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Industrie & Territoires : Le lin, il coche presque toutes les cases

Publié le par Jacques SAMELA.

Industrie & Territoires : Le lin, il coche presque toutes les cases
Industrie & Territoires : Le lin, il coche presque toutes les cases

Beau mois de juin, change l’herbe en beau foin. Vous connaissiez ? Avril et mai plutôt, non ?

Alors, même si cela concerne le lin, qui n’est pas vraiment du foin, c’est également à cette période que pour lui tout devient crucial.

En effet, après la phase des semis, qui se déroulent le plus souvent entre la mi-mars et la mi-avril, il faut 100 jours avant que n’arrive la floraison, en juin donc, parant pour l’occasion les champs d’une délicate couleur bleue, avant d’atteindre, en juillet, sa pleine maturité, moment où l’arrachage intervient, et non la cueillette ou le fauchage, afin de déposer les tiges au sol, dit en andains, permettant de mettre en œuvre le rouissage, soit la transformation de la plante en fibre, dû à l’apport conjugué de la pluie, du soleil, et d’une humidité inférieur à 15 %, pour pouvoir passer à l’étape suivante, qui s’appelle le teillage, consistant lui à transformer la paille de lin rouillie ramassée, tout en séparant les fibres de bois de celles du lin.

Suivent d’autres étapes toutes aussi importantes, mais ne souhaitant pas me tromper sur les termes utilisés, ainsi que leurs sens véritables, voici le lien qui vous expliquera, mieux que moi donc, les étapes complètes de la culture du lin (https://www.terredelin.com/internet/l-art-du-lin/culture-du-lin/culture-du-lin-1152.aspx).

Sinon, tout en vous ayant laissé quelques minutes de lecture assidue, avez-vous découvert que le lin coche la plupart des cases inhérentes à la transition écologique en cours, et que la France, avec plus de 75 000 hectares cultivés, pour plus de 100 000 tonnes ramassées chaque année, représente près de 80 % de la production mondiale, et se retrouve donc à la première place ? Eh bien oui.

Vu et lu dans Les Echos du 23/06/21
Vu et lu dans Les Echos du 23/06/21

Vu et lu dans Les Echos du 23/06/21

Donc, matière naturelle végétale, le lin est essentiellement cultivé  dans des zones tempérées proche de la mer, d’où ce positionnement de choix de la France, mais aussi de la Belgique et des Pays-Bas, représentant, de la Normandie, en passant par l’Ile de France, jusqu’à la région des Hauts de France des conditions idéales pour sa culture, tellement idéales qu’en 10 ans, les surfaces consacrées à sa culture ont augmentées de plus de 130 %.

Vus et lus dans Le Parisien Weekend n° 23889 du 02/07/21, et Les Echos du 23/11/21
Vus et lus dans Le Parisien Weekend n° 23889 du 02/07/21, et Les Echos du 23/11/21

Vus et lus dans Le Parisien Weekend n° 23889 du 02/07/21, et Les Echos du 23/11/21

Rien ne se jetant, tout étant  utile, recyclé, biodégradable, le lin est également économe en eau, avec seulement 700 mm d’utilisé sur l’ensemble du cycle complet, alors que le coton, en utilise lui 3 800 litres pour 1 kg recueilli, qu’il n’a aucun besoin d’irrigation, ni de pesticides, dû notamment à la résistance de sa fibre, peu sujette à l’attaque de micro-organismes ou autres insectes. Sans oublier qu’un hectare de lin cultivé retient chaque année près de 4 tonnes de CO2.

Vu et lu dans Télérama n° 3679 du 15/07/20
Vu et lu dans Télérama n° 3679 du 15/07/20
Vu et lu dans Télérama n° 3679 du 15/07/20

Vu et lu dans Télérama n° 3679 du 15/07/20

Cependant, et  avant de continuer, une question me vient, quant à la pérennité de ce modèle dans l’avenir, eu égard aux épisodes de chaleur que nous venons de vivre, qui risquent de devenir récurrents, et du manque éventuel de pluie à la période critique de son exploitation ? Est-ce un sujet d’étude de la part des liniculteurs (près de 7 000 en France), ou juste une crainte personnelle ?

En tout cas, en attendant une éventuelle réponse de leur part, le lin, très loin derrière le coton (encore lui, et on va le revoir), puisqu’il ne représente que près de 3 % de la production mondiale de fibres naturelles, contre 75 % pour le coton, a pourtant de quoi pour s’imposer face à ce monstre, car au-delà de son utilisation dans le textile (chaussures en toile, rubans, tissus, pantalons, chemises, sacs, etc…), chasse gardée du coton, et ce même si sa légèreté, sa résistance, son côté absorbant, jusqu’à 20 % d’humidité,  apportant en cela une fraîcheur naturelle aux vêtements sans les déformer, sont plus qu’appréciés, les égyptiens l’utilisant déjà à leur époque pour créer les bandelettes entourant leurs momies, une utilisation plus industrielle s’affirme de jour en jour, avec une récurrence depuis pas mal d’années dans des secteurs comme celui de l’automobile (composants et isolants), de la hi-tech (casques audios), du sport (skis, vélos, raquettes, planches de surf), intervenant également dans la fabrication des billets de banque ou des papiers à cigarettes.

Vus et lus dans Pleine Vie de Juillet 2021, et Galvano Organo n° 900 de juin 2022
Vus et lus dans Pleine Vie de Juillet 2021, et Galvano Organo n° 900 de juin 2022

Vus et lus dans Pleine Vie de Juillet 2021, et Galvano Organo n° 900 de juin 2022

Vus et lus dans Gala n° 1422 du 10/09/20, Ca M'intéresse de novembre 2021, et Télérama n° 3725 du 02/06/21

Vus et lus dans Gala n° 1422 du 10/09/20, Ca M'intéresse de novembre 2021, et Télérama n° 3725 du 02/06/21

Alors, comme vous le savez désormais, la France représente donc le potentiel le plus important  dans l’exploitation du lin, mais, en raison de la crise de l’industrie du textile, sa transformation fût à partir des années 80 délocalisée en Chine ou en Inde, avant de commencer à revenir dans l’Hexagone, ou en Europe récemment, occasionnant pendant de nombreuses années des milliers de km parcourus, ce qui aujourd’hui est en total porte à faux de ce qui est préconisé, voire proclamé haut et fort, sachant qu’en plus, à la recherche de cadences et de productivisme acharnés (un peu de notre faute aussi), ces pays tiers utilisèrent sans freins des sources d’énergies sales comme le charbon, ainsi que des produits chimiques, qui au-delà de leurs côtés plus que nocifs pour la planète, altérèrent le plus souvent le produit final, le rendant moins durable, se froissant et s’abimant très vite. Moins cher oui, mais au détriment de la qualité.

Vus et lus dans Version Femina et La Tribune du 03/07/21
Vus et lus dans Version Femina et La Tribune du 03/07/21

Vus et lus dans Version Femina et La Tribune du 03/07/21

Vu et lu dans Dunkerque News de juillet 2021
Vu et lu dans Dunkerque News de juillet 2021

Vu et lu dans Dunkerque News de juillet 2021

Mais bon, cela est peut-être du passé, car désormais, l’idée principale est de rapatrier définitivement cette étape dite de filature, afin bien évidemment d’éviter tous les désagréments vu ci-dessus, ainsi que les conséquences environnementales des allers retours des matières premières, mais aussi de recréer une filière productive et complète, perdue au fil du temps, permettant  en cela de consolider la filière en question, et de pérenniser des emplois, amenés à répondre dans l’avenir à la demande croissante d’une gamme de produits à base de lin fabriqué en France.

