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CAC 40 (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

CAC 40 (suite)
CAC 40 (suite)
Vus et lus dans Les Echos du 25/02/20, et du 19/06/20
Vus et lus dans Les Echos du 25/02/20, et du 19/06/20
Vus et lus dans Les Echos du 25/02/20, et du 19/06/20

Vus et lus dans Les Echos du 25/02/20, et du 19/06/20

 Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 31 janvier 2018, intitulé : CAC 40, le meilleur est à venir ?

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Devialet (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Devialet (suite)
Devialet (suite)
Vu et lu dans Challenges n° 639 du 30/01/20

Vu et lu dans Challenges n° 639 du 30/01/20

Vu et lu dans Les Echos du 27/02/20
Vu et lu dans Les Echos du 27/02/20

Vu et lu dans Les Echos du 27/02/20

Pour plus d'informations sur Devialet, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 24 juillet 2015, intitulé : Devialet, une pépite (française) à l'écoute.

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L'animation française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

L'animation française (suite)
L'animation française (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 29/05/20

Vu et lu dans Les Echos du 29/05/20

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 mars 2014, intitulé : L'animation française, une richesse nationale.

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Les Rencontres d’Aix en Seine

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Rencontres d’Aix en Seine
Les Rencontres d’Aix en Seine

20 ans déjà que s’organisent début juillet les « Rencontres Economiques d’Aix en Provence », la ville du peintre Paul Cézanne (1839 – 1906) et du calisson (www.calisson.com), entre autres, et qui cette année, pour des raisons liées certainement à la crise sanitaire en cours, s’organisera cette fois-ci à la Maison de la Radio à Paris, du 03 au 05 juillet 2020, avec la possibilité de suivre en ligne et en direct l’ensemble des débats (50 sessions), mais également celle de pouvoir poser ses propres questions aux intervenants (via le site internet de l’événement), qui seront cette année encore nombreux (300), venant comme toujours de tous horizons, et de différentes nationalités.

Et qui dit changement de lieu, dit changement de nom, car nous aurons donc droit cette année aux « Rencontres d’Aix en Seine » (www.lesrencontreseconomiques.fr).

Toujours accès pour une bonne part de son programme sur l’économie, le thème principal de cette année sera lui consacré aux réponses à donner face aux dérèglements du monde actuel, cela en sera même son titre, finissant finalement sur une note positive avec cette phrase : On va s’en sortir ! Espérons-le.

Sinon, pour en savoir un peu plus sur cet événement de renommée internationale, il faut savoir qu’il a été créé par le Cercle des économistes (www.lecercledeseconomistes.fr), un centre de réflexion fondé en 1992, à l’initiative notamment de Jean-Hervé Lorenzi, économiste lui-même, dirigeant d’entreprise, et professeur à l’Université Paris-Dauphine, avec comme souhait à l’époque de réunir des économistes de toutes sensibilités, des universitaires, afin de promouvoir un débat économique de référence sur l’état du monde du moment, mais pas seulement pour un petit cercle de privilégiés, au contraire même, ouvert et accessible à tout un chacun.

Ce qui en a fait peut-être sa spécificité et son succès, face à d’autres événements plus réservés comme le Davos, pour ne citer que lui ?

Donc, si vous avez le temps, l’occasion, la curiosité, l’intérêt pour les sujets traités, ne ratez pour rien au monde cette édition anniversaire, notre avenir se prépare, s’imagine même, peut être durant ces trois jours de débats et d’échanges.

Jacques Samela

 

Vus et lus dans les Echos du 12/02/20, du 05/05/20, et du 09/06/20
Vus et lus dans les Echos du 12/02/20, du 05/05/20, et du 09/06/20
Vus et lus dans les Echos du 12/02/20, du 05/05/20, et du 09/06/20

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L'Hygiaphone, un retour en grâce ?

Publié le par Jacques SAMELA.

L'Hygiaphone, un retour en grâce ?
L'Hygiaphone, un retour en grâce ?

Vous en avez entendu parler pendant la crise du covid-19, le groupe français Téléphone en a fait un de ses titres phares en 1977, Danny Boon en a relaté son utilisation difficile dans son sketch consacré à la Poste, et ceux qui comme moi ont un âge un peu avancé, l’ont croisé plus d’une fois dans les services publics, mais connaissez-vous vraiment son histoire ?

Eh bien elle commence en 1945, en raison d’une épidémie de grippe H1N1, comme quoi, rien de nouveau, venant déjà de Chine, et qui par le contact avec les voyageurs toucha particulièrement les agents SNCF, notamment ceux attribués aux guichets dans les gares.

La réponse, très attendue par la société ferroviaire, car faisant face à une vraie hécatombe d’absences, doublée d’une baisse de la productivité, viendra tout simplement (si je puis dire), d’une installation doublement vitrée, avec en son centre une membrane acoustique permettant une protection maximale, tout en assurant une sonorité presque parfaite.

En tout cas, dès l’installation de ce nouveau système, appelé à l’origine « passe son duetto » par son créateur  l’ingénieur André Bourlier, et proposé, après avoir été déposé sous la marque « Hygiaphone », du grec "hugiês", qui signifie "sain", et "phônê", "la voix", le nombre d’absences tomba à près d’une trentaine, alors qu’au début de l’épidémie, elles culminaient à plus de 300. La parade fût donc trouvée.

Tellement bien qu’après  avoir prouvé son utilisation, il trouvera d’autres débouchées comme les différentes administrations de l’époque, les stations-services, les stades, les grands-magasins, ainsi que les cinémas, avec aussi dès 1968 des versions adaptées elles à la protection des banques, postes, commissariats de police, ou encore ministères et ambassades.

Et cela dura jusque dans les années 90, où cette fois-ci, toutes ces institutions ou tous les sites recevant du public souhaitèrent s’ouvrir à leur clientèle, clientèle s’estimant elle, à juste titre ou pas, et notamment dans les différentes administrations, accueillie souvent sans considérations aucunes par des guichetiers plutôt débordés qu’autre chose, considérant que ce système était devenu un mur d’incompréhension entre les usagers et eux-mêmes, obligeant souvent les antagonistes à crier fort pour se faire entendre.

