, plus récemment, au XXème siècle, ont eu recours à ce procédé censé défendre leurs intérêts, et faire face à une concurrence dite déloyale.

Les USA aujourd’hui, invoque eux une atteinte à la sécurité nationale, notamment en ciblant la Chine, mais on a pu voir que d’autres étaient également dans la ligne de mire (UE, Canada, Mexique, etc…), pour la plupart partenaires de longue date. Comme quoi.

Seulement voilà, comme sa définition ne l’indique pas toujours (voir plus haut), ce procédé est à double tranchant. En effet, à première vue, il paraît positif et digne de bon sens, mais quand on y regarde de plus près, on remarque malgré tout qu’au-delà des discours criant haut et fort que le but de ces mesures n’est que de protéger des secteurs en difficultés, d’éviter des délocalisations,  il y a au final une réalité toute simple, qui est celle du pouvoir d’achat, car avec l’augmentation des taxes sur les produits importés, et donc des prix, ce sont les acheteurs finaux qui en pâtiront, notamment les moins aisés, mais pas seulement, pourtant souvent favorables à la mise en place de ces mesures, mais malheureusement sans se rendre compte des conséquences à plus ou moins longs termes pour eux. Attention aux « fake news ».

Nous, qui sommes des consommateurs compulsifs (parfois), habitués à des prix défiants toute logique, notamment dans le domaine de l’habillement, mais dans bien d’autres également, serions-nous ravis de les voir augmenter significativement, nous obligeant par exemple dans le domaine alimentaire de privilégier notre porte-monnaie au détriment de notre alimentation, et donc de notre santé ? Non bien sûr. Eh bien, nos amis américains risquent d’y avoir droit, car quand un pays établi des mesures protectionnistes vers d’autres pays, il doit s’attendre à des mesures similaires.

Et pas seulement au détriment des consommateurs finaux, mais aussi des entreprises. L’un des exemples les plus marquants aujourd’hui concerne les producteurs américains de soja, vivier électoral de Mister T, et pourvoyeur de soja vers la Chine pour 12 milliards de dollars en 2017, soit 30 % de la production américaine, se retrouvant aujourd’hui taxé de 25 %, obligeant la profession à demander de l’aide à son gouvernement.

Que dire également du désir de la marque mythique Harley-Davidson de délocaliser une partie non négligeable de sa production en Europe (Belgique) afin d’éviter les taxes de rétorsions européennes ?

 

Alors, certains pourraient me dire que la Chine l’a peut-être bien mérité, que l’UE aurait bien aimée le faire, voire peut-être avec les Etats-Unis, partenaire de longue date, mais non, Mister T en a décidé autrement, souhaitant mettre dans le même panier ceux qui pour lui représentent des concurrents potentiels comme la Chine, le Mexique, le Canada, et l’UE, qui, souhaitant éviter toute escalade, n’en n’a pas moins pris la décision de riposter malgré tout, dans les règles de l’OMC (www.wto.org), touchant des produits ciblés (20 % des exportations américaines), mais également des emplois (près de 500 000), situés pour la plupart dans les régions ayant votées massivement pour le président américain actuel, le but, à quelques semaines des élections de mi-mandat en novembre, étant de démonter l’incongruité de ces attaques vers un partenaire, mais néanmoins concurrent il est vrai, en lançant un message fort aux électeurs, en leur disant, attention, votre champion est en train de vous rendre la vie plus difficile. Sera-t-elle entendue ?

Quelques avancées, mais avec un sentiment que rien n’est acquis, au contraire, car comme le dit le proverbe, la méfiance est la fille de de la prudence.

Et avant de voir si comme à chaque fois le président en exercice perd sa majorité, vous aurez eu je l’espère, grâce à ce sujet, l’occasion de vous faire une idée précise, personnelle, en vous posant même la question, suis-je protectionnisme, multilatéralisme, ou les deux ?

Pour ma part, mon choix est fait, devinez ?

Jacques Samela

 Sources :

. Wikipedia

. Les Echos du 03/07/18

. Capital n° 323

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/multilateralisme-vs-protectionnisme-ou-tel-est-pris-qui-croyait-prendre.html

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France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire (2017)

Publié le par Jacques SAMELA.