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 06/04/21
Vu et lu dans Le Parisien Eco du 06/04/21

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 06/04/21

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 06/04/21
Vu et lu dans Le Parisien Eco du 06/04/21

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 06/04/21

Par contre, une problématique demeure, c’est celle du coût d’achat, un peu comme le bio en fait, car oui, produire en France c’est privilégier les circuits plus courts, l’emploi, la filière, mais malheureusement au détriment du client final que nous sommes, habitué à des prix on ne peut plus bas, peu enclin ou sans possibilités de changer ses habitudes, surtout aujourd’hui avec une inflation élevée, empêchant donc les plus faibles, financièrement j’entends, d’envisager se procurer des vêtements fabriqués en France.

 Alors, est-ce possible d’allier le produire en France et le souhait d’acquisition de chacun, sans freins, garant d’une pérennisation d’une filière en devenir, et donc en besoin de demandes continues ? Tel sera le challenge pour son avenir.

Et si nous le pouvons, nous ferons le nécessaire pour l’appuyer. Ce que je fais à présent déjà.

Jacques Samela

 

Sources :

. http://www.usrtl-ifl.fr/

. https://www.lemahieu.com/blog/la-france-1er-pays-producteur-de-lin-au-monde/#:~:text=Et%20bien%20parce%20que%20la,producteur%20de%20lin%20au%20monde.

. https://www.wedressfair.fr/matieres/lin

. https://www.thegoodgoods.fr/mode/lin-vieille-matiere-futur/

. https://www.lesechos.fr/weekend/mode-beaute/le-lin-fibre-ecoresponsable-lance-une-opa-sur-la-mode-1313381

. https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/normandie-leader-mondial-production-lin-on-vous-explique-1651200.html

. https://www.lelin-cotenature.fr/nouveaux-usages/dans-le-sport

. https://www.jeccomposites.com/news/kairos-environnement-met-a-leau-le-premier-voilier-a-foil-en-lin/

 

A découvrir :

. http://www.terredelin.com  


. http://www.festal.coop


. www.lelin-cotenature.fr


. http://www.mastersoflinen.com/fre/outils


. http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/R3112A16.pdf


. http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/textiles/09-lin-recolte.html


. https://linfibredeprintemps.wordpress.com/le-teillage/

 

A voir :

. https://www.arte.tv/fr/videos/107710-034-A/le-lin-avenir-du-textile-francais/

 

Vu et lu dans Ca M'intéresse de novembre 2021
Vu et lu dans Ca M'intéresse de novembre 2021
Vu et lu dans Ca M'intéresse de novembre 2021

Vu et lu dans Ca M'intéresse de novembre 2021

Publié dans Les dossiers

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Pasqal (suite et à noter)

Publié le par Jacques SAMELA.

Pasqal (suite et à noter)
Pasqal (suite et à noter)

FrenchWeb Talents : Rencontre avec Anne-Claire Le Hénaff, Engineering Manager chez la startup quantique Pasqal

https://www.frenchweb.fr/frenchweb-talents-rencontre-avec-anne-claire-le-henaff-engineering-manager-chez-la-startup-quantique-pasqal/435179

Le 06/09/2022

 

Analyser les besoins techniques tout en coordonnant son travail avec le projet de l’entreprise, c’est l’objectif de l’Engineering Manager, une profession qui varie selon les entreprises. Pour en parler, nous avons rencontré Anne-Claire Le Hénaff, Engineering Manager chez la startup quantique Pasqal, qui travaille sur la construction d’un nouvel outil web.

« Je travaille sur l’aspect software et la construction d’une plateforme cloud qui permettra aux utilisateurs de lancer des calculs sur un ordinateur quantique », explique Anne-Claire Le Hénaff, pour qui la dimension sociale et l’impact de son travail dans la société importent. « L’avantage d’être dans une entreprise est de pouvoir décupler sa capacité à avoir de l’impact. La technologie quantique va permettre d’augmenter la capacité de calcul dans certains domaines, notamment dans la recherche pharmaceutique ou dans l’énergie pour mieux se servir de nos ressources. »

Chez Pasqal depuis janvier 2022, elle manage à ce jour une équipe de 6 personnes pour déployer cette nouvelle plateforme. « Pasqal se développe très vite, l’équipe que je manage est amenée à grandir et à se diviser en sous équipes », précise-t-elle.

Interaction entre le hardware et le software

Ingénieure de formation, elle sort diplômée de l’École Polytechnique et du MIT (Massachusetts Institute of Technology) avant de faire ses armes chez Zoox, une startup américaine rachetée par Amazon pour plus d’un milliard de dollars en 2020. C’est au sein de cette startup spécialisée dans le développement de taxis autonome qu’Anne-Claire s’épanouit au poste de AI Verification Engineer.

« Dans les taxis autonomes, il y avait cette interaction entre le hardware et le software. C’est quelque chose qui me plaisait beaucoup et que j’ai retrouvé chez Pasqal. La partie hardware y est extrêmement développée car c’est le cœur de la technologie, mais il y a également des applications software en termes de développement d’algorithmes ».

Parmi ses modèles et mentors, elle cite son professeur au MIT et Aicha Evans, CEO de Zoox. Cette Française a impulsé une nouvelle dynamique à la startup dès son arrivée. « Elle nous a montré comment on pouvait réaliser quelque chose qui semblait impossible. Le domaine des taxis autonomes est extrêmement difficile et aujourd’hui des ingénieurs sont en train d’y arriver ».

« De ce que j’ai pu constater, l’Europe est à la pointe, en compétition directe avec les États-Unis »

Dans le secteur du quantique, les géants de la Tech se bousculent, en particulier aux États-Unis où des entreprises comme Microsoft, IBM ou Google se sont positionnées. « De ce que j’ai pu constater, l’Europe est à la pointe, en compétition directe avec les États-Unis », commente l’Engineering Manager chez Pasqal, qui revient sur les différentes technologies sur lesquelles reposent le quantique.

« Pasqal est basé sur la technologie des atomes neutres, certaines sur les technologies à base d’ions, etc. Ça en fait un domaine très divers dans lequel on ne sait pas encore quelle technologie restera dans des dizaines ou vingtaines d’années à venir ».

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

 

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Panorama des Technologies Quantiques

Où en est-on aujourd’hui ?
Quelles sont les feuilles de route technologique et industrielle ?


Les technologies quantiques se placent dans le peloton de tête des technologies souveraines qui compteront dans le futur telles que présentées par le Président Macron dans son plan de relance 2030.
🎯 La voie du quantique est ouverte et Minalogic, qui s’est positionné depuis deux ans sur cette thématique, a réunit un très beau plateau de conférenciers experts du domaine pour une journée qui mettra en exergue les compétences de l’écosystème quantique régional.

Participation exceptionnelle de Neil Abroug, Coordinateur National de la stratégie française d’accélération pour les technologies quantiques.