Résistant tant bien que mal à l’air du temps, la marque est acheté par un groupe suédois du nom de Gunnebo (www.gunnebo.com), qui par la cession d’une de ses divisions, fera que « l’Hygiaphone » tombera dans l’escarcelle du groupe français Fichet (www.fichetgroup.com) en 2018, spécialiste dans le secteur des coffres-forts, portes blindées et sécurité électronique .

Et c’est par des circonstances similaires et malheureuses que ce produit, plutôt aux oubliettes il est vrai, est revenu sur le devant de la scène, avec l’utilisation de protection souvent de bric et de broc dans les magasins d’alimentation, marchés et autres lieux de ventes.

Mais comme l’on dit parfois, à quelque chose malheur est bon, car depuis le début de cette crise sanitaire, non terminée attention, les ventes du produit estampillé « Hygiaphone » ont augmentées de plus de 40 %, obligeant même la société détentrice à surveiller l’utilisation de cette appellation, toujours brevetée,  pour des modèles le plus souvent élaborés en plexiglas, précieux pour protéger du virus, mais n’assurant en rien une qualité de son que le vrai modèle lui est capable de proposer.

Défense du nom, mais aussi d’une qualité ayant déjà fait ses preuves. Et il est vrai que pour avoir testé l’original et ceux que nous voyons aujourd’hui, il n’y pas à matière à se tromper.

La question maintenant, verra-t-on une utilisation sur le temps  de ce mode de protection, ou est-ce seulement sur la période actuelle de la crise en cours ?

En tout cas, vu qu’elle est mondiale (la crise sanitaire), il y a malheureusement de quoi faire, et ce pour pas mal de temps.

Petit retour en arrière donc, mais bon, pour nous protéger, pas de demi-mesures. Espérons juste que le niveau sonore soit meilleur qu’avant, n’est-ce pas Monsieur Boon ?

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. https://www.franceculture.fr/histoire/parlez-dans-lhygiaphone-le-retour-en-grace-dun-vieux-systeme

. https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/coronavirus-retour-grace-du-bon-vieux-hygiaphone-produit-alsace-eviter-contaminations-1825670.html

Vu dans Eaubonne Mag n° 248 de mai - juin 2020, et Télérama n° 3673 du 03/06/20, n° 3676 du 24/06/20
Vu dans Eaubonne Mag n° 248 de mai - juin 2020, et Télérama n° 3673 du 03/06/20, n° 3676 du 24/06/20

Vu dans Eaubonne Mag n° 248 de mai - juin 2020, et Télérama n° 3673 du 03/06/20, n° 3676 du 24/06/20

Bien avant l'utilisation des baies vitrées, intitulé "The Ticket Seller" de Norman Rockwell. Edition Taschen : Rockwell de Karal Ann Marling

Bien avant l'utilisation des baies vitrées, intitulé "The Ticket Seller" de Norman Rockwell. Edition Taschen : Rockwell de Karal Ann Marling

Publié dans Les dossiers

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Brevets (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Brevets (suite)
Brevets (suite)

PSA double Valeo pour devenir le premier déposant de brevets en France

  https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/psa-double-valeo-pour-devenir-le-premier-d%c3%a9posant-de-brevets-en-france/ar-BB15ZvD7?li=BBkG5mY

Le 26/06/20 / BFM Business

Valeo a perdu en 2019 sa couronne nationale de champion des dépôts de brevets, couronne que l'équipementier automobile détenait depuis 2016. Le groupe a été doublé l'an passé par PSA, selon le classement* 2019 de l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi).

Avec 1.183 demandes de brevets publiées (109 de plus que l'année précédente), le constructeur augmente son nombre de dépôts de plus de 10%, contre 1.034 demandes pour Valeo (soit une baisse de plus de 23% sur un an).

PSA retrouve en fait la première place du palmarès, qu’il avait occupée de 2007 à 2015, avant de se la voir ravir par le groupe Valeo.

https://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BB15ZCTF.img?h=690&w=799&m=6&q=60&o=f&l=f© Inpi

La recherche publique très présente

La troisième place est occupée par Safran avec 871 demandes publiées (contre 783 demandes publiées en 2018).

Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) conserve la quatrième place avec 659 demandes publiées, tandis que le groupe automobile Renault se classe cinquième, avec 426 demandes de brevets déposées. 

Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Airbus, Thales, L'Oréal et Faurecia viennent ensuite compléter le top 10 du palmarès.

"Cette nouvelle édition montre que les grands groupes dominent largement le palmarès, parce qu’ils ont pleinement intégré la propriété industrielle dans leur stratégie d’innovation, ce qui n'est pas toujours le cas pour les plus petites entreprises", commente Pascal Faure, le directeur général de l'Inpi, cité dans le communiqué.

"Cette tendance récurrente confirme la nécessité des actions de sensibilisation à la propriété industrielle menées en direction des plus petites entreprises et du monde de la recherche. C’est tout le sens des dispositions de la loi PACTE, en faveur d’une meilleure prise en compte de la propriété industrielle dans la démarche d’innovation, en particulier pour les petites structures", poursuit-il.

La moitié des brevets déposés par 50 acteurs

Par ailleurs, la concentration s'accélère. Ainsi, les 50 premiers déposants représentent plus de la moitié de l’ensemble des demandes de brevets publiées l'an dernier, contre un tiers seulement en 2004.

Dix organismes de recherche publique sont présents dans le palmarès des principaux déposants. Outre le CEA et le CNRS, IFP Energies nouvelles se classe ainsi à la 13e place avec 190 demandes publiées.

Par secteurs, la mécanique reste le domaine technologique le plus représenté avec plus de 40% des demandes de brevets, devant l’électronique/électricité, suivis par la chimie.

L'Inpi a également dressé des classements thématiques. Ainsi, chez les PME c'est Aledia qui a déposé le plus de brevets l'an passé devant Supergrid Institute et Sysnav. 

Dans les ETI, GTT (Gaztransport et Technigaz) prend la médaille d'or devant Soitec et Trèves PSI.

Au total, 14.844 demandes de brevets ont été publiées à l’Inpi en 2019.

*Les demandes de brevets publiées en 2019 correspondent à des inventions dont la demande de protection a été faite 18 mois avant la publication, c'est-à-dire entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018.