France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire (2017)
France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire (2017)

Comme vous le savez à présent, mes vacances m’ont portées cette année de l’autre côté de l’Atlantique, avec comme première étape la ville de Boston (voir mes publications du mois de juillet), qui l’air de rien réunit deux des plus grandes écoles de ce pays que sont le MIT (www.mit.edu), et Harvard (www.harvard.edu), concentre le plus grand nombre de laboratoires au monde, regroupe une scène High-tech très active, accueille 50 incubateurs abritant près de 300 entreprises, dont le US French Tech Hub (www.frenchtechhub.com), abritant lui des start-up françaises, et dont les frères jumeaux se trouvent dans les villes de San Francisco et de New York, quant à son PIB, il représente 382 milliards de dollars.

Tout ceci donc, pour lancer mon vrai sujet, consacré tout d’abord aux relations économiques et commerciales entre la France et les Etats-Unis, mais pas seulement.

Historiquement très proche, avec des relations diplomatiques qui remontent à 225 ans (la France en est le plus ancien allié), nos deux nations le sont également dans bien d’autres domaines, notamment économique et commercial, avec comme témoin, la plus vieille « Amcham » (Chambre de Commerce Américaine en France) au monde depuis sa création en 1894, représentant près de 500 membres.

Aujourd’hui donc, le commerce entre la France et les Etats-Unis représente près de 7 % de nos échanges, faisant de notre pays le 12ème client des Etats-Unis (2015), devenant au passage le 2ème client de la France.

Cette relation significative repose sur les échanges de produits de haute valeur ajoutés comme les équipements de transports, les machines, les produits chimiques et pharmaceutiques, mais manifestement pas dans le domaine automobile, c’est du vécu, vous vous en souvenez ?

Quant aux produits émanant des secteurs de l’aéronautique et des boissons (alcools forts, vins), ils ont permis à la France d’enregistrer pour la première fois depuis de nombreuses années, un excédent commercial de 15 milliards de dollars.

En moyenne, ce sont près d’un milliards de dollars en transactions commerciales qui sont échangés chaque jour entre ces deux pays.

Partenaires également en termes d’investissements, avec en 2014, la première destination des flux d’investissements directs (IDE) français vers les Etats-Unis (163 milliards d’Euros en 2012), générant aujourd’hui près de 500 000 emplois américains, alors que l’investissement américain en France en fournit lui environ 600 000, soit près de 19 % du total des investissements étrangers  dans notre pays.

Et alors que la France compte près de 3 600 filiales françaises aux Etats-Unis, les entreprises américaines sont- elles près de 4 600, dont certaines depuis de nombreuses années comme Exxon Mobil (1902), Coca-Cola et Dupont de Nemours (1920), 3M (1952), ou encore Dow (1983), sans oublier les MicrosoftMarsPepsicoAmerican expressFedexMc Donald’s, ainsi que les leaders actuels que l’on nomme Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), attirés par les perspectives nouvelles de développement de notre pays dans la transformation numérique, avec 85 % d’avis positifs.

Quant à la présence française aux Etats-Unis, elle est assurée par des groupes de renom que sont AirbusDassault, Louis Vuitton (LVMH), LafargeValeoSafranFaureciaSaint-Gobain, mais aussi par de nombreuses start-up, attirées par le potentiel énorme de ce continent en termes d’innovation et de capacité commerciale.

Ensuite, premier partenaire scientifique de la France avec plus de 800 accords inter-universitaires et près de 10 000 Co-publications, ce sont bien d’autres liens qui unissent ces deux nations, plus axés vers le savoir, avec notamment près de 17 000 étudiants américains accueillis chaque année en France, soit la 4ème destination de choix à l’étranger, quand les étudiants français sont eux près de 10 000 (8 300 en 2013-2014), appuyés en cela par de nombreuses initiatives comme les Bourses Chateaubriand (www.chateaubriand-fellowship.com), permettant à des doctorants américains de séjourner en France pendant 4 ou 9 mois afin d’y mener des recherches, les bourses de voyage Benjamin Franklin, destinées à une vingtaine d’étudiants américains de niveau « undergraduate », ajoutant à leur spécialité une majeure ou une mineure de français, ou encore le « Transatlantic Friendship and Mobility », lancé en 2014, censé soutenir les échanges étudiants, avec comme idée, de les doubler d’ici 2025.