🔎 Un an après l’annonce du plan quantique par le Président Macron, Neil Abroug présentera les actions et les axes de financements pour positionner la France dans la course internationale aux technologies quantiques et asseoir durablement son positionnement dans le premier cercle des pays qui maîtrisent les technologies quantiques.

https://www.minalogic.com/evenements/panorama-des-technologies-quantiques/?idEudonet=22925|26545&emailUser=

 

DATE & HORAIRES : Le 04/10/2022 de 08h30 à 17h30

LIEU : Mercure Grenoble Centre Président - 11 Rue Général Mangin, 38100 Grenoble

Cette journée vise à donner des éléments de réponse aux grandes questions actuelles autour de cette technologie qui annonce la prochaine révolution industrielle numérique.

Cette troisième édition s’inscrit dans la continuité des deux précédentes organisées en 2020 et 2021 et de la stratégie nationale d’accélération quantique annoncée en 2021 par le président Macron visant à booster la recherche et les applications industrielles dans ce domaine émergent.

Par les échanges qu’elle va susciter, cette journée vise à vous donner des éléments de réponse aux grandes questions actuelles autour de cette technologie qui annonce la prochaine révolution industrielle numérique :

♦ Quel avenir pour la technologie quantique, ses domaines d’applications et ses opportunités marché ?

♦ La R&D dans le quantique, quels financements possibles ?

♦ Les capteurs quantiques, quels sont les secteurs d’activité concernés et les grands enjeux ?

Que vous soyez un simple curieux, un acteur du domaine ou un expert internationalement reconnu, ne manquez pas cette occasion de venir à la rencontre de la communauté de l’informatique quantique.

Des intervenants experts et qualifiés (industriels leader du domaine, chercheurs et pédagogue de haut niveau) vont nous guider dans un incroyable cheminement.
 

Les grandes lignes du programme

📍 Panorama de l’actualité quantique

📍 Informatique quantique et conséquences sur les applications

📍 Optique-photonique quantique / crypto communication 

📍 Capteurs quantiques

📍 Panorama des opportunités de financement

🔎 Découvrez le programme

https://www.minalogic.com/wp-content/uploads/2022/09/programme-jt-panorama-des-technologies-quantiques-1.pdf

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Bpifrance (suite et à ne pas rater)

Publié le par Jacques SAMELA.

Bpifrance (suite et à ne pas rater)
Bpifrance (suite et à ne pas rater)
Vus et lus dans Les Echos du 01/04/22 et du 07/07/22
Vus et lus dans Les Echos du 01/04/22 et du 07/07/22
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Vus et lus dans Les Echos du 01/04/22 et du 07/07/22

A ne pas rater

 

05 octobre 2022

La Deeptech voit Big revient le 5 octobre 2022

La Deeptech voit Big est de retour pour une deuxième édition le 5 octobre 2022 à partir de 9h30 à l'Accor Arena à Paris.

https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-evenements/la-deeptech-voit-big-revient-le-5-octobre-2022

 

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06 octobre 2022

Bpifrance Inno Génération : le 6 octobre 2022

Big fait son grand retour pour sa 8e édition. Inscrivez-vous dès maintenant pour accéder en avant-première à la création de votre parcours personnalisé !

 

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CAC 40 et la Fintech (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

CAC 40 et la Fintech (suites)
CAC 40 et la Fintech (suites)
Vu et lu dans Les Echos du 21/03/22
Vu et lu dans Les Echos du 21/03/22

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Vus et lus dans Les Echos du 31/01/22 et du 08/06/22

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Vu et lu dans Les Echos du 06/07/22

Vu et lu dans Les Echos du 06/07/22

Etude de l’Observatoire de la Fintech sur les levées de fonds réalisées durant le 1er semestre 2022

https://www.actuia.com/actualite/etude-de-lobservatoire-de-la-fintech-sur-les-levees-de-fonds-realisees-durant-le-1er-semestre-2022/?mc_cid=d5ba9c5c24&mc_eid=ed2cb670a6

Le 07 septembre 2022

 

L’Observatoire de la Fintech publie chaque semestre une étude qui décrypte les principales tendances du domaine en France. L’étude qu’elle a mené sur les levées de fonds du semestre dernier démontre que, bien que le contexte géopolitique ait impacté le financement de la Fintech, celui-ci est resté stable par rapport au 1er semestre 2021, le nombre d’opérations a d’ailleurs augmenté mais le panier moyen a, lui, baissé. 

L’investissement dans la Fintech a été en nette progression de 2018 à 2021, année record, malgré la pandémie. Alors que le secteur pensait que l’accélération se poursuivrait sur la même lancée cette année, le contexte géopolitique international, le retour à l’inflation et les élections présidentielles ont impacté les entreprises de la fintech tout comme les autres.

Le financement au 1er semestre 2022

Le financement de la Fintech a été de 1,4 milliard € soit une hausse de 4% par rapport au 1,3 Md € du 1er trimestre 2021 :

  • Des opérations plus nombreuses : 66 contre 56 en 2021. Parmi celles-ci, de nouveaux méga-deals : 5 levées ont été supérieures à 100 M€ : Payfit (254M€), Alan (183M€), Alma (115M€), Descartes (107M€) et Spendesk (100M€);
  • Un ticket moyen en retrait : 21 millions d’euros par opération soit une baisse de 16% par rapport au 1er semestre 2021, de 28% si l’on considère l’année pleine.

Il faut toutefois tenir compte de la disparité entre des mega-deals et une hausse des investissements « early stage » dans des entreprises plus jeunes. Selon l’étude, il y a eu  deux causes à ce recul du ticket moyen des opérations par rapport à 2021 :

  • Les 10 opérations les plus importantes ont totalisé 1 milliard d’euros de fonds
    levés contre 1,9 milliards en 2021;
  • Une forte reprise des opérations en early-stage (amorçage et série A jusqu’à 3 millions d’euros) avec 55% des opérations au 1er semestre contre 41% des levées.

D’autre part, le contexte géopolitique international et les élections ont nettement pesé sur l’activité qui s’est réduite entre février et avril.

Cependant, le nombre d’opérations a repris à un rythme soutenu en mai et juin, 70% des opérations ont eu lieu en amorçage, les sociétés plus jeunes ont davantage retenu l’attention des investisseurs. La baisse des valorisations au niveau international est effective, pour certains acteurs, elle a été divisée par 2 et plus en 6 mois, pour l’Observatoire, il est encore difficile de parler d’une baisse des valorisations sur la Fintech en France à la lumière des chiffres du premier semestre.

L’assurtech en tête

L’Assurtech arrive en tête des métiers, suivie pour la première fois par les solutions de middle & back-office. Le paiement, en troisième position, conserve la place de leader en cumul des levées de fonds depuis 2010

  • L’assurtech se détache en tête des opérations du premier semestre 2022 en captant 35% des fonds levés soit 477M€ levés, notamment par Alan (183M€), Descartes (107M€) et +Simple (90M€).
  • Le paiement reste en tête des métiers fintech qui attirent en cumul le plus les investisseurs avec 1,7 milliard levés depuis 2010 par les principales paytech Swile (286M€), Spendesk (260M€), Lydia (225M€), Alma (180M€) et Wynd (111M€).
  • Un M&A dynamique : 14 opérations ont été recensées ce semestre (contre 22 en année pleine 2021). La plupart ont été conclues à l’achat par des acteurs Fintech, qui ont bénéficié de levées de fonds pour financer des acquisitions, comme Luko (avec Coya et Unkle) Swille (Okarito), October (Credit.fr), Ibanfirst (Cornhill International), Yousign (Canyon), +Simple (Aleade et SAY) ou Checkout (Ubble).