 

 

CEA, VALEO, SAFRAN : TRIO DE TÊTE FRANÇAIS DES DEMANDES DE BREVETS EN EUROPE EN 2019

https://vipress.net/cea-valeo-safran-trio-de-tete-francais-des-demandes-de-brevets-en-europe-en-2019/

12 Mars 2020 

Nouveau record pour les demandes de brevets européens en 2019 tous secteurs confondus. Dans son baromètre Patent Index 2019 publié aujourd’hui, l’Office européen des brevets (OEB) annonce avoir reçu plus de 181 000 demandes l’année dernière, soit 4% de plus qu’en 2018. Un record notamment atteint grâce à la forte progression des secteurs de la communication numérique (+19,6%) et de l’informatique (+10,2%).

Avec 10 163 demandes déposées en 2019, la France reste le 2e pays européen le plus innovant auprès de l’OEB. Elle se positionne derrière l’Allemagne qui conserve la première position (26 805 demandes) et devant la Suisse (8 249 demandes). Néanmoins, après une baisse de 1,4% en 2018, la France enregistre un nouveau recul du nombre de demandes de brevets en 2019 (-2,9%), notamment dans des secteurs tels que les transports ou la communication numérique. La baisse dans ces domaines s’explique entre autres par un ralentissement des demandes de certains grands groupes français dont l’activité brevets était particulièrement forte, mais aussi par des changements au sein des entreprises elles-mêmes. Par exemple, Technicolor – auparavant 5e plus gros demandeur français – a vendu en 2018 ses activités de brevets et de licences et en 2019 ses activités de recherche et innovation à l’américain InterDigital. Ses demandes sont donc désormais enregistrées comme américaines.

Au classement général des pays déposant le plus de demandes de brevets à l’OEB, la France se voit ravir la 4e place par la Chine, très active dans la communication numérique.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2020/03/OEB-120320.jpg

Malgré une baisse de 2,9%, l’Île-de-France est à nouveau la 2e région la plus innovante d’Europe avec 6 516 demandes de brevets déposées à l’OEB en 2019. Elle se place juste derrière la Bavière qui connait elle aussi un repli (-3,2%, 7 969 demandes). Statu quo également dans l’Hexagone : l’Île-de-France est toujours la région la plus innovante de France (64,1% des demandes du pays). Auvergne-Rhône-Alpes conserve également la 2e place (1 328 demandes, +0,7%) et reste dans le top 20 des régions à l’OEB, à la 14e place. L’Occitanie arrive quant à elle en 3e position (412 demandes, +0,2%).

La recherche publique française se distingue, portée par le CEA

Valeo qui était en 2018 l’entreprise la plus innovante de France, a vu le nombre total de ses demandes de brevets chuter en 2019 (539, -31,3%). Une baisse qui lui fait perdre la première place sur le podium des entreprises françaises les plus actives auprès de l’OEB. Valeo quitte également le top 20 mondial des entreprises les plus innovantes tous secteurs confondus (18e en 2018, 37e place en 2019). Avec 597 demandes de brevets déposées à l’OEB en 2019 – autant que l’année dernière –, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), fer de lance de la recherche publique française, ravit à Valeo la place d’entreprise la plus active de France en matière de brevets européens. Safran prend la troisième place et Thales se classe 5e derrière Saint-Gobain.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2020/03/CEA-VALEO-SAFRAN-120320.jpg

Le Chinois Huawei 1er demandeur de brevets européens

A l’OEB, la communication numérique (+19,6 %) est le secteur qui a connu la plus forte croissance en termes de demandes de brevets en 2019. Des demandes notamment boostées par le développement de technologies indispensables à la mise en place de la 5G. Avec une augmentation de plus de 65% des demandes de brevets dans le secteur de la communication numérique, les entreprises chinoises ont largement contribué à son essor. Tout comme les entreprises sud-coréennes (+36%) et américaines (+15%). Les trois plus grands demandeurs du secteur pour 2019 sont Huawei, Ericsson et Qualcomm. Avec 3 524 demandes, Huawei est d’ailleurs le 1er demandeur de brevets européens, tous secteurs confondus.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2020/03/BrevetsMonde-120320.jpg

Au cours de la dernière décennie, la Chine n’a cessé de progresser. Ses demandes de brevets à l’OEB ont même presque été multipliées par 6 (12 247 demandes en 2019 contre 2 061 en 2010). Des chiffres qui viennent également confirmer que l’OEB est considéré comme un partenaire de choix pour un nombre croissants d’acteurs non européens, notamment asiatiques, qui souhaitent protéger leurs inventions. En effet, derrière Huawei, Samsung occupe la 2e place des plus grands demandeurs de brevets à l’OEB, suivi par LG en 3e position.

45% des demandes de brevets à l’OEB sont s originaires d’Europe. Des champions de la croissance se distinguent, tels que la Suède (+8,0%), le Royaume-Uni (+6,9%) et l’Espagne (+6,0%). Malgré des volumes de demandes plus faibles, le Portugal (+23,1%), la Grèce (+15,8%) et l’Irlande (+6,3%) se démarquent également. L’Allemagne demeure le 1er demandeur de brevets en Europe, malgré un ralentissement (+0,5%) après deux années de croissance.

Consultez le baromètre Patent Index 2019

https://vipress.net/wp-content/uploads/2020/03/brevetsecteurs.jpg

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 avril 2015, intitulé : France Brevets, valorisation à la française.

 

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De La Cornue à Le Creuset, en passant par Tefal

Publié le par Jacques SAMELA.

De La Cornue à Le Creuset, en passant par Tefal
De La Cornue à Le Creuset, en passant par Tefal

Pas une, pas deux, mais trois sociétés cette fois-ci. Soyons fous. Mais qu’à moitié, car l’air de rien, elles ont un dénominateur commun qui les relie, vous le savez ou vous l’avez deviné ? Le domaine de la cuisine bien sûr.

Commençons donc par la moins connue, en tout cas par vous (peut-être) et moi (sur), parce que le monde de la grande cuisine ne connait qu’elle, j’ai nommé La Cornue (www.lacornue.com), considérée comme la reine des cuisinières.

Et ce depuis plus d’un siècle. En effet, elle fût créée en 1908 par Albert Dupuy, herboriste et parfumeur de profession, mais qui en fin gastronome qu’il était, inventa ce qu’il allait devenir sa marque de fabrique, un four dit à voûte, dont la forme rappelle à s’y méprendre au décorum du métro parisien de l’époque, normal, c’était justement son inspiration première.