Et donc dans le domaine de la coopération scientifique, avec par exemple sept unités mixtes de recherche internationale (UMI) franco-américainesonze laboratoires internationaux associés (LIA) franco-américains du CNRS (www.cnrs.fr), ainsi que de nombreux accords inter-organismes (CNRS-DoE, INSERM-NIH, CNES-NASA), tout en s’appuyant également sur des initiatives significatives comme le « Partner University Fund », créé en 2007, et qui a financé plus de 70 partenariats de grande ampleur toute disciplines confondues, le programme Alliance (www.alliance.columbia.edu) regroupant depuis 2002 l’université américaine de New York, Columbia, avec l’Université Paris I –Panthéon-Sorbonne, l’Ecole Polytechnique, et Sciences-Po Paris sur des projets de recherche conjoints et des double cursus, complétés en cela par d’autres programmes, plus axés vers l’innovation et le transfert de technologie que sont la « Young Entrepreneur Initiative » (www.yeifrance.com),  accompagnant la création d’entreprises innovantes américaines en France, le « NETVA » (www.netvafrance.com), qui est un programme de préparation et d’exposition aux marchés américains pour de jeunes entreprises innovantes françaises, ou encore le programme « FATTE+ », qui lui, tend à rapprocher les systèmes de tech-transferts.

On le voit bien, les relations universitaires ou scientifiques sont aussi importantes que celles consacrées à  l’économie, sans omettre également,  les instruments de rayonnement et de promotion de la langue et de la culture française mis en place par la France, afin d’appuyer son influence sur l’ensemble du pays, avec notamment l’implantation dans les universités américaines de 19 centres pluridisciplinairesle positionnement du français en tant que deuxième langue étrangère étudiée tant en scolaire qu’à l’universitél’importance du réseau des établissements scolaires à programme français (près de 50 avec près de 20 000 élèves), sans oublier bien sur la place incontournable des Alliances françaises (près de 50 établissements), dont les deux tiers ont une activité enseignante.

Comme quoi, quand on parle d’influence, elle n’est pas toujours négative, notamment venant surtout de la part de nos amis américains, d’après certains bien sûr (eh oui, un retour de ces certains, mais peut-être pas les mêmes, quoique ?), même si il est vrai qu’aujourd’hui, avec le nouveau président en service, le leur pas le nôtre, on peut se poser des questions, mais en même temps, que peuvent peser quatre années ou plus face à 225 années de relations ininterrompues ?

Pas grand-chose il est vrai, et il est fort à parier qu’elles continueront de plus belles et pour de nombreuses années encore.

Jacques Samela

 

Sources :

www.diplomatie.gouv.fr

https://fr.usembassy.gov

www.amchamfrance.org

. Management de juillet-août 2017

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/08/france-etats-unis-au-dela-de-l-histoire.html  

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JEDI (le retour)

Publié le par Jacques SAMELA.

JEDI (le retour)
JEDI (le retour)

JEDI : «Nous essayons de changer radicalement la manière dont on développe des médicaments»

Interview d'André Loesekrug-Pietri, directeur de JEDI

07/09/2020

André Loesekrug-Pietri, directeur de JEDI, une fondation européenne pour créer un écosystème technologique pour penser aux défis de demain à travers l’innovation de rupture, a lancé début avril un nouveau challenge pour augmenter les chances de trouver un traitement thérapeutique contre le Covid-19. Nous faisons avec lui un point d’étape sur les avancées de ce challenge.

Retrouvez l’intégralité de l’interview d’André Loesekrug-Pietri, directeur de JEDI :

https://www.frenchweb.fr/jedi-nous-essayons-de-changer-radicalement-la-maniere-dont-on-developpe-des-medicaments/404136

 

 

 

Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 juillet 2019 :

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/07/le-rendez-vous-de-l-europe-jedi-un-modele-une-ambition-pour-l-europe.html

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Carmat (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Carmat (suite)
Carmat (suite)

La medtech française Carmat reporte la reprise de ses essais cliniques

Publié le 10/04/2019 l’Usine Nouvelle

La medtech française Carmat ne reprendra pas tout de suite ses essais cliniques de cœur artificiel, déjà interrompus depuis octobre 2018.  

Carmat, medtech française qui fabrique des cœurs artificiels, a annoncé qu’elle ne reprendra pas les essais cliniques de ses prothèses cardiaques intégrales au mois d’avril, contrairement à ce qui était initialement prévu.