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/01/fintech-de-la-confrontation-a-la-complementarite.html

 

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Atos, Sigfox, Soitec, Technicolor (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos, Sigfox, Soitec, Technicolor (suites)
Atos, Sigfox, Soitec, Technicolor (suites)
Vu et lu dans Industrie & Technologies

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Vu et lu dans Les Echos du 15/06/22
Vu et lu dans Les Echos du 15/06/22

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Atos va consolider son offre de services de cybersécurité grâce à la solution EDR souveraine de HarfangLab

https://www.actuia.com/actualite/atos-va-consolider-son-offre-de-services-de-cybersecurite-grace-a-la-solution-edr-souveraine-de-harfanglab/?mc_cid=700b637de2&mc_eid=ed2cb670a6

Le 29 juin 2022

 

C’est lors du Forum International de la Cybersécurité 2022 (FIC) qui s’est déroulé à Lille début juin, qu’Atos et HarfangLab ont signé un accord de partenariat. Atos entend ainsi renforcer son offre de services de cybersécurité hébergés managés souverains, respectueux des lois françaises et effectués en France, grâce au logiciel EDR (Endpoint Detection & Response) d’HarfangLab, le seul à avoir été certifié par l’ANSSI, l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.

Fondée en 2018 par Grégoire Germain, ancien officier de marine et Directeur Cyberdéfense chez Thalès, HarfangLab, compte plus de 50 collaborateurs, 6 pôles R&D (IA, Front-End, Back-End, Dev-Ops, CTI et Agent), est basée à Paris, au Village by CA, l’accélérateur de start-ups créé par le Crédit Agricole en 2014. Elle se donne pour mission de « Protéger les organisations tout en préservant leur intégralité numérique. »

En 2021, la société a levé 5 millions d’euros, dont 3,5 auprès d’Elaia Partners. Par ailleurs, elle a été l’une des PME lauréates du Grand Défi Cybersécurité et a obtenu une subvention de 830 000 euros pour son projet Open XDR Platform, une plateforme qui vise à créer des connexions entre l’EDR et d’autres produits.

Renforcer les offres de cybersécurité d’Atos grâce à l’EDR d’HarfangLab

Atos, l’une des plus grandes ESN mondiales, s’engage à fournir des solutions numériques sécurisées à ses clients. Sa solution MDR (Managed Detection and Response) et la plateforme d’IA « Alsaac », solution cloud native avec prise en charge hybride et multi-cloud, fournissent des informations sur les menaces, permettent de les détecter et de les bloquer, d’analyser les incidents et d’y répondre et, ainsi, de lutter contre les cyberattaques et les ransomwares.

L’EDR d’HarfangLab est conforme à la législation et aux dispositions réglementaires de l’UE et a obtenu le label « Cybersecurity Made in Europe » de l’ECSO, l’organisation européenne pour la cybersécurité. Il a été certifié CSPN (Certification de Sécurité de Premier Niveau) par l’ANSSI, les services d’Atos étant, eux, qualifiés PASSI (Prestataire d’Audit de la Sécurité des Systèmes d’Information) et PDIS (Prestataire de Détection des Incidents de Sécurité).

L’EDR HarfangLab peut-être intégré aux solutions existantes des clients, être déployé dans le cloud public ou privé. En configuration cloud, Atos et HarfangLab s’appuieront sur l’offre Cloud d’Atos et « Atos OneCloud Sovereign Shield », un écosystème de plateformes edge-to-cloud, « afin de répondre aux plus hauts niveaux d’exigence de contrôle des données produites et échangées et des spécificités juridiques territoriales des clients. »

Atos et HarfangLab sont tous deux membres du Campus Cyber, initié par Emmanuel Macron en 2019 et inauguré le 15 février dernier par Bruno Lemaire. Il vise à rassembler sur un lieu unique les acteurs nationaux et internationaux de la cybersécurité et à développer des synergies entre grands groupes et PME, services de l’Etat, organismes de formation, acteurs de la recherche et associations.

Jérôme Moreau, Directeur des activités cybersécurité, Atos France, affirme :

« Nos compétences reconnues mondialement en services managés de sécurité et notre participation active à ce lieu innovant pour la sécurité numérique en France qu’est le Campus Cyber ont généré très rapidement des synergies commerciales, mais aussi des partenariats. Le rapprochement avec HarfangLab, pépite cyber dans le domaine essentiel des EDR s’est fait très naturellement. »

 

Grégoire Germain, CEO et fondateur d’HarfangLab, conclut :

« Nous sommes fiers d’avoir été sélectionnés par Atos. La reconnaissance de l’EDR HarfangLab par ses experts nous permet de proposer ensemble une solution souveraine à l’état de l’art de la cyberdéfense. Atos et HarfangLab offrent ainsi une réponse aux contraintes de sécurité de tous les domaines d’activité, y compris les plus exigeants comme les industries critiques et les services essentiels. Cette première collaboration entre deux acteurs du campus cyber est pour nous le moyen de porter l’excellence cyber française au-delà de nos frontières. »

Vu et lu dans Les Echos du 27/07/22
Vu et lu dans Les Echos du 27/07/22

Vu et lu dans Les Echos du 27/07/22

LA DÉFENSE SE MET À L’HEURE DU BIG DATA ET DE L’IA AVEC LE LANCEMENT D’UN PROJET CONDUIT PAR THALES ET ATOS

 

Publié par Frédéric Fassot | 11 Juil 2022 | VIPress.net

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié, le 24 juin 2022, la première commande du marché de réalisation de la plateforme ARTEMIS.IA, solution de traitement massif de données et d’intelligence artificielle, à la société ATHEA, co-entreprise d’Atos et de Thales.

Le projet ARTEMIS.IA (Architecture de Traitement et d’Exploitation Massive de l’Information multi-Sources et d’Intelligence Artificielle), piloté par l’Agence du numérique de défense (AND), vise à doter le ministère des Armées d’une solution souveraine et sécurisée de traitement massif de données (big data) et d’intelligence artificielle (IA).

Les phases initiales d’ARTEMIS.IA ont permis de valider, avec les utilisateurs, les solutions techniques retenues et de faire émerger un écosystème industriel composé d’acteurs académiques et industriels (grands groupes, start-up et PME). La phase qui démarre conduira à la réalisation de la première plateforme opérationnelle, déployée à compter de 2023 au profit de la fonction interarmées du renseignement.

Avec ce lancement en réalisation, le projet ARTEMIS.IA franchit une étape majeure qui démontre la volonté du ministère des Armées de développer des capacités robustes, maîtrisées et souveraines, dans le domaine de l’intelligence artificielle. La loi de programmation militaire 2019-2025 consacre plus de 700 millions d’euros au développement des technologies d’intelligence artificielle.

Avec la numérisation massive et le renouvellement rapide des technologies, les équipements militaires sont de plus en plus interconnectés et dotés de capteurs très performants, générant un gigantesque volume de données. L’information est partout et multiforme. Il est par conséquent impératif de développer de nouvelles solutions pour exploiter, analyser et corréler des données de toute nature afin de transmettre rapidement aux forces les informations utiles à la prise de décisions, explique la DGA.