Breveté la même année, et en rapport avec  son métier, le nom de La Cornue (1) s’imposa à son créateur, lui rappelant en cela un récipient utilisé par ses soins pour les distillations dans le domaine de la parfumerie. Sa spécificité, de forme arrondie, le four permettait à l’air chaud de cuire les aliments sans les dessécher.

Le modèle le plus connu, ou le fourneau, le piano, la cuisinière,  plusieurs noms pour le désigner en fait, s’appelle le ou la Château, décliné(e) en plusieurs exemplaires dont la ou le Château 150, suivit d’autres que sont les Châteaux 120 et 165, Grand Palais 180, Castel 75, et Grand Castel 90.

D’autres modèles existent, moins prestigieux, et concerne la cuisinière Cornufé, destinée aux amateurs (dans tous les sens du terme) de cuisine, mais avec des moyens moyen, et la rôtissoire Flamberge.

Alors, comme vous le verrez sur les photos ci-dessous, ainsi que sur le site internet de la société, l’ensemble des modèles ont tous un petit côté rétro, donnant certainement aux cuisines équipées un certain cachet, mais c’est surtout son côté fait main qui est plus qu’apprécié.

En effet, et ce depuis le début, dans l’usine de Saint-Ouen l’Aumône dans le Val-d’Oise, où plusieurs ouvriers, plus communément appelés compagnons s’échinent à créer et à assembler en une quinzaine d’opérations et une quarantaine d’heures de maintenance un seul modèle, ce qui représente quand même plus de 1 000 rivets, des centaines de pièces, et un poids final de près de 400 kg. Et à cette cadence, que l’on pourrait rapprocher d’une certaine voiture mythique, vous savez, celle qui commence par un grand F, ce sont près de 900 modèles qui sortent de l’usine chaque année.

Modèles largement vendus à l’étranger, notamment aux Etats-Unis où s’écoule près des trois quarts de la production, sur un chiffre d’affaires de près de 20 millions d’€, et dont les aficionados et fins gourmets se nomment Brad Pitt et son copain George Clooney, les actrices Gwyneth Paltrow et Blake Lively , et bien d’autres, capables quand même d’acquérir des modèles pouvant atteindre la somme de 18 000 € et plus.

En France, ce sont surtout des chefs renommés qui utilisent ces pianos, même si certains comme Gérard Depardieu (pas étonné), ou Daniel Auteuil, seraient des clients fidèles.

Mais bon, quand on aime, et que l’on peut, on ne compte pas.

Et manifestement c’est loin de se tarir, car la marque est représentée aux quatre coins du monde, estampillé membre à part entière du label EPV (www.patrimoine-vivant.com).

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/02/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/02/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/02/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/02/20

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/02/20

Mais qu’utiliser avec ces formules 1 de la cuisine, si ce n’est par exemple les ustensiles de cuisson de la marque Le Creuset (www.lecreuset.fr) ?

Elle fût créée en 1924 par deux industriels belges que sont Armand De Saegher, spécialiste du moulage, et Octave Aubecq, émailleur de profession, à Fresnoy Le Grand dans l’Aisne, car considéré à l’époque comme le carrefour idéal des voies de transport pour le fer, le coke et le sable, matériaux primordiaux pour l’élaboration des futurs modèles de la marque en devenir.

Ce qu’ils ne manqueront pas de faire, en élaborant l’année d’après la célèbre cocotte en fonte couleur flamme ou « orange volcanique », imitant en cela la teinte orange de la fonte en fusion dans un creuset (2). Le succès fût immédiat, touchant au plus près les ménagères, désireuses de reproduire des plats découverts dans les restaurants, et les faire découvrir à leurs proches.

Aujourd’hui, après son rachat en 1988 par l’actuel propriétaire, Paul Van Zuydam, discret homme d’affaires sud-africain, et toujours sur le même site d’origine, ce sont près de 10 000 cocottes qui sortent chaque jour des ateliers de fabrication, soit une toute les cinq secondes, avec chaque année, cinq à six couleurs nouvelles créées, afin notamment de suivre les préférences de ses clients comme les américains pour qui les couleurs sombres sont le nec plus ultra, les japonais appréciant plutôt les couleurs flashies, et pour les anglais ce serait plutôt la couleur bleue ciel. Il est vrai que la marque exporte 95 % de sa production. Quant à la préférence des français, elle irait plutôt vers la couleur cerise.

Cependant, dans un souci de ne pas dépendre d’un seul produit, même aussi renommé, depuis de très nombreuses années, toujours à l’écoute des goûts culinaires des français, la marque propose aujourd’hui des plats à tajines, des woks, des services à fondues, des sauteuses, et même très récemment une collection essentiellement dédiée à nos amis de compagnie, sans oublier quand même, et ce depuis 1991, le célèbre tire-bouchons Screwpull, devenu également un must de la marque.

Alors, bien évidemment, l’ensemble de ses modèles sont facilement trouvables dans de nombreux commerces spécialisés, mais je vous conseille les boutiques au nom de la marque (vous les trouverez  facilement sur le site internet de la marque), vous serez étonné du choix, ainsi que du foisonnement de couleurs qui vous accueille à l’entrée.

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 11/10/19
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 11/10/19
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 11/10/19
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 11/10/19

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 11/10/19

Et pour finir ce sujet consacré aux arts de la table, très apprécié chez nous, je vais donc vous relater du pionnier de la poêle antiadhésive, peut-être plus connu par les amateurs que nous sommes, la marque Tefal.

Créée en 1956 par Marc Grégoire, ingénieur, avec Louis Hartmann, spécialiste du polymère anti-adhérent à sarcelles, sa particularité, innovante à l’époque, fût d’utiliser pour recouvrir ses poêles, du Téflon, ou du polytétrafluoroéthylène (PTFE), développé quelques années plus tôt (1938) par le groupe américain Du Pont de Nemours.