"Carmat a récemment recueilli de nouvelles données et, pour éviter tous risques de dysfonctionnements potentiels, a décidé d’attendre les résultats définitifs de l’analyse de ces dernières informations pour vérifier si les changements apportés aux processus de production répondent bien à l’ensemble des problèmes identifiés.", lit-on dans le communiqué de l’entreprise publié mercredi 10 avril

Un décalage sine die

En conséquence, "un décalage dans la reprise des implantations de l’étude PIVOT, qui ne peut pas être déterminé avec suffisamment de précision à ce stade, est attendu par rapport au calendrier initial," indique le communiqué.

En début d’année, pour des raisons similaires, Carmat avait annoncé l’interruption de cet essai depuis octobre 2018, la conduisant à renoncer à obtenir le précieux marquage CE (conformité européenne) lui permettant de commercialiser son produit dans l’Union Européenne.

Les autres objectifs 2019 de l’entreprise – finaliser l’étude pivot, obtenir l’autorisation d’initier une étude clinique aux Etats-Unis, et enfin préparer le lancement commercial de la prothèse –seraient également mis en difficulté.

11 patients sur 20

En mars 2019, 11 patients avaient été implantés, sur les 20 patients initialement prévus. En moyenne, la prothèse a maintenu un patient en vie pendant 13 mois ; sur les 11 patients, elle totalise 5 ans et 10 mois.

Un premier test clinique avait viré au drame lorsque qu’un patient, implanté en mars 2016, était décédé quelques mois après à la suite d’une mauvaise manipulation des batteries alimentant sa prothèse. Les essais avaient ensuite été interrompus pour que Carmat puisse renforcer son système de sécurité et convaincre l’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament.

L’essai clinique Pivot avait été relancé en 2017, d’abord au Kazakhstan, puis en République tchèque.

Carmat se dit toutefois "confiant et déterminé" quant à la reprise de ses essais.

 

 

Cœur artificiel : Carmat lève 60 M€ pour passer au stade industriel

https://www.vipress.net/coeur-artificiel-carmat-leve-60-me-pour-passer-au-stade-industriel/

19 Sep 2019 

Concepteur et développeur d’un projet de cœur artificiel total visant à offrir une alternative thérapeutique aux malades souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale, le Français Carmat annonce le succès d’une levée de fonds pour un montant total brut de 60 M€, auprès d’investisseurs spécialisés et stratégiques.

L’opération a été souscrite pour un montant levé total de 60,0 M€, à un prix de 19 € par action. Cette offre réservée auprès d’investisseurs spécialistes du secteur des sciences de la vie et de technologies médicales ou partenaires stratégiques de la société, combinée à la trésorerie actuelle de la société, devrait permettre à Carmat de couvrir ses besoins en fonds de roulement jusqu’à mi-2021.

Les fonds levés seront alloués aux objectifs stratégiques suivants : finaliser l’étude PIVOT en accélérant le recrutement des patients de la seconde cohorte dans les centres existants et en l’élargissant à de nouveaux centres cliniques dans de nouveaux pays en vue d’obtenir le marquage CE en 2020 ; initier une étude clinique de faisabilité aux Etats-Unis, à la suite de l’obtention de l’approbation conditionnelle de la FDA ; transformer CARMAT en une société industrielle et commerciale et préparer la commercialisation de ses produits, avec notamment la montée en puissance de la cadence de production et l’amélioration continue des processus de production dans l’usine de Bois-d’Arcy, l’adaptation de son organisation et de son système d’information, et le renforcement de sa structure marketing et commerciale.

« Au cours du 1er semestre 2019 nos équipes techniques ont consacré un effort considérable au perfectionnement de notre système de production à Bois-d’Arcy et toutes nos prothèses sont désormais produites sur ce site moderne, selon les processus renforcés, répondant aux exigences d’une production industrielle de notre dispositif médical complexe », commente Stéphane Piat, directeur général de Carmat.

Le cœur artificiel développé par Carmat étant encore en phase de développement clinique, la société n’a enregistré aucun chiffre d’affaires au cours du 1er semestre 2019. Les charges d’exploitation du 1er semestre 2019 ont augmenté de 21% à 24,4 M€. Le résultat net au 30 juin 2019 se traduit par une perte de 24,0 M€ contre une perte de 18,9 M€ au 30 juin 2018.