C’est dans ce contexte qu’est né le projet ARTEMIS.IA, destiné à doter le ministère de capacités de traitement de l’information adaptées à l’ère du big data et de l’intelligence artificielle dans un contexte d’emploi opérationnel.

Après une phase initiale consacrée aux études et travaux de levée de risque, des démonstrateurs ont été développés, évalués et déployés au sein du ministère, puis mis à l’épreuve par des utilisateurs opérationnels. Les résultats ont confirmé les bénéfices de la plateforme et la pertinence des solutions techniques retenues.

Le projet ARTEMIS.IA entre désormais dans une phase d’industrialisation, qui prévoit le déploiement de la première plateforme opérationnelle de traitement massif de données, la réalisation de standards successifs, la formation et le soutien pour une durée de trois ans.

La première application sera dédiée à l’exploitation d’informations multi-sources au profit de la fonction interarmées du renseignement et sera livrée à compter de 2023. Le marché prévoit également le déploiement de futures capacités qui répondront aux spécificités d’autres domaines métiers, élargissant ainsi l’emploi d’ARTEMIS.IA à toutes les entités du ministère des Armées. Plusieurs cas d’usage sont d’ores et déjà identifiés, dans le domaine de la cybersécurité, du suivi de la santé des militaires, de la maintenance prévisionnelle ou de la surveillance maritime.

Les perspectives d’application futures sont très larges, couvrant tous les domaines de la défense, que ce soient les activités opérationnelles, administratives ou de soutien. Un kit de développement et d’intégration à ARTEMIS.IA sera ouvert au secteur industriel et académique pour favoriser la mise en service rapide de nouvelles applications et accélérer le cycle d’intégration de l’innovation.

Conçue comme une plateforme modulaire, ARTEMIS.IA pourra bénéficier des avancées technologiques à venir dans le domaine du big data et de l’intelligence artificielle, permettant ainsi de mieux répondre à l’évolution des besoins du ministère.

Composante majeure de la stratégie intelligence artificielle du ministère des Armées, ARTEMIS.IA doit constituer plus largement, un socle technique de référence, hautement sécurisé et souverain, susceptible d’irriguer à terme d’autres projets étatiques dans le domaine de l’intelligence artificielle.

 

A LIRE

https://www.actuia.com/actualite/atos-presente-les-laureats-du-prix-joseph-fourier-et-de-latos-it-challenge/?mc_cid=bd55a61ce4&mc_eid=ed2cb670a6

A RELIRE

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html

 

 

Vu et lu dans Electroniques de Juin 2022

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Vu et lu dans Management de Février-Mars 2022
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Vu et lu dans Les Echos
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Vu et lu dans les Echos du 25/02/22

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TECHNICOLOR TOURNE LA PAGE ET SE REBAPTISE VANTIVA

https://vipress.net/technicolor-tourne-la-page-et-se-rebaptise-vantiva/

Publié par Frédéric Fassot | 15 Juin 2022 | 

 

Technicolor (anciennement Thomson) change encore de nom et annonce le lancement de sa nouvelle marque : VantivaVantiva fait suite au projet de scission de Technicolor Creative Studios (TCS) annoncé le 24 février 2022 dans le cadre de son plan de refinancement. La nouvelle marque regroupera Connected Home (activités de maison connectée) et la division Services DVD. D’ici la fin du troisième trimestre, sous réserve de l’approbation des actionnaires, Vantiva deviendra également la dénomination sociale de Technicolor SA.

« Après deux années de transformation réussie qui ont permis d’améliorer significativement les performances opérationnelles et financières de Technicolor, nous sommes désormais prêts à écrire un nouveau chapitre de création de valeur. Technicolor ouvrira un nouveau chapitre et deviendra Vantiva, sous réserve de l’approbation par les actionnaires et après l’introduction en bourse de Technicolor Creative Studios », a déclaré Richard Moat, directeur général de Technicolor SA et futur président de Vantiva.

« Grâce à la scission de TCS, Vantiva, notre nouvelle société autonome, sera en mesure de se développer selon ses propres termes et de suivre sa propre stratégie », a déclaré Luis Martinez-Amago, qui devrait être nommé directeur général de Vantiva.

Pour les activités liées à la maison connectée, Vantiva continuera à tirer parti de la position de leader de l’entreprise sur les marchés de la télévision Android et des technologies à ultra large bande. Elle affectera également des ressources pour s’implanter sur des marchés connexes à celui de la maison connectée. À moyen terme, la division Maison Connectée se concentrera également sur une stratégie de diversification dans l’Internet des objets pour les marchés verticaux, en capitalisant sur la transformation numérique, au travers de l’IoT. Cette diversification devrait être opérée via des partenariats autour de l’IoT avec des plateformes « cloud » et des éditeurs de logiciels indépendants.

La division Maison Connectée de Technicolor est le premier fournisseur mondial de passerelles haut débit et de décodeurs vidéo. Au cours des deux dernières années, la division a mené un plan de transformation visant à accroître sa productivité et sa rentabilité et à simplifier sa structure commerciale.

La division Maison Connectée représentait 69% du chiffre d’affaires de Vantiva en 2021, dont 64% pour le haut débit et 36% pour la vidéo. En 2021, la marge d’EBITDA ajusté de Maison Connectée s’élevait à 6,7%.

« Nos clients bénéficieront de notre attention à présent exclusive sur la conception et la production des prochaines générations de box de haute qualité et à des vitesses record, tout en évoluant dans l’environnement volatile de la chaîne d’approvisionnement actuelle », a déclaré M. Martinez-Amago.

Parallèlement, les activités de services DVD de l’entreprise seront connues sous le nom de Vantiva Supply Chain Services. En 2021, VSCS représentait 31% du chiffre d’affaires de Vantiva pour atteindre 701 millions d’euros et générait une marge d’EBITDA ajusté de 9,5%.

Le chiffre d’affaires de Technicolor dans le périmètre de Vantiva s’est élevé à 2250 millions d’euros en 2021 et à 2475 millions d’euros en 2020. Cette baisse des ventes résulte principalement de l’impact des pénuries de composants et de l’augmentation des délais de livraison chez Maison Connectée.

Malgré la baisse du chiffre d’affaires, Vantiva a amélioré sa rentabilité en 2021 par rapport à 2020 grâce aux effets de la transformation et à l’efficacité opérationnelle de Maison Connectée et de VSCS. En conséquence, l’EBITDA ajusté de Vantiva s’est élevé à 141 millions d’euros en 2021 (marge de 6,3%) contre 133 millions d’euros en 2020 (marge de 5,4%). Au final, la perte nette de l’exercice a néanmoins atteint 136 M€ contre 81 M€ en 2020.

Voir la présentation de Vantiva 

 https://www.technicolor.com/sites/default/files/2022-06/2-CMD%20VANTIVA%20FINAL2-061022-21.15pm-FOR%20PRINT.pdf

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/07/technicolor-un-fringant-centenaire.html

 

 

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Ayro (suite) & autres

Publié le par Jacques SAMELA.