Pourtant, au début, son créateur ne pensait utiliser ce revêtement que pour la pêche, afin d’enduire ses cannes télescopiques en fibre de verre de son invention. L’idée elle, viendrait de sa femme, qui, aux fourneaux, et confrontée chaque jour aux problématiques de cuisson, lui demanda d’étudier de près ce sujet qu’il ne connaissait que trop peu. Ce qu’il fit semble-t-il assez rapidement (un proverbe italien dit, le patron c’est moi, mais celle qui commande, c’est ma femme), en mettant au point un procédé permettant d’ancrer le téflon sur le disque aluminium de la poêle (le traitement de l'aluminium à l’acide chlorhydrique provoque de petits trous dans lesquels se fixe le téflon).

Le brevet de la première poêle fût déposé en 1954, sous l’appellation Tefal, provenant de la contraction des mots « teflon » et « aluminium », et depuis, elle trône fièrement dans le musée du groupe Du Pont de Nemours aux Etats-Unis.

Cependant, le succès ne prend pas. C’est seulement après avoir déménagé du côté de la ville d’Annecy (Rumilly), près du groupe Pechiney Rhenalu, qui lui propose une usine de 3 000 m2, et surtout après son rachat par le groupe SEB, à laquelle la marque appartient toujours, que le procédé commence à faire parler de lui, lui permettant de vendre aujourd’hui plus d’un milliard de poêles dans le monde entier.

Mais non contente de se satisfaire de cette réussite, la marque créera également d’autres produits comme un croque-gaufres en 1974, sa première bouilloire électrique en 1982, le premier pèse-personne électronique en 1985, et cinq ans plus tard, une pierrade électrique. Elle interviendra même dans le domaine de la puériculture, avec la gamme Tefal Baby Home.

Diversification, oui, mais sans pour autant laisser péricliter son fonds de commerce, avec en 1980 le lancement de son nouveau revêtement anti-adhésif T-Plus à l’international, et d’autres revêtements en « Titanium », assurant une meilleure résistance aux ustensiles métalliques, avec à la clé, selon la marque, une durée de vie de 8 ans. Bien évidemment, le Téflon est toujours partie prenante des modèles (poêles et casseroles) vendus aujourd’hui, sachant que sur cette base de départ, près de 200 brevets ont été déposés de par le monde.

Il y a donc de fortes chances que Tefal nous accompagnera encore pour longtemps en cuisine, complétant sur un modèle au choix de La Cornue, une cuisson lente et odorante dans une cocote Le Creuset. Bon appétit à toutes et à tous.

1. Cornue (industrie). En métallurgie, en sidérurgie et dans l'industrie des gaz manufacturés, une cornue appelées quelquefois « cornue à feu », est une enceinte étanche en matériaux réfractaires, en fait un four, dans laquelle on décompose par chauffage, du charbon (de la houille), du zinc, du sodium, etc. Une première famille de cornues furent utilisée dans la production du coke ou des gaz manufacturés, une autre, dans la production de l'acier. Wikipedia

2. Un creuset est un pot en matériau réfractaire ou en métal servant à la fusion ou la calcination. La qualité d'un creuset est d'être capable de résister à des températures supérieures aux températures de fusion des alliages que le métallurgiste va y déposer, sans s'altérer ni polluer le métal en fusion. Wikipedia

 Jacques Samela

Sources :

. www.lacornue.com

. https://www.valdoise.fr/640-la-cornue-son-excellence-la-cuisiniere-.htm

. https://www.ateliers-malegol.com/pianos-de-cuisson/la-cornue

. http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/la-cornue-star-des-cuisinieres-09-01-2014-3475463.php

. Le Parisien Weekend du 21/02/20

 

. www.lecreuset.fr

. Wikipedia

. https://www.capital.fr/entreprises-marches/les-cocottes-le-creuset-ont-toujours-la-cote-730723

 

. www.tefal.fr

. Wikipedia

. La Croix du 14/11/16

Vu et lu dans La Croix du 14/11/16

Vu et lu dans La Croix du 14/11/16

Publié dans L'entreprise du mois

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Vers une relance verte ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Vers une relance verte ?
Vers une relance verte ?

La relance verte, un booster de croissance économique ?

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/transformons-la-france/la-relance-verte-un-booster-de-croissance-economique-848893.html

28/05/2020

Depuis le début de la crise sanitaire et économique, les appels se multiplient pour inventer un monde nouveau. Les grands acteurs économiques, associatifs et intellectuels sont unanimes : il faut relancer l’économie et créer de l’emploi, mais pas sans sauver le climat et la biodiversité et en luttant contre les inégalités sociales. Sur tout le territoire, les solutions se mettent en place, se développent et se coordonnent, portées par des structures publiques et privées de toutes tailles.

En mettant le monde à l'arrêt, le Covid-19 a remis en cause nos modèles de civilisation et rebattu les cartes, laissant entrevoir la possibilité d'une transition écologique radicale. En tirant les leçons de la crise, les entreprises, les startups et les associations pourraient bien transformer la sortie de crise en opportunité.

Des leviers politiques pour décarboner l'économie

Avec 12,9 millions de salariés au chômage partiel, à la demande de plus d'un million d'entreprises, et une crise économique historique sur les bras, les États se sont retrouvés en quelques semaines dans une situation inédite depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En octroyant des aides financières à des entreprises au bord de la faillite, la France et l'Union Européenne ont ainsi la capacité à infléchir leur stratégie environnementale. Pour Bruno Le Maire, Ministre de l'Économie et des Finances, « la décarbonation de l'économie française sera le fil rouge de tous les plans de soutien, quel que soit le secteur. ». De fait, chaque plan de relance annoncé est assorti de conditions d'engagement dans une démarche de transition écologique et numérique, mais aussi de "résilience économique" dans le cas du plan européen.

En parallèle, il incombera également au gouvernement et aux collectivités de mettre en œuvre d'ambitieuses politiques publiques pour lancer de grands chantiers tels que le développement des énergies renouvelables, la généralisation de l'économie circulaire, la rénovation des bâtiments énergivores ou encore la promotion de l'entreprenariat responsable, en utilisant tous les leviers à leur disposition.