« Cette levée de fonds, qui renforce considérablement notre trésorerie, conforte et diversifie sur le long terme notre base actionnariale institutionnelle. Je suis ravi que nombre de nos actionnaires historiques aient à nouveau apporté leur soutien à Carmat en participant à cette levée de fonds. Je tiens tout particulièrement à remercier Matra Défense, Lohas, Santé Holdings ainsi que le groupe Therabel, dont les investissements significatifs traduisent une fois encore leur confiance dans notre projet. Je souhaite également saluer l’arrivée au capital de Carmat de nouveaux actionnaires familiaux et d’entrepreneurs de renom ainsi que de nombreux autres actionnaires institutionnels spécialistes du secteur des sciences de la vie et de technologies médicales. Forts du soutien de ces investisseurs de premier plan, nous pourrons poursuivre nos objectifs stratégiques dans le but de répondre aux besoins de milliers de patients souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale en Europe et aux Etats-Unis », se félicite Stéphane Piat.

 

Carmat autorisé à reprendre les implantations de son coeur artificiel en France

Publié le 21/10/2020 / L’Usine Nouvelle

Bonne nouvelle pour Carmat. La pépite française a obtenu le feu vert des autorités sanitaires le 20 octobre pour reprendre les essais cliniques de son coeur artificiel en France.

Carmat va pouvoir reprendre ses essais cliniques en France. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a donné son feu vert mardi 20 octobre pour de nouvelles implantations du coeur artificiel fabriqué par la société de biotechnologie. Cette étude “pivot” doit permettre à l’entreprise, à terme, de commercialiser sa solution en Europe.

Des tests suspendus depuis 2018 en France

Carmat avait suspendu ses tests en France en octobre 2018. La reprise des essais avait été reportée sine die “pour éviter tous risques de dysfonctionnements potentiels”.

“Nous sommes ravis de pouvoir à nouveau réaliser des implantations du cœur Carmat en France”, s’est réjoui dans un communiqué le directeur général de Carmat, Stéphane Piat. La PME profite d’une série de bonnes nouvelles puisqu’elle a réussi à boucler en septembre une levée de fonds de 60 millions d’euros.

Le coeur artificiel est destiné à des personnes souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale, une maladie qui concernerait 20 millions de patients en Europe et aux États-Unis. Concrètement, l’autorisation de l’ANSM va permettre à des patients français de recevoir le dispositif conçu par Carmat.

D’autres tests prévus aux États-Unis

L’entreprise espère finaliser le recrutement de son étude pivot pour la fin du premier trimestre 2021. “L’objectif primaire de l’étude correspond à six mois de survie avec la bioprothèse ou à une transplantation cardiaque réussie dans les six mois suivant l’implantation du dispositif”, rappelle l’entreprise.

“La cadence des recrutements, impactée par la situation Covid-19 dans les centres en République tchèque, au Danemark et au Kazakhstan, pourrait ainsi s’accélérer avec la participation des centres français hautement spécialisés pour clore cette étude clé”, indique Stéphane Piat. La medtech avait annoncé en mai l’implantation d’un premier coeur artificiel total au Danemark.

En parallèle, Carmat souhaite débuter une étude de faisabilité américaine (EFS) avant la fin de l’année 2020. L’entreprise espère également commencer une large étude “EFICAS” au cours du deuxième trimestre 2021 pour démontrer l’efficacité et la sécurité du coeur artificiel. Jusqu’à présent, Carmat a réalisé 13 implantations de le cadre de l’étude pivot.

 

Vu et lu dans Les Echos du 10/09/20

Vu et lu dans Les Echos du 10/09/20

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23/01/14, intitulé : Carmat : Un rêve se réalise.

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Le Fret ferroviaire, enfin un nouveau départ ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Fret ferroviaire, enfin un nouveau départ ?
Le Fret ferroviaire, enfin un nouveau départ ?

L’Etat français compte donc en faire un de ses piliers de sa transition écologique, avec dès cette année, 63 millions d’Euros d’alloué, et 63 millions en 2021.

Eh oui, c’est bien du fret ferroviaire dont je parle, avec justement comme souhait de développer de nouvelles autoroutes ferroviaires comme un Bayonne – Cherbourg, ou un Sète – Calais, accompagné de la relance du dit train des primeurs Perpignan – Rungis, à l’arrêt depuis l’année dernière au profit des poids-lourds, mais avec comme souhait de l’étendre entre les villes d’Anvers (Belgique) et Barcelone (Espagne).