Ayro (suite) & autres
Ayro (suite) & autres

Vers un transport maritime hybride

https://www.latribune.fr/supplement/ceux-qui-transforment-la-france/vers-un-transport-maritime-hybride-929519.html?utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1663841789-2

Le 22 Sept 2022

 

De quoi DEMAIN sera-t-il fait ? Bpifrance mène une réflexion sur les sujets qui révolutionneront notre quotidien dans les années à venir, du point de vue de nos transports, notre alimentation, notre santé, notre façon de commercer et de travailler, grâce à l'innovation. Pour cela, Bpifrance anime une démarche collective en mode projet, pilotée par les collaborateurs de la banque publique et associant les acteurs des écosystèmes concernés. L'un des sujets stratégiques récemment traités a été la décarbonation du transport maritime. Le secteur ne contribue certes qu'à environ 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais l'Organisation maritime internationale s'est engagée à en réduire le volume annuel de moitié d'ici 2050. Pour ce faire, les professionnels réfléchissent à diverses possibilités et des entreprises comme AYRO apportent des solutions innovantes.

Revenir à la marine à voile, comme aux siècles derniers ? Face aux exigences de compétitivité et de délais de livraison, cette solution n'est pas franchement envisageable... Mais pourquoi ne pas combiner moteurs, fonctionnant de préférence avec des carburants propres, et force du vent ? Après tout, le vent est une énergie abondante, inépuisable, gratuite et non-polluante ! C'est sur ce principe que s'appuie AYRO, une PME industrielle de 38 salariés, créée en 2018 à Paris, dotée d'un chantier à Caen et soutenue par Bpifrance.

« Notre concept date de 2010, lorsque le trimaran USA 17 de l'équipe BMW Oracle Racing, équipé d'une aile rigide de 72 mètres, imaginée sur le modèle des ailes d'un avion par Marc Van Peteghem, cofondateur du cabinet VPLP, a remporté la Coupe de l'America. Marc a pensé que cette innovation pouvait être déployée pour participer à la décarbonation du transport maritime », relate Romain Grandsart, directeur business development d'AYRO. Après une douzaine d'années de R&D, le concept Oceanwings® a vu le jour. L'aile, rigide, composée de deux éléments pour optimiser l'écoulement de l'air et améliorer sa performance, est en matériau composite, léger et résistant. Des algorithmes permettent d'automatiser son réglage.

Si AYRO a, pour commencer, équipé un catamaran de 33 mètres, Energy Observer, transformé en laboratoire de la transition écologique, quatre ailes, plus grandes, permettront dans les mois prochains de propulser Canopée, navire hybride de 121 mètres qui transportera les composants de la fusée Ariane 6 jusqu'à Kourou. « Notre système lui permettra d'économiser entre 20 et 35% de carburant », complète Romain Grandsart. Car qu'il s'agisse de produits fossiles classiques, de plus en plus chers, ou de carburants alternatifs, tel l'hydrogène vert, dont le prix de revient sera significativement plus élevé, faire des économies est une nécessité pour les armateurs comme pour la lutte contre le dérèglement climatique.

Equiper des flottes

AYRO espère donc, demain, équiper les flottes de commerce maritime de son innovation. « Nous pourrions sans difficulté mettre des ailes sur les ponts des pétroliers et des méthaniers, notamment, souligne ainsi Romain Grandsart. Et nous développons aussi des systèmes de déplacement en option qui permettront de déployer les ailes sur les porte-conteneurs ou les vraquiers, puisque leurs ponts sont utilisés. »

Réglementation

La marine marchande, en tout cas, est de plus en plus consciente des enjeux climatiques. Si elle n'est responsable que de 3% du total mondial des émissions de gaz à effet de serre, les rejets ont augmenté ces derniers mois, sous l'effet de la reprise post-Covid. Et l'Organisation maritime internationale s'est engagée dès 2018 à en réduire le volume annuel de moitié d'ici 2050 par rapport au niveau de 2008. De même, le paquet climat de l'Union européenne, « Fit for 55 », comprend des mesures de réduction des émissions pour le transport maritime, ainsi que son inclusion dans les mois qui viennent au système d'échanges de quotas d'émission de CO2.

Entre la prise de conscience, la pression réglementaire et celle des consommateurs, le secteur envisage une série de solutions, « certaines accessibles dès aujourd'hui, comme la réduction de la vitesse, qui permet d'économiser le carburant, ou demain, telle la rénovation - moteurs, hélices et coque - des bateaux existants, qui en ferait aussi économiser de 10 à 15%, de même que l'optimisation des routes maritimes par l'intelligence artificielle », relève Francis Estellat, directeur adjoint d'investissement pour Bpifrance. Et demain, de nouveaux carburants, tels que le GNL, déjà utilisé, des biocarburants ou de l'hydrogène pourraient venir remplacer le diesel. « Enfin, à plus long terme, on peut également envisager de fabriquer des e.carburants, par le biais d'une captation de CO2 à laquelle on adjoindrait de l'hydrogène », avance-t-il. Certaines de ces technologies ne sont toutefois pas encore prêtes à être déployées à grande échelle. La France, cependant, développe déjà une filière hydrogène. En outre, « elle dispose d'un savoir-faire, lui venant de sociétés telles qu'AYRO, et de ses navigateurs, qui excellent dans les courses de voile », conclut le spécialiste de Bpifrance.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/10/ayro-toutes-voiles-dehors.html

Vu et lu dans Les Echos du 20/06/22
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Vus et lus dans Les Echos du 20/02/22 et du 20/06/22

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Vus et lus dans Les Echos du 20/06/22 et du 16/09/22

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Vu et lu dans Les Echos du 20/06/22

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Innovafeed, Ynsect, etc... (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Innovafeed, Ynsect, etc... (suites)
Innovafeed, Ynsect, etc... (suites)

InnovaFeed lève 250 millions d'euros pour conquérir le monde avec ses aliments à base d'insectes

https://www.usine-digitale.fr/article/innovafeed-leve-250-millions-d-euros-pour-conquerir-le-monde-avec-ses-aliments-a-base-d-insectes.N2045982

LÉNA COROT 

PUBLIÉ LE 21 SEPTEMBRE 2022

 

InnovaFeed, start-up de la French Tech spécialisée dans la production d'ingrédients à base d'insectes à destination des animaux et des végétaux, lève 250 millions d'euros. Une levée de fonds en série D réalisée notamment auprès du fonds QIA, Creadev, Temasek, des industrielles ADM et Cargill, Future French Champions, ABC Impact, IDIA Capital Investissement et Grow Forward.

 LORGNE SUR L'ALIMENTATION HUMAINE

La start-up a été fondée en 2016 par Aude Guo, Bastien Oggeri et Clément Ray. Elle développe des produits à base d'insectes destinés à l'alimentation animale et végétale. Sa gamme comprend des protéines d'insectes pour l'aquaculture, des huiles d'insectes pour les porcs et les volailles et des engrais issus des déjections d'insectes.

La jeune pousse propose aussi protéines et huiles pour l'alimentation des animaux domestiques. A terme, elle aimerait proposer des produits pour l'alimentation humaine.
"Alors que la préservation de nos ressources et de notre environnement devient une priorité absolue, nous avons la conviction que la filière Insecte est une industrie clé pour notre planète", déclare Clément Ray, cofondateur d'InnovaFeed. Il n'est pas le seul à penser ça puisque la pépite française Ynsect est spécialisée dans la production d'insecte pour proposer des produits pour les plantes et les animaux. Elle aimerait également conquérir le marché de l'alimentation humaine.