Les secteurs porteurs de la relance verte

Si la transition écologique concerne tous les secteurs, certains sont d'ores et déjà au cœur de la relance verte française : c'est par exemple le cas de l'agriculture, qui est sommée de pourvoir à notre autonomie alimentaire tout en passant aux bonnes pratiques écologiques. Partout en France, les startups repensent l'agriculture de demain, tandis que les associations et les collectivités développent des pratiques d'agroécologie durables, capables de générer des emplois locaux. Les énergies renouvelables locales ont le vent en poupe et la demande d'énergie verte et locale est plus pressante que jamais. Le secteur pourrait aussi profiter de ce rebond pour accélérer sa transition énergétique, déjà bien engagée. Selon les experts, la production d'hydrogène vert pourrait d'ailleurs se développer plus rapidement qu'avant la crise sanitaire.

Le secteur du bâtiment, qui produit à lui seul 4 fois plus de gaz à effet de serre que le transport aérien national, vise quant à lui sa décarbonation complète dans les trois prochaines décennies. Un immense chantier qui pourrait aussi générer la création de milliers d'emplois.

Côté transports, tout est aussi à réinventer, de la promotion du vélo et du co-voiturage au développement du fret ferroviaire en passant par le déploiement des voitures électriques, de leurs bornes de recharges et la production de leurs batteries. Autant de secteurs où les collectivités, les grandes entreprises, les startups et les associations ont toutes une carte à jouer. Enfin, toutes les initiatives de relocalisation et de « Made in France » répondent également à un besoin nouveau de résilience, de de bon sens et d'autonomie pour faire face à une nouvelle crise. Nul doute que la mobilisation de cette intelligence collective sera déterminante pour l'avenir.

La relance verte est en route !

Partout en France, les initiatives solidaires et responsables se développent. Certaines entreprises comme Athletics 3D dans le Vercors n'ont pas hésité à transformer leur activité de production de matériel de biathlon pour fabriquer des masques. D'autres ont réorienté leurs priorités comme Spartah Médical dans le Grand Est, qui au cœur de la crise, a inventé un spray anti-Covid. Dans le secteur agroalimentaire, le confinement a profité à certaines entreprises comme Mon Panier de Campagne à Toulouse qui a triplé son chiffre d'affaires pendant cette période. Spécialisée dans les circuits courts, cette société propose une large gamme de produits frais et d'épicerie issus d'une agriculture bio en provenance de producteurs locaux, en livraison à domicile. Relocalisation et circuits courts étant les maîtres mots post-crise, la transition énergétique n'en sera que plus effective. Certaines startups réussissent même leur première levée de fonds comme Futura Gaïa, spécialiste de l'agriculture verticale en sol vivant, qui vient de lever 2,5 M€ et installera sa plateforme pilote à Tarascon cet automne. La relance verte est en route et il y a fort à parier qu'elle a un bel avenir devant elle !

 

A ne pas rater


"La semaine européenne de l'énergie durable 2020"

La Semaine européenne de l’énergie durable (EUSEW) est le plus grand évènement consacré aux énergies renouvelables et à l’utilisation efficace de l’énergie en Europe. Elle se compose d’une conférence politique de trois jours avec plusieurs opportunités de rencontre, d’un concours des Prix de l’énergie durable de l’UE incluant un vote public pour le Prix des citoyens, et d’évènements locaux organisés à travers toute l’Europe tout au long des mois de mai et juin. La 15e édition de EUSEW aura lieu du 22 au 26 juin 2020 et la conférence politique se tiendra du 23 au 25 juin à Bruxelles.

https://www.eusew.eu/


 

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Le rendez-vous de l'Europe : Cela commence vraiment maintenant

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Cela commence vraiment maintenant
Le rendez-vous de l'Europe : Cela commence vraiment maintenant

Attention, début de révolution en Europe

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/attention-d%c3%a9but-de-r%c3%a9volution-en-europe/ar-BB14ZaSK?li=BBkGbOY

Le 03/06/20

L’augmentation du budget et l’acceptation d’une dette européenne représentent un pas en avant spectaculaire. Mais il faut encore que ce principe soit validé et qu'il entre à terme dans le régime de croisière de l’UE.

Tribune. La proposition franco-allemande d’un fonds de relance de 500 milliards d’euros se situe dans le sillage des décisions inédites prises par l’Union européenne (UE) face à la pandémie. Cependant, c’est moins le montant du plan qui fait date que sa logique : jusqu’à présent, il s’agissait surtout d’abaisser les contraintes et de permettre aux Etats de s’endetter plus facilement mais à leur propre risque. Deux bifurcations majeures apparaissent cette fois :

1. L’UE assume le choix de financer des politiques publiques ambitieuses par une décision politique rapide, en sortant du cadre étriqué des lignes budgétaires pluriannuelles. Elle le fait par son propre budget, qui sera alloué aux territoires et aux secteurs les plus touchés par la crise, indépendamment de la contribution de chaque Etat à ces recettes supplémentaires. Cela signifie que l’augmentation du budget européen, donc de ses ressources fiscales (ce qui, dans le vocabulaire europhobe est appelé «transfert»), n’est plus un tabou. Il s’agit certes d’une décision exceptionnelle prise en réaction un événement exceptionnel. Mais la méthode se prête à une généralisation : il s’agit du budget de l’UE et non de dispositifs extraordinaires de solidarité entre l’UE et un Etat-membre, comme dans le cas de la crise grecque. Le soutien de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, à ce projet est clair et elle l’augmente même d’une proposition de prêt de 250 milliards d’euros supplémentaires montre que les choses sont bien parties, et d’autant plus que, le cadre du Green Deal, lancé et récemment confirmé par la Commission, qui se traduira par des dépenses significatives, crée une nouvelle occasion de propositions budgétaires audacieuses qui bousculeront le train-train des négociations interétatiques.

2. La dépense sera rendue possible grâce à un emprunt levé par l’UE en son nom propre et couvert par des bons du trésor, comme le fait n’importe quel Etat. La capacité de l’Europe à s’endetter directement signifie qu’on sort vraiment, et par la grande porte, du registre du «syndicat de copropriété» dans lequel certains se plaisaient à vouloir circonscrire l’UE. En devenant un acteur financier mondial puissant et sûr, qui obtiendra sans doute des marchés une excellente notation, le gouvernement de l’UE opérera un changement d’ampleur comparable à la création de la Banque centrale européenne : cela relativisera d’un coup les mesures, moins puissantes et moins sûres, prises par les Etats nationaux en matière de dette publique.