Pour cela, et au de-là des sommes en jeu, les droits de péages (eh oui, là aussi) des trains de marchandises seront eux gratuits jusqu’à la fin de l’année, divisés par deux en 2021, permettant, si les envies sont suivis d’effets, d’alléger les routes de France de 20 000 poids-lourds, soit 425 000 tonnes de CO2 émis en moins.

Vaste et beau projet, seulement voilà, depuis de nombreuses années, ce secteur, peu connu, est en phase plus que descendante.

Et pourtant, le transport de marchandises par voies ferroviaires était plus que florissant il y a encore quelques années de cela, avant que la route ne grignote son pré carré, et le remplace petit à petit. En voici un petit historique.

Donc, tout d’abord, il faut savoir qu’avec l’avènement du chemin de fer, la France comptait en 1852, 3 000 km de voies, 17 000 en 1870, et 26 000 en 1882, devenant en cela le réseau le plus développé d’Europe.

Bien évidemment, le transport de marchandises s’imposa très rapidement, souvent accolé aux gares voyageurs, avant de bénéficier de halles dédiées en périphérie des agglomérations, dotées de vaste cours de débords ou cours marchandises, permettant le transbordement entre les wagons et les véhicules routiers. Et, pour faciliter le transport entre les sites industriels et le réseau ferré général, de nombreux embranchements particuliers seront créés, soit 3 800 à l’orée de la 1ère guerre mondiale.

Et concernant les types de transports, deux seront mis en oeuvre, soit la petite vitesse (PV), représentant la majorité du trafic avec des tarifs avantageux, et la grande vitesse (GV), plus coûteuse, et utilisée surtout pour le transport des animaux vivants, ainsi que les fruits et légumes, nécessitant pour le coup un transport plus rapide.

Ensuite, par le regroupement des anciens réseaux, privés et publics, la SNCF est créée le 31 août 1937, avec comme résultat, un réseau élargi de 42 500 km, et 6 500 embranchements particuliers (voir plus haut).

Cependant, c’est également durant ces années que la concurrence routière pointa son nez, avec une réelle augmentation durant les années 50 et 60, et ce même si 6 000 gares ou points frontières traitaient encore près de 30 000 wagons de marchandises quotidiennement.

Mais c’est surtout vers la fin des années 80 que le fret entra vraiment dans une période de déclin, passant de 60 milliards de tonnes km à 32 milliards en 2012. Et encore, la SNCF était toujours en position de monopole, ce qui changea avec l’ouverture de la concurrence en 1993, avec les nouveaux entrants qui prirent une bonne partie des dits marchés rentables, soit les trains massifs, dont la composition n’est pas remanié entre l’origine et la destination, lui laissant finalement la partie la plus couteuse, ce que l’on appelle les trains dits de lotissements.

Et depuis, ce ne sont plus que reculs, avancées, reculs, de cette activité toujours aussi primordiale, dont voici une chronologie ci-dessous :

. 1970 : Création de la Sernam (Service national des messageries), qui s’occupera des transports de colis.

. 1989 : Création de l’entité Fret SNCF, tout en fermant jusqu’en 1993, près de 28 000 gares au service du fret.

. 2002 : Le CA de l’activité fret monte à 1,96 milliards d’Euros, avec un trafic de 128 millions de tonnes transportés, 13 850 clients en Europe, comptant encore 1 800 gares de fret, 19 gares de triages, 4 535 installations terminales embranchées, et 45 terminaux de transport combiné, appuyé en cela par 80 000 wagons fret, 2 200 locomotives, et 1 200 locotracteurs.

. 2003 : Le CA tombe à 1,86 milliards d’Euros, le trafic à 124,8 millions de tonnes transportées, et il ne reste plus que 1 509 gares fret, 17 gares de triages, et 29 terminaux combinés.

. 2004 : Perte de près de 400 000 millions d’Euros.

. 2008 : Le groupe SNCF rachète Geodis, renommant sa branche fret, SNCF Geodis. Le CA tombe lui à 16,5 milliards d’Euros.

. 2009 : Le trafic subit une chute de 25 % au 1er semestre.

. 2010 : Création de l’entité Captrain en dehors du territoire français.

. 2014 : Circulation d’un train de 1 500 mètre de long, une première en Europe, et retour de la croissance avec un CA en hausse de 0,6 %.