Une partie des fonds levés par InnovaFeed vont aller dans la R&D. En ligne de mire la production de nouveaux aliments à destination de l'alimentation animale et végétale. Mais également de l'alimentation humaine, espère la jeune pousse.

ACCROÎTRE SES CAPACITÉS DE PRODUCTION

Côté production InnovaFeed se targue d'avoir mis au point un modèle de production circulaire vertueux. La start-up parle d'un modèle de "symbiose industrielle" selon lequel elle "utilise l'énergie fatale de ses partenaires industriels (précédemment dispersée dans l'atmosphère) pour alimenter directement son site de production."


La start-up assure disposer de partenariats commerciaux sur des volumes représentant plus d’un milliard d’euros sur les 10 prochaines années. Cette levée de fonds s'inscrit dans ce contexte d'industrialisation de sa technologie. InnovaFeed, qui dispose déjà de deux fermes verticales, veut accroître ses capacités de production en France en agrandissant son site de Nesle dans la Somme.

La start-up souhaite également se renforcer aux Etats-Unis. Dans ce cadre, une nouvelle unité de production doit voir le jour à Decatur, dans l'Illinois, en collaboration avec AMD.
"Le développement aux Etats-Unis est une étape déterminante pour notre changement d’échelle. Il nous permettra de disposer d’importants volumes d’approvisionnement en coproduits et d’accroître significativement nos capacités de production", affirme Maye Walraven, US General Manager. Enfin, InnovaFeed entend se préparer à un déploiement en Asie.

 

Vu et lu dans Les Echos du 04/03/22

Vu et lu dans Les Echos du 04/03/22

Vus et lus dans Les Echos du 01/09/22 et Femme Actuelle
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Phenix (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Phenix (suite)
Phenix (suite)

Phenix, le spécialiste de l'antigaspillage, lève 15 millions d’euros

https://www.carenews.com/carenews-pro/news/phenix-le-specialiste-de-l-antigaspillage-leve-15-millions-d-euros

 

La startup de la Tech For Good, Phenix, a levé 15 millions d’euros. Une somme importante pour continuer de renforcer son impact social et environnemental.

Jean Moreau, CEO de Phenix. Crédit : Phenix.

Jean Moreau, CEO de Phenix. Crédit : Phenix.

Importante levée de fonds pour la Tech For Good. Phenix, le spécialiste de l’antigaspillage, annonce avoir levé 15 millions d’euros. L’entreprise créée en 2014 accueille donc à son capital trois nouveaux fonds spécialisés : BNP Paribas Solar Impulse Venture Fund, le fonds BNP Paribas Social Business Impact et Lombard Odier Investment Managers Sustainable Investments via leurs fonds Private Equity. Dans ce tour de table également, des actionnaires historiques de Phenix :  INCO Ventures, ETF Partners, Danone Manifesto Ventures et le fonds Ville de demain.

UN MILLIARD DE REPAS SAUVÉS EN 2027

Phenix propose des solutions tech pour trouver un débouché aux invendus alimentaires et non-alimentaires. L’entreprise espère, avec cette levée de fonds, renforcer son impact social et environnemental en Europe. Phenix entend se renforcer dans les pays où il est déjà implanté : en France, Espagne, Portugal, Italie et Belgique. 

Grâce à ce soutien financier, la startup espère franchir la barre des dix millions de téléchargements de son application en 2024 et également celle du milliard de repas sauvés en 2027. Phenix souhaite ainsi devenir une « licorne à impact ». Rappelons qu’une licorne est une startup, non cotée en bourse, dont la valorisation dépasse le milliard de dollars.

UNE LEVÉE DE FONDS DANS UN CONTEXTE ÉCONOMIQUE PERTURBÉ

Jean Moreau, cofondateur de Phenix, se félicite du montant conséquent levé dans un contexte économique pourtant perturbé, durant lequel les levées de fonds se font plus rares :

 Cela prouve qu’une entreprise de l’économie sociale et solidaire peut attirer des financements conséquents avec des investisseurs prestigieux. Cela prouve que l’écosystème peut se donner les moyens de ses ambitions pour changer d’échelle et devenir progressivement dominant », Jean Moreau, CEO de Phenix.  

L’entrepreneur considère également que cette levée de fonds est la consécration des startups qui ont une gestion saine et qui ne misent pas sur l’hypercroissance. Phenix vise la rentabilité pour l'année 2023.

2 000 ASSOCIATIONS CARITATIVES 

Depuis 2014, Phenix met en relation grâce à sa plateforme des professionnels et près de 2 000 associations caritatives ainsi que cinq millions de consommateurs. L’entreprise a déjà permis d’éviter la destruction de 200 millions de repas grâce à cinq solutions différentes.

La rédaction

Vu et lu dans 20 Minutes du 12/09/22

Vu et lu dans 20 Minutes du 12/09/22

Rappelez vous ou découvrez le, Baptiste Corval, l'autre fondateur de la société, me fit l'honneur en 2017 de présenter leur création.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/search/phenix/

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La robotique en France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La robotique en France (suite)
La robotique en France (suite)

Près de la moitié des entreprises industrielles françaises utiliseraient déjà des cobots

https://www.mesures.com/automatisme/pres-de-la-moitie-des-entreprises-industrielles-francaises-utiliseraient-deja-des-cobots/

Le 15/09/2022   

La dernière enquête de Reichelt révèle que 47 % des entreprises interrogées travaillent avec des cobots et 27 % prévoient d’en acheter dans les douze prochains mois.

Selon Reichelt Elektronik, les robots ne sont plus chose rare dans l’industrie française. L’enquête menée cet été par OnePoll pour le distributeur de produits électroniques et informatiques, révèle ainsi que 91 % des entreprises industrielles utilisent des robots, dont 71 % de PME. Presque toutes reconnaissent qu’ils améliorent leur compétitivité.

En ce qui concerne les travaux exécutés par les robots, ils visent principalement à soulager les opérateurs, avec 47 % des entreprises interrogées qui leur confient des tâches difficiles et 48 % des tâches répétitives. En termes d’applications, plus de la moitié des industriels utilisent les robots en priorité pour la production et la fabrication. Viennent ensuite les travaux préparatoires à la production puis la logistique d’entrepôt.

Parmi les freins identifiés pour l’adoption d’un robot, le coût d’acquisition élevé constitue un obstacle important, ainsi que de possibles incompatibilités avec les systèmes existants. Il ressort également un manque de savoir-faire pour mettre en œuvre les robots, ce qui amène 75 % des professionnels interrogés à souhaiter acquérir de nouvelles compétences en robotique.

L’enquête s’intéresse enfin aux cas des cobots (robots collaboratifs) dont les qualités de compacité, d’«intelligence» et de polyvalence semblent convaincre tous les acteurs. Près de la moitié des entreprises industrielles françaises déclarent travailler d’ores et déjà avec des cobots. Et 27 % prévoient d’en acquérir dans les douze prochains mois.

Si les cobots sont également utilisés en priorité pour la production, ils sont plus souvent dédiés à des tâches d’inspection que les autres robots. Cela pourrait être dû au fait que les industriels font davantage confiance à une équipe homme-machine lorsqu’il s’agit de la qualité de leurs produits.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-dossier-du-mois-la-fili%C3%A8re-robotique-une-fili%C3%A8re-d-avenir-pour-l-industrie-fran%C3%A7aise

 

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Gama Space, vers l’infini et bien au-delà ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Gama Space, vers l’infini et bien au-delà ?
Gama Space, vers l’infini et bien au-delà ?