«I don’t want my money back»

Ces changements tendront à débarrasser la scène politique européenne des débats sordides sur la «mutualisation» des dettes, qui constituent l’un des effets collatéraux d’un système qui n’assume pas sa dimension fédérale. Lorsque l’on construit une infrastructure contribuant au bien public «mobilité durable» comme le TGV Rhin-Rhône en France, comme il s’agit du budget national, l’Ile-de-France ne demande pas de garanties financières aux régions traversées, alors que, pourtant, ses contribuables sont les premiers contributeurs à un projet qui ne les concerne qu’indirectement. De même, l’origine géographique des contribuables de l’impôt européen qui permettra de rembourser la dette n’aura aucun lien avec la carte des bénéficiaires de ce plan de relance. Cette démarche de bon sens pourrait enfin faire oublier le sinistre «I want my money back» – prononcé en 1979 par la Première ministre britannique, Margaret Thatcher, pour diminuer la contribution du Royaume-Uni au budget européen – car un tel raisonnement deviendrait, dans ce nouveau cadre, totalement incongru.

La prochaine étape devrait être en bonne logique un ajustement du système institutionnel. L’initiative franco-allemande demeure étrange puisque deux Etats interviennent dans le budget d’un troisième, l’Union européenne. Dans son dialogue avec la Commission, il serait logique que le Parlement soit flanqué d’un Sénat, élu par les citoyens européens et respectant les équilibres territoriaux, pour remplacer les actuels Conseil européen et Conseil de l’UE. Cette mise en cohérence augmenterait à la fois l’efficacité et la lisibilité de la gouvernementalité européenne et contribuerait à faire des citoyens européens les acteurs essentiels des choix de politiques publiques, décidés par et pour leur pays, l’Europe.

Une révolution ?

Les grands changements sociaux ont souvent lieu en temps de crise car, par temps calme, les forces conservatrices réussissent plus facilement à organiser la résistance de ceux qui, à tort ou à raison, craignent de perdre quelque chose. C’est tout particulièrement vrai pour l’Union européenne où les Etats disposent institutionnellement d’un pouvoir de blocage qu’ils ne se privent pas d’utiliser.

Après le krach de 2008, il a ainsi fallu attendre des années, entre la laborieuse création du Mécanisme européen de stabilité (2010-2012) et le «quantitative easing» (rachat massif de dettes au secteur financier) de la Banque centrale européenne (BCE) en 2015, pour que des mesures inédites de grande ampleur puissent voir le jour.

En revanche, lors de la pandémie de 2020, l’UE a fait son travail, vite et bien. Dès le 9 avril, en cumulant toutes les mesures prises en incluant les effets de levier, le président de l’Eurogroupe chiffrait l’effort à 19% du PIB de la zone euro, soit plus de 2 000 milliards d’euros.

Comment cela a-t-il pu se faire ? Le dispositif de réaction intégrée en cas de crise (IPCR), dont l’origine remonte au 11 Septembre et au tsunami de 2004, était opérationnel et avait été renforcé en 2018 après les cafouillages de la crise migratoire de 2015. Dès le 2 mars, ce mécanisme a été pleinement activé. Il a permis des décisions fortes de l’UE entre la mi-mars et la mi-avril sur la recherche médicale liée au virus, sur la solidarité avec les pays partenaires les moins préparés, sur l’assouplissement des règles budgétaires des Etats-membres (critères de Maastricht), sur des facilités financières proposées par la Banque européenne d’investissement, sur un engagement colossal de la BCE et sur une réorientation d’une partie du budget européen pour répondre à la crise. Alors que l’UE n’a pas de compétence sur les politiques sanitaires, qui restent une prérogative des Etats seuls, elle a prouvé son agilité et son efficacité dans ses domaines de compétences.

L’augmentation importante du budget (4% du PIB alors que le plafond du 1% entravait jusqu’ici toute initiative d’ampleur) et l’acceptation d’une dette européenne pour la financer représentent un pas en avant spectaculaire.

S’agit-il d’une révolution ? Pour qu’il en soit ainsi, il faudrait, d’une part, que ce principe soit validé par l’ensemble des Etats, ce qui n’est pas encore acquis, et que d’autre part, ce qui n’est actuellement qu’une action de crise entre dans le régime de croisière de l’UE. C’est la prise de position des citoyens européens vis-à-vis de la transformation proposée qui donnera, au bout du compte, son véritable sens à la séquence en cours.

A cet égard, le débat sur la proposition franco-allemande va permettre de préciser l’étiquetage des gouvernements qu’on nomme «frugaux» (ceux d’Autriche, des Pays-Bas, du Danemark et de la Suède). Sont-ils simplement avares ou, au fond, nationalistes ? Si c’est la première réponse qui est la bonne, ils chercheront à diminuer le montant du plan. Si c’est la seconde, c’est le principe même du projet qu’ils viseront.

En tout cas, en qualifiant de «naufrage dangereux» (Jean-Luc Mélenchon) cette «fuite en avant fédéraliste» (Marine Le Pen), les tribuniciens souverainistes français ont bien pris la mesure de l’enjeu. Les Européens font leur histoire en inventant, dans la crise et par la crise, leur Etat. Et cette fois, cela fait événement.

Jacques Lévy et Sylvain Kahn ont publié le Pays des Européens chez Odile Jacob en 2019 (19,90 euros). Tous deux sont membres du rhizome de recherche Chôros.

 

https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/plan-pour-relancer-l-europe-de-nombreux-obstacles-%c3%a0-surmonter/ar-BB15FDCf?li=BBkG5mY

 

 

La Banque centrale européenne annonce un nouveau et énorme plan de soutien à l’économie

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/la-banque-centrale-europ%c3%a9enne-annonce-un-nouveau-et-%c3%a9norme-plan-de-soutien-%c3%a0-l%c3%a9conomie/ar-BB1523ah?li=AAaCKnE

Le 04/06/20

L’institution de Francfort ajoute 600 milliards d’euros au programme de 750 milliards d’achat de dettes annoncé en mars. Son plan, qui devait se terminer fin 2020, est prolongé jusqu’à la mi-2021.