. 2015 : Suppression de 450 postes, l’activité a transporté 19,9 milliards de t.km, réalisé un CA de 1,06 milliard d’Euros, et la part du transport de marchandises par le rail est descendue sous la barre des 10 % (9,5 %). Cependant, Fret SNCF a fait circuler le train le plus long jamais acheminé sur le réseau ferré national, soit d’une masse de 5 410 tonnes, long de 974 mètres, et comptant 67 wagons et 3 locomotives.

. 2017 : En partenariat avec la société Traxens (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/07/traxens-par-de-la-les-mers-et-les-oceans.html),  Fret SNCF teste le train connecté, équipant chaque wagon d’un boitier, permettant au conducteur (via une tablette), de vérifier le serrage et le desserrage des freins, la pression, l’hygrométrie, ou encore l’ouverture et la fermeture télécommandée des trappes. Quant à l’avenir, Fret SNCF souhaite faire circuler des trains de fret autonomes à partir de 2023.

. 2018 : Perte de 170 millions d’Euros pour un milliards de CA et cinq milliards de dettes.

. 2019 : Fret SNCF rejoint l’alliance européenne de wagons isolés « XRail », aux côtés d’autres opérateurs ferroviaires européens.

. 2020 : Fret SNCF devient une société par actions simplifiées, affiliée à la SNCF, et doté de 170 millions de fonds propres.

Donc, comme vous pouvez le constater, du chaud et du froid, mais quand on regarde au de-là de nos frontières, proches et plus lointaines, on peut se dire qu’avec une réelle volonté, ce qui semble être à nouveau le cas aujourd’hui, suivi de moyens plus que suffisants, et peut-être (certainement) moins de grèves, on pourrait se rapprocher de ces pays qui ont depuis de nombreuses années choisi ce moyen de transport, comme par exemple la Suisse, qui avec 70,5 % du trafic marchandises transporté par rail, a réussi en 10 ans à baisser le trafic routier de marchandises, passant l’air de rien de 1,4 millions de camions en 2 000, à 898 000 en 2019, et ce malgré l’augmentation du transport de marchandises entre ce pays et l’Europe notamment. Et depuis 1994, ce désir de transport par rail, est même inscrit dans la Constitution fédérale depuis 1994.

Beaucoup plus loin, aux Etats-Unis cette fois-ci, le transport de marchandises par rail représente encore 45 % du trafic terrestre, alors qu’au sein de l’UE, à 27, cela ne représente qu’environ 5 % du total mondial, loin de la situation de puissance économique, qui s’ignore encore, et qui avec et depuis la crise de 2008, le fret ferroviaire européen a subi une baisse de 15 % à 20 % du trafic kilométrique.

Donc, que ce soit chez nous, ou au sein de l’UE, il y a encore beaucoup à faire avant que le fret ferroviaire devienne une priorité, notamment dans les pays membres les plus récents, et plutôt axés à rénover leurs infrastructures terrestres, mais, avec les ambitions affichées par la nouvelle commission européenne d’intégrer plus de vert dans les actions économiques à venir, ce que d’aucuns appellent le « Green deal européen », il se pourrait que ce mode autrement moins énergivore devienne enfin majoritaire, comme chez nos amis suisses (voir plus haut).

Le plus dur sera certainement de convertir le puissant lobby routier, en l’amenant à considérer comme solution fiable et fructueuse, surtout, le transport combiné.

Vaste chantier, mais primordial afin d’atteindre les objectifs affichés de notre pays et de l’UE.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. Le Monde 

. Les Echos

. Challenges

. Actu Transport Logistique

 

 

Vu et lu dans VoxLog de septembre 2020

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Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20
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Vus et lus dans Les Echos du 16/09/20 et Eco Savoie Mont-blanc n° 37 du 11/09/20
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Brevets (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Brevets (suite)
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Vu et lu dans Conquérir n° 18 de septembre / octobre 2020

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Vu et lu dans Electroniques de septembre 2020
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. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 avril 2015, intitulé : France Brevets, valorisation à la française.

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Délocalisations, relocalisations (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans le magazine M Le Monde n° 471 du 26/09/20

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Vu et lu dans Décision Achats n° 219 de septembre 2020
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http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/09/delocalisations-relocalisations.html

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La Banque de France, Bpifrance (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vus et lus dans Les Echos du 23/09/20, et Le Parisien Eco du 12/10/20
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http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/la-banque-de-france-au-service-de-l-etat.html

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 septembre 2013, intitulé : BPI France : La banque de la reconquête ?

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