Alors que la nouvelle mission lunaire de la Nasa, Artemis, enchaîne les ennuis techniques, que la fusée de Jeff Bezos (Amazon), Blue Origin explose au décollage (https://www.liberation.fr/sciences/espace/une-fusee-de-blue-origin-secrase-une-minute-apres-son-decollage-20220912_MHIKKAMM3BDDTD3I6F2GVS7TT4/), et par contre qu’Arianespace, après la réussite du lancement de sa fusée Ariane 5 VA257 (https://ariane5.cnes.fr/fr/ariane-5/direct-lancement-dariane-5-va258-le-06092022), attend avec impatience son futur lanceur, Ariane 6 (https://www.ariane.group/fr/lancement-spatial/ariane-6/),  il en est d’autres en France, qui à moindre échelle, pensent aussi à la conquête de l’espace de demain.

En effet, et après avoir traité de ce que l’on appelle le « Newspace ou Nouvel Espace » (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/06/le-nouvel-espace-a-la-francaise.html), traitant de ce que l’on appelle les constellations de satellites, il en est donc d’autres acteurs qui se positionnent eux sur la propulsion solaire ou photonique au moyen d’une voile de 73,3 m2, pour 2,5 microns d’épaisseur (50 fois moins que celle d’un cheveu).

Et ces autres s’appellent Thibaud Elzière, fan d’espace depuis sa tendre enfance, rédigeant à la fin de ses études d’ingénieur un mémoire sur les voiles solaires, avant de créer plusieurs entreprises que sont Zilok.com, devenu Ouicar, Fotolia, racheté par Adobe pour 800 millions de dollars et eFounders (www.efounders.com), générateur de startups, Louis de Gouyon Matignon, spécialisé en droit spatial, rencontré par l’entremise de l’U3P, l’Union pour la Propulsion Photonique (www.u3p.com), et  Andrew Nutter, investisseur, également passionné par tout ce qui touche à l’espace.

Et ensemble, ils ont donc créé la société Gama Space (www.gamaspace.com) en 2020, avec comme idée d’utiliser le soleil non pour son impact thermique, mais plutôt pour sa propension à déplacer des objets par la force de ses photons.

Vu et lu dans Les Echos du 22/03/22

Vu et lu dans Les Echos du 22/03/22

Alors, cette technologie est loin d’être nouvelle, puisque les astronomes l’utilisaient déjà il y a de cela plus de 300 ans, après que Johannes Kepler (https://fr.wikipedia.org/wiki/Johannes_Kepler) l’ait imaginé, mais sans pour autant avoir été réellement mise en place, si ce n’est par les marins, ou alors plus récemment, avec le lancement vers Vénus en 2010 par l’agence spatiale japonaise (JAXA)de la sonde Ikaros (https://fr.wikipedia.org/wiki/IKAROS), ou encore celui de la voile Lightsail 2, lancée elle en 2019 par la Planetary Society (https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/espace-lightsail-2-mission-accomplie-voile-solaire-propulsee-lumiere-944/).   

Ce qui finalement est étonnant, car en fait ces lancements obtinrent pourtant des résultats plus que probants, et qu’un certain Philip Lubin (https://www.clubic.com/mag/sciences/actualite-797604-nasa-propulsion-laser-mars-3-jours.html) physicien américain de son état, et spécialiste patenté de cette technologie, prédit même lui des voyages Terre-Mars en 3 jours, ou en un mois pour des vols habités, grâce à cette méthode.

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3707 de juin 2022

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3707 de juin 2022

Alors, quelques doutes subsistent encore aujourd’hui, expliquant  assez bien les réticences de certains à utiliser cette méthode, notamment en raison de son manque de réactivité quant dans le cadre d’une intervention terrestre sur des satellites ou des sondes positionnés sur orbite, de par notamment sa conception, mais aussi du fait que la voile laisserait une trainée lorsqu’elle se déplace en orbite autour de la terre, impliquant un retour plus rapide vers notre planère, à la différence des satellites, disposant eux d’un système de propulsion pour compenser le leur de retour.

Ce qui fait donc dire aux spécialistes, que ce système est plutôt dédié à l’exploration lointaine, ce que l’on appelle le « Deep Space ou l’espace intersidéral », ce qui finalement n’est pas pour déplaire à Thibaud Elzière et ses partenaires, qui, derrière leur souhait de lancer leur voile vers Vénus en 2025, se cache un rêve, ramener une photo de cette planète, qui l’air de rien est à 41 millions de kilomètres de la terre, soit un voyage de 153 jours (https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/systeme-solaire-temps-faut-il-atteindre-chaque-planete-systeme-solaire-depuis-terre-14675/).

Vu et lu dans Electroniques de juin 2022

Vu et lu dans Electroniques de juin 2022

Mais, c’est peut-être aussi une solution pour aller sur la planète Mars, se trouvant un peu plus loin, avec un voyage prévu d’une durée de 205 jours, mais assurément avec une voile beaucoup plus grande bien sûr, capable cette fois-ci de supporter du matériel imposant et des spationautes à son bord.

Cela fera peut-être d’une réflexion durant le deuxième essai en 2024, soit deux ans après celui du mois d’octobre prochain, où leur voile, déployée à partir d’un satellite 6U CubeSat, et lancé par une fusée SpaceX Falcon 9, tentera de démontrer les possibilités techniques de cette méthode, qui l’air de rien éviterait d’utiliser du carburant, un moteur, ce qui au moment où j’écris ce sujet fait plutôt sens, mais encore plus dans les années à venir, où se poseront les questions de l’utilisation d’autres sources d’énergies pour suivre les préceptes de la transition écologique en action.

Et justement, loin de passer inaperçu, la société a levé il y a de cela quelques mois, auprès du CNES (www.cnes.fr) et de BpiFrance (http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte), 2 millions d’Euros, afin de lui permettre de se préparer au mieux pour l’objectif avoué de 2025 (voir plus haut), soit la 1ère étape avant de tutoyer les étoiles et les planètes les plus lointaines de notre système solaire.

Mais, est-ce vraiment leur rêve final, où n’est-ce qu’une infime partie de celui-ci ? L’avenir nous le dira.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.journaldugeek.com/dossier/gama-space-la-startup-francaise-met-les-voiles-solaires-pour-lespace/

. https://www.entreprendre.fr/gama-la-premiere-voile-solaire-de-lespace-sera-t-elle-francaise/

. https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-start-up-francaise-gama-va-tester-une-voile-solaire-pour-les-explorations-spatiales-1431703

. https://www.gifas.fr/press-summary/la-startup-gama-developpe-une-voile-solaire

. https://fr.eureporter.co/space-2/2022/03/31/gama-raises-2-million-euros-to-deploy-a-solar-sail-in-space/

 

A découvrir :

. https://french.news.cn/20220904/cf9903cd9fea449a8d749b24eb1f582f/c.html

. https://vipress.net/u-space-leve-7-me-pour-devenir-le-leader-europeen-de-la-production-de-nanosatellites/

Vu et lu dans 20 Minutes du 15/12/21

Vu et lu dans 20 Minutes du 15/12/21

Publié dans L'entreprise du mois

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