La Banque centrale européenne (BCE) vient de dégainer de nouveau l’artillerie lourde. Ainsi, jeudi 4 juin, elle a annoncé qu’elle allait augmenter son enveloppe d’achat de dettes de 600 milliards d’euros. Cela vient s’ajouter aux 750 milliards d’euros déjà annoncés à la mi-mars, ainsi qu’aux quelque 300 milliards d’euros qui avaient été annoncés précédemment. Au total, l’intervention de la BCE dépasse 1 600 milliards d’euros. Ces sommes vont très au-delà de tout ce qui avait été fait au moment de la crise de la zone euro. Jamais l’institution de Francfort n’avait autant fait tourner la planche à billets.

Non seulement les montants sont historiques, mais la Banque centrale de la zone euro a aussi allongé la durée de son intervention. Le plan pandémie (PEPP) atteint désormais un total de 1 350 milliards d’euros, et se trouve prolongé jusqu’à fin juin 2021, alors qu’il devait initialement arriver à échéance fin 2020. Enfin, la BCE annonce qu’elle entend conserver les dettes qu’elle achète sur les marchés pendant très longtemps, « au moins jusqu’à fin 2022 ». En clair, la politique monétaire de la zone euro restera extrêmement souple, au moins jusqu’à cette date.

Le taux d’emprunt de l’Etat italien s’est détendu

Les marchés attendaient une nouvelle intervention de la BCE, mais ces annonces excèdent les prévisions. Le taux d’emprunt de l’Etat italien s’est immédiatement détendu, passant de 1,6 % à 1,4 %, ce qui était l’effet recherché. Pareil pour la France, avec des taux qui sont passés en territoire négatif pour l’emprunt à dix ans, à – 0,03 %.

Annoncé en mars, le plan PEPP a ramené le calme sur les marchés financiers. Il a, en particulier, permis aux Etats de s’endetter à prix cassés, alors qu’ils sont obligés d’intervenir tous azimuts pour garder l’économie à flot. Au total, 235 milliards d’euros sur l’enveloppe de 750 milliards d’euros ont déjà été dépensés. A ce rythme, le plan aurait été épuisé en octobre. Il fallait donc augmenter la somme allouée à l’intervention. C’est désormais chose faite.

 

 

205 MILLIONS D’EUROS POUR 19 PROJETS EUROPÉENS DE DÉFENSE

https://vipress.net/205-millions-deuros-pour-19-projets-europeens-de-defense/

16 Juin 2020 

La Commission européenne a annoncé 16 projets industriels en matière de défense et trois projets consacrés aux technologies de rupture qui seront menés à l’échelle paneuropéenne et bénéficieront d’un financement de 205 millions d’euros au titre des deux programmes précurseurs d’un véritable Fonds européen de la défense : l’action préparatoire concernant la recherche en matière de défense (PADR) et le programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP).

Les projets annoncés soutiendront le développement des capacités de la défense européenne, notamment en ce qui concerne les drones et leurs technologies connexes [drones furtifs et tactiques, système de détection et d’évitement d’obstacles pour les drones militaires, plateformes de traitement des données à la périphérie (edge computing) pour les drones], les technologies spatiales (récepteurs cryptés Galileo de qualité militaire, charge utile optique de qualité militaire pour les satellites de petite taille, système de données massives pour la surveillance satellitaire), les véhicules terrestres sans pilote, les systèmes de missile de haute précision (programme BLOS – missiles anti-char), futures plateformes navales, les capacités d’attaque électronique aéroportées, les réseaux tactiques et de haute sécurité, les plateformes de «cyber situational awareness» (appréciation de la situation en matière de cybersécurité) ou la prochaine génération des technologies de furtivité active.

Ces projets viennent s’ajouter aux 15 projets de recherche déjà financés depuis 2017 grâce à la PADR et au soutien direct qui sera apporté à deux projets de grande envergure (le drone MALE et le projet ESSOR).

« Le Fonds européen de la défense permettra une dépense commune, donc plus performante, réduisant ainsi la fragmentation et le manque d’efficacité. Les résultats positifs des programmes précurseurs du Fonds qui sont annoncés aujourd’hui montrent l’immense potentiel d’une coopération entre les industries de la défense, grandes ou petites, implantées dans l’une ou l’autre des régions de l’Union », commente Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive pour une Europe adaptée à l’ère du numérique.

Thierry Breton, commissaire au marché intérieur, a quant à lui déclaré : « Ces projets prometteurs démontrent la capacité de l’Union à promouvoir et à soutenir la coopération entre les industries de la défense sur le territoire européen et entre les États membres. En développant des technologies et des capacités de défense de haut niveau, nous renforçons la résilience et l’autonomie stratégique de l’Union. Tous les participants à la chaîne de valeur dans le secteur de la défense, quelles que soient leur taille et leur origine au sein de l’Union, peuvent en retirer des bénéfices. Doté d’un niveau de financement adéquat, le Fonds européen de la défense permettra d’étoffer considérablement ces premiers succès ».

Le programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP), doté d’une enveloppe de 500 millions d’euros pour la période 2019-2020, et l’action préparatoire concernant la recherche en matière de défense (PADR), dont le budget s’élève à 90 millions d’euros pour la période 2017-2019, sont des programmes pilotes du futur Fonds européen de la défense qui visent à favoriser une base industrielle innovante et compétitive dans le secteur de la défense et contribueront à l’autonomie stratégique de l’Union. La PADR couvre la phase de recherche des produits de ce secteur, y compris pour les technologies de rupture, tandis que l’EDIDP soutient les projets collaboratifs liés au développement, depuis la conception jusqu’aux prototypes.

L’industrie européenne de la défense représente 440 000 salariés ; avec ses nombreuses retombées positives sur des applications civiles, elle constitue de plus en plus une industrie à double usage qui bénéficie à l’économie dans son ensemble. Cette industrie sera durement touchée par la crise du coronavirus. En débloquant plus de 200 millions d’euros, l’Union européenne veut contribuer à en soutenir le potentiel de compétitivité et d’innovation, y compris en incitant les États membres à investir dans la recherche et le développement, grâce à un effet de levier de plus de 113 millions d’euros.

Pour en savoir plus : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/qanda_20_1052

Publié dans En bref

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Un juste rappel

Publié le par Jacques SAMELA.

Un juste rappel
Un juste rappel

80 ans déjà,

Pour une certaine idée de la France, d’hier et d’aujourd’hui.

Ne l’oublions pas, car rien n’est jamais acquis.

Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20
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Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20

Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20, photo J. S.
Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20, photo J. S.

Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20, photo J. S.